Actualité artistique

La Rochelle à l’heure béninoise

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Avec « Empreintes », une exposition en cinq étapes à La Rochelle, l’art béninois contemporain est enfin visible en France. Il s’agit d’une collaboration entre Dominique Zinkpè du centre d’art de Cotonou et Olivier Sieber de l’association Art & Co. Il peut sembler paradoxal qu’une ville comme La Rochelle, connue pour avoir été prospère au XVIIIe siècle grâce à la traite négrière, se lance dans un tel projet. Pourtant, depuis 2001, la ville invite régulièrement des artistes du continent africain grâce à l’association Art & Co. Cette année, elle a impliqué également dans cette aventure artistique les centres d’art du Bénin et la galerie parisienne Bob Vallois, mécène active des développements culturels béninois (musée de la Récade, centres de Lobozounkpa et de Cotonou). À la chapelle des Dames blanches (du 16 novembre au 13 décembre), les artistes Aston, Julien Vignikin et Didier Viodé présentent leurs œuvres tandis que Porte Maubec (du 12 octobre au 13 décembre) Gérard Quénum, Nathanaël Vodouhé et Dominique Zinkpè complètent ce panorama. La manifestation, lancée depuis le 15 septembre avec d’autres artistes comme Tchif et Prince Toffa, a également permis à Richard Korblah d’effectuer une résidence à La Rochelle sur le thème du changement climatique (des sculptures représentant les cinq continents en marche à la recherche de l’eau sur une terre aride sont nées de cette résidence). Des conférences, des débats et un défilé ont accompagné les expositions.

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Rodin et ses papiers découpés au musée Rodin à Paris

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Sophie Biass-Fabiani, conservateur du patrimoine, chargée des œuvres graphiques, des peintures et de l’art contemporain au musée Rodin, et commissaire de l’exposition, « Rodin. Dessiner découper ».
Si Rodin est essentiellement connu comme sculpteur, comme l’un des sculpteurs qui ont renouvelé le geste sculptural de la seconde moitié du XIXe siècle, ce qui lui vaut d’être considéré comme l’un des pères de la sculpture moderne, le dessin tient une place particulière dans son œuvre. Un dessin qui n’est pas seulement là pour être préparatoire, mais qui est également autonome comme le montre la collection du musée Rodin à Paris qui comprend environ 7500 feuilles de son œuvre dessinée. Si dans son œuvre sculpturale on connaît les nombreux assemblages de Rodin, pour son œuvre dessinée, il applique également cette notion à travers le découpage et la recomposition des figures. Par l’instantanéité et la liberté du dessin, la feuille de papier devient alors la matière à modeler. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Début d’incendie maîtrisé au château de Fontainebleau

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Classée au titre des Monuments historiques, comme l’ensemble du site, l’Aile des ministres abrite les services administratifs du château de Fontainebleau. Hier, lundi 19 novembre, aux alentours de midi, un incendie s’est déclaré dans l’un des locaux techniques du bâtiment avant de progresser dans les bureaux. Les visiteurs ont été immédiatement évacués afin de faciliter l’intervention des sapeurs-pompiers. Une heure plus tard, l’incendie était totalement maîtrisé sans qu’aucun blessé ne soit à déplorer. Les collections du château n’ont quant à elles subi aucun dommage. Quant à l’origine du départ du feu, les experts privilégient pour l’heure la thèse du problème électrique.

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L’image aux oiseaux à Arles

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Jean-Luc Mylayne photographie, non pas les oiseaux, mais l’apparition, le passage, en un mot la présence d’un oiseau, au sein d’un champ visuel préalablement établi. Chaque image résulte d’un long processus d’observation et d’attente, cristallisant une durée, une temporalité qui appartiennent plus à la peinture qu’à la photographie. L’espace y est subverti, comme si l’on entrait dans une autre dimension. Totalement singulier, radicalement poétique.

