Actualité artistique

Disparition de Carlos Cruz-Diez, figure de l’art cinétique

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« C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès de notre père, grand-père et arrière-grand-père bien-aimé. Ton amour, ta joie, tes enseignements et tes couleurs nous accompagneront pour toujours », ont écrit les proches de Carlos Cruz-Diez dimanche 28 juillet sur une publication Instagram. L’artiste franco-vénézuélien est connu pour avoir été un des pères de l’art optique et cinétique dans les années 1960 et pour ses travaux de recherche sur la couleur. Par un dispositif optique fondé sur le mouvement des spectateurs et la palette de couleurs employée, il créait des expériences perceptives. Carlos Diez-Cruz est né le 17 août 1923 à Caracas, au Venezuela. À 17 ans, il est entré aux Beaux-Arts de sa ville natale et est nommé professeur à tout juste 30 ans. En 1959, il a présenté sa première exposition personnelle au musée des Beaux-Arts, toujours à Caracas. Il s’est installé en France en 1960, au cœur de l’art cinétique parisien. L’année suivante, il est arrivé sur la scène artistique européenne avec sa participation à la première exposition d’art cinétique « Bewogen Beweging » au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Sa première exposition personnelle parisienne s’est tenue à la Galerie Kerchache en 1965. À partir des années 1970, l’artiste a produit des œuvres pour l’espace public et a collaboré avec des architectes, paysagistes et urbanistes. Carlos Diez-Cruz a gardé néanmoins un certain lien avec son pays d’origine : une de ses œuvres monumentales décore depuis 1974 les murs et les sols de l’aéroport international Simón Bolívar, situé dans sa ville natale.
En plus de soixante-dix ans de carrière artistique, Carlos Cruz-Diez a participé à 1 180 expositions collectives et 286 personnelles. Il a construit 142 œuvres architecturales, reçu 70 récompenses et créé 65 événements éphémères dans une soixantaine de musées. Ses œuvres sont exposées dans dix-huit pays à travers le monde ainsi que dans de prestigieuses institutions culturelles telles que le Museum of Modern Art (MoMA) de New York (États-Unis), la Tate Modern à Londres ou encore le Centre Pompidou à Paris. Une de ses dernières grandes installations sera présentée du 13 au 17 septembre lors de la Biennale Paris, au Grand Palais.

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ll était une fois le Frac dans l’Ouest

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Le Fonds régional d’art contemporain (Frac) Nouvelle-Aquitaine Méca prend un nouveau départ. Il s’installe sur les bords de la Garonne dans un bâtiment conçu par l’architecte danois Bjarke Ingels, la Maison de l’économie créative et de la culture. Hybridation de la culture et projets transdisciplinaires obligent, il partage l’espace avec deux agences régionales, l’Alca (livre, cinéma, audiovisuel) et l’Oara (spectacle vivant). Le Frac investit les trois derniers étages, soit mille deux cents mètres carrés de plateau d’exposition, des réserves, des ateliers d’expérimentation et de production, un auditorium, une résidence d’artistes… L’objectif pour ce Frac de « seconde génération » qui a rassemblé plus de mille deux cents œuvres contemporaines depuis trente-sept ans ? Soutenir davantage les créateurs, développer les relations avec les entreprises, permettre aux œuvres de rayonner sur tout le territoire à la rencontre de nouveaux publics et participer à l’aménagement culturel du territoire. L’exposition inaugurale, ancrée en Nouvelle-Aquitaine, rassemble une centaine d’artistes : fresque de Martial Raysse, interprétation de Guernica par Charles Fréger confrontée à une cérémonie magique de Rachel Labastie pour une Suite basque, mais aussi des travaux de jeunes artistes, Deborah Bowmann ou Alice Raymond.

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Segalen en Chine au musée Guimet

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Médecin de formation, Victor Segalen (1878-1919) fut aussi un écrivain voyageur, un grand poète et un pionnier de l’archéologie chinoise. Il s’intéressa d’abord à la Polynésie, sur les traces de Gauguin, puis se passionna pour la civilisation chinoise, participant à deux grandes expéditions : la mission « Chavannes » en 1909 et la mission « Segalen-Lartigue-De Voisins », en 1913, consacrée aux monuments funéraires de la dynastie des Han, sur un trajet de six mille kilomètres, du nord-est au sud-est. L’inspiration chinoise se taille la part belle dans son œuvre, avec une suite de livres allant du roman (René Leys), au recueil de poèmes (Stèles) ou à l’essai (La Grande Statuaire chinoise).

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Ma langue au chat : Qu’est-ce qu’un « sachet d’accouchée » ?

