Actualité artistique

Trois trésors du bouddhisme japonais au musée Guimet

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Michel Maucuer, conservateur des collections japonaises du musée national des arts asiatiques-Guimet (MNAAG) et co-commissaire de l’exposition « Nara. Trois trésors du bouddhisme japonais ». Avec cette présentation exceptionnelle, l’institution nous plonge dans le Japon médiéval, au cœur de la ville de Nara qui fut la capitale de l’archipel de 710 à 784. Une ville qui, aujourd’hui par ses nombreux temples bouddhiques, conserve toujours des chefs-d’œuvre de la sculpture japonaise médiévale dont les trois œuvres exposées constituent un illustre témoignage. L’une est l’effigie en bois du bodhisattva Jizô, datée du IXe siècle, classée « patrimoine culturel important » ; les deux autres sont des gardiens du monde bouddhique, des divinités Kongo Rishiki, datées du XIIIe siècle, classées quant à eux « Trésors nationaux ». Avec ces trois œuvres exceptionnelles, l’exposition nous donne également l’occasion de découvrir l’évolution des techniques des sculpteurs japonais. […]

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Le Mauritshuis acquiert un tableau de Pieter Lastman, maître de Rembrandt

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Pieter Lastman (1583-1633) était estimé en tant que grand connaisseur de la peinture italienne, ayant commencé sa carrière en Italie, où il voyagea pendant plus de quatre ans. Il était considéré comme le peintre le plus influent d’Amsterdam et comme un maître de la peinture d’histoire. Ses œuvres illustrent de nombreuses scènes bibliques ainsi que mythologiques et se caractérisent par un soin particulier accordé aux paysages. Rembrandt (1606-1669) fut son élève pendant six mois, de 1625 à 1626, afin d’apprendre les principes de la composition ainsi que le travail d’après nature. Lastman eut une forte influence sur l’œuvre de Rembrandt en lui faisant découvrir les artistes italiens (Le Caravage notamment) qu’il avait cotoyés lors de ses voyages. Ainsi on retrouve dans l’œuvre de Rembrandt de nombreux personnages, une lumière puissante ainsi qu’une palette colorée provenant de Lastman, dont il s’inspirait dans le but de devenir un peintre d’histoire, considéré comme le genre majeur de la peinture dans la hiérarchie des genres. Le Mauritshuis souhaitait acquérir le Saint Jean Baptise prêchant (1627) de Pieter Lastamn pour compléter la collection du musée, à laquelle il manquait des tableaux d’artistes pré-rembrantistes. Le tableau fut acheté à un Américain par les « Amis du Mauritshuis » grâce au soutien d’un donateur privé. Selon Emilie Gordenker, directrice de l’institution « L’acquisition de cette toile de Lastman arrive à point nommé pour le lancement de l’année Rembrandt ». Ce tableau est un parfait exemple du talent de Lastman pour les scènes historiques, à la fois par son sujet (Jean Baptise annonçant l’arrivée du Christ était un sujet très populaire) et par sa réalisation, l’artiste ayant réussi à placer le prophète au centre de l’attention en le baignant de lumière et en le positionnant comme figure centrale, vers laquelle tous les regards convergent.

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Trésor à vendre : une peinture sur albâtre d’Orazio Gentileschi

