Actualité artistique

L’Inde à 360° à Paris

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Vingt-six acteurs, en costumes blancs immaculés, incarnent tour à tour hommes, dieux, bêtes et plantes dans une mise en scène à 360°. La nouvelle création de Mahabharata-Nalacharitam de Satoshi Miyagi pour la Grande Halle de La Villette, promet d’être spectaculaire ! Acclamée en 2014 à Avignon, cette déclinaison japonaise des amours contrariés du roi Nala et de la princesse Damayanti, l’une des plus célèbres sagas de la culture indienne, allie à merveille trouvailles visuelles, scènes drolatiques et tension dramatique.

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Art et philosophie à Langres

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En lien avec les Rencontres philosophiques de Langres, qui ont lieu tous les ans, le Frac Champagne-Ardenne propose une exposition constituée d’œuvres de son propre fonds, choisies et présentées selon un point de vue… philosophique. Dialectique oblige, c’est le dialogue des œuvres entre elles, ou avec des référents culturels, ou encore le dialogue entre les disciplines artistiques (arts plastiques, cinéma, littérature, musique…) qui constitue le fil rouge de l’exposition.

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Marc Barani et Bernard Desmoulin élus à l’Académie des beaux-arts 

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Marc Barani a étudié l’architecture et la scénographie, ainsi que l’anthropologie. En 1992, il a reçu sa première commande publique avec l’extension du cimetière de Saint-Pancrace à Roquebrune-Cap-Martin. En 2008, l’architecte a remporté le prix de l’Equerre d’argent du Moniteur pour son travail sur la gare des tramways de Nice, pour lequel il a également été finaliste du prix Mies van der Rohe en 2009. Un an plus tard, il a conçu le pont Renault de l’île Seguin, et en 2011, le pont Eric-Tabarly à Nantes. En 2013, Marc Barani, qui enseigne l’architecture et donne régulièrement des conférences en France comme à l’étranger, a été lauréat du Grand Prix national d’architecture et a reçu, en 2018, la Grande Médaille d’or décernée par l’Académie d’architecture pour son approche transversale entre l’architecture, le paysage et l’urbain. Entre 2015 et 2017, il s’est impliqué dans l’élaboration de nouvelles stratégies architecturales à l’échelle nationale pour le compte du ministère de la Culture. Marc Barani occupe désormais le fauteuil de Claude Parent (1923-2016) à l’Académie des beaux-arts.

Diplômé en 1981, Bernard Desmoulin, quant à lui, a travaillé pour de nombreuses agences à Paris et New York. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis de Rome entre 1984 et 1985, où il a été lauréat des Albums de la jeune architecture. En 1993, Bernard Desmoulin a réalisé la nécropole de Fréjus, mêlant le bâti au paysage. Ses réalisations se situent sur des sites prestigieux tels que la Villa Médicis à Rome, la Salle Pleyel, le musée Rodin, celui du Louvre et de Cluny à Paris, la Zona Rosa à Mexico, les abbayes de Cluny et de Port-Royal des Champs ou encore le Grand Commun du château de Versailles. L’approche pluridisciplinaire de Bernard Desmoulin, entre architecture, muséographie et paysage, l’a conduit à bâtir le musée de Sarrebourg et de mener la restructuration du MAD de Paris. En 2009, il a remporté l’Equerre d’argent pour la réalisation du nouveau conservatoire de musique et de danse de Clichy-la-Garenne. Architecte conseil auprès de l’Etat, il enseigne également à l’Ecole d’architecture de Paris-Val-de-Seine ainsi qu’à l’Ecole de Chaillot. Il a reçu, en 2000, la médaille d’argent de l’Académie d’architecture, où il a été élu membre titulaire trois ans plus tard. Enfin, Bernard Desmoulin a été nominé au prix Mies van der Rohe 2019 pour sa conception des nouveaux espaces d’accueil du musée de Cluny à Paris. Il occupe désormais le fauteuil d’Yves Boiret (1926-2018) à l’Académie des beaux-arts. Les deux nouveaux élus rejoignent, à la section architecture, Roger Taillibert, Jacques Rougerie, Aymeric Zublena, Alain Charles Perrot, Dominique Perrault et Jean-Michel Wilmotte.

