Actualité artistique

Giacometti chez Maillol : un dialogue entre les sculptures

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Thierry Pautot, responsable de la Recherche à la Fondation Giacometti et commissaire associé de l’exposition « Giacometti. Entre tradition et avant-garde ».
Si tout au long de sa carrière, Alberto Giacometti (1901-1966) a entretenu des relations avec des artistes tels que Rodin, Bourdelle, Maillol, ainsi que Brancusi, Zadkine ou encore Richier, qu’ils ont été fondamentales à l’évolution de son écriture plastique, tout en se nourrissant de ses aînées et de ses contemporains, Giacometti, par ses recherches, a su rester un artiste inclassable. Pour évoquer l’inscription de l’œuvre de Giacometti dans son temps, par ses filiations et sa singularité, l’exposition « Giacometti. Entre tradition et avant-garde » par un parcours chronologique et thématique est un dialogue avec les grands sculpteurs classiques et modernes de son époque. Si aujourd’hui, pour aborder cette nouvelle relecture de l’œuvre de Giacometti, nous sommes à Paris, berceau de la modernité et des avant-gardes, ville qui a vu le jeune sculpteur former son regard, il réalise ses premières œuvres à l’âge de 13 ans dans sa Suisse natale. C’est son père, Giovanni Giacometti, peintre néo-impressionniste, qui va l’initier très tôt à l’art et qui va lui conseiller d’aller à Paris pour parfaire sa formation. Alberto Giacometti suivra le conseil de son père, en 1922, il arrive à Paris pour suivre les cours d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande Chaumière. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Le Tanneur rend hommage aux Arts décoratifs

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Les designers de la maison Le Tanneur ont élaboré, en collaboration avec les équipes du MAD Paris, une série de trois porte-monnaie en édition limitée, nouvelle déclinaison du célèbre modèle « Sans-couture » qui fit la renommée du maroquinier dès le début du XXe siècle. Chacun de ces accessoires a été conçu autour de l’un des trois grands thèmes des collections du MAD, l’Art, la Mode et la Décoration, à partir des albums de la collection iconographique Maciet, conservés dans la bibliothèque du musée dont Le Tanneur est mécène depuis dix ans. Amateur d’art, collectionneur et insatiable « chasseur d’images », Jules Maciet (1846-1911) a collecté et classé tout au long de sa vie des centaines de milliers de gravures, photographies, cartes postales et documents en tous genres propres à illustrer les savoir et savoir-faire du monde entier. Ces 5000 volumes constituent une véritable encyclopédie visuelle qui documente des thèmes aussi variés que les arts et l’industrie, les jardins, la serrurerie ou la mythologie. Le premier modèle signé Le Tanneur x MAD, intitulé « La Décoration », évoque les grandes heures de l’Art Déco dont il emprunte le célèbre motif à palmettes sérigraphié, tandis que le deuxième, « La Mode », traduit en fil bleu brodé sur cuir le dessin d’une fleur stylisée. « L’Art », dernier né de cette série, s’orne sur son rabat d’un paysage japonisant traité par touches or et bleu sur fond noir. Des créations à glisser sous le sapin, disponibles dès le mois de novembre au 107Rivoli, à la boutique du MAD Paris, et dans une sélection de boutiques Le Tanneur.

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La France et le Japon au XIXe : des âmes en résonance

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Ce fut comme passer d’un monde à un autre. En 1868, le Japon, renonçant à son isolationnisme millénaire, rejoint définitivement la communauté internationale. L’élément déclencheur a eu lieu en 1853, lorsque les canonnières du commodore Matthew Perry, menaçant la baie de Tokyo, exigent du shogunat l’ouverture de ses ports. Stupeur et tremblements. Le shogunat des Tokugawa qui tient les rênes du pouvoir, englué dans une politique féodale et des principes xénophobes, est balayé. Les autres clans choisissent l’ouverture à l’Occident plutôt que le risque d’une colonisation. Parmi les conséquences, l’inauguration, en 1858, des relations diplomatiques avec la France. Ce basculement irréversible s’appuie sur la restauration du pouvoir impérial en la personne d’un adolescent de 16 ans, Mutsuhito, dont le nom posthume de souverain, Meiji, deviendra aussi celui de l’ère qui s’ouvre. Industrialisation rapide et avènement d’une économie capitaliste, unification de la langue, école obligatoire, fin des samouraïs, suppression des fiefs seigneuriaux et formation d’une armée de conscription suivant le modèle français, adoption d’une Constitution de type prussien, la « restauration Meiji » est une révolution éclairée.