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Après la Danaë achetée par le Getty Museum en 2016, c’est la seconde fois que Sotheby’s propose à la vente un tel chef-d’œuvre d’Orazio Gentileschi (1563-1639). De petites dimensions (49,8 x 40,3 cm), cette huile sur albâtre de Volterra illustre un épisode iconique de la Bible, La Chute des anges rebelles, rapporté au chapitre 12 de l’Apocalypse selon saint Jean. Avec une composition strictement organisée en deux registres, l’œuvre décrit le moment précis où les légions célestes triomphent des anges rebelles et les précipitent en Enfer. Au centre, l’archange saint Michel, muni de sa lance et de son bouclier frappé de la Croix, s’impose comme une véritable allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le Mal. Si l’œuvre n’est pas sans évoquer une composition postérieure de Gentileschi (Saint Michel et le Démon, 1607-1608, église San Salvatore, Farnèse), elle ne possède pas encore l’intensité dramatique du caravagisme et témoigne bien davantage d’une période de transition dans la carrière de l’artiste. En effet, au tournant du XVIIe siècle, Gentilschi abandonne le maniérisme pour adopter un style plus naturaliste, sous l’influence de l’art du Caravage avec lequel il se lie alors d’amitié. Ni son contexte de création ni le nom du commanditaire ne nous étant parvenus, seule l’analyse stylistique de l’œuvre permet de la dater vers 1601-1602.
Du point de vue technique, La Chute des anges rebelles est un véritable tour de force. L’artiste est, en effet, parvenu à utiliser la structure et les aspérités de la pierre pour suggérer différents éléments de décor, qu’il s’agisse aussi bien des nuées tourmentées par le combat céleste que des roches infernales. Selon ses contemporains, Gentilschi excellait tout particulièrement dans la production de ce type de pièces, à mi-chemin de la peinture et de l’objet d’art, devenues la spécialité d’un petit groupe d’artistes romains à la fin du Cinquecento et dont l’extrême préciosité séduisait une clientèle d’érudits. Seule peinture sur albâtre de Gentileschi conservée à ce jour, l’œuvre a refait surface en 2009 lors d’une vente à Amsterdam et devrait battre des records aux enchères, si l’on s’en croit la vente, en 2018, chez Sotheby’s d’une Crucifixion sur lapis-lazuli par Alessandro Allori (1535-1607) estimée $80 000-120 000 et vendue $735 000.

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Le court-métrage Les Indes galantes de Clément Cogitore nommé aux César 2019

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Même si l’on aime la musique baroque jouée uniquement sur instruments d’époque ou si l’on adore la précieuse version des Indes galantes de l’Opéra de Paris en 1952 avec les décors et costumes de Carzou et Chapelain-Midy, on ne peut pas rester insensible à la contemporanéité de cette adaptation du ballet de Jean-Philippe Rameau par Clément Cogitore. Avec l’aide de trois chorégraphes (Bintou Dembele, Grichka et Brahim Rachiki), ce vidéaste a choisi La danse du calumet, qu’il a fait jouer à un groupe de danseurs de Krump, cette danse née dans les ghettos californiens dans les années 1990 en réaction aux répressions policières. Ce court-métrage de cinq minutes est une pure délectation. L’« exotisme » de l’ailleurs, vu par le Siècle des Lumières, est remplacé ici par un engagement contemporain et des rythmes de danse afro-américaine. Aux tambours martelés par les Indiens dans l’œuvre du XVIIIe siècle succèdent en effet les mouvements saccadés du Krump, les entrées successives des différents danseurs, les balancements des corps dont on ne voit que rarement les visages. La foule s’agglomère autour des participants, qui alternent solo et choré collective. Les spectateurs participent, reprennent certains gestes, filment avec leurs i-phones. Engagement et violence contenue alternent suivant les accents de la musique et du chant dirigés par Emmanuelle Haïm. Un chef-d’œuvre également dans les cadrages avec des gros plans, des jeux de profondeur, des scènes décentrées, des obscurités fuligineuses, des éclats de lumière. La réussite est telle que l’Opéra national de Paris a confié à Clément Cogitore la mise en scène complète du ballet pour une production du 27 septembre au 15 octobre à l’Opéra Bastille. Les mots manquent pour décrire une telle œuvre. Visionnez-la.

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Picasso, beau comme l’Antique à Rome

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C’est en 1917, à Rome et à Naples, que Picasso fut pour la première fois confronté à la sculpture antique et à la Renaissance italienne. Lors de ce voyage, il put encore étudier les sublimes marbres de Bernin conservés à la Galerie Borghèse. Celle-ci accueille aujourd’hui une soixantaine de ses sculptures, réalisées entre 1905 et 1964. En douze thèmes, un dialogue s’instaure entre les chefs-d’œuvre du musée et le maître, qui ne renie rien de sa modernité. Car, disait-il, « l’art qui n’est pas dans le présent ne sera jamais ».