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À l’occasion des 500 ans de la Renaissance, le château royal de Blois accueille jusqu’au 1er septembre l’exposition « Enfants de la Renaissance », évoquant les enfants royaux qui grandirent à Blois. Voici six devinettes sur la condition enfantine au XVIe siècle.

QUESTION

Qu’est-ce qu’un « sachet d’accouchée » ?


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RÉPONSE

Un sachet d’accouchée est une pochette scellée qui renferme un parchemin plié sur lequel sont écrits des passages de l’Évangile relatifs à l’Annonciation ou aux Rois Mages, des invocations destinées à protéger les femmes en couches ou des récits de sainte Marguerite, patronne des accouchements. Ces sachets d’accouchée étaient portés par les femmes enceintes et ne devaient jamais être ouverts sous peine de perdre leurs pouvoirs.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Enfants de la Renaissance
In Fine Éditions d’art, 280 pp., 29€
Quelle est la place des enfants dans la société de la Renaissance ?
De la fin du XVe au début du XVIIe siècle, ce livre, qui accompagne l’exposition « Enfants de la Renaissance » au Château royal de Blois,
met en lumière les spécificités encore jamais explorées
d’une époque où l’enfant change de statut pour occuper une place à part entière dans la société.


+ d’infos

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Portrait d’artiste : Ettore Spalletti, l’élégance à voix basse

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L’air et la lumière ont soudain une épaisseur et une densité nouvelles. Rien n’est visible et pourtant tout est là, à deviner patiemment. L’azur du ciel uni à la sérénité de la Méditerranée semble avoir effacé l’horizon. La profondeur poudreuse d’aplats roses rappelle la transparence d’une peau à la délicate carnation. Les tableaux et sculptures monochromes d’Ettore Spalletti, leurs formes, leurs volumes épurés jusqu’à leur plus simple et géométrique expression, disent l’essentiel, sans image, sans histoire. Telles des offrandes, ses paysages suggérés avec économie et minutie, ses colonnes stylisées, ses albâtres rehaussés de feuille d’or, rendent hommage à la beauté de la nature et au monde vivant. Par une savante révélation des couleurs, Ettore Spalletti exprime la lumière de la Côte adriatique, imprime la puissance du massif montagneux de La Majella. « Je suis un peintre figuratif », déclare-t-il avec malice. Ici s’ouvre un univers où la représentation n’est pas une fin, où les œuvres composent un dialogue apaisant. L’atelier de l’artiste en est le laboratoire et l’écrin.

[…] Il reste 80% de l’article à lire dans notre numéro de juillet-août 2019

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Les choix de Pierre Soulages au musée Fenaille

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Pierre Soulages aura 100 ans le 24 décembre 2019. À cette occasion, le musée Fenaille, dont les stèles menhirs gravées ont été l’un de ses premiers chocs esthétiques, met en place une exposition dédiée à des expressions esthétiques qui ont compté pour lui. Art dogon, dalle gravée du paléolithique, chapiteaux romans, émaux du trésor de Conques forment ce « musée imaginaire » à la Malraux, qui l’a accompagné sur les chemins de la création. Tel le bison de la grotte d’Altamira, dont il a dit : « Le rocher est déjà bison avant que le peintre ne s’en mêle. C’est cette confusion, qui est une fusion, que j’aime ».

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Que voir à la Biennale de Venise 2019 ?