Au centre de ce bouleversement, l’empereur quitte Kyoto pour résider désormais à Tokyo, capitale en pleine métamorphose. « En 1872, il est photographié en costume militaire, tricorne et épée au côté, le tout à l’occidentale alors qu’il n’a jamais quitté le Japon », souligne Sophie Makariou, présidente du musée Guimet et commissaire, avec Michel Maucuer, de l’exposition « Meiji, splendeurs du Japon impérial ». « Cette image, très largement diffusée, va devenir l’icône de la nation japonaise, puissance économique et militaire. Mais la propagande gagne aussi le terrain artistique et industriel. Étrangement, l’art de l’époque Meiji n’avait jamais fait l’objet d’une exposition en France, alors que sa production est époustouflante. » […]

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Votre photo du jour : L’entrée restaurée de l’Hôtel Turgot à Paris, siège de la Fondation Custodia par Céline Lefranc

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Livre de Noël : Irréguliers de l’art

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Estampillées « art des fous », ces créations des marges suscitèrent l’intérêt de quelques médecins et écrivains dès le début du XIXe siècle. À l’orée du siècle suivant, on ne craint plus de parler d’art à propos de ces œuvres fascinantes qui interrogent les ressorts secrets de l’impulsion créatrice. En forgeant le concept d’Art brut, Jean Dubuffet opère une véritable révolution. Ces œuvres, exécutées par des personnes « indemnes de culture artistique », ont désormais droit de cité dans les plus prestigieuses collections internationales. Présentes à la Documenta de Kassel dès 1972, elles dialoguent avec « les nouvelles tendances du voir ». Elles entrent aujourd’hui dans une non moins prestigieuse collection éditoriale, sous la houlette de Martine Lusardy, directrice de la Halle Saint-Pierre à Paris. Savant, séduisant et international, l’ouvrage est aussi une impressionnante somme visuelle, secouée par une énergie débridée.

 

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Galeristes à Paris, tout d’une grande ?

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De son ton gentiment bravache, Stéphane Corréard déclame son slogan du jour : « Galeristes, la petite foire qui n’envie rien aux grandes »… Pour sa troisième édition, le fondateur de Galeristes voit en effet revenir ses exposants fidèles, dont Hervé Loevenbruck, Christophe Gaillard et Sémiose, ou ceux ayant réalisé un très bon chiffre d’affaires l’an dernier, comme Papillon ou la Galerie de France. Mais cette nouvelle session veut aussi introduire de jeunes marchands, à l’exemple de Pauline Pavec et la galerie OSP, ou des historiques atypiques, comme Christian Berst ou Magnin A. L’idée de Galeristes est bien d’aller chercher des publics pas encore identifiés comme des collectionneurs « professionnels », tout en ayant un fort pouvoir d’achat. Stéphane Corréard est d’ailleurs confiant sur l’avenir de son salon, qui siègera en 2019, toujours au Carreau du Temple, en même temps que la Fiac. Et de conclure, un brin taquin et en référence aux travaux à venir du Grand Palais : « À partir de 2020, nous serons les seuls à avoir une verrière… ».

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Réservez vite votre cycle pour les conférences sur l’art contemporain !

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Nous vous donnons rendez-vous chaque mois dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, pour assister à la présentation d’un thème par la présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA), Elisabeth Couturier.
Chacune de nos conférences vous permettra de mieux appréhender l’histoire de l’art contemporain et d’approfondir votre connaissance de ses grands thèmes et réflexions.

