Actualité artistique

La Rose des sables de Jean Nouvel à Doha

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Au pays des mirages, pourquoi s’étonnerait-on de voir s’épanouir une rose des sables à l’entrée de Doha ? Dans ce pays riche grâce au commerce des perles, puis au pétrole et au gaz, rien ne semble impossible. Depuis l’ouverture du musée d’Art islamique construit par Ieoh Ming Pei, l’architecte de la Pyramide du Louvre, suivi du musée d’Art moderne et de la Bibliothèque nationale de Rem Koolhaas, les constructions institutionnelles se suivent à un rythme soutenu, rivalisant avec les projets pharaoniques de sa voisine Abu Dhabi (voir Éditorial). Pour évoquer Doha, son environnement, son passé, son histoire et l’avenir de la région, il fallait donc un autre outil prestigieux, un musée afin de mettre également en valeur l’ancienne résidence de la famille royale et le siège du gouvernement restaurés. D’où la demande à l’architecte Jean Nouvel d’un vaste ensemble entourant le palais dU cheikh Abdullah bin Jassim Al Thani (1880-1957), le fils du fondateur du Qatar moderne, situé devant l’entrée du port pour pouvoir surveiller les allées et venues des bateaux.

Une expérience immersive

Lancé en 2008, le musée a mis une dizaine d’années à prendre sa forme définitive, sortir de terre, être aménagé et entouré de plantes et d’essences locales. « Pendant deux ans, assure la cheikha Al Mayassa bint Hamad bin Khalifa Al Thani, la directrice du musée, nous avons enquêté pour trouver les sujets qui interpelleraient les futurs visiteurs. C’est grâce à eux que le parcours a été organisé en espaces thématiques comme La vie sur la terre ou La vie en bord de mer et ceci jusqu’au bâtiment historique qui termine la visite. L’ensemble est conçu comme une expérience immersive dans l’histoire de la péninsule et de ses populations, de la nuit des temps jusqu’à nos jours. » En parallèle et pour répondre à ce programme complexe d’un musée de civilisation, Jean Nouvel a cherché comment évoquer tout à la fois le désert éternel et la modernité.

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Une esquisse de Rubens adjugée 1,6 million d’euros en vente aux enchères

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L’esquisse, réalisée par Peter Paul Rubens (1577-1640), faisait partie d’une commande datant de 1620, pour les plafonds de l’église de Jésuites d’Anvers. Mesurant chacune trois mètres sur quatre, les trente-neuf toiles, achevées un an plus tard, ont malheureusement été détruites dans un incendie en 1718. Pour préparer ces toiles gigantesques, Rubens a réalisé des esquisses de petit format, qui sont les seules traces de ces chefs-d’œuvre dont seules trois étaient connues à ce jour. Ces esquisses, dont celle vendue dimanche, étaient très précieuses aux yeux de l’artiste, qui refusait de les vendre. Découvert dans une maison du Nord de la France, le chef-d’œuvre du maître flamand est une petite huile sur panneau de bois représentant sainte Marguerite accostée d’un dragon et d’un agneau. Il est peu surprenant que l’œuvre ait connu tant de succès durant cette vente, car les modelli de Rubens sont « considérés comme la quintessence de son génie et la matérialisation de son processus créatif » selon Stéphane Pinta, expert du cabinet Turquin. Cette vente place une nouvelle fois Rubens parmi les cinq maîtres anciens obtenant les plus importants records de vente, et démontre également le dynamisme du marché des tableaux anciens. Après l’exposition consacrée à ses esquisses, qui s’est tenue il y a quelques semaines au musée du Prado (Madrid), puis au musée Boijmans Van Beuningen (Rotterdam, Rubens est plus que jamais sur le devant de la scène.

