Actualité artistique

Le Paris du jeune Picasso à Barcelone

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Gros prêteur pour l’exposition parisienne « Picasso. Bleu et rose », le musée Picasso de Barcelone bénéficie en retour de prêts importants, à la fois du musée d’Orsay et du Musée national Picasso-Paris, pour cette exposition consacrée au Paris artistique tel que le jeune rapin espagnol put le découvrir lors de ses premiers voyages, entre 1901 et 1904. C’est le Paris des impressionnistes, celui de Van Gogh, de Cézanne, de Gauguin, des symbolistes, des nabis… Face à ces grands modèles, les œuvres de jeunesse de l’artiste montrent comment il s’en inspira.

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La légende des trois Nadar à la Bibliothèque nationale de France

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie de la BnF, co-commissaire de l’exposition « Les Nadar, une légende photographique » actuellement présentée sur le site François Mitterrand.
Généralement quand on évoque le nom de Nadar, on pense essentiellement, et sans le nommer, à Félix. Pourtant, comme l’indique le titre de l’exposition de la BnF, tout comme nous l’enseigne l’histoire de la photographie, derrière ce « Nadar », se cache non pas un mais trois photographes : Félix Nadar (1820-1910), Adrien Tournachon (1825-1903) – qui sont frères – et Paul Nadar (1856-1939), fils de Félix et neveu d’Adrien. À travers un ensemble de 300 pièces, épreuves photographiques originales, dessins, estampes, peintures et objets, l’exposition nous plonge dans l’histoire d’une famille, de leurs collaborations et de leurs rivalités, dans les coulisses de la création de ces trois photographes. Trois photographes qui en près de 100 ans ont construit, ont défini les tendances de la photographie de la fin de la seconde moitié du XIXe siècle, à une période où le jeune médium est en évolution, voire en mutation perpétuelle. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui, à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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St-Art la pédagogue à Strasbourg

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St-Art, la foire d’art contemporain de Strasbourg, décrypte le marché de l’art contemporain pour les néophytes. « Notre objectif est de renouer avec le public régional, qui a tourné le dos au salon », annonce sa directrice artistique, l’ex-galeriste Patricia Houg. St-Art propose des conférences aux aspirants collectionneurs. « Il faut leur expliquer ce qu’est une galerie d’art et surtout dédramatiser l’acte d’achat. Les nouveaux collectionneurs choisissent souvent des œuvres d’artistes connus par souci de réaliser un placement, au détriment de leurs propres goûts. Les deux approches sont compatibles. Nos galeristes proposent pour moins de 5000 € des artistes très pertinents. » Parmi la cinquantaine d’exposants, de jeunes galeries comme Anne-Sarah Bénichou et de plus installées comme RX, Thomas Bernard, Cortex Athletico ou Françoise Livinec. Cette année, le Museu Picasso de Barcelone est l’invité de la St-Art, avec quatre salles où s’exposent tableaux, linogravures et dessins, photographies et céramiques.

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Visite guidée au coeur du 10 boulevard de Grenelle

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Courses de patins à roulettes, terroristes en détention, journalistes en quête de bons mots… Il en aura vu, le 10 boulevard de Grenelle ! Son histoire, qui s’ouvre à la toute fin du XIXe siècle, accompagne celle de la France, de ses temps forts ou tragiques, dont le bâtiment garde aujourd’hui la mémoire. Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts, vous raconte les vies de ce lieu chargé d’histoire(s). Laissez-vous guider…

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Vivre l’art à la Fondation Martell de Cognac