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Disparition d’Henry Chapier, l’un des fondateurs de la Maison européenne de la photographie

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Né à Bucarest en 1933 d’un père français et d’une mère autrichienne, Henry Chapier fuit la Roumanie en 1948, suite au décret d’expulsion frappant les Français. Il devient critique de cinéma pour les revues « Arts » (où il défend François Truffaut et la Nouvelle Vague), « L’Express », « Combat » (dont il devient rédacteur en chef des pages Culture) et « Le Quotidien de Paris ». Puis vient la télévision avec FR3 et son émission « Le Divan », un rendez-vous hebdomadaire de « psychanalyse télévisuelle », de 1987 à 1994. En parallèle, Henry Chapier se lance avec Jean-Luc Monterosso dans le projet d’un lieu destiné à la photographie, non pas pour l’État mais pour la Ville de Paris et à rayonnement international. Ce sera d’abord Paris Audiovisuel en 1978, puis la Maison européenne de la photographie, dont il devient le président en 1996, et le Mois de la photo à Paris. Avec sa crinière blanche, ses lunettes en écaille, sa voix au rythme nonchalant et ses coups de gueule, Henry Chapier s’est battu également pour le cinéma (il a été membre du jury de la Caméra d’or en 1988 et du jury du festival de Cannes en 1996).

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Vol de l’œuvre de Banksy au Bataclan

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« L’œuvre de Banksy, symbole de recueillement et appartenant à tous : riverains, Parisiens, citoyens du monde nous a été enlevé », a annoncé ce 26 janvier sur Twitter l’équipe du Bataclan. Quelques heures plus tôt, dans la nuit de vendredi à samedi, un groupe d’individus cagoulés a en effet découpé à la disqueuse la partie de la porte de secours (située à l’arrière de la salle de concerts, dans le passage Saint-Pierre-Amelot) sur laquelle l’œuvre avait été réalisée, avant de l’embarquer à bord d’une camionnette blanche. Alertée par l’alarme du bâtiment, la police est arrivée sur place vers 4h30 du matin pour constater le vol, qui a heureusement pu être filmé par les caméras de surveillance. Une enquête pour « vol avec dégradation » a été d’ores et déjà été ouverte. Notons que, compte tenu du statut particulier de l’œuvre, dont le Bataclan n’est pas a proprement parlé propriétaire, le dépôt de plainte concerne le vol de la porte et non celui de la peinture !
Apparue en juin 2018 lors du dernier séjour parisien de Banksy, l’œuvre, réalisée à la peinture blanche au pochoir, a été conçue comme un hommage aux victimes de l’attentat du 13 novembre 2015. Figurant un enfant à la tête couverte, en signe de deuil, et au visage partiellement dissous, cette image saisissante avait trouvé sa place dans l’histoire récente de la capitale, devenant un support de mémoire autant qu’un symbole de résistance. Nombreux sont aujourd’hui les internautes et les citoyens qui s’indignent de ce vol, vécu pour la plupart comme une véritable profanation, un outrage à la mémoire des victimes comme au geste de l’artiste. Sur le panneau installé en remplacement de la porte, on peut dorénavant lire : « You can win the rat race but you’re still a rat », une inscription qui pourrait être attribuée à l’artiste lui-même. Étant donné la convoitise que suscitent les œuvres de Banksy, et plus généralement des Street Artistes les plus célèbres, on peut s’étonner que l’œuvre n’ait pas fait l’objet de davantage de protection, en étant, par exemple, placée à l’intérieur du bâtiment. Mais l’équipe du Bataclan justifie son choix en expliquant qu’elle ne souhaitait pas dénaturer la signification première de l’œuvre en l’arrachant à son lieu de naissance : « L’essence même de l’art urbain est de donner vie à une œuvre d’art dans un environnement particulier et nous sommes persuadés que cette œuvre n’avait de sens qu’à cet endroit-là, c’est la raison pour laquelle nous avions souhaité la laisser libre, dans la rue, accessible à tous ».

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Mihai Olos dans l’Atelier Brancusi

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Olos a puisé dans la tradition constructive des architectures en bois de sa région natale, les Maramures, avant de s’en affranchir auprès de son ami Joseph Beuys. En digne héritier de son compatriote Constantin Brancusi, il rend compte à travers ses œuvres des énergies en puissance contenues par les formes élémentaires.

