Actualité artistique

Trésors Mayas : Cap sur Campeche avec PONANT et « Connaissance des Arts »

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Après les deux sites mayas de Lakam Ha (Palenque) et Chichen Itza, fouillés au XIXe siècle, le parcours de cette croisière permet d’évoquer les villes créées par les Conquistadors. Les Mayas habitaient la région depuis le Xe siècle et un village nommé Can Pech existait à proximité de la ville d’Edzna. Débarqués pour trouver l’eau douce qui leur manquait, les soldats espagnols sont accueillis pacifiquement par les habitants mais ils leur demandent d’abandonner le site. Quelques années plus tard est fondée la ville de San Francisco de Campeche. Les richesses des églises de style baroque, des demeures coloniales et des bateaux de commerce sont rapidement la proie des flibustiers tels que Henry Morgan ou Francis Drake. Campeche s’enferme dans des murailles monumentales, construites sous l’œil avisé de l’ingénieur français Louis Bouchard.

Croisière Trésors mayas du Yucatan

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8 jours/7 nuits)
à partir de 2720 €

Plus d’informations sur le site www.ponant.com

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Notre-Dame : Bernard Arnault confirme sa promesse de don

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Le dirigeant du groupe LVMH a tenu sa promesse. Le 15 avril dernier, à la suite de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, Bernard Arnault annonce qu’il donnera 200 millions d’euros pour aider à la restauration de l’édifice religieux. Cinq mois plus tard, le 24 septembre, il signe la convention qui officialise le don avec la Fondation Notre-Dame. Le versement de l’importante somme sera effectué au fil du chantier. La famille de François Pinault, à la tête du groupe Kering, qui avait promis 100 millions au lendemain de l’incendie, devrait également signer cette convention le 30 septembre. Actuellement, environ 380 millions d’euros de dons ou de promesses « concrétisées » ont été officialisés, bien que le coût total de la restauration de la cathédrale parisienne n’ait pas été précisément établi pour le moment.

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Le « Mécènes Forum » revient au Collège de France

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À l’heure où des hommes d’affaires donnent des centaines de millions d’euros pour la restauration de Notre-Dame et où pléthore d’institutions lancent des souscriptions pour acquérir des œuvres dans leurs collections, le mécénat se trouve au cœur de l’actualité. Le temps d’une journée, le Collège de France fera la part belle au mécénat lors du Mécènes Forum, organisé par Admical. La journée sera découpée en deux parties : un premier temps sera consacré aux questions sociétales avec notamment la conférence de Patrick Boucheron intitulée « Histoire des pouvoirs : quand le don change la donne » et la rencontre avec Mathias Vicherat, secrétaire général de Danone®, sur les alternatives au mécénat, puis les échanges se concentreront sur la relation entre les entreprises et le mécénat, comme avec la discussion sur l’engagement pour soutenir les artistes et le témoignage de l’acteur Lambert Wilson. À travers de nombreuses tables rondes et débats, universitaires, philanthropes et chefs d’entreprise reviendront sur l’histoire des mécènes puis échangeront sur le don, à la fois comme enjeux de société et vecteur d’innovation, ainsi que sur ses nouvelles formes. Les inscriptions et le programme détaillé de l’événement sont disponibles sur le site de Mécènes Forum.

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Sismann migre Quai Voltaire à Paris

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De retour du Bourgogne Tribal Show en juin dernier où ils étaient conviés à faire dialoguer l’esthétique médiévale avec des œuvres d’art premier, Gabriela et Mathieu Sismann ont quitté leur galerie de la rue de Beaune pour s’installer au 33 quai Voltaire, dans un nouvel espace à la scénographie dépouillée. À cette adresse historique des antiquaires, le couple continue de défendre la sculpture européenne du Moyen Âge, de la Renaissance, des périodes classique et baroque jusqu’au XVIIIe siècle. En avant-première de la Biennale de Florence (Biaf) du 21 au 29 septembre, ils y présentent une sélection d’œuvres à partir de 8000 €. Rencontrés sur les bancs de l’École du Louvre en 1994, l’historienne de l’art spécialiste de la sculpture de la Renaissance et l’expert en sculpture ancienne européenne célèbrent cet automne leurs vingt-cinq ans d’activité au Musée national de la Renaissance à Écouen, dans le cadre du nouvel accrochage « La Renaissance en broderie », où seront exposées des pièces issues de leur collection personnelle ayant fait l’objet d’une donation récente.