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Les fondations d’aujourd’hui ne sont plus seulement des espaces d’exposition, mais des expériences à vivre. Nathalie Viot, directrice de la Fondation Martell, a fait sienne cette pensée et souhaite s’intégrer dans un écosystème qui respecte l’environnement, la biodiversité et glorifie les métiers d’art vernaculaires, tout en les confrontant à une scène internationale. D’autant que la Nouvelle-Aquitaine est, à présent, la plus grande région de France, dynamisant la ville de Cognac dont l’économie est régie par la fabrication de l’alcool du même nom. Fondée en 1715, la Maison Martell est l’une des plus anciennes et s’installe dès le XVIIIe siècle sur le site où sera érigé, en 1929, un imposant bâtiment moderniste, destiné à accueillir les lignes d’embouteillage. Encore en réhabilitation, ses quatre étages et le parvis attenant se déploient sur quatre mille cinq cents mètres carrés. Le rez-de-chaussée dévoile la première commande de la Fondation, une sculpture lumineuse de Nathalie Talec, ainsi que l’exposition immersive d’Adrien M & Claire B, donnant le ton du programme à venir. Car pour Nathalie Viot, qui a orchestré de nombreuses commandes publiques pour la Ville de Paris, le but est « de créer de nouveaux territoires et une identité culturelle ». Avec un budget annuel d’un million d’euros, elle bénéficie d’une grande liberté dans ses choix artistiques et revendique de lier les disciplines. Comme l’a montré l’été dernier le pavillon extérieur conçu par l’agence d’architecture SelgasCano, où le public pouvait se prélasser, assister à des concerts, des performances ou admirer la vannerie et la céramique locale. S’arrêter pour penser et ressentir sera également l’esprit dévolu aux autres niveaux, dont le deuxième plateau, dédié aux arts numériques, qui ouvrira au printemps prochain.

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Manolo Mylonas, guide de son exposition à La Capsule du Bourget

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Le Centre culturel André Malraux-La Capsule du Bourget consacre, jusqu’au 29 décembre, une exposition à Manolo Mylonas, photographe urbain qui explore et photographie les espaces de loisirs de la jeunesse parisienne et francilienne. « Je voulais explorer ces lieux de socialisation, de rencontres, qui sont aussi des lieux de solitude. Voir aussi quels liens existent entre Paris et la banlieue », a déclaré l’artiste, qui affirme n’avoir aucune ambition documentaire ou sociologique pour son travail. Pour nourrir son propos et alimenter cette exposition, l’artiste s’est rendu aux Halles, au Centquatre, à Pantin, à Bagnolet ou encore à Dugny afin de capter photographiquement les moments de liberté d’une jeunesse constamment connectée sur les réseaux sociaux. « Il y avait aussi un questionnement, une comparaison avec la jeunesse de Mai 1968 », a affirmé Arnaud Lévénès, responsable de La Capsule.

© Manolo Mylonas/La Capsule

« Ces lieux de rencontres sont aussi des lieux de solitude. Mais cette vision ne doit pas être complètement plombée. Il y a de l’optimisme dans cette jeunesse qui veut construire, être entrepreneuse », a assuré Manolo Mylonas, qui a souhaité que des étudiants du lycée Germaine-Tillion du Bourget rédigent les textes de l’exposition après un travail de collaboration de plusieurs mois. Le photographe sera le guide de sa propre exposition le samedi 17 novembre à 15h, une opportunité unique de découvrir, à ses côtés, ce travail de déconstruction des représentations caricaturales de la jeunesse des banlieues (sur inscriptions).

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Les énigmes d’Elmgreen & Dragset chez Perrotin à Paris

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En contrepoint de l’installation To Whom It May Concern, flot de cent étoiles de mer échouées sur la place Vendôme, en marge de la Fiac, la galerie Perrotin présente la première exposition parisienne dédiée au duo dano-norvégien Elmgreen & Dragset, installé à Berlin. Chaotique et décalé, leur Land Art urbain prend la forme d’éclats d’asphalte massifs, de panneaux de signalisation sans instructions, ou encore de trois sculptures-piscines d’aspect moderniste.

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Trésor à vendre : « La Conquête du cheval » de Jean Dunand 