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[Avant-Première] Le Frac Île-de-France en action(s)

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Après le Plateau, à Paris, et le Château, à Rentilly, le Fonds régional d’art contemporain (Frac) d’Île-de-France se dote d’un nouvel équipement à Romainville, destiné à accueillir ses réserves. Xavier Franceschi, directeur du Frac, invité de Guy Boyer sur le plateau d’Avant-Première, revient sur les grandes étapes de ce projet multisites qui mène l’art contemporain à la rencontre des Franciliens.

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Les appétissantes natures mortes de Botero

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Rien ne manque, tout est en place dans les natures mortes de Botero : le panier, le pichet, le coin de table, le linge, le compotier, la cafetière, parfois un bout de miroir ou de fenêtre… Ou un gros plan sur une mandoline et quelques gâteaux. Mais surtout des fruits, les vrais héros pulpeux de ces still life, comme les nomment les Anglais. Dans cette série, tirée de la collection personnelle de l’artiste, on ne se pose plus l’éternelle question de savoir pourquoi il a besoin de gonfler ses femmes comme des ballons à l’hélium. Ici, on est simplement au pays de cocagne du fruit charnu, au paradis perdu de la gourmandise. Ces fruits sont proposés comme des friandises à la fois goûteuses et girondes. Légèrement enflée, leur chair reste appétissante. Melons et pastèques aux couleurs ludiques, vert vif, rouge framboise, poires évoquant des sphères féminines. De la pomme à l’orange, des grains de raisin aux cerises, on nage dans les rondeurs de l’enfance et d’une promesse de bombance. Botero, comme toujours, révèle un talent de coloriste joyeux. On ne peut bouder ni son plaisir gustatif, ni sa séduction chromatique. Ses dessins et aquarelles vont de 35 000 € à 53 000 €, ses huiles, de 260 000 € à 970 000 €.

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Les Conférences de Connaissance des Arts : Initiation à l’art contemporain

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Chaque mois, dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, découvrez un mouvement ou grand thème de l’art contemporain avec Elisabeth Couturier, présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA). Chacune de nos conférences vous permettra de mieux comprendre les fondements de la création actuelle et de revivre les grands moments de l’histoire de l’art contemporain.

– Prochainement – La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Tarif par conférence : 25€

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Déjà passées

Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00

Journaliste et critique d’art, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Idée Lecture : Cassandre à l’affiche

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Son secret ? Avoir su donner autant d’importance à l’image qu’à la lettre, en des compositions synthétiques et poétiques. Cassandre use de cadrages inspirés du cinéma (plongée et contre-plongée), de jeux d’échelle et d’effets positif/négatif pour ses typographies, auxquelles il accorde la plus grande importance (le Bifur, police de caractères qu’il invente en 1929, le goût des petites capitales romaines pour remplacer les minuscules qu’il exècre). Sans viser l’exhaustivité, ce bel ouvrage dresse un remarquable panorama de l’œuvre de celui qui fut peintre, affichiste, graphiste, typographe et, on le sait moins, décorateur et créateur de costumes de théâtre ou d’opéra. Alain Weill s’intéresse aussi à sa personnalité, grâce aux archives familiales mises à disposition par Roland Mouron, le petit-fils de Cassandre, et à un ensemble de lettres inédites de ses collaborateurs. L’ami de Balthus et de Pierre Reverdy apparaît alors dans toute sa vérité : un génie perfectionniste, voire maniaque, et un homme excessif tant dans son travail que dans sa vie privée.

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Décès de Jean-Maurice Rouquette, l’ancien directeur des musées d’Arles

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Pour un Provençal comme moi, biberonné à sa bible sur la Provence romane (édition Zodiaque), annoncer la disparition de l’Arlésien Jean-Maurice Rouquette est un déchirement. D’abord, parce qu’il avait un caractère impayable, orateur à la faconde du Midi, facétieux, connaissant tout de sa ville et de la région. Ensuite, car il a marqué de manière durable Arles et ses environs, conservateur puis directeur des musées de 1956 à 1995, créateur du musée archéologique de l’Arles antique construit en 1995 par Henri Ciriani sur la presqu’île où se trouvait l’ancien cirque romain. Enfin, pour son lien avec la photographie puisqu’il a lancé la collection de photographies du musée Réattu et, avec son ami Lucien Clergue et Michel Tournier, il a fondé le premier festival de photographie en 1969. Jean-Maurice Rouquette fut comme Lucien Clergue l’âme d’Arles et l’un de ses chantres les plus enflammés.