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Art Tech : Une question sur un monument du patrimoine ? Ask Mona !

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Un chatbot est un agent conversationnel, c’est-à-dire un programme informatique qui se fonde sur l’intelligence artificielle pour dialoguer avec un individu de façon automatisée. Il ne remplace pas l’humaine mais le libère des réponses automatisables, lui permettant de se concentrer sur des questions plus complexes, plus personnalisées, à plus forte valeur ajoutée. En complément, le chabot assure à l’internaute une réponse immédiate à des demandes simples. Il facilite ainsi la communication entre l’institution culturelle et ses visiteurs. Cette technologie est en phase d’expérimentation, jusqu’au printemps 2020, dans huit monuments du réseau du Centre des monuments nationaux (CMN). À la manœuvre : Ask Mona, start-up de la première édition l’Incubateur du CMN. Pour chacun des sites, le visiteur dispose facilement des informations pratiques et des renseignements sur l’histoire du monument et peut découvrir l’institution sous un nouvel angle. L’Abbaye du Mont-Saint-Michel et le château de Pierrefonds ont poussé la personnalisation en dotant le chabot d’un surnom et d’un avatar : Eugène pour le château de Pierrefonds (en référence au célèbre architecte Eugène Viollet-le-Duc à l’origine de la reconstruction du monument) et Passe-Pierre pour l’abbaye du Mont-Saint-Michel (une évocation du Passe-Muraille capable d’explorer le lieu dans ses moindres recoins).

Le principe est expliqué de façon ludique en vidéo :

La start-up Ask Mona propose également un chabot sur sa page Facebook, pour dénicher le conseil sortie adapté à ses envies.

Les chatbots sont disponibles le site Web et/ou sur la page Facebook de :

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En Pologne, résister par les arts au Louvre-Lens

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Point fort de la Saison polonaise marquant le centenaire d’une convention d’envoi de travailleurs chargés de participer au relèvement de la France, le Louvre-Lens accueille une exposition de peintures polonaises crées entre 1840 et 1918, moment où le pays se trouvait encore sous le joug étranger. En puisant dans l’histoire tout ce qui pouvait nourrir un imaginaire et entretenir la fierté nationale, les artistes polonais furent alors au cœur de l’affirmation d’une identité bridée. Généreusement prêtées par des institutions polonaises et des collectionneurs, les quelque cent cinquante œuvres présentées mettront également en évidence combien leurs auteurs, ouverts aux grands centres artistiques du continent, contribuèrent de façon originale et forte à la modernité picturale européenne.

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L’Homme de Vitruve de Léonard de Vinci viendra ou viendra pas ?

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Hier soir, nous annoncions la liste des derniers prêts consentis par l’Italie pour la rétrospective Léonard de Vinci au Louvre du 24 octobre au 24 février. Aux côtés de quatre dessins venus des Offices de Florence, figurait le célèbre Homme de Vitruve, conservé aux Gallerie dell’Accademia de Venise. Sa sortie était autorisée pour huit semaines seulement mais elle constituait une prouesse diplomatique si l’on se souvient des tensions de cet été entre la France et l’Italie. Coup de théâtre. Les Vénitiens ne veulent plus de ce prêt. Invoquant l’article 66, alinea 2 du code des Biens culturels stipulant que « ne peuvent sortir de la République les biens qui constituent le fonds principal d’un département déterminé et organique d’un musée », l’Association Italia Nostra monte au créneau. Elle refuse le prêt d’une œuvre jugée essentielle pour les musées vénitiens. Si un recours est déposé par cette association, il faudra en passer par le tribunal administratif. Et l’on sait le temps long nécessaire à une telle action… En Italie comme en France.

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Ma langue au chat : Quel cinéaste allemand Henri Matisse rencontre-t-il lors de son voyage à Tahiti ?

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Jusqu’au 5 janvier, le musée Matisse à Nice présente les liens tissés entre le peintre et le cinéma.