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Idée lecture : De l’Antiquité à l’antiquaire

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Fruit d’un colloque tenu à l’université de Paris-Sorbonne, cet ouvrage traite de la thématique de l’« antiquaire », terme désignant les gens de culture passionnés, depuis le développement de l’humanisme à la Renaissance, par l’Antiquité, et aidés alors par ceux qui maîtrisaient la figuration, du dessinateur à l’ingénieur et à l’imprimeur. Cet intérêt, entrant en résonance avec les autres types de savoirs, influa sur toute la production artistique de l’ère classique et sert de fil conducteur aux douze essais en français divisés en trois thématiques principales : lettrés et artistes étudiant l’antique ; l’illustration antiquaire : techniques, typologies, fonctions ; érudition antiquaire et création artistique. Un livre érudit qui éclaire ces quatre siècles durant lesquels l’Antiquité vivifia, dans un climat d’effervescence permanent, la culture et l’imaginaire européens.

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Paula Aisemberg nommée directrice des projets artistiques du Groupe Emerige

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Après avoir travaillé au sein de galeries d’art contemporain ainsi qu’au poste de directrice de la Maison rouge-Fondation Antoine de Galbert de sa création, en 2001, à sa fermeture, en 2018, Paula Aisemberg a été nommée, le 15 novembre, directrice déléguée de la future fondation dédiée à l’art contemporain du Groupe Emerige, annoncée en janvier 2017 par Laurent Dumas. Elle travaillera en association avec Jérôme Sans, cofondateur du Palais de Tokyo et directeur de l’UCCA à Pékin. Ensemble, ils seront chargés d’élaborer un projet scientifique et culturel pour cette fondation sur l’île Seguin, dont le bâtiment, qui ouvrira ses portes en 2022, a été conçu par l’agence espagnole RCR Arquitectes. Paula Aisemberg est également administratice de la FNAGP et du Crédac, ainsi que membre du comité technique du Frac Picardie et a été, pendant huit ans, vice-présidente du réseau Tram pour l’art contemporain en Ile-de-France.

 

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La plus ancienne peinture figurative connue identifiée à Bornéo

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En 1990, une équipe de chercheurs franco-indonésienne découvre, au cœur des falaises environnées de jungle de l’île de Bornéo, un exceptionnel ensemble de peintures pariétales. Dessins d’animaux à l’ocre, mains négatives (réalisées au pochoir), bateaux et figures géométriques révèlent alors, une fois, de plus toute la richesse et la variété de l’art préhistorique de l’Asie du Sud-Est. Plus encore, la grotte de Luang Jeriji Saleh pourrait bien abriter l’un des plus anciens exemples d’art pictural figuratif connu à ce jour, plaçant Bornéo au seuil de l’histoire de l’art. Dans un article paru le 8 novembre dans la revue « Nature », l’équipe de l’archéologue québécois Maxime Aubert, de l’Université de Griffith en Australie, dévoile les conclusions des dernières datations réalisées sur des échantillons de coulées calcaires prélevés sur le site. Celles-ci révèlent trois phases distinctes de réalisation de peintures pariétales, la plus ancienne, à la laquelle appartient la représentation d’un bœuf sauvage local, débutant il y a près de 40 000 ans, juste avant que l’art figuratif ne fasse son apparition en Europe. Rappelons en effet que la plus ancienne peinture figurative retrouvée en Europe, un rhinocéros découvert dans la grotte de Chauvet (France), aurait été réalisée il y 35 300 à 38 000. Après la découverte en septembre dernier du plus ancien dessin abstrait connu au monde, en Afrique du Sud, ces analyses viennent à nouveau remettre en question la traditionnelle vision européocentrée de la naissance de l’art.

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Munich à l’heure florentine

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Ce fut l’un des miracles de l’art, l’invention à Florence au XVe siècle d’un art nouveau que l’on baptisa Renaissance… Sujet classique, mais qui bouderait la réunion de cent vingt peintures, sculptures et dessins, où brillent entre autres Giotto, Fra Angelico, Ghirlandaio, Botticelli, Filippo Lippi, Verrocchio, Pollaiolo, Léonard de Vinci et leurs ateliers ? Des prêts prestigieux, comme le Portrait de jeune homme de Lippi, conservé à Washington, étoffent le riche fonds florentin du musée.