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La naissance de la sculpture gothique au musée de Cluny

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Ill. 1 : Statues-colonnes du Portail royal de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, présentées dans l’exposition « Naissance de la sculpture gothique » au musée de Cluny ©Hervé Grandsart 2018

Il pourrait paraître téméraire d’évoquer dans des salles de musée les parures sculptées d’édifices médiévaux. Fort heureusement, les richesses des dépôts lapidaires et des musées permettent, avec les produits de fouilles, de répondre au défi. De façon exceptionnelle, la DRAC-Centre/Val-de-Loire a ainsi accepté de prêter, provenant du prestigieux Portail Royal de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, quatre statues-colonnes (ill.1) déposées et remplacées par des copies. Dans des salles vides du musée en cours de réorganisation, l’exposition peut ainsi se développer avec une ampleur et une clarté à laquelle concourt une heureuse scénographie.
Depuis les études fondamentales d’André Lapeyre (1960) et de Willibald Sauerländer (1970/1972), disparu cette année, la sculpture des grands chantiers des XIIe et XIIIe siècles n’a cessé d’attirer les chercheurs. La faiblesse des sources écrites ne facilitait pas une compréhension fine de la chronologie ni des évolutions et jeux d’influences au sein de créations d’une déconcertante diversité stylistique et iconographique. Les enseignements de récentes restaurations et études menées à Saint-Denis et Chartres donnèrent l’occasion d’établir une nouvelle synthèse avec cette exposition. Sous la houlette de Damien Berné, conservateur au musée de Cluny, et de Philippe Plagnieux, professeur à la Sorbonne ainsi qu’à l’École des Chartes, elle vient redéfinir les caractéristiques et enjeux du nouveau style en proposant une chronologie neuve fondée sur un vieillissement en cascade de réalisations, désormais réunies dans une période d’à peine deux décennies ! Si rien n’avait annoncé une telle efflorescence dans un domaine royal alors réduit à un territoire incluant les villes de Senlis, Paris, Étampes et Orléans, l’épanouissement du nouvel art gothique allait, en revanche, accompagner la fulgurante expansion de la monarchie capétienne entre les règnes de Louis VI (1081/1108-1137) et de Louis IX (Saint Louis, 1214/1226-1270).

Les prémisses

Ill. 2 : Chapiteau engagé : les saints saint Denis, Rustique et Éleuthère conduits devant le prévôts Sisinnius, décor de l’entrée nord de l’avant-nef carolingienne de l’abbatiale de Saint-Denis, musée d’art et d’histoire de Saint-Denis ©ASLM 2018

La première salle évoque la sculpture monumentale de la fin du XIe siècle et du début du XIIe siècle en région parisienne. Concentrée dans de robustes chapiteaux (ill. 2), cette production, volontiers schématique, contrastait avec la souplesse et la verve romanes rencontrées, par exemple, dans le Sud-Ouest, en Languedoc, ou bien en Bourgogne. Après l’adoption du chapiteau figuré ici et là autour de 1100 puis à Saint-Denis dans les années 1120, la sculpture monumentale renoua avec la tradition antique corinthienne dans l’église parisienne de Saint-Pierre-de-Montmartre (vers 1131/1134). C’est cependant l’art de l’enluminure, ainsi que le répertoire développé à Chartres dans la tour nord de la cathédrale, qui inspirèrent le renouveau de la sculpture des décennies 1130/1140.

Saint-Denis

Ill. 3 : Fragment de tête (non exposée) de l’un des deux anges-atlantes qui supportaient le linteau du tympan du portail de l’abbaye de Cluny III ©Hervé Grandsart 2018

Depuis longtemps, la consécration le 9 juin 1140 de l’avant-nef du massif occidental à triple portail sculpté de l’abbaye de Saint-Denis par l’abbé Suger (1080/1122-1151) en compagnie du roi Louis VI et d’une foule de prélats, est considérée comme date de naissance du nouvel art gothique, marqué par l’emploi de la voûte d’ogives et de l’arc brisé. Pour la première fois en Europe, une façade d’église s’ouvrait sur trois portails à tympans et voussures sculptés – à l’exception du tympan de gauche, orné d’une mosaïque à la romaine – accompagnés, aux ébrasements, d’imposantes statues-colonnes en quasi ronde-bosse. Une foule de chapiteaux complétait la décoration du portail ainsi que l’intérieur de l’avant-nef. Si Suger ne dut pas être gêné par l’« archaïsme » des chapiteaux des années 1120, en rapport avec l’ancienneté de l’église d’origine carolingienne, il ne pouvait, avec sa volonté d’ériger l’église en prestigieux sanctuaire « national », qu’adopter un programme d’exception. À l’occasion d’un concile (1123) tenu à Rome suivi d’un pèlerinage au Mont-Cassin, berceau du monachisme bénédictin, Suger dut s’arrêter à Cluny, alors phare de la chrétienté, pour saluer le nouvel abbé Pierre le Vénérable.