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Avant ou après votre visite des pavillons de la Biennale, profitez de votre séjour à Venise pour découvrir quelques-unes des multiples expositions d’art contemporain disséminées un peu partout dans la cité. Entre autres propositions, le palazzo Fortuny rend hommage au Coréen Yun Hyong-keun (disparu en 2017), dont les tableaux abstraits et minimalistes témoignent de la sensibilité de l’artiste aux beautés de la nature (du 11 mai au 24 novembre). Amateurs de rencontres entre patrimoine et création contemporaine, rendez-vous à l’église de l’abbaye San Gregorio, dans le quartier du Dorsoduro, pour une expérience surprenante. Les galeries Colnaghi et Chahan se sont associées pour métamorphoser l’ancien édifice religieux en une demeure de collectionneur, dans l’esprit des intérieurs des amateurs d’art qui, revenus du Grand Tour aux XVIIIe et XIXe siècles, vivaient entourés des trésors rapportés de leurs voyages en Europe. Au sein d’un décor signé Chahan Minassian, le lieu accueille donc, dans un élégant mélange, tableaux de maîtres, pièces de mobilier vintage et objets de design. Quant à la Collection Pinault, elle propose deux expositions. La première, à la Punta della Dogana (jusqu’au 15 décembre), est collective. Intitulée « Luogo e segni », elle compte une centaine d’œuvres de trente-trois artistes réunis par duos, autour de la poésie et de la nature (Roni Horn et Félix González-Torres, Simone Fattal et Etel Adnan, Liz Deschenes et Berenice Abbott, Anri Sala et Ari Benjamin Meyers…). La seconde, au Palazzo Grassi (jusqu’au 5 janvier 2020) met à l’honneur le peintre belge Luc Tuymans (né en 1958), avec pas moins de quatre-vingts œuvres de 1986 à aujourd’hui, et une nouvelle création réalisée in situ pour l’atrium du Palazzo. Enfin, ne manquez pas les pièces en porcelaine, en marbre et en or du Britannique Edmund de Waal (né en 1964) exposées à la Scuola Canton, l’une des cinq synagogues du ghetto juif, et la dernière création de Joan Jonas (née en 1936). Après avoir représenté les États-Unis lors de la biennale 2015, l’Américaine revient à Venise avec Moving off the land II, une installation multimédia immersive dans l’église San Lorenzo. Et ce ne sont là que quelques idées… Soyez curieux, arpentez ruelles et places, poussez les portes des musées, des galeries, des palais, des fondations… Pendant sept mois, l’art contemporain s’immisce partout !

Pavillon central (Giardini) et Arsenal
Incertitudes et crises pour l’Exposition internationale

Le Pavillon central et l’Arsenal accueillent l’exposition internationale de la Biennale, qui réunit plusieurs centaines d’œuvres d’artistes de toutes nationalités, produites entre les années 1960 et aujourd’hui. Le titre choisi cette année, « May you live in interesting times » (Puissiez-vous vivre à une époque intéressante), reprend une formule inventée en Angleterre qui a longtemps été citée à tort comme un proverbe chinois, pour évoquer des périodes d’incertitudes et de crises. « Ces temps intéressants, nous les vivons aujourd’hui, souligne le commissaire Ralph Rugoff. Cette édition n’a pas de thème en soi, mais s’attache à mettre en évidence une approche de la création qui englobe le plaisir et la pensée critique. »

Pavillon français (Giardini)
Laure Prouvost, tentaculaire

« Je joue avec l’idée d’être emportée dans des lieux dont on ne pourra peut-être pas revenir », expliquait Laure Prouvost (née à Croix en 1978) lors de sa récente exposition au Palais de Tokyo à Paris, en 2018. Pour la Biennale, elle a imaginé une installation inédite constituée d’un film et d’une sculpture se déployant à l’intérieur et à l’extérieur du Pavillon français, autour de la pieuvre, animal mystérieux et tentaculaire envisagé comme une « métaphore des origines de notre planète et en tant qu’être humain, du développement de notre système nerveux ». Sous le titre Vois ce bleu profond te fondre, la lauréate du Turner Prize 2013 convie les visiteurs à un voyage vers l’inconnu, « pour trouver qui nous sommes ».

Pavillon belge (Giardini)
De Gruyter & Thys, un étrange musée

Jos De Gruyter et Harald Thys transforment le Pavillon belge en musée folklorique, peuplé d’une vingtaine d’automates évoquant des vieux métiers, entourés d’une population de zombies, de voyous, de poètes, de fous, de psychotiques. Avec décalage et humour, le duo bruxellois met en lumière les dérives et les dysfonctionnements de notre époque. Mondo Cane (le titre reprend celui d’un pseudo-documentaire italien sorti en 1962) fait le constat désenchanté et ironique d’une société repliée sur elle-même, où la tradition, aussi usée et anachronique soit-elle, serait un refuge. Le commissariat de l’exposition a été confié à Anne-Claire Schmitz, fondatrice et directrice de l’association La Loge, à Bruxelles.

Pavillon chilien (Arsenal)
Voluspa Jarpa et les services secrets

Représentée par la galerie Mor Charpentier, Voluspa Jarpa (née en 1971 à Rancagua) est une habituée des biennales (Istanbul en 2011, São Paulo en 2014), et sa participation en 2012 au Printemps de Septembre, à Toulouse, a contribué à la faire connaître en France. L’artiste travaille sur les notions de mémoire et de traumatisme, en puisant son inspiration dans l’étude d’archives politiques et sociales en lien avec l’Amérique latine. L’exposition qu’elle a conçue à Venise en collaboration avec le commissaire Agustín Pérez Rubio prend la forme d’une réflexion sur la question de la décolonisation et résulte de sa lecture de dossiers déclassifiés des services secrets américains en Amérique latine au XXe siècle.