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Décès de Max Querrien, ancien président de la Caisse des Monuments historiques et de l’IFA

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Si on laisse de côté son action dans sa ville de Paimpol, dont il a été maire de 1961 à 1995, Max Querrien restera dans l’histoire des institutions françaises pour son rôle engagé dans l’architecture contemporaine. Bardé d’une licence en droit et d’un diplôme de droit public et d’économie politique, Max Querrien entre à l’ENA en mars 1946, est reçu au concours de l’auditorat du Conseil d’Etat, et devient maître des requêtes en 1954. Il commence alors une longue carrière dans l’administration, du ministère des Anciens combattants à celui des Affaires étrangères, de la Santé à la Justice. De 1963 à 1968, il dirige l’architecture au ministère des Affaires culturelles, puis préside de 1981 à 1986 la Caisse nationale des Monuments historiques et des Sites, puis de 1982 à 1987 l’Institut français d’architecture (IFA), créé cinq ans plus tôt. Il mène enfin une mission autour de l’exercice des activités économiques sur le domaine public qui s’achève par une loi de 1994, appelée « loi Querrien ». Retiré de ces activités, Max Querrien poursuit son activité en écrivant, entre autres, « Malraux, l’antiministre fondateur » en 2001 et « Pour une politique de l’architecture, témoignage d’un acteur » en 2008.

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Focus oeuvre : Nègre du Soudan par Charles Cordier

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Dix ans avant la réalisation de ce buste très expressif, Charles Cordier (1827-1905) avait rencontré Seïd Enkess, un ancien esclave du Soudan d’une grande beauté, devenu modèle professionnel. L’artiste réalisa son portrait et décida de se consacrer à l’étude des différentes physionomies humaines. En 1848, année de l’abolition de l’esclavage, il produisit toute une série de bustes. Le Nègre du Soudan, dit aussi Nègre en costume algérien, est l’une des premières réalisations polychromes du sculpteur. Le modèle est un joueur de tam-tam qui officiait dans des fêtes organisées par les musulmans à Alger, avant le Ramadan. L’œuvre fut dévoilée au salon de 1857, où Cordier exposa pas moins de dix-huit portraits. Le visage de l’homme est en bronze oxydé, le vêtement et le turban en marbre-onyx d’Algérie, dont le rouge veiné suggère les couleurs des tissus orientaux. En associant plusieurs matériaux, en jouant avec les tons, les contrastes, les effets mats ou brillants, Cordier innove à une époque où la sculpture se résume le plus souvent au classicisme du marbre blanc ou du bronze. Présenté sur un piédouche en porphyre, ce buste témoigne de l’admiration et du respect du sculpteur envers son modèle.

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Courez aux Journées marteau !

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Organisées par le Syndicat des maisons de ventes volontaires (Symev), ces journées sont axées cette année sur l’expertise et la possibilité de faire examiner gratuitement ses objets. Les commissaires-priseurs, qui ont traditionnellement un rôle de conseil auprès de leurs clients, ouvrent leurs hôtels des ventes aux néophytes. La dernière édition avait attiré cent trente mille visiteurs.

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Vik Muniz dans les vignes

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Vik Muniz, Chardonnay Leaf, 2018 ©Vik Muniz x Ruinart

Pendant les vendanges 2018, Vik Muniz a passé beaucoup de temps dans le vignoble de Sillery, près de Reims. De cette confrontation à une nature bien différente de son jardin tropical de Rio, l’artiste, qui représenta son pays à la Biennale de Venise de 2001, a tiré une série de photographies intitulée Shared roots (racines partagées). Celle-ci comprend plusieurs grands formats figurant des ceps de vigne (Flow Hands, Flow Diptych) ainsi qu’une gigantesque représentation ampélographique (relatif à la vigne et à son étude) du cépage Chardonnay. Créée au sol, cette dernière prend la forme d’une feuille de vigne composée à partir de feuillages, de branches et des grappes de raisin glanés dans le vignoble. Les ceps, quant à eux, sont un mélange de dessin et de morceaux de charbon et de bois noirci, formant des sortes de mandalas que l’artiste a ensuite photographiés. « Leurs formes m’évoquent de très vieilles personnes qui bataillent pour continuer à vivre : les vignes de la montagne de Reims produisent un excellent raisin dans un climat rude », raconte Vik Muniz. Ce processus illustre parfaitement la méthode de travail de l’artiste. Dans sa série Sugar Children de 1997, par exemple, il dressait en sucre en poudre les portraits d’enfants travaillant durement dans les plantations de canne à sucre. Pour Vik Muniz, « l’art est le développement de l’interface entre le cerveau et l’environnement ».
Vik Muniz x Ruinart poursuit la politique de collaborations de la maison de Champagne avec des artistes et des designers de renom tels qu’Erwin Olaf, Liu Bolin, Martin Baas et Hubert Le Gall. Exposés à Paris sur les grilles du Palais Brongniart jusqu’au 15 avril, les tirages de Shared Roots seront ensuite présentés dans les foires d’art dont Ruinart est partenaire, parmi lesquelles La Biennale de Paris, La Fiac, Paris Photo, Art Basel et Frieze.