QUESTION

Quel cinéaste allemand Henri Matisse rencontre-t-il lors de son voyage à Tahiti ?


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RÉPONSE

À l’occasion d’un séjour à Tahiti en 1930, Matisse croise l’un des maîtres du cinéma muet, Friedrich Wilhem Murnau qui y tourne son dernier film, Tabou. Matisse assiste à sa projection l’année suivante.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Cinématisse
In Fine Éditions d’art, 128 pp., 25 €
Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition « Cinématisse. Dialogues d’un peintre avec le cinéma »
organisée du 19 septembre 2019 au 5 janvier 2020 au musée Matisse à Nice.

+ d’infos

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Paix des braves entre la France et l’Italie pour Vinci et Raphaël

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Ce mardi 24 septembre, le ministre de la Culture français, Franck Riester, et son homologue italien, Dario Franceschini, ont signé un protocole d’accord réglant le problème des prêts de ces deux expositions Vinci à Paris en 2019 et Raphaël à Rome en 2020. L’Italie prête donc le dessin de L’Homme de Vitruve (1490) de la galerie de l’Accademia à Venise ainsi que quatre autres feuilles venues des Offices de Florence (Étude de paysage, Étude pour l’Adoration des mages, et deux études de drapés), sans oublier deux copies, celle de la bataille d’Anghiari et celle de la Léda. En ce qui concerne Raphaël, La France envoie deux tableaux du Louvre (le Portrait de Baldassare Castiglione et l’Autoportrait avec un ami) ainsi que trois dessins (Étude pour Sainte Catherine d’Alexandrie, Étude pour une jeune fille assise et Étude pour Saint Jean et Jules II), sans oublier les deux œuvres de Giovan Francesco Penni (Étude du Pape assis, Étude pour la Bataille de Constantin) . L’accord est a minima et correspond à ce que l’on attendait. Fort heureusement. Ce rapprochement entre les deux pays montre l’importance de la politique, même en art.

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Trésors Mayas : Cap sur Chichen Itza avec PONANT et « Connaissance des Arts »

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Contrairement à Lakam Ha (Palenque), qui était une ville maya de taille moyenne, Chichen Itza était le principal centre religieux du Yucatan. Son nom vient d’une source souterraine (chi signifiant bouche et chén puits), que l’on pouvait atteindre grâce à cinq puits naturels. Chichen Itza s’est développée plus tardivement que Lakam Ha puisque les plus anciennes constructions datent du VIIIe siècle et que le plan d’ensemble de la ville remonte au Xe siècle. On y révérait le serpent à plumes, Kukulkan, pour lequel de nombreux temples ont été bâti. La visite de la Grande Pyramide (Castillo), de l’Observatoire (Caracol), du Grand Terrain de jeu de balle, du Cénote sacré et de l’Ossuaire (Ossario) sera l’occasion d’évoquer la complexité du panthéon maya, des connaissances scientifiques de l’époque en particulier en matière d’astronomie, et du caractère sacré du sanglant jeu de pelote.

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Une enquête pour dégradation de patrimoine archéologique ouverte à Port-Vendres

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Tout commence entre mars et juin 2019, lorsque des travaux de curage et de déroctage sont réalisés à Port-Vendres, dans les Pyrénées-Orientales, afin de faire plus de place pour les bateaux. Une quinzaine d’épaves datant de l’Antiquité grecque ont été répertoriées aux abords du site archéologique de Port-Vendres, anciennement appelé la Cité de Vénus. Le 7 août dernier, suite aux travaux sous-marins, trois associations protectrices du patrimoine, la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement des Pyrénées-Orientales (Frene 66), Port-Vendres et les Port-Vendrais et le collectif Les Tamarins, ont déposé une plainte en assurant que les opérations ont été « effectuées sans concertation, sans fouille préventive et sans autorisation administrative », explique Frene 66. « Nous sommes quasiment certains que des éléments de construction qui ne correspondent pas à la géologie du port ont été retirés, continue Marc Maillet, président de la Frene 66. Divers témoignages, confirmés par des photos, évoquent de grands blocs taillés et blancs, de type marbre ou calcaire de sanctuaire. » Les associations craignent que des vestiges antiques aient pu être détruits. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Perpignan et des gravats ont été placés sous scellés.