Ill. 4 : Tête de la reine de Saba, statue-colonne du portail central de la façade occidentale de l’abbatiale
de Saint-Denis, musée de Cluny ©Hervé Grandsart 2018

Occasion d’admirer, entre autres dans l’église, l’impressionnant portail sculpté (vers 1120, détruit ; ill.3), avec l’idée de dépasser un jour ce modèle. Certains chercheurs, appuyés sur les gravures anciennes, ont cru cependant déceler des influences de la sculpture bourguignonne dans les statues-colonnes bibliques, disparues au XVIIIe siècle à l’exception de certaines têtes, toutes présentées à l’exposition (ill. 4). Avec Damien Berné et Philippe Plagnieux, qui remarque qu’« on ne retrouve ni la ferme répartition des plis qui structurent la production languedocienne, ni le graphisme nerveux et la délicatesse des modelés si caractéristiques du monde bourguignon », il convient pourtant de voir dans ces œuvres d’expression surhumaine toute romane l’œuvre de sculpteurs issus du milieu régional. Les productions enluminées des scriptoriums de l’abbaye de Saint-Maur-les-Fossés, sous l’abbatiat d’Ascelin (1134-1151) et de l’école chartraine, fournirent de fait au chantier de Saint-Denis les sources essentielles d’inspiration. Une somptueuse bible, cadeau probable à l’abbé Suger de l’évêque de Chartres (entre 1115 et 1149), Geoffroy de Lèves, condense à elle seule une grande partie du répertoire décoratif que les sculpteurs d’origine chartraine mirent en œuvre à Saint-Denis et dont on trouvait déjà écho, à Paris, dans les chapiteaux de l’église Saint-Martin des Champs (vers 1135), prieuré clunisien. Ses innombrables lettrines ornées de figures libérèrent l’imagination des sculpteurs, enivrés soudain de rinceaux et de palmettes, symboles de vie animée par le souffle divin et qu’ils accompagnèrent de tout un bestiaire fabuleux allégorique. Le grandiose portail sculpté de Saint-Denis n’eut pourtant pas le temps de faire école, laissant à Chartres ce soin.

La révolution chartraine

Ill. 5 : Clôture de choeur du priorale de Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Souvigny ©Hervé Grandsart 2018

Placée désormais juste après 1130, la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Chartres, lancée au niveau de la tour nord, s’étendit, dès le début des années 1140, au Portail Royal à triple entrées ainsi qu’à la tour sud. Fort des expériences du chantier expérimental de Saint-Denis, les concepteurs et sculpteurs réussirent à fondre dans une grande harmonie le vaste programme sculpté. Malgré leur élongation irréaliste, les statues-colonnes, véritables concentrés d’énergie, offraient des expressions inédites, également présentes dans les figures des tympans et voussures à souplesse naturaliste accentuée. Cette recherche d’humanisation avait exigé, cette fois, de se tourner vers de nouveaux foyers d’inspiration. Les commissaires mettent ici en avant des œuvres des prieurés clunisiens de La Charité-sur-Loire (Nièvre) et de Souvigny (Allier, ill.5), elles-mêmes reflétant le courant italo-byzantin de la région de Rome et du Mont Cassin qu’avait déjà cultivé le scriptorium de Cluny. De Souvigny proviendrait aussi l’idée de décorations à motifs géométriques très fouillés des soubassements de colonnes. En plus de la mobilité des artistes, les commissaires notent que la circulation de carnets de modèles entre artistes et régions suffit pour expliquer ces transferts, « sans interventions du même atelier de sculpteurs » (Damien Berné). Cette nouvelle approche formelle n’était pas gratuite. Mise au service d’une foi plus incarnée, elle accompagna la promotion de la Vierge, trônant, couronnée, dans le portail de droite. Par cette exaltation de la Vierge, le Christ se trouvait à son tour humanisé au détriment de cette royauté écrasante qui éclatait, par exemple, au tympan roman de l’abbatiale de Vézelay. Constatant l’étroitesse des « relations (du milieu chartrain) avec la sphère clunisienne qui partageait cette sensibilité mariologique nouvelle », Damien Berné va jusqu’à parler de « tropisme clunisien de l’évêque de Chartres », Geoffroy de Lèves. Le succès du portail chartrain fut immédiat et essaima jusqu’à Angers et Bourges ainsi qu’en Brie champenoise. Au portail Sainte-Anne de la cathédrale Notre-Dame de Paris, cette influence se manifesta en revanche dans un formalisme sans avenir.