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Les fantaisies de Barry Flanagan à la galerie Lelong & Co

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Universellement connu pour son lièvre bondissant, Barry Flanagan (1941-2009) a été l’élève d’Anthony Caro à la Saint Martin’s School of Art, avant de faire la connaissance de Miró. Mais il se retrouve surtout dans la découverte de l’univers décalé d’Alfred Jarry, jusqu’à devenir membre de son Collège de Pataphysique, « science des solutions imaginaires » et des épiphénomènes. De la même manière, l’exposition qui lui rend hommage à la galerie Lelong, organisée de concert avec The Estate of Barry Flanagan, présente des œuvres aussi poétiques que diverses et inattendues. À travers ce panorama de pièces de 1980 à 2009, date de la disparition de l’artiste, on retrouve le lièvre emblématique en musicien, jongleur ou équilibriste, côtoyant des dragons, des cloches ou des croissants de lune…  Sculpteur, dessinateur et graveur, Flanagan prend toutes les libertés, avec humour et fantaisie et un sens très juste de la composition.

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Art Paris 2019 : place aux femmes !

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Pour sa 21e édition, Art Paris met en valeur les artistes femmes, mais sans opportunisme avec l’air du temps, insiste son directeur, Guillaume Piens. « Chaque année, nous demandons à un commissaire sa vision de la scène française et quand je l’ai proposé à Camille Morineau, directrice des expositions à la Monnaie de Paris, elle a souhaité que nous invitions l’association Aware (Archives of Women Artists, Research and Exhibitions), dont elle est la présidente. Cette attention aux plasticiennes s’est ensuite développée comme un cercle vertueux et l’ensemble de la foire en présente une centaine avec un nombre de cinquante-huit galeristes femmes, également en constante augmentation ! » Pour refléter l’ADN de l’association étudiant les artistes nées entre 1872 et 1972, même si le prix Aware couronne de plus jeunes talents, ont été choisie Esther Ferrer chez Lara Vincy, Vera Molnar chez Oniris, Aurélie Nemours chez Lahumière, Judit Reigl chez Kálmán Makláry, mais aussi Laure Prouvost chez Nathalie Obadia, Malala Andrialavidrazana chez Caroline Smulders, Karina Bisch chez Thomas Bernard…

Plus globalement, l’enjeu est de comprendre pourquoi les femmes sont moins exposées et leur cote moindre que celle de leurs homologues masculins. Camille Morineau rappelle qu’elles étaient très actives après la Première Guerre mondiale ou au moment des fortes avancées sociales des années 1960. « Mais peu de textes critiques furent rédigés et comme l’historien d’art travaille à partir d’archives, ces créatrices ont été d’autant plus négligées. » Hanna Alkema, responsable des programmes scientifiques d’Aware, va encore plus loin : « Au-delà d’une misogynie classique, elles sont  » invisibilisées  » par le temps. Et certaines ayant bénéficié d’une grande reconnaissance à leur époque, telle Jacqueline Marval ou de nombreuses exposantes des salons du XIXe siècle, acquises par les institutions publiques, ont été complètement oubliées ».