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La maison de ventes aux enchères de l’avenue Matignon organisera le 14 novembre une vente de « Design », riche d’une centaine de lots classés selon trois axes majeurs : la période Art Déco, illustrée par deux de ses plus célèbres artistes, Jean Dunand et Jacques-Emile Ruhlmann, les bronzes animaliers avec le sculpteur espagnol Mateo Hernandez, ainsi qu’une dizaine d’œuvres du couple d’artistes français François-Xavier et Claude Lalanne. Une vingtaine de créations de Jean Dunand, sculpteur, dinandier, orfèvre, laqueur et architecte d’intérieur français d’origine suisse, célèbre représentant de la période Art Déco, seront notamment mises en vente. Une table basse en bois laqué et coquille d’œuf est estimée entre 100 000 et 150 000 euros, et une coiffeuse en bois laqué, métal et miroir, provenant de l’ancienne collection de Paul Walker, entre 80 000 et 120 000 euros. Mais le lot phare de la vente est un panneau en stuc doré à la feuille et laqué, d’un format considérable de 154 x 296 cm, et provenant directement de la collection de la famille de Jean Dunand. Ce chef-d’œuvre de l’esthétique Art Déco illustre, sur fond or,  le talent de laqueur et de graveur de l’artiste. En 1935, le paquebot Normandie est lancé par la France. Il est alors le plus grand, le plus rapide et le plus puissant navire jamais créé, prouesse technologique censée refléter la grandeur du pays. L’aménagement intérieur du paquebot a été confié à des artistes qui avaient connu un grand succès à l’Exposition internationale de 1925. Ainsi, Jean Dunand est un des premiers à être désigné pour travailler sur le Normandie, réalisant Le Char de l’Aurore du Grand salon, d’après un dessin de Jean-Théodore Dupas, mais également les 1 200 m2 de panneaux du fumoir ! Pour cette œuvre gigantesque, qui lui a demandé une année de travail sans relâche et une réorganisation totale de ses ateliers, Jean Dunand a choisi un programme iconographique bien précis, dont le thème général illustre les jeux et les joies de l’homme. Cinq œuvres voient le jour : Les Sports, La Pêche, La Chasse ainsi que Les Vendanges et la danse et La Conquête du cheval, deux sujets présentés dans la vente de Christie’s. La Conquête du cheval, par la figuration de deux hommes poursuivant et capturant des chevaux, symbolise alors, à bord du Normandie, la force de l’homme domptant la nature, à l’image de ce paquebot, fruit de la maîtrise technologique de l’homme, dominant la mer. En 1935 et 1936, la galerie Charpentier et la galerie Le Dépôt consacrent trois expositions aux œuvres de Jean Dunand créées pour le Normandie. À cette occasion, et face à l’immense succès de ces événements, l’artiste réalise des variantes de ses œuvres originales, en faisant varier dimensions et compositions. Le panneau mis en vente par Christie’s est la plus grande version connue et jamais présentée sur le marché. L’œuvre est estimée entre 400 000 et 600 000 euros.

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Devenir moderne à Nantes

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Dans la France de 1886, Jules Grévy, président de la République, veille à la prospérité d’une nation agricole et coloniale, tandis que se profilent développement industriel et luttes sociales. De fait, d’étonnants contrastes culturels se font jour à l’observateur attentif : en 1886, Louis II de Bavière achève sa vie fantasmée et Sigmund Freud étudie à Paris chez Charcot, Zola écrit La Terre et l’on publie enfin Les Illuminations de Rimbaud. À Paris s’ouvre la huitième et dernière exposition impressionniste. La route des arts entre la capitale et la province accuse un certain décalage car à Nantes, cet automne-là, un Salon des arts révèle la nouvelle peinture à un public ébahi.  Sur les quelque mille huit cents œuvres en vente, on trouve des « réalistes ruraux » comme Hugo Salmson, des orientalistes comme Édouard Debat-Ponsan, des académiques comme Jean-Jacques Henner mais aussi la salle IX, scandaleuse. Gauguin, Pissarro, Sisley, Seurat, Signac, et puis Rodin, Maufra, Stevens… Les critiques se déchaînent, parlent de fumisterie, une grande partie du public hurle. Et, néanmoins… L’art moderne, après cette entrée fracassante, ne reculera point. Des collections se forment, un marché pour cet art se crée, les expositions vont se succéder et, en 1922, le musée fait l’acquisition des Nymphéas de Monet. Le « déballage impressionniste » a eu gain de cause. C’est l’immense mérite de cette exposition (qui rassemble soixante-dix œuvres) d’éclairer ce basculement de l’histoire des arts en nous replongeant dans l’atmosphère historique, sociale, économique d’une IIIe République si fière de ses comices agricoles. Passionnant.

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Clair-obscur de papier au Louvre

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La gravure en clair-obscur intéressa de nombreux peintres, entre 1510 et 1650, et non des moindres : Baldung Grien, Raphaël, Parmigianino, Beccafumi, Rubens… Cette technique de gravure sur bois, en recourant à plusieurs plaques, permet de réaliser des planches en couleur avec différentes valeurs d’ombre et de lumière. L’artiste devait obtenir le meilleur modelé possible à partir de ces deux ou trois valeurs. L’effet pictural ainsi obtenu fit le succès de ces xylographies.

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