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Ouverture exceptionnelle des Studios de la Victorine à Nice

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Entrée des Studios de la Victorine ©Ville de Nice

Les 28 et 29 septembre prochains se dérouleront les journées portes ouvertes du studio dans lequel ont tourné Brigitte Bardot, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo, Alfred Hitchcock ou encore Woody Allen. Les visiteurs pourront à cette occasion découvrir l’envers du décor des Studios de la Victorine à travers deux expositions. La première rend hommage aux films incontournables Les Enfants du Paradis, de Marcel Carné, et La Nuit américaine, de François Truffaut, tandis que la seconde invite les visiteurs à entrer dans les coulisses des plateaux de tournage à travers la collection des photographies de Léo et Siki Mirkine. En complément, des projections, des conférences ainsi que des concerts de musiques de films se tiendront tout au long du week-end.
Pour célébrer ce siècle de cinéma, la Ville de Nice vit également au rythme des Studios de la Victorine et du 7e art en général. Jusqu’au 30 septembre, l’histoire des studios se dévoile dans l’exposition du musée Masséna « Nice, Cinémapolis », en plus de l’exposition « Cinématisse », qui explore la relation entre l’artiste et le cinéma, au musée Matisse qui se poursuivra jusqu’au 5 janvier.

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[Ministère de la Culture : 60 ans d’action] 1969 : Naissance des Drac

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Depuis 60 ans, le ministère de la Culture protège et valorise le patrimoine, stimule la création, favorise la diversité culturelle et facilite l’accès de tous à l’art et à la culture. Du ministère des Affaires culturelles, sous l’égide d’André Malraux, aux grands chantiers des années 1980-1990 ; de la notion d’exception culturelle au pluralisme artistique et au désir de protéger la culture des forces de marché, retour sur les faits marquants d’un ministère toujours en mouvement.

1964

Création du service de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France visant à recenser l’ensemble du patrimoine français « de la cathédrale à la petite cuillère », selon l’expression de l’historien de l’art André Chastel.


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. 1969 Naissance des Drac

Très tôt, il apparaît que l’efficacité de l’action culturelle impose d’agir au plus près du terrain. Ainsi sont nommés des correspondants permanents dans les années 1960 puis, en 1969, avant son départ, André Malraux crée dans trois régions pilotes des « préfets culturels », qui ont autorité sur tous les services du ministère en région. À travers le choix d’un référent unique pour les différents secteurs, le ministère de la Culture manifeste son originalité fondamentale, assise sur une politique culturelle unifiée, regroupant patrimoine, création et action culturelle. Progressivement, cette administration déconcentrée s’étoffe, grâce notamment à des créations de postes. Puis, les Directions régionales des affaires culturelles (Drac) sont instituées officiellement par le décret du 7 février 1977, signé par Françoise Giroud, secrétaire d’État à la Culture. Sous l’autorité des préfets de région et de département, elles mettent en œuvre la politique culturelle définie par le gouvernement et exercent également une fonction de conseil et d’expertise auprès des partenaires culturels et des collectivités territoriales dans tous les secteurs.


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. 1977

Loi sur l’architecture
Ce texte affirme que l’architecture est une expression de la culture et que la création architecturale, la qualité des constructions, leur insertion dans le milieu environnant, le respect du paysage naturel et urbain ainsi que du patrimoine sont d’intérêt public.

Hors-série : Le ministère de la Culture a 60 ans


Ce hors-série revient sur l’histoire et le fonctionnement du ministère de la Culture qui, depuis 60 ans, défend la culture sous toutes ses facettes : patrimoine, création, musique, livre, médias…

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Stohead, entre le geste et la ligne à la galerie Le Feuvre & Roze