Ill. 6 : Vue de l’exposition « Naissance de la sculpture gothique » au musée de Cluny-musée national du Moyen-Âge, cloître de l’abbaye de Saint-Denis ©Hervé Grandsart 2018

Le style chartrain toucha également, en retour, l’abbaye de Saint-Denis à travers ses vitraux et son nouveau cloître des années 1145 (ill. : 6). Mais c’est Saint-Denis qui eut le dernier mot avec le portail nord du transept, dit des Valois. Repéré depuis longtemps comme remploi, il est aujourd’hui jugé, à la suite de plusieurs chercheurs, comme l’ultime chantier lancé du vivant de Suger et non autour de 1160. Pour accentuer les conquêtes du mouvement, les sculpteurs regardèrent cette fois du côté de l’art de la vallée de la Meuse dont les fonts baptismaux de l’église Saint-Barthélemy de Liège (vers 1110) furent un très précoce chef-d’œuvre. Appuyé sur une conception antiquisante du drapé, ce courant ne renouait-il pas en fait avec une plasticité corporelle héritée de l’ivoirerie carolingienne? Il s’imposa quoiqu’il en soit immédiatement dans les grandes créations d’Île-de-France et au-delà. À la cathédrale de Senlis apparut alors cette scène inédite du couronnement de la Vierge par le Christ (vers 1155-1160), dans une égalité d’échelle qui mettait en accord l’humanisme chrétien avec la piété populaire. Le « style 1200 », héritier de cette première sculpture gothique, allait bientôt pouvoir s’épanouir à son tour. Il pourrait, peut-être, faire l’objet d’une prochaine exposition au musée de Cluny !

À lire
  • Le catalogue de l’exposition, introduction d’Eliane Vergnolle, textes de Damien Berné, Philippe Plagnieux, Charlotte Denoël, Michaël Wyss, Élise Baillieul, Léa d’Hommée-Kchouk, Bénédicte Fillion-Braguet et comptes-rendus de restauration de Jacques Moulin et Pauline Ducom, 272 pp., 39 €
  • « La Bible de Chartres », n° 66 (sept-nov. 2018) de l’Art de l’enluminure, 12,50€

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Les latrines du château de Grignan mises au jour

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Le sujet peut prêter à sourire, mais en ce 19 novembre, journée mondiale des toilettes, il est bon de se rappeler de l’importance primordiale de cette invention au regard de l’histoire des mœurs et du développement de l’hygiène dans nos sociétés. Ainsi, dans le cadre de travaux de valorisation des décors et des maçonneries du cabinet d’écriture de la marquise de Sévigné, au deuxième étage de la tour sud du château de Grignan, les archéologues ont découvert, derrière le fond d’un placard, dans le prolongement de la chambre, l’existence d’un dispositif de latrines sophistiqué ainsi qu’un réseau de canalisation des eaux de pluie, jusqu’alors inconnus. La maçonnerie, d’abord perçue comme vestige du noyau d’un escalier en vis, a finalement été identifiée par les experts de l’Inrap comme un « cabinet d’aisance ». Cette découverte, dans le « beau cabinet » de la marquise, vient enrichir les connaissances sur les lieux d’aisance et leur utilisation en contexte aristocratique à partir de la fin du XVIIe siècle. En effet, la fouille a permis de montrer que l’installation de ce système de latrines a été intégrée dès l’origine au projet de construction de l’aile dit « des prélats », entre 1686 et 1689. Dans ce petit placard de 1,80 m de haut pour 0,75 m de large, une assise d’une cinquantaine de centimètres de haut est constituée de deux blocs de pierre de calcaire tendre à grain de taille superposés, enchâssés dans le mur. Ils sont percés d’un creusement tubulaire en céramique puis d’un assemblage de tuyaux. Le tout est associé aux canalisations pour les eaux de pluie, servant de véritables « chasses d’eau ». En effet, c’est à partir du XVIe siècle, alors que dominaient chaises percées et pots de chambre, que quelques architectes ont commencé à prêter attention à ces espaces intimes et à leurs systèmes d’évacuation. Au château de Grignan, chaises percées et latrines ont alors cohabité, ce qui fait tout l’intérêt de ce site historique pour les archéologues, d’autant que les vestiges sont rares et les usages mal documentés.