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Jean-Michel Othoniel élu à l’Académie des beaux-arts

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Né en 1964 à Saint-Etienne, Jean-Michel Othoniel a lancé sa carrière d’artiste dans les années 1980, travaillant des matériaux inédits tels que la cire ou le soufre. Depuis 1993, il emploie le verre, en collaborant, notamment avec des artisans de Murano. En 1994, Jean-Michel Othoniel a participé à l’exposition « Féminin/Masculin » du Centre Pompidou, avant de devenir, deux ans plus tard, pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Cette étape l’a incité à créer un dialogue entre ses œuvres et le paysage extérieur, concevant des sculptures pour les jardins de la Villa, de la Collection Peggy Guggenheim ou encore pour l’Alhambra de Grenade en 1999. En 2000, l’artiste répond pour la première fois à une commande publique et transforme la station de métro parisienne « Palais Royal-Musée du Louvre » en Kiosque des Noctambules. Jean-Michel Othoniel est exposé dès lors dans de prestigieuses institutions comme le MOCA de Miami, la Fondation Cartier pour l’art contemporain, ou encore, en 2004,  au musée du Louvre dans les salles mésopotamiennes, pour lesquelles il réalise ses premiers colliers autoportants, dont la grande Rivière blanche acquise ensuite par le musée d’art moderne de la Ville de Paris. Le musée Delacroix lui a commandé, en 2012, une série de sculptures, et en 2013, le Mori Art Museum de Tokyo fait appel à lui pour un monumental cœur de perles de bronze doré, installé de façon pérenne dans son jardin japonais. Enfin, en 2015, Jean-Michel Othoniel réalise la première œuvre pérenne commandée à un artiste contemporain au sein du château de Versailles, à l’occasion du réaménagement du bosquet du Théâtre d’Eau avec le paysagiste Louis Benech. Il façonne alors trois sculptures-fontaines en verre doré, inspirées des chorégraphies du maître de danse de Louis XIV, Raoul-Auger Feuillet. Jean-Michel Othoniel, dont l’élection, entérinée le 14 novembre, sera soumise à l’approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, rejoint les six membres de la section de Sculpture de l’Académie des beaux-arts : Jean Cardot, Claude Abeille, Antoine Poncet, Brigitte Terziev, Pierre-Edouard et Jean Anguera.

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Les céramiques aériennes de Thomas Bohle à Toucy

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Thomas Bohle est un céramiste autrichien, né (en 1958) à Dornbirn, où il a toujours son atelier, et jouissant d’une reconnaissance internationale. Un voyage d’études au Japon a définitivement orienté son esthétique vers la pureté éclatante des formes, sans que son art soit pour autant japonisant. Thomas Bohle s’est notamment signalé par ses pièces à double paroi, aux volumes pleins, mais pleins d’air : vases, coupes et bols aériens et parfaits.

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Philippe Barbat nommé à la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture 

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Philippe Barbat a exercé pendant cinq ans la fonction d’adjoint au directeur chargé des Archives de France, avant de devenir conseiller en charge du patrimoine et de l’architecture au cabinet d’Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture et de la Communication. Il a été, dans ce cadre, responsable des secteurs de l’archéologie, des archives, des espaces protégés, des monuments historiques ainsi que des musées. En 2014, à l’arrivée de Fleur Pellerin en tant que ministre de la Culture et de la Communication, il s’est vu attribuer également le secteur de l’architecture dans ses fonctions. Depuis 2015, Philippe Barbat était directeur de l’Institut national du patrimoine (INP). Nommé à la tête de la Direction générale des patrimoines, il succède aujourd’hui à Vincent Berjot, directeur par intérim depuis juillet dernier. Sa mission principale sera de proposer au ministre de la Culture de nouvelles orientations pour les politiques patrimoniales.

 

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Bai Ming renouvelle la céramique chinoise chez Françoise Livinec