Inscrivez-vous dès à présent à l’ensemble du cycle de 7 conférences au prix préférentiel de 160€ : Réserver le Cycle  Ou choisissez à la carte les conférences de votre choix au prix de 25€ par conférence

Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00– Terminé

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00 – Terminé

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00 – Terminé

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Journaliste et critique d’art, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Artisanat d’art et design, 10e édition à Paris

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La 10e Biennale des métiers d’art et de la création investit à nouveau le Carrousel du Louvre. Cette grande exposition-vente de six mille mètres carrés invite trois cents exposants dans les domaines de la mode, du design, de l’artisanat d’art et de la décoration intérieure. Parmi eux, GCDK Design mêle artisanat d’art et design en façonnant à la main des créations utilisant la laque, la coquille d’œuf, le galuchat, la feuille d’or ou le cuir, tandis que l’atelier Walter Bellini crée coffrets et parures de bureau à partir de bois précieux. Autant de pièces uniques ou de petites séries que l’on retrouve parmi les œuvres de dix jeunes talents sélectionnés par la Chambre régionale de métiers et de l’artisanat : créateur de bijoux, maroquinier, couturier, fondeur, tourneur sur bois, porcelainier, céramiste ou ébéniste-designer tel que Guilhem Huynh qui fabrique des pièces de mobilier originales où les jeux de volumes se substituent à l’ornementation. Cette année, le Carrousel des métiers d’art et de la création met à l’honneur le Portugal, dont la tradition artisanale prend son essor grâce à une nouvelle génération de créateurs conjuguant savoir-faire ancestraux, esprit entrepreneurial et prix abordables. Une sélection d’artisans d’art opérée en concertation avec l’Ambassade du Portugal en France est exposée, avec par exemple les artisans-joaillers de l’atelier Joaquim de Sousa Monteiro près de Porto, la créatrice de mobilier en liège Sandra Louro et les designers de Vicara Design basés à Leiria.

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[Avant-Première] HYam fait rayonner la création contemporaine méditerranéenne

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Sur le plateau d’« Avant-première », sa créatrice, Pauline Simon présente la philosophie de ce prix conçu avec le soutien de la maison de ventes Artcurial, qui accueille le 14 décembre prochain une table ronde sur la scène artistique contemporaine marocaine.

Table-ronde « La jeune scène artistique marocaine en route : les nouveaux enjeux culturels »
Vendredi 14 décembre à 18h30 chez Artcurial
Rond-point des Champs Elysées, Paris Entrée libre
Réservation obligatoire à l’adresse : invitation@lartenplus.com

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Une surprenante campagne de promotion pour le Centre Pompidou

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La genèse de la campagne de promotion #SouvenirsDeParis, initiée par le Centre Pompidou à Paris, réside en un simple constat effectué par la Direction des publics du musée national d’Art moderne : lors de leur première visite à Paris, les touristes étrangers ne se rendent pas nécessairement à Beaubourg, « ils se contentent souvent de faire le tour par l’extérieur de ce bâtiment iconique », a affirmé Benoît Parayre, directeur de la communication du Centre. Ainsi sur une fréquentation de 3,37 millions de visiteurs réalisée en 2017, 60 % des visiteurs étaient français, contre seulement 40 % de visiteurs étrangers, qui lui préfèrent les monuments emblématiques de la capitale, à l’image, bien entendu, de la Tour Eiffel, de l’Arc de Triomphe, de la cathédrale Notre-Dame de Paris ou encore de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

© Agence Marcel/Centre Pompidou

En réaction, les équipes du Centre Pompidou ont décidé de proposer une campagne de promotion originale, traduite en dix langues, destinée à faire internationalement rayonner l’institution et sa collection d’art moderne et contemporain, une des plus riches au monde avec celle du MoMA de New York. Avec l’appui de l’agence Marcel, du groupe Publicis, une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux et sur le site Internet du musée, dans laquelle une voix off anglaise, à l’accent très prononcé, French touch oblige, relate que le Centre Pompidou s’est désormais aligné sur les autres monuments parisiens en créant, à son tour, sa propre statuette de métal. L’objectif est de rejoindre, enfin, le « top five » des sites les plus connus de Paris (le Centre Pompidou étant déjà le cinquième site le plus visité du Grand Paris, selon les chiffres d’Estimates). Avec un humour certain, ce petit objet souvenir a été produit à grande échelle et a même été distribué aux vendeurs à la sauvette, à l’initiative du musée ! Une équipe de vendeurs a également été spécialement recrutée pour l’occasion, abordant les touristes et faisant l’éloge du musée parisien, rendu accessible par des navettes gratuites disponibles pour les touristes. « Le secret pour être un lieu incontournable de Paris enfin révélé » a clamé le Centre Pompidou sur Facebook, Twitter et Instagram.