Pavillon des États-Unis (Giardini)
Martin Puryear, monumental

Passionné de voyages, Martin Puryear (né en 1941 à Washington) s’intéresse depuis ses débuts dans les années 1960 aux constructions traditionnelles de chacun des pays qu’il traverse. Ses sculptures architecturales, minimalistes et très graphiques, privilégient le bois, mais usent également de la pierre ou du bronze. Il a conçu pour le Pavillon des États-Unis un ensemble de travaux inédits, dont une grande sculpture et une installation extérieure sur le parvis. L’exposition résulte d’une commande du Madison Square Park Conservancy, institution avec laquelle Martin Puryear a déjà collaboré pour la réalisation de Big Bling, une sculpture monumentale installée depuis 2016 au Madison Square Park de New York.

Pavillon du Luxembourg (Arsenal)
Marco Godinho, face à la mer

Immense et indomptable, la mer n’a cessé d’inspirer récits et légendes. Aujourd’hui, elle est au centre de la question des flux migratoires en Méditerranée. Pour Marco Godinho (né en 1978), les frontières ne sont que des tracés abstraits et factices, dessinant les contours d’un espace fictionnel à déconstruire, à repenser. Written by water est une installation que l’artiste a envisagée comme une odyssée, du sud au nord. Le récit se fait ici « liquide », puisque la mer en est l’auteur et le narrateur, au travers de pages imbibées, ondulées, qui renferment et racontent mille et une histoires. Immersion et introspection sont au programme de cette proposition conceptuelle d’une poésie envoûtante.

Pavillon de Madagascar (Arsenal)
Joël Andrianomearisoa, le labyrinthe des passions

Madagascar a désormais son propre pavillon et Joël Andrianomearisoa (né en 1977 à Antananarivo) a l’honneur de l’inaugurer. S’il s’est fait connaître dans les années 1990 par ses performances, son travail mêle désormais design, vidéo, photographie, architecture, graphisme, couture… « J’aime raconter des histoires et ce pavillon est symbolique, puisque c’est une première fois, explique l’artiste. Je souhaitais que ce soit Madagascar qui regarde le monde, et non l’inverse ». Joël Andrianomearisoa propose une installation sur deux cents mètres carrés, un labyrinthe obscur au titre poétique, Oublier la nuit. « Un bloc noir radical, mais avec une multitude d’émotions, une promenade rythmée par le son », promet-il.

Pavillon du Royaume-Uni (Giardini)
Cathy Wilkes, mélancolie du quotidien

Finaliste du Turner Prize en 2018, l’Irlandaise Cathy Wilkes (née en 1966 à Belfast) a débuté sa carrière au milieu des années 1990, remarquée pour ses installations réalisées in situ où se mélangent mannequins, objets, peinture et sculpture. Pour son solo show vénitien, l’artiste propose exclusivement de nouvelles œuvres, concoctées sous l’œil de la commissaire Zoe Whitley, conservatrice du département Art international à la Tate Modern de Londres. On y retrouve l’univers habituel de Cathy Wilkes, et notamment son goût pour la mise en scène d’un quotidien étrange, peuplé de personnages solitaires et mélancoliques. Un art intime, parfois autobiographique, mais traversé de problématiques universelles.

Pavillon turc (Arsenal)
Inci Eviner, ici et ailleurs

Pour cette installation immersive, Inci Eviner (née en 1956) a comme à son habitude associé objets, dessins, vidéos, son et performance. Le spectateur est invité à pénétrer au cœur de l’œuvre pour y découvrir une réflexion sur le déplacement, les lieux que l’on occupe, ceux que l’on construit, qui nous réunissent ou nous séparent. « Les personnages changent constamment d’endroits dans l’espace pour trouver leur autre moitié. Une tentative, en réalité, pour retrouver leur mémoire et leur corps. J’essaie de rester en dehors des événements, pour assister à tout cela », confiait récemment l’artiste, en prenant soin de préserver le mystère de We, Elsewhere, une œuvre dont on doit faire soi-même l’expérience.

Pavillon estonien (île de la Giudecca)
Kris Lemsalu, derrière le masque

Rendez-vous sur l’île de la Giudecca, dans un ancien bâtiment industriel, pour découvrir les derniers délires de l’Estonienne Kris Lemsalu (née en 1985). Un brin chamane, cette féministe au look punk avait fait sensation en 2015 à la foire Frieze de New York, où elle était apparue sur le stand de la galerie Temnikova & Kasela allongée sur le ventre, recouverte d’une fausse carapace de tortue, pour une performance de quatre heures. Accompagnée d’un groupe d’artistes, d’écrivains et de musiciens, elle promet, avec Birth V, « un univers hybride, fantastique et féerique ». Si la mort hante souvent son œuvre, elle célèbre ici plutôt la vie, « même si, à Venise, la mort porte un masque de carnaval », dit-elle.