En parallèle, la foire se concentre toujours sur une région du monde, qui est cette fois l’Amérique latine. Dans ce cadre, la collection de Catherine Petitgas exhibe des plasticiennes du bassin amazonien, aux travaux portant non seulement sur leur condition, mais sur la biodiversité et l’écologie. Avec 44% de nouvelles galeries participantes, quarante-cinq solos shows et un niveau global réellement  en hausse, Art Paris semble avoir trouvé sa place en accompagnant les débats de notre société.

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[On repeint l’expo] Vasarely au Centre Pompidou

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Réussite ou fiasco ? Quatre journalistes et critiques d’art, réunis autour de Guy Boyer, directeur de la rédaction de « Connaissance des Arts », décortiquent l’exposition « Vasarely. Le partage des formes », présentée au Centre Pompidou jusqu’au 6 mai.

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Disparition de l’artiste néo-zélandais Bill Culbert

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Difficile de qualifier le travail du Néo-zélandais Bill Culbert puisqu’il était à la fois peintre, photographe, sculpteur et faisait des installations. Formé à la Ilam School of Fine Arts de Christchurch de 1953 à 1956, il poursuit ses études au Royal College of Art de Londres. Dès 1977, il bénéficie d’une exposition personnelle à la Serpentine Gallery lui permettant d’exposer ses œuvres à base de lumière électrique. « C’est vraiment à partir de 1968 que je suis passé de la peinture à la lumière, raconte Bill Culbert. À cette époque, ma peinture se résumait à des toiles optiques abstraites et très simples. Habitant en France, j’étais devenu très conscient de la lumière. Mes œuvres sont alors devenues environnementales. Et tridimensionnelles.[…]
 J’utilise la couleur en relation avec la lumière. La translucidité du plastique d’un broc jaune traversé par la lumière du soleil est vraiment très belle. Passer un néon à travers une rangée de bouteilles revient sans doute à éliminer sa valeur de lumière et aussi sa fonction de broc, pour ne plus laisser qu’une fonction lumière/couleur ». C’est avec ses œuvres mêlant sculpture et lumière qu’il participe d’ailleurs à l’exposition collective « Lightworks », organisée par la City Gallery Wellington en 1997. Représenté par la galerie Catherine Issert à Saint-Paul, il avait bénéficié de nombreuses opportunités pour montrer son travail en France, les dernières étant au centre d’art contemporain de Montélimar en 2014 et au musée de Dole en 2015. C’est William Saadé, actuel directeur du palais Lumière d’Évian, qui nous a signalé son décès car il l’avait exposé au musée-château d’Annecy, ville possédant son œuvre lumineuse Red, Yellow and Blu (2000) sur la façade de son école d’art.

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Décès de l’avocat et collectionneur Kristen Van Riel

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Né en 1950, Kristen Van Riel s’est fait connaître en tant qu’avocat exigeant au franc parler, n’hésitant pas à prendre la défense, par exemple, de son ami le banquier Edouard Stern dont il était devenu l’exécuteur testamentaire. Le monde de l’art le connaissait bien puisqu’il a été tour à tour directeur général de Sotheby’s France et membre du conseil d’administration de musée des Arts décoratifs ou de la Fondation Henri Cartier-Bresson. C’est d’ailleurs à ce titre qu’il est intervenu dans le catalogue de l’exposition du grand photographe au Centre Pompidou en 2014. Depuis 1999, il s’était attelé à la restauration du château de Saint Aubin sur les bords de Loire. Dans cette propriété de Dompierre sur Besbre (Allier) entouré d’un grand parc à la française, il fallait reprendre les escaliers conduisant aux terrasses et planter de nombreux arbres. Un chantier dans lequel il s’était lancé avec passion.

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Rome, l’art de la guerre

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Une exposition présente l’organisation, la technicité et la puissance de l’armée romaine dans l’Antiquité, évoquant le chef des armées, l’infanterie, la cavalerie, la marine et la vie dans les forts à travers des œuvres d’art. Au fil du parcours, des aquarelles exécutées par le dessinateur et spécialiste du monde romain Jean-Claude Golvin font revivre camps romains, batailles navales et procession du triomphe.