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Dans le sillage des grands aînés qui avant lui ont osé défier les règles de la tradition picturale – nous pensons bien sûr à Zao Wou Ki ou au coréen Lee Ungno –, Bai Ming entre en abstraction dès les années 1990. S’il travaille l’encre à la façon du calligraphe, dont le pinceau vertical affronte le papier horizontal, ce n’est pas seulement selon la technique millénaire de ses ancêtres, mais c’est fondamentalement en référence à sa quête stylistique personnelle où se révèle sa passion pour la cartographie, son inclination à une vision binaire de l’espace dans lequel son imaginaire aime à se transporter au ciel pour mieux regarder la terre, pour mieux appréhender le passage du temps. Mais quand tombent les frontières entre réalité et abstraction, surgit la difficulté du vide, de la (re)création. Que chercher si ce n’est la troublante perception d’un soi-même en évolution, pris dans le mouvement imperceptible et constant du monde, du temps, de l’homme…? Son approche de la peinture à l’huile marque sa détermination à appartenir à un mouvement avant-gardiste, à exprimer son époque et sa personnalité. Debout, face au chevalet – à l’occidentale –, Bai Ming affirme la puissance du créateur et, dans l’espace limité de la toile, domine l’émotion unique et si violente d’un homme en prise avec la transcendance de la Nature. Ni les fleuves ni les monts n’existent plus et sa nouvelle symbolique échappe aux codifications. Mais ne retrouve-t-on pas l’évocation inconsciente de ses montagnes natales, érodées de griffures, semblables à celles laissées par le temps sur ses paysages intérieurs…
Le chemin qui mène Bai Ming de la peinture à la céramique se fait naturellement puisqu’il passe son enfance non loin de Jingdezhen, haut lieu des manufactures impériales chinoises de la porcelaine depuis le XIIIe siècle. Par ailleurs, marqué dans son adolescence par un incendie qui a détruit la demeure familiale, il est fasciné par le feu et sur lui s’acharne à prendre comme une implacable revanche. Après avoir abordé les formes des objets du quotidien et la porcelaine des arts appliqués, suivant sa réflexion première, il porte la terre-matière à une expression artistique pure. Il se joue des transparences, des engobes lactés, des profondeurs sous-jacentes, des accidents et de l’aléatoire. Il malmène sans jamais la blesser cette terre qui lui ouvre l’inconnu ; il s’y perd pour mieux définir sa pensée. « Plus je maîtrise la technique, plus je trouve la technique secondaire, la matière devient l’incarnation de mes idées », affirme-t-il. Dépasser la contrainte par la contrainte – 72 étapes de fabrication sont nécessaires à l’élaboration de chacune de ses pièces –, détourner les objets usuels et en modifier les échelles, métamorphoser les décors traditionnels en jeux graphiques abstraits, inventer un répertoire personnel de formes, de signes et de lignes, identifier sa propre écriture au-delà de toute caractéristique connue, tel est le propos de cet immense artiste qui renouvelle avec vigueur une admirable tradition.

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Dans les profondeurs du baroque à Luxembourg

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L’Europe du baroque se nomme Jacob Jordaens (1593-1678), José de Ribera (1591-1652), Van Dyck (1599-1641), Michele Desubleo (1602-1676) et, si elle parle flamand, espagnol ou italien, elle utilise pourtant le même langage pictural, fait d’ombres et d’éclairages dramatiques, de couleurs tendres et flamboyantes, de sentimentalité et de poésie parfois échevelée. Trente œuvres magistrales sont ici réunies de façon exceptionnelle, avant de repartir, pour certaines, au Musée royal des beaux-arts d’Anvers qui rouvrira ses portes en 2019.

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Quentin Bajac nommé directeur du Jeu de paume à Paris

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Quentin Bajac, historien de la photographie de 53 ans, va remplacer Marta Gili à la direction du Jeu de paume à Paris. Après avoir commencé sa carrière au musée d’Orsay, il a été conservateur en chef pour la photographie au Centre Pompidou en 2007, avant d’être nommé directeur de la photographie du prestigieux MoMA à New York en 2013, première nomination d’un Français à ce poste dans l’histoire du musée. En 2017, Quentin Bajac a ainsi été l’un des commissaires de l’exposition « Être moderne, le MoMA à Paris » de la Fondation Louis Vuitton en 2017. Il avait alors candidaté au poste de directeur de la Maison européenne de la photographie (MEP) à Paris en janvier dernier, finalement attribué à l’ancien chef de la photographie de la Tate Modern de Londres, Simon Baker. Quentin Bajac prend donc aujourd’hui la tête des équipes du Jeu de paume, un centre d’art sans collection propre mais réputé par la qualité de sa programmation artistique et culturelle, dont le budget annuel s’élève à 7 millions d’euros.