Pavillon de Bosnie-Herzégovine (Palazzo Ca’ Bernardo)
Danica Dakic, après la guerre

Réalisée avec des habitants de Zenica et de Sarajevo, en collaboration avec le photographe Egbert Trogemann, le producteur Amra Baksic Camo et le compositeur Bojan Vuletic, l’installation vidéo de Danica Dakic (née en 1962) propose un saisissant aller-retour entre passé et futur. « La trilogie Zenica aborde la responsabilité sociale et individuelle dans le contexte de la Bosnie-Herzégovine contemporaine. Autrefois site de l’une des plus grandes aciéries d’Europe et symbole du progrès moderniste yougoslave, la ville de Zenica s’est vue confrontée, dans la période qui a suivi la guerre en Bosnie, à des taux de chômage élevés, à une pollution extrême ainsi qu’à un sentiment général de démission », explique l’artiste.

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L’été sera féminin #6 : Aurélie Nemours, la plénitude de la peinture

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Les artistes rattachés à l’Art concret ont soumis leur travail à des impératifs d’objectivité, de clarté et de contrôle. En France, Aurélie Nemours (1910-2005) a incarné cet art abstrait radical, qui se détourne de la nature pour mieux créer sa propre réalité. Une réalité constituée de lignes élémentaires, horizontales et verticales, et de couleurs pures, qui s’épure progressivement jusqu’au monochrome. Invité à relire la Donation Albers-Honegger, où Nemours tient une si grande place, l’artiste Gérard Traquandi tempère cette interprétation canonique : « La part romantique et sentimentale de cette collection me saute aux yeux. L’intellect et le sensible sont ici convoqués simultanément ». Et il est vrai que les œuvres de l’artiste française ne s’appréhendent pas sur un mode intellectuel. Au contraire, de ses coloris intenses, lumineux, émane une authentique sensualité, une sorte de réconfort, de sérénité, de plénitude que seule l’ascèse a rendu possibles.

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Nomination d’Olivia Thornton à la tête de l’art contemporain européen chez Phillips

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Le 22 juillet, Phillips a nommé Olivia Thornton, une tête pas si nouvelle, à la direction des départements des arts du XXe siècle et contemporains en Europe. Un poste familier de cette Anglaise puisqu’elle était déjà à la direction de l’art contemporain chez Sotheby’s, où elle a exercé durant douze années. Avant cela, Olivia Thornton travaillait pour la Collection Peggy Guggenheim à Venise sur des expositions dédiées à Jackson Pollock ou encore Constantin Brancusi.
Cette nomination illustre la volonté de la maison de ventes américaine de se développer en Europe. « En étendant nos équipes de spécialistes pour construire une plateforme mondiale, nous sommes particulièrement bien placés pour travailler avec des collectionneurs », explique Jean-Paul Engelen et Robert Manley, les codirecteurs internationaux des départements du XXe et de l’art contemporain chez Phillips. Olivia Thornton exercera ses fonctions à Londres et travaillera à leurs côtés.

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Gilbert & George chez Vuitton

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Depuis longtemps déjà, les deux artistes britanniques Gilbert & George (« Connaissance des Arts » n°772, pp. 34-39) sont devenus des « classiques » de l’art contemporain. Leurs immenses tableaux photographiques, structurés en grille et colorés comme des vitraux, où ils traitent de sexualité, de religion, de mort ou de violence, tout en se mettant en scène, dans leur éternel costume conventionnel, et en s’inspirant de leur environnement quotidien, sont connus de tous. Mais l’on découvrira ici un ensemble de six dessins monumentaux au fusain sur papier, datant de 1971, au titre plein de résonances autobiographiques : There Were Two Young Men. Plusieurs œuvres de la même période accompagnent et complètent cette présentation.

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Idée lecture : Sonia Delaunay, La Vie magnifique

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Raconter Sonia avant, pendant et après Delaunay, c’est le défi que s’est lancé l’écrivaine Sophie Chauveau. Dans ce roman-biographie composé de courts chapitres et au style lapidaire, elle retrace la vie de la grande Sonia Delaunay, qui quitte Odessa pour Saint-Pétersbourg dès son plus jeune âge, avant d’arriver à Paris, et qui acceptera par amour de mettre ses rêves de gloire et de reconnaissance de côté.

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