 

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Cécile Caillou-Robert, la French Tech pour France-Israël

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Son expérience de directrice de l’Institut français de Jérusalem entre 2011 et 2015 l’a amenée à découvrir la scène culturelle israélienne et ses connexions avec la France. Nommée Commissaire générale pour la France de la Saison France-Israël en 2017, Cécile Caillou-Robert a eu à cœur d’élaborer une programmation tournée vers l’innovation et la création contemporaine en multipliant les échanges entre la « Start-up Nation » et la « French Tech », les coopérations entre écoles d’art et de design, les compagnies de danse et de théâtre, et en lançant deux festivals du livre. « Ce qui m’intéresse, c’est de tisser des relations en profondeur, au-delà des manifestations programmées », dit cette arabisante, qui s’est attachée au fil de sa carrière à promouvoir le livre, la lecture et la francophonie. Inaugurée en juin dernier, la Saison France-Israël propose plusieurs temps forts dans le domaine des arts visuels et du design : l’exposition du photographe documentaire engagé Ron Amir au musée d’Art moderne de la Ville de Paris (« Quelque part dans le désert », jusqu’au 2 décembre), deux expositions de la musicienne et performeuse Maya Dunietz au Centre Pompidou (exposition de l’œuvre « Thicket » jusqu’au 4 février et rétrospective « The infinite decimal » au Frac Paca du 9 novembre au 25 février) et le projet de résidences et d’expositions croisées d’artistes français et israéliens, « Trajectoires », conçu par les commissaires Drorit Gur Arié et Isabelle Bourgeois pour le Centre d’art Villa Tamaris de La Seyne-sur-Mer, du 23 novembre au 16 janvier. En outre, les recherches de trois duos franco-israéliens seront présentées lors du Forum Design Week du 16 au 18 novembre au Liberté Living-Lab à Paris.

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L’Arlequin retrouvé de Picasso : le coup monté d’un collectif d’artistes belges

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L’espoir aura donc été de courte durée et la rédaction de « Connaissance des Arts » s’est elle-même laissée prendre à rêver. Alors que chacun se réjouissait de la possible redécouverte de la Tête d’Arlequin de Picasso, une toile estimée à 800 000 euros dérobée au musée Kunsthal de Rotterdam en 2012, on apprend que l’affaire n’est en réalité qu’un canular imaginé par un collectif d’artistes travaillant autour de la problématique des faux au sein des collections dmuséales. L’histoire de cette fausse bonne nouvelle débute il y a une dizaine de jours lorsque Mira Feticu, auteure néerlandaise d’origine roumaine s’intéressant notamment au thème du cambriolage, reçoit une mystérieuse lettre lui indiquant que le célèbre tableau perdu de Picasso serait dissimulé dans une forêt à l’est de Bucarest. Rapportée à l’Ambassade des Pays-Bas, l’œuvre est soumise à différents examens pour en établir l’authenticité. Augustin Lazăr, procureur général à Bucarest, déclare même que « le parquet chargé de la lutte contre le crime organisé enquête sur les circonstances dans lesquelles [le tableau] a été retrouvé samedi soir à Tulcea ». Puis coup de théâtre ! Hier soir, Mira Feticu annonce à la télévision néerlandaise avoir été victime d’un coup monté de la part de deux metteurs en scène belges, Yves Degryse et Bart Baele, une performance préparée de longue date dans le cadre d’un projet artistique autour du peintre faussaire Geert Jan Jansen. La Direction roumaine des enquêtes sur le crime organisé et le terrorisme poursuit cependant son enquête pour établir avec précision les modalités de mise en oeuvre de ce coup monté.