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Le Louvre Abu Dhabi célèbre son premier anniversaire

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Le Louvre Abu Dhabi, dans son écrin architectural signé Jean Nouvel sur l’île de Saadiyat, accueille aujourd’hui plus de six cents œuvres et a présenté, au cours de sa première saison culturelle, intitulée « Un monde d’échanges », quatre expositions en partenariat avec les musées français : « D’un Louvre à l’autre : ouvrir un musée pour tous », « Le monde en sphères », « Affinités japonaises : vers le décor moderne » et « Routes d’Arabie : trésors archéologiques de l’Arabie Saoudite ». Favorisant l’émergence d’une nouvelle génération de professionnels de la culture et des musées aux Émirats, le Louvre Abu Dhabi, dont les équipes sont composées à 47 % de ressortissants émiratis, a également initié l’opération « Co-Lab », une exposition présentant les créations d’artistes locaux, en collaboration avec quatre manufactures historiques françaises comme la manufacture de Sèvres et la Savonnerie. Le musée a également annoncé, cet automne, l’acquisition de onze nouvelles œuvres majeures pour ses collections permanentes, ainsi que de nouveaux prêts consentis par treize musées français. À cette occasion, l’accrochage des galeries d’art moderne et contemporain du Louvre Abu Dhabi a été revu. Aujourd’hui, ce sont au total trois cents prêts qui y sont exposés, dont La Belle Ferronnière de Léonard de Vinci, ou encore le Portrait de la mère de l’artiste par James Whistler, deux chefs-d’œuvre qui resteront encore une année supplémentaire à Abu Dhabi et qui feront peut-être oublier un temps l’absence du très attendu Salvator Mundi… En février dernier, le Louvre aboudabien a également inauguré la première galerie d’art radioguidée au monde, consistant en une série de reproductions d’oeuvres de sa collection permanente installées sur 100 km le long de l’autoroute reliant Dubaï à Abu Dhabi. Cette « Highway Gallery » propose aux automobilistes de se connecter aux radios locales pour écouter les commentaires de conservateurs concernant les œuvres qui défilent sous leurs yeux. Parmi le million de visiteurs qui ont pénétré le musée depuis son inauguration, on compte de nombreux scolaires du fait des mille visites d’écoles effectuées, auxquelles s’ajoutent plus de cinq mille visites guidées. Cent quinze événements spéciaux ont été organisés : tables rondes, projections de films ou encore concerts mettant en scène plus de quatre cents artistes venus de vingt-eux pays.

Au total, 60 % des visiteurs du Louvre Abu Dhabi sont étrangers, notamment Indiens, les plus nombreux à s’y être rendus. Chinois, Français, Allemands ou encore Anglais complètent le podium. « Depuis son lancement, ce projet incarne la vision audacieuse d’Abu Dhabi. À travers nos galeries, nos expositions et notre programmation culturelle, nous souhaitons offrir des expériences qui célèbrent la créativité humaine. Nous avons la chance de pouvoir réunir des trésors considérables sous ce remarquable dôme sur l’île de Saadiyat, et sommes ravis que les visiteurs soient venus si nombreux cette année pour découvrir notre récit universel », a déclaré Manuel Rabaté, directeur du Louvre Abu Dhabi. À l’occasion de son week-end anniversaire, le musée a accueilli un colloque intitulé « Des mondes en musées », en partenariat avec l’École du Louvre. Des interventions de Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre, mais aussi d’Hartwig Fischer, directeur du British Museum de Londres, ou encore de James Cuno, président-directeur du J. Paul Getty Trust, basé à Los Angeles, ont ponctué ce rendez-vous. De plus, du 11 au 15 décembre prochain, le public pourra découvrir le festival « Pluie de lumière », au cours duquel prendront place de nombreuses performances artistiques (concerts, ballets, cirque, street dance, etc.). Enfin, l’année 2019 verra la présentation de deux expositions majeures : « Rembrandt et le siècle d’or hollandais : chefs-d’œuvre de la collection Leiden et du musée du Louvre », et « Ouvrir l’album du monde – Photographies 1842-1896 ». « Il y a un an, le Louvre Abu Dhabi, que certains ont qualifié de plus beau musée du monde, ouvrait. Je salue une réussite incontestable : le public est au rendez-vous, le musée attire et séduit », a affirmé Jean-Luc Martinez, invitant à venir « vivre cette expérience du Beau dans une architecture d’exception […] ».

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Vente du dessin de Léonard : le retour !

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Léonard de Vinci, Étude pour un Saint Sébastien dans un paysage (recto) ©Tajan

Nouvel épisode dans la saga du dessin de Léonard de Vinci découvert en mars 2016 par l’expert Patrick de Bayser chez Tajan. Nous avions parlé de cette magnifique feuille montrant, sur son recto, une Étude pour un Saint Sébastien dans un paysage, et sur son verso, deux schémas scientifiques. Reconnu comme un Léonard par les plus grands spécialistes, dont l’incontournable Carmen C. Bambach, conservatrice du Département des Dessins et estampes au Metropolitan Museum de New York, le dessin devait passer aux enchères chez Tajan en juin 2017. Mais son classement « Trésor national » six mois plus tôt avait fait annuler la vente, immobilisant l’œuvre en France pendant 30 mois et laissant ce même laps de temps aux musées français pour trouver le financement nécessaire à son acquisition. L’œuvre était alors estimée 15M€, point de départ d’une éventuelle négociation.