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Podcast : Pierre-Yves Guenec, un compagnon habité par le feu

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Pierre-Yves Guenec est serrurier ferronnier. Il est aussi compagnon du devoir et même secrétaire de corporation. Pierre Yves Guenec est enfin responsable de la communication des Ateliers Saint-Jacques qui regroupent les savoir-faire d’ébénisterie, de taille de pierre, de ferronnerie et de fonderie pour les plus beaux chantiers de création et de restauration en France et à l’international. Mais Pierre Yves Guenec c’est surtout un vieux sage de 28 ans, porté par une flamme ardente et ancienne au service de la valorisation des métiers d’art.

Cet épisode du craft project a été réalisé en partenariat avec l’Institut National des Métiers d’Art (INMA)
dans le cadre de l’exposition « Métiers d’art, Signatures des territoires »
présentée par l’INMA en partenariat avec le Mobilier national et avec le soutien de la Fondation Bettencourt Schueller.
Galerie des Gobelins, 29 mars-21 avril 2019 Chaque mois, Connaissance des Arts vous propose
de découvrir un nouvel épisode de
THE CRAFT PROJECT.

Propose des conversations intimes avec des artisans d’art, «The Craft Project » est un Podcast produit par Métiers Rares,  studio parisien qui crée des ponts entre les artisans d’art et les marques. Raphaëlle Le Baud, entrepreneur des métiers d’art, va dans les ateliers, à la rencontre ceux qui choisissent de faire apparaître de nouveaux objets sur la planète et consacrent à cette tâche leur corps, leur âme et leur esprit avec technique et poésie. Du dernier des mohicans au néo-artisan, Le Craft Project cherche à comprendre comment se construit et se vit une vie d’artisan pour parler à nos coeurs de faiseurs, de chercheurs de sens et de rêveurs.

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L’Italie de Luigi Ghirri au Jeu de Paume

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Cette rétrospective de son travail s’attache à ses débuts dans les années 1970 où le jeune homme, géomètre de formation, arrête son objectif sur les paysages et les villes. Son humour discret, jouant souvent de télescopages incongrus, et ses talents de coloriste à la palette acidulée caractérisent cet auteur tout en finesse, disparu trop tôt.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Toutânkhamon – le Trésor du Pharaon à la Villette (2/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Métiers d’art, la revanche des territoires

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Souvenez-vous… Sur les cartes de France punaisées autrefois sur les murs des écoles, figurait l’Hexagone avec ses reliefs pastels et ses fleuves bleutés et, parfois, les spécialités de chaque région – le blé en Beauce, le beurre en Poitou Charentes, les vaches opulentes dans le Limousin, le cidre de Bretagne… Mais, jamais, aucun écolier ne put contempler une carte de France des métiers d’art qui aurait mis en valeur les maîtres porcelainiers de Limoges, les habiles lissiers d’Aubusson, les gantiers de Millau, les drapiers du Languedoc ou de Picardie, les souffleurs de verre de Lorraine ou les dentellières de Calais… Et pourtant, notre pays regorge de savoir-faire, souvent pointus, dont l’implantation dans telle ou telle région ne doit rien au hasard. Le travail du verre, dans l’Est de la France grâce à la présence d’immenses forêts et de nombreux cours d’eau, les artisans du cuir, dans les zones d’élevage – comme en Haute-Vienne ou du côté de Millau, entouré de plateaux où, depuis des siècles, se pratiquait l’élevage des ovins -, les potiers, dans la région d’Apt, riche d’une terre argileuse de toutes les couleurs autorisant cette technique de la « terre mêlée » qui fait sa spécificité depuis trois siècles…