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Il est de ceux qui ont inventé le terme de « calligraffiti », soit le graffiti qui ne renie pas ses influences puisées dans la calligraphie. Né en 1973 et résidant aujourd’hui à Berlin, Stohead pratique les deux même si, à partir de 2012, il se met à peindre plus volontiers des fonds en aplat et des effets de couleurs diluées. Il s’inscrit alors dans une tradition gestuelle abstraite et une relecture du tachisme, en y incluant des volutes et fumées. Toutefois, précise le codirecteur de la galerie Jonathan Roze, « L’artiste demeure toujours dans une certaine dualité, car il adore la ligne et tout ce qui se rapproche de la signature. Donc il décompose et recompose à l’envi ». On sait que le marché est fort pour ce qui s’apparente au Street Art ou à l’art urbain. Mais la galerie ne cède pas à la spéculation. Si Stohead vend l’ensemble de sa production à chaque nouvelle exposition, les œuvres sur papier sont ici à partir de 2000 €, allant jusqu’à 12 000 € pour les plus grandes peintures.

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Focus œuvre : La Petite danseuse de Degas

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À plus d’un titre, La Petite Danseuse de quatorze ans se distingue dans la production de Degas. Alors que la majeure partie des cent cinquante sculptures en cire et en terre qu’il a réalisées sont restées quasiment inconnues de son vivant, celle-ci en effet a été montrée à la sixième exposition impressionniste de 1881 ; elle n’y est guère passée inaperçue. C’est que l’artiste a poussé ici la recherche du vrai à un degré inédit : la jeune danseuse, dont on a identifié le modèle (Marie van Goethem), est représentée dans une posture habituelle de repos, le menton relevé, les bras tendus et les mains croisées dans le dos, les pieds en quatrième position ; à l’origine, elle fut modelée en cire, avec une coloration et des effets de texture visant à imiter la peau humaine, tandis qu’elle portait des accessoires en tissu (tutu en tulle, bustier en satin, chaussons de danse, ruban) et même une perruque en cheveux.

La Petite danseuse présentée dans l’exposition « Degas à l’Opéra » au musée d’Orsay, septembre 2019 ©Guy Boyer

L’étonnante mention de son âge dans le titre participe à n’en pas douter de ce vérisme, cause du « malaise » que l’écrivain et critique Joris-Karl Huysmans a éprouvé en la découvrant. Au milieu des éloges de ses confrères artistes, certaines critiques furent remarquablement acerbes, dont celle de Paul Mantz qui, dans « Le Temps », l’a alors jugée « troublante », « redoutable parce qu’elle est sans pensée », avançant « avec une bestiale effronterie son visage ou plutôt son petit museau ». Et de s’interroger : « Pourquoi est-elle si laide ? Pourquoi son front, que ses cheveux couvrent à demi, est-il déjà, comme ses lèvres, marqué d’un caractère si profondément vicieux ? » Degas projette là les nombreux préjugés ayant alors cours au sujet des ballerines et de l’univers du spectacle en général, où les mondes se mélangent, prétendument au détriment des mœurs. L’artiste repousse ici toute idéalisation, privilégiant la présence physique de la figure – en cela réside toute l’effronterie – et tendant ainsi à la société de son temps un miroir sans complaisance.

Hors-série : Degas à l’Opéra


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Palenque avec Le Ponant et « Connaissance des Arts »

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La cité maya de Lakam Ha, fouillée par les archéologues jusqu’en 2005, occupe 2,5 km2 mais cette zone émergée ne correspond qu’à un dixième de sa superficie totale. Son nom (signifiant grandes eaux) lui vient des nombreuses sources voisines, qui sont à l’origine de l’installation d’une population agricole vers 100 avant J.-C. Peu à peu, Palenque devient la capitale de la région de B’akaal. Elle doit se défendre face aux visées expansionnistes des villes comme Tikal et Calakmul. Le VIIe siècle est l’âge d’or de la ville qui se dote de monuments importants comme le Palais (complexe administratif ou bâtiment à vocation cérémonielle), le Temple des Inscriptions, le Temple de la Croix et le Temple du Soleil que l’on pourra visiter. Lorsque les Conquistadors débarquent au Mexique, la ville a déjà été abandonnée et c’est un missionnaire, Fray Pedro Lorenzo de la Nada, qui fonde en 1567 Palenque à proximité. Cette nouvelle ville est à son tour délaissée au XVIIIe siècle et il faut attendre le milieu du XIXe siècle pour que les premières fouilles soient entreprises. Le Français Désiré Charnay y réalise plusieurs campagnes photographiques entre 1858 et 1882.