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Un tableau volé de Picasso aurait été retrouvé

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En 2012, le musée Kunsthal de Rotterdam a fait l’objet d’un vol de sept œuvres majeures, comprenant un Henri Matisse (La Liseuse en blanc et jaune), deux Claude Monet (Waterloo Bridge et Charing Cross Bridge, Londres), un Paul Gauguin (Femme devant une fenêtre ouverte), un Meyer de Haan (Autoportrait), un Lucian Freud (Woman with Eyes Closed) et un Pablo Picasso, la Tête d’Arlequin. Cette dernière aurait hypothétiquement été retrouvée ce week-end en Roumanie. En effet, deux ressortissants néerlandais ont ramené, samedi 17 novembre, une peinture à l’ambassade des Pays-Bas à Bucarest, clamant l’avoir trouvée à Tulcea, ville du sud-est de la Roumanie. L’œuvre, qui pourrait être celle de Picasso subtilisée il y a six ans, est désormais en cours d’authentification par les autorités. « Le parquet chargé de la lutte contre le crime organisé enquête sur les circonstances dans lesquelles un tableau signé par Picasso d’une valeur d’environ 800 000 euros a été retrouvé samedi soir à Tulcea », a déclaré Augustin Lazăr, procureur général à Bucarest. Le chef du réseau de trafiquants et ses complices roumains ont été emprisonnés pour le vol du musée Kunsthal en 2013, et condamnés à verser 18 millions d’euros à la compagnie d’assurance des œuvres en question. Néanmoins, aucune de ces œuvres n’a été retrouvée, jusqu’à aujourd’hui, les experts de la police roumaine déclarant qu’au moins trois d’entre elles avaient été brûlées pour tenter de détruire les preuves du méfait.

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Bras de fer entre l’Italie et la France autour du prêt des œuvres de Vinci

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Après les récentes crispations autour de l’épineuse question des migrants, c’est au tour d’une polémique culturelle, sur fonds de nationalisme transalpin, de venir jeter de l’huile sur le feu des relations franco-italiennes. Samedi 17 novembre, le nouveau gouvernement populiste italien a en effet fait savoir par la voix de sa secrétaire d’État à la Culture Lucia Borgonzoni, membre du parti d’extrême-droite La Ligue du Nord, qu’il révoquait l’accord passé en 2017 avec la France pour le prêt des œuvres de Léonard de Vinci au musée du Louvre à l’occasion de sa grande exposition de l’automne 2019. Point culminant des célébrations du 500e anniversaire de la mort du maître du sfumato, l’événement devait réunir autour de la Joconde et, jusqu’à preuve du contraire, du Salvator Mundi, les grands chefs-d’œuvre de Léonard conservés en Italie, tels que La Scapigliata (Galleria nazionale de Parma), l’Homme de Vitruve et la Bataille d’Anghiari (Galleria dell’Academia de Venise), le Portrait de musicien (Pinacothèque ambrosienne de Milan), le Saint Jérôme (Musées du Vatican) ou encore L’Annonciation (musée des Offices de Florence). Arrivé au pouvoir en juin dernier, le gouvernement d’alliance de Giuseppe Conti considère à présent que cet accord de prêts dépossède l’Italie des plus grandes œuvres de Léonard qu’elle conserve dans ses collections à l’heure où elle devrait être au cœur de ce grand événement culturel qu’est l’année Léonard de Vinci. Selon Lucia Borgonzoni, le respect de l’autonomie des musées n’autorise pas « à mettre l’intérêt national au second plan. Les Français ne peuvent pas tout avoir. » La secrétaire d’État souligne que les accords passés en 2017 stipulaient même que le programme culturel italien de 2019 autour de Léonard de Vinci devait être construit « sans entrer en concurrence avec la grande exposition du Louvre », une clause tout à fait invraisemblable aux yeux du nouveau gouvernement nationaliste pour qui Vinci n’a fait après tout « que mourir en France ». Lucia Borgonzoni s’est également offusquée de la faible contrepartie accordée par la France à l’Italie en compensation de ses généreux prêts. En vue de la grande exposition consacrée à Raphaël en 2020 aux Écuries du Quirinal, le musée du Louvre s’était en effet engagé à prêter certaines œuvres du maître, à l’exception de celles qu’il ne jugerait pas déplaçables… Nul besoin d’être grand clerc pour comprendre que le nouveau gouvernement nationaliste italien n’allait pas se satisfaire de cette apparente défaveur. Si l’Italie souhaite de bon droit réaffirmer sa place au cœur des célébrations léonardiennes de 2019, on peut cependant craindre que cette dernière revendication ne vienne moins servir l’histoire de l’art qu’un projet politique aux accents fortement europhobes qui mettrait à mal la circulation des œuvres entre les musées. Des crispations nationalistes bien mal venues pour célébrer le génie d’un artiste fondamentalement européen.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Caravage au musée Jacquemart-André (2/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Archi-gonflée au Centre Pompidou Málaga

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Dans les années 1950, la recherche dans le secteur de l’aérospatiale et sur les matières plastiques eut des retombées passionnantes dans le domaine de l’architecture et du design. Les décennies suivantes virent ainsi se multiplier les structures gonflables. On imagine des édifices mobiles et du mobilier pneumatique pouvant se transformer à volonté. Une véritable révolution dans les systèmes constructifs, dans la pensée urbaine et dans l’imaginaire d’une époque.