© Agence Marcel/Centre Pompidou

Sans oublier que la statuette possède, sous son socle, un QR Code qui lance le GPS indiquant le chemin à suivre pour se rendre au musée. L’opération est, en tout cas, une réussite médiatique : en une semaine, la vidéo #SouvenirsDeParis a été vues plus d’1,5 million de fois sur YouTube !  « Cette campagne est en train d’inonder le monde. Et ce n’est qu’un début », a prédit, enthousiaste, Benoît Parayre. Il semblerait que la statuette du Centre Pompidou s’apprête à devenir le nouveau souvenir de vacances apprécié des touristes… Un cadeau tendance et décalé à glisser dans vos petits souliers pour Noël.

 

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Les inédits de Mireille Moser à Paris

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Anguleuses, enroulées, arrondies, couleur terre, céladon ou bleutées, ce sont vingt-cinq nouvelles pièces de Mireille Moser qui envahissent la galerie Meubles & Lumières (de 1600 € à 5800 €). « Chaque pièce m’ouvre une nouvelle piste », dit la céramiste qui, pour sa deuxième exposition à la galerie, a continué son exploration des formes et des matières. Si elle utilise toujours la même terre de grès, elle peut laisser les pièces lisses, les griffer ou garder visible l’empreinte de ses doigts.

 

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Angelika Markul, au chevet des glaciers à Paris

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Les sculptures d’Angelika Markul (née en 1977 en Pologne) dévoilées ici font écho à son film La Mémoire des glaciers, sur le thème du réchauffement climatique. Chacune de ces pièces en bronze porte la mémoire d’une tradition, d’un animal, d’une population disparus. L’exposition, dont le titre renvoie au glacier menacé de la Terre de Feu, entre l’Argentine et le Chili, est organisée à l’occasion des dix ans de l’association Coal, qui soutient des artistes sensibles à l’écologie.

 

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Voyage dans la peinture européenne à Paris

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Éclectique et toujours avec goût, Alexis Bordes présente une sélection d’œuvres du XVIIe au XXe siècle, avec notamment quatre tableaux du XVIIe italien et français provenant d’une collection privée parisienne. Cet ensemble réunit une vingtaine de tableaux des écoles françaises, italiennes et belges, dont les prix se situent de 50 000 € à 350 000 €. On y appréciera de belles illustrations du goût baroque avec, par exemple, L’Immaculée Conception avec les saints Nicolas, Catherine, Paul, Étienne et les anges musiciens, modello réalisé par Simone Pignoni en 1675 pour le retable de San Niccolò à Florence. Le XVIIIe siècle est richement représenté avec Jean Raoux et ses Deux Jeunes Femmes se regardant dans un miroir, datables vers 1730, ou François Boucher et son Portrait d’un musicien (très probablement Rameau) exécuté vers 1745. Alexis Bordes évoque aussi La Barque de plaisir de Jean Baptiste Pater, « ode à l’esprit libertin » qui côtoie le surréalisme de l’artiste belge Marcel Delmotte, avec Le Marchand de masques, dont l’étrangeté a su le séduire.

 

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Idée Lecture : Chez un portraitiste

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Entre réalité et fantastique, Haruki Murakami, le célèbre auteur de La Ballade de l’impossible et de 1Q84, entraîne ses lecteurs dans une enquête passionnante autour de la peinture japonaise nihonga (les pages explicatives ne sont pas inutiles). Les descriptions des séances de pose sont justes et montrent bien les méthodes du héros-peintre en quête d’une autre manière de représenter ses modèles. Le livre est parsemé de références à la musique (en particulier au sublime Chevalier à la rose de Strauss). Normal puisque l’auteur, grand amateur de jazz et de classique, publie au même moment De la musique, un recueil de conversations avec le chef d’orchestre Seiji Ozawa (328 pp., 22 €) paru également chez Belfond.