Léonard de Vinci, Deux schémas scientifiques (verso) ©Tajan

Cherchant sans doute des mécènes, le Louvre n’a pas fait d’offre concrète, d’autant que le prix astronomique du Salvatore Mundi, vendu 450 millions de dollars en décembre 2017, allait changer quelque peu la donne et faire monter l’estimation du dessin à 15M€/20M€ (attention, la fourchette de 30M€ à 60M€ parue çà et là dans la presse ne correspond pas à l’estimation mais aux espoirs de la maison Tajan, ce qui n’est pas la même chose). Avant-hier, le 12 novembre, Tajan a annoncé qu’elle organiserait finalement la vente aux enchères du dessin le 19 juin prochain, soit quelques jours avant la fin du fameux délai de 30 mois. La décision aurait été prise en accord avec le Louvre. Que cela signifie-t-il ? Que le Louvre aurait renoncé à cette acquisition ? « Je ne crois pas, déclare Patrick de Bayser. Au contraire, c’est un bon signe pour le marché français : les musées jouent franc jeu, ils donnent une chance au Saint Sébastien de faire un vrai prix. » On peut imaginer que le Louvre essaiera de préempter l’œuvre. Et que si le prix d’adjudication dépassait les fonds réunis, il jetterait l’éponge et le classement « trésor national » serait levé, ce qui permettrait au dessin de sortir de France. Dommage, diront certains. Tant mieux, diront d’autres, qui considèrent qu’avec une quinzaine de dessins de Léonard et ses tableaux majeurs, les collections du Louvre sont suffisamment riches en œuvres du maître italien. On sait déjà que d’autres acheteurs sont sur les rangs. Mais collectionneurs ou musées, on ne le saura que le 19 juin…

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Décès d’Oscar Rabine, peintre anticonformiste de l’ex-URSS

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Né à Moscou en 1928, Oscar Rabine s’est formé dans les écoles d’art de la ville et à l’Académie des arts de Riga. Son goût pour l’abstraction lui a valu, en 1949, de se faire renvoyer de l’Institut des beaux-arts de Sourikov, un événement annonciateur de l’anticonformisme qui a guidé l’ensemble de sa carrière. Devenu contremaître des chemins de fer, ouvrier puis dessinateur publicitaire, il ne s’est entièrement consacré à la peinture qu’à partir de 1958. Il a alors fondé, avec les peintres Vladimir Nemoukhine et Evgueny Kropivnitski ainsi que les poètes Vsevolod Nekrasov, Igor Choline et Igor Choline, le « Groupe de Lianosovo », un collectif d’artistes avant-gardistes qui cherchaient à développer librement un art non-officiel face à la censure de la Russie soviétique. En 1974, en pleine ère brejnevienne, il a organisé avec son épouse, la peintre Valentina Kropiwnicki, et d’autres artistes non-conformistes, une exposition en plein air, bientôt surnommée « Exposition Bulldozer », dont les autorités municipales ont ordonné la destruction par des engins et des canons à eau. La non-conformité de son travail à l’art officiel, le réalisme socialiste, lui a valu quatre ans plus tard d’être déchu de sa nationalité et contraint à l’exil. Oscar Rabine s’est alors installé à Paris, avec sa famille, où il a poursuivi son travail, développant une peinture à la frontière du réalisme et de l’expressionnisme où le banal et l’objet du quotidien deviennent les supports d’une réflexion sur le sens de l’existence. En 1990, à la faveur de la perestroïka qui permit aux artistes non-officiels de sortir enfin de la clandestinité, Rabine s’est vu restituer sa nationalité russe tandis que ses œuvres entraient à la galerie Tretiakov et au musée Pouchkine, où il a exposé en 2007. Décoré de l’Ordre de l’Académie des Beaux-Arts de Russie, cet insatiable défenseur de la liberté d’expression célébrait en avril dernier ses 90 ans à l’ambassade de Russie à Paris, qui devait prochainement accueillir une exposition de ses œuvres.

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