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Rumiko Takahashi, Grand Prix 2019 du Festival de la bande dessinée d’Angoulême

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En nominant Rumiko Takahashi, le jury, francophone, a effectué un choix hors-norme. Avant elle, seul un magaka avait reçu ce prix ultime, Katsuhiro Otomo en 2015. C’est aussi la seule femme ayant reçu cette récompense depuis Florence Costa en 2000. Cette nomination n’est pas seulement une victoire pour les dessinatrices, sous représentées dans la sélection des Grands Prix, mais aussi pour l’univers du manga, longtemps perçu en France comme un sous-genre. C’est dans la prestigieuse école de manga Gekiga (fondée par le grand scénariste Kazuo Koike) que Rumiko Takahashi commence sa formation. Elle rencontre rapidement un grand succès avec sa série Urusei Atsura (1978-1987), connue en français sous le nom de Lamu, puis Maison Ikkoku (1980-1987), rebaptisé en France Juliette je t’aime. Avant-gardiste et progressiste, elle est la première femme auteur de mangas « shonen » (c’est-à-dire destiné à un public masculin) à connaître le succès. Elle refuse de se conformer aux codes du genre et met en avant des personnages d’héroïnes fortes. L’auteur va même jusqu’à questionner la thématique du genre, notamment à travers le personnage de Ranma (personnage principal de Ranma 1/2), qui change de sexe selon la température de l’eau. Rumiko Takahashi est admirée pour la diversité de ses registres, excellant aussi bien dans le fantastique et l’horreur que dans la chronique sentimentale pour adultes. Les adaptations animées de ses mangas ainsi que son humour de situation, compréhensible par des lecteurs de tout pays, firent rapidement connaître ses œuvres à l’international. Elle est devenue, en 40 ans de carrière, une actrice majeure de la bande dessinée mondiale.

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À Bourg-en-Bresse, la Sibylle de Cumes a retrouvé sa tête

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Prophétesses de l’Antiquité, les sibylles, au nombre de dix, sont souvent reprises dans l’iconographie chrétienne en tant que figures annonciatrices de la vie du Christ. C’est à ce titre que, sculptées dans l’albâtre, elles apparaissent sur le pourtour du tombeau de Philippe II, duc de Savoie (1480-1504), exécuté au début du XVIe siècle et installé dans le chœur de l’église du Monastère de Brou, à Bourg-en-Bresse. La Sibylle de Cumes, reconnaissable à l’éponge qu’elle tient dans la main (évocation de l’accouchement de la Vierge) est décapitée en 1831, suite à des actes de vandalisme dans l’église princière, lors d’émeutes à Bourg-en-Bresse. Disparue, la tête réapparaît il y a trente ans dans les réserves du musée de Saint-Omer (Pas-de-Calais). Il a fallu tout ce temps pour régler les problèmes légaux et administratifs et lui permettre d’intégrer les collections nationales. Soigneusement démontées et nettoyées, la statue et sa tête ont enfin été réunies les 17 et 18 janvier derniers, une opération qui marque la fin des travaux de restauration des tombeaux princiers de Brou, celui de Philibert, de Marguerite d’Autriche et de Marguerite de Bourbon. D’autres têtes de sibylles sont encore manquantes – c’est le cas de l’Agrippine, de la Phrygienne et de la Delphique – et appartiennent peut-être à des collections particulières…

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Colloque : Remue-méninges à l’INHA

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Quelques semaines après la remise du rapport Savoy/Sarr, cette soirée de débats transdisciplinaires permettra de repenser le statut des objets d’art africain, océanien ou amérindien présents dans les collections de musées occidentaux. Une initiative plus que bienvenue pour désamorcer les crispations identitaires et culturelles latentes.

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