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Face-à-face Calder-Picasso

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En art, l’exercice des confrontations et des dialogues est délicat. L’idée ici est de tourner autour du « vide » que chacun tend à creuser dans l’espace, concept vague pour signifier que les deux artistes s’approchaient du vide de l’abstraction. Si l’apesanteur et la suspension d’une forme évidée sont au cœur des recherches de Calder, Picasso quant à lui atteint souvent la grâce avec des lignes étonnamment dansantes et légères. Bien qu’évoluant tous deux en France dans les mêmes sphères artistiques des années 1930 puis 1950, ils ne furent pas amis comme Miró le fut avec Calder. Les commissaires Claire Garnier, Laurent Le Bon, Emilia Philippot, Alexander S.C. Rower et Bernard Ruiz-Picasso (leurs petit-fils respectifs) présentent, en étroite collaboration avec la Calder Foundation de New York, environ cent vingt œuvres, surtout des dessins, gouaches et sculptures. Les rapprochements sont chronologiques mais surtout formels, traquant des ressemblances dans les courbes, les lunes et les soleils de chacun ainsi que dans le travail des tôles pliées et découpées. Et, à la fin de leur vie, dans leur besoin de se libérer de la forme comme des formats, en voyant de plus en plus grand. Le musée ajoute sa note poétique en décrochant les luminaires de Diego Giacometti pour les remplacer par des Mobiles de Calder.

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Rendez-vous le 4 avril pour les 10e Rencontres nationales Culture & Innovation(s) !

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Créées en 2011, les Rencontres nationales Culture & Innovation(s) sont devenues un rendez-vous incontournable pour tous les adeptes d’innovation et de communication numériques. Pour cette 10e édition, l’événement rassemble quinze intervenants, et plus de 300 participants représentant 110 institutions, venus échanger entre professionnels et initiés sur de la question de l’innovation et du numérique dans les musées, les lieux de science et les sites patrimoniaux. Loïc Tallon, directeur du numérique au Metropolitan Museum of Art de New York, interviendra sur les stratégies pour engager de nouveaux publics tandis que différentes tables rondes permettront d’aborder les enjeux et le développement des expériences immersives (escape games, réalité virtuelle) ou bien encore la question des nouveaux outils de valorisation des œuvres. Gratuit, l’événement est accessible sur inscription, dans la limite des places disponibles. La journaliste Myriam Boutoulle live-tweetera l’événement sur le compte Twitter de Connaissance des Arts !
Pour plus d’informations sur le programme, rendez-vous sur le site des Rencontres nationales Culture & Innovation(s).

10e Rencontres nationales Culture et Innovation(s)
organisées par le Club innovation & Culture Clic France
Le 4 avril 2019 de 9h30 à 17h30
Cité des sciences et de l’industrie
30 Avenue Corentin Cariou
75019 Paris

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La Pyramide souffle ses 30 bougies

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Déménagement du ministère des Finances, redéploiement des collections et, clou du projet, édification au cœur de la Cour carrée d’une pyramide de verre par l’architecte d’origine chinoise Ieoh Ming Pei : l’affaire avait fait couler beaucoup d’encre et se lever beaucoup de boucliers. En 2019, les commentaires se sont tus, l’objet architectural semblant désormais naturel dans le paysage parisien. Pour autant, il n’était pas question pour le musée du Louvre de laisser un tel anniversaire inaperçu tant le projet allait sceller son identité actuelle. Pour ouvrir la danse, des  journées d’étude, les 29 et 30 mars, s’attardent sur des fouilles archéologiques liées au chantier, la pyramide dans la perspective des grands travaux de la Ve République et enfin l’espace d’exposition et les politiques culturelles. En accès libre, une exposition photo « 30 ans, 30 photos : la Pyramide vue par Paris Match », présentée dans les jardins du Carrousel, procède à trente arrêts sur image. Un week-end d’activités pour les familles début juin, un concours photo « Donnez votre vision artistique de la pyramide » (29 mars-24 octobre) organisé par « Connaissance des Arts » et « Le Parisien », ainsi que de nombreux autres événements festifs et gratuits vont ainsi ponctuer le calendrier jusqu’à la fin de l’année.

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