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Le paysage photographié à Chaumont

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Ils sont cinq photographes à exposer leur travail pour cette deuxième édition de « Chaumont-photo-sur-Loire ». Juliette Agnel explore « l’espace impalpable » des portes de glace de l’Arctique et des paysages du Maroc. Davide Quayola, recueille d’étranges images en ultra-haute résolution sur le domaine. Santeri Tuori plonge dans l’intimité des arbres et de leur feuillage. Robert Charles Mann a enregistré six mois des courbes du soleil, à Chaumont, en solargraphes. Et l’Américain Alex MacLean a capté en vol la grâce étrange du Val de Loire.

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Une vente record pour David Hockney chez Christie’s 

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Alors que les enchères pour Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) de l’artiste britannique du Pop Art David Hockney ont démarré à 18 millions de dollars, la barre des 50 millions a été franchie en seulement trente secondes, pour atteindre finalement quelque 80 millions de dollars (90,3 millions en ajoutant les frais et commissions). La toile est ainsi devenue l’œuvre  d’un artiste vivant la plus chère vendue aux enchères, dépassant allègrement le Balloon Dog (Orange) de Jeff Koons, vendu 58,4 millions de dollars en 2013, également chez Christie’s à New York. Un résultat remarquable, d’autant que l’œuvre ne faisait l’objet d’aucune garantie (prix minimum de vente assuré au vendeur par la maison de vente) ni de prix de réserve (prix minimum en dessous duquel l’œuvre ne peut être vendue), ce qui est rare pour une telle mise à prix. Alex Rotter, coprésident du département d’art de l’Après-Guerre et d’art contemporain chez Christie’s, a déclaré qu’il s’agissait même de « l’une des plus grandes œuvres d’art de l’ère moderne », correspondant à l’apogée de deux thèmes prisés de David Hockney : les piscines et les doubles-portraits. La peinture montre un homme qui nage sous l’eau dans la piscine, alors qu’un second le contemple. Ce dernier n’est autre que la figuration d’un des étudiants de l’artiste à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), Peter Schlesinger, qui a été son amant et sa muse de 1966 à 1972. Selon Alex Rotter, la toile, datée de 1972, pourrait figurer, sous les traits du nageur, le nouvel amant de Peter Schlesinger. Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), œuvre mondialement reproduite, a été exposée lors de la rétrospective du Centre Pompidou en 2017 à l’occasion du 80e anniversaire de David Hockney.

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Chronique sorties : la collection Gilman à la Propriété Caillebotte à Yerres

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Sylvie Corréard nommée à la direction générale du MAD Paris

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Nommée en mai 2017 au cabinet du Premier ministre en tant que conseillère technique culture et communication, Sylvie Corréard a assuré le suivi de l’ensemble des dossiers du champ du ministère de la Culture dont ceux du patrimoine et des musées. Elle a été également administratrice du Centre Pompidou et secrétaire générale du musée d’art moderne de la Ville de Paris. Dans l’univers du cinéma, Sylvie Corréard a occupé le poste de directrice de la Cinéfondation du Festival de Cannes, ainsi que celui de déléguée générale du Syndicat des distributeurs indépendants (DIRE) et de chargée de mission auprès du directeur de la Fémis. À partir du 7 janvier, elle succédera au MAD Paris à David Caméo, directeur général depuis 2014 et qui fait valoir son droit à la retraite. Sylvie Corréard aura pour mission de poursuivre la stratégie de développement de l’institution, un nouvel élan initié notamment, en janvier dernier, par la nouvelle identité visuelle de l’institution voulue par son prédécesseur. Cette nomination intervient quelques semaines après celle de Béatrice Quette au poste de conservatrice des collections asiatiques du MAD Paris.

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