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Lancement du pass patrimoine en France et en Belgique

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Le 20 septembre dernier, à l’occasion de la 36e édition des Journées européennes du patrimoine, la Fondation du patrimoine et la plateforme de réservation culturelle en ligne Patrivia ont lancé le pass patrimoine. Utilisable dès le 16 octobre, il coûte 79 euros pour une personne et 149 euros dans sa version duo. Du musée du quai Branly-Jacques Chirac au domaine de Chaumont-sur-Loire, en passant par la bambouseraie de Prafrance dans les Cévennes, ce pass permet d’entrer gratuitement dans près de 400 monuments, musées et autres lieux culturels inscrits dans le catalogue numérique de Patrivia. 80 % du prix de chaque place réservée revient au site visité et 10 % des recettes sont reversées à la Mission Bern de la Fondation du patrimoine.

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La collection d’arts décoratifs du XXe siècle d’un amateur parisien chez Sotheby’s

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C’est une collection de trente ans qui prend le chemin des enchères. Quelque deux cents meubles et objets quittent l’appartement sous les toits d’un bel immeuble de Saint-Germain-des-Prés. L’ensemble lui-même est issu de ce « terroir » du vieux Paris ; beaucoup d’œuvres proviennent de galeries du quartier, entre autres la galerie Mougin, La Galerie parisienne et Jacques Lacoste. Quelques signatures chéries du marché de l’art sont au programme, avec en tête les Lalanne et Line Vautrin. Un Chou-Patte de Claude Lalanne, pièce unique de 1984 à la très belle patine de bronze, est attendu aux alentours de 200 000 €. Outre un petit troupeau de moutons blancs de François-Xavier Lalanne, on rencontre un mouton noir en laine, clou de la vente, estimé entre 450 000 € et 550 000 €. « François-Xavier Lalanne a créé son premier mouton noir en 1965, au moment du divorce de son ami l’artiste américain William Coplay, comme pour conjurer le sort », explique Florent Jeanniard, directeur Europe du département design chez Sotheby’s. « Il en a par la suite produit moins d’une dizaine. » Line Vautrin se révèle une autre passion de l’amateur, qui possédait une vingtaine de ses miroirs sorcière en Talossel. On remarque deux modèles rares : le Torah, qui évoque des rouleaux de parchemin, et le Rose des Sables, attendu entre 70 000 € et 100 000 €.

La collection, éclectique, révèle un penchant pour le précieux : une banquette de Carlo Bugatti, un fauteuil doré au pied en Altuglas de Philippe Hiquilly, un lit de repos de Marc du Plantier (de 150 000 € à 200 000 €), des pièces d’orfèvrerie de Goudji… Un important ensemble de l’orfèvre et joaillier Art Déco Jean Després rassemble quelques bijoux mécanistes, des vases (de 20 000 € à 30 000 € pour un modèle de 1928) et trois ménagères complètes (de 30 000 € à 50 000 € pour un modèle Écusson des années 1930). Le pan le plus original de la collection consiste en une vingtaine de meubles, lampes et autres miroirs d’André Dubreuil, le plus important ensemble dispersé à ce jour du créateur français. « Il a des collectionneurs fidèles qui apprécient ses modèles baroques et ses matériaux luxueux comme la laque et l’émail. Il suscite l’intérêt des acheteurs asiatiques », commente Florent Jeanniard. Un monumental cabinet d’inspiration japonaise est estimé entre 90 000 € et 120 000 €.

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Orientalisme chez Bonhams à Londres

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La maison Bonhams organise dans son espace londonien une vente d’art impressionniste européen, art victorien et britannique du XIXe siècle. La part belle est faite aux tableaux orientalistes avec plusieurs lots phares : Jeune Femme lisant, une toile du peintre et archéologue turc Osman Hamdi Bey (1842-1910) estimée entre £ 600 000 et £ 800 000, et Joueur de qanun, un panneau de l’orientaliste autrichien Ludwig Deutsch (1855-1935) attendu entre £ 300 000 à £ 500 000.

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