Poursuivez votre exploration de l’univers de Haruki Murakami grâce à la soirée « Invitation à la culture japonaise », organisée le 10 décembre prochain par Connaissance des Arts, Les Échos-Le Parisien Events et les éditions Belfond.

Au programme

Entretiens animés par Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts.
Présentation de l’exposition « Japon-Japonismes. Objets inspirés, 1867-2018 », au musée des Arts décoratifs, en présence d’Olivier Gabet, directeur du Musée des Arts décoratifs et commissaire de l’exposition.
Conversation avec Hélène Morita, la traductrice de Haruki Murakami, Tomoko Oono, collaboratrice pour la traduction, et Caroline Ast, directrice éditoriale du domaine étranger des éditions Belfond, sur le thème : « L’importance de l’art dans les écrits de l’auteur »

La rencontre s’achèvera par une cérémonie du thé.

Votre invitation vous attend ici.

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Le Street Artiste Riks réinterprète les bouteilles de Suze 

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Né en 1982 à Paris, l’artiste contemporain Riks a fondé, avec Romano et Tiez, le collectif d’art urbain « Le Mouvement », dont la mission principale est d’impliquer et de faire participer les habitants de Paris à leurs créations et performances artistiques. Dès 1996, Riks a commencé à pratiquer le graffiti en s’inspirant directement des pionniers new-yorkais, avec une typographie lisible, des couleurs vives et des formes arrondies. Cette année, il a collaboré avec Suze pour revisiter entièrement le packaging des bouteilles de la célèbre marque de liqueur de gentiane, créée en 1889. Après Elsa Muse en 2016 et sa version « Do It Yourself », puis celle du skateur et illustrateur Lucas Beaufort en 2017, Suze a porté son choix sur cet artiste contemporain, qui a souhaité, par son design, rendre hommage à un quartier emblématique de Paris ou de Lyon (Ménilmontant, Belleville et les Buttes-Chaumont à Paris, la Croix-Rousse à Lyon), dans un style coloré et reprenant les codes esthétiques du Street Art et du graffiti, sans gommer l’image traditionnelle et conviviale de cet apéritif vintage de Pernod-Ricard.

 

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Qu’est-ce que le Jômon ?

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À la faveur d’un réchauffement climatique qui fait apparaître de luxuriantes et giboyeuses forêts au nord-est du Japon, la culture Jômon s’y développe quelque dix mille ans avant notre ère. Les hommes du Jômon vivent dans un milieu si fertile qu’ils peuvent se sédentariser en villages (jusqu’à six cents maisons) sans cesser d’être chasseurs cueilleurs. Ils produisent de très belles céramiques. « C’est dans le cadre de la transformation de l’alimentation, par exemple la longue cuisson des glands pour en retirer l’acidité, que cette civilisation développe l’usage de la poterie dès ses débuts. On ne connaît pas de céramiques en Europe avant les débuts de l’agriculture, deux mille ans plus tard », commente Laurent Nespoulos, archéologue et contributeur du catalogue de l’exposition. Ces céramiques utilitaires évoluent très vite vers l’art décoratif. Elles sont parées d’impressions réalisées avec les ongles, les doigts,  des coquillages, des cordes, puis d’ornements en relief. Elles émerveillent, lorsqu’ils les découvrent, les lettrés de l’époque d’Edo. L’ère Jômon devient dès lors pour le pays une sorte de culture primitive idéale, qui vient d’ailleurs d’être célébrée dans une exposition à succès au Tokyo National Museum. L’exposition parisienne permet d’admirer soixante-quatre objets qui font voyager au cœur de l’esthétique Jômon comme de son univers spirituel. Parmi les œuvres, datées de 11000 à 400 avant notre ère, des poteries, des dogûs (figures anthropomorphes cultuelles), mais aussi des objets usuels raffinés, tels des paniers de bois tressé et des céramiques laquées.

 

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