Actualité artistique

L’Amérique d’Alain Bublex à Tours

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Placide et critique, l’œil de l’artiste lyonnais (« Connaissance des Arts » n°655, pp.78-83) inventorie le monde tel qu’il bouge et change, dans ses grâces comme ses noirceurs. Son champ actuel d’investigation : le paysage et l’identité d’une nation, qu’il décortique et analyse. Ne retenant de Rambo (en version dessin animé) que les paysages sans action ni personnages, l’artiste entend démontrer que, dans ce film, le héros américain s’adresse à sa nation grâce à sa relation au paysage. Dans cet esprit, Bublex bâtit un diorama, projetant à l’échelle 1 ces vues énigmatiques désertées.

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Art Tech  : Une immersion virtuelle dans le Château de Versailles

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Mise en ligne le 11 septembre, l’application « Versailles VR*, le château est à vous » propose aux internautes de déambuler virtuellement dans certaines pièces majeures du Palais. C’est le cas notamment des Grands Appartements royaux, de la Chapelle (interdite au public), de la mythique Galerie des Glaces et de l’Opéra. Une prouesse numérique rendue possible grâce à la photogrammétrie, technique qui permet de reconstruire un modèle 3D sur la base de simples photos bidimensionnelles. C’est le plus grand projet réalisé à ce jour avec cette technologie, rassemblant 4 To de données collectées. Pour se faire une idée, cela représente l’équivalent de 4 000 clés USB d’1 Go.  L’objectif de ce projet commun est double  : rendre accessible aux internautes l’ancienne résidence royale française et leur offrir d’aller plus loin dans leur compréhension du lieu. Ainsi, la balade virtuelle ne remplace pas l’émotion ressentie par les 8 millions de visiteurs physiques annuels, elle l’enrichit.

©Google Arts & Culture

Profiter de ce voyage inédit

Pour y accéder, deux solutions sont disponibles  :

  • Depuis un ordinateur  : rendez-vous sur la page https ://artsandculture.google.com/project/versailles puis descendre jusqu’à « Lancez l’expérience immersive sur SteamVR »
  • Depuis un smartphone ou une tablette  : télécharger l’application Google Arts et Culture depuis la plateforme Apple ou Androïd, puis cliquer sur « le château est à vous ».

Pour vivre pleinement l’expérience immersive gratuite, il est nécessaire d’utiliser un casque de réalité virtuelle**, des écouteurs audio et deux télécommandes. Sans ces objets, une version allégée est également disponible sur le site internet dédié. Autre possibilité, Google propose en libre-service le téléchargement d’un patron d’un casque à imprimer, découper et plier, pour y insérer son smartphone.

©Google Arts & Culture

Le voyage au milieu des 24 salles peut commencer. L’impression de se trouver dans une pièce du château est saisissante. En tournant la tête en tous sens, on peut observer les peintures, les parquets, les tapisseries, etc. En levant la tête, on admire les plafonds  : mieux, le même résultat est possible en utilisant la manette d’une des télécommandes. Même manipulation pour avancer ou reculer dans le parcours ou encore zoomer sur des parties de la pièce. Dans le même temps, des commentaires sont délivrés au choix en français, en anglais ou en mandarin dans les écouteurs audio. En cliquant sur certains éléments, on obtient des informations complémentaires. Par exemple, on apprend que La Pudicité de Benghazi fût un temps exposée au Louvre ou encore des dates importantes du règne de Louis XIV. Clou du spectacle, choisir le mode « chandelles » de l’application pour vivre l’expérience à la lueur de la bougie, sans risquer de mettre le feu aux tapisseries. En complément des salles, 340 œuvres d’art ont été numérisées en HD et exposées dans l’application. Auxquels s’ajoutent 18 modèles 3D de pièces et objets. Admirer le lit du Roi sous tous ses angles ou encore des meubles ayant appartenu à Marie-Antoinette est désormais à portée de clic.

10 ans de partenariat technologique

La collaboration entre Google et le Château de Versailles s’inscrit dans la durée. Depuis 2009, ils proposent ensemble de nouvelles fonctionnalités technologiques liées au lieu  : visite des jardins au travers de Google Street View, modélisation 3D de la construction du château, expositions virtuelles, etc. Cette nouvelle expérience inédite prouve qu’après 385 années d’existence, le Château de Versailles reste à la pointe de l’innovation.

©Google Arts & Culture

*VR = Virtual Reality, soit réalité virtuelle en langue française
** à ce jour, uniquement les casques HTC Vive, Oculus Rift et Valve Index sont compatibles.

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Nouveau Talent : Baptiste & Jaïna, retour à la terre

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C’est l’histoire d’une rencontre, ou plutôt de deux. Celle de Baptiste Sevin et Jaïna Ennequin dans les ateliers de l’École supérieure d’art et de design de Reims, puis celle de ces deux jeunes artistes avec un matériau : la céramique. Ni l’un ni l’autre n’a suivi de formation de céramiste à proprement dit, mais chacun s’y est frotté indirectement pendant sa scolarité, elle à l’occasion d’un stage chez Haviland, lui lors d’un stage de six mois chez un maître verrier, où il s’est initié au moulage. « Nous dessinons tous les deux énormément, raconte Jaïna Ennequin. Un jour, nous nous sommes mis à dessiner des formes très libres et la céramique s’est imposée comme une évidence. » Guadeloupéenne d’origine, celle-ci a construit son projet de diplôme autour de son île natale, explorant à travers la céramique, matière du feu et de la terre, le rapport à la minéralité, au volcanisme. Ce travail a ensuite été développé avec Baptiste en une série d’œuvres à mi-chemin du design et de la sculpture. Ainsi se construit une histoire à deux voix sur la Guadeloupe, dans laquelle les faits historiques et géologiques se combinent au rêve, à l’imaginaire. « Nous cherchons à mêler des formes organiques un peu étranges à des archétypes d’objets, comme le vase, la coupe », explique Baptiste. Avec cette idée « que l’objet devienne le support d’une histoire », souligne Jaïna. À travers le travail sur les textures, lisses ou rugueuses, et sur les reliefs, les designers jouent aussi de l’indécision entre nature et culture. En témoignent, par exemple, les Dark Smokers, qui font référence aux colonnes de fumée situées en eaux profondes, ou encore les Coussins de lave, qui semblent nés d’un processus naturel de minéralisation. Chaque série est pensée en termes de collection, voire de paysage à travers lequel vogue l’imagination. « Cette matière, on n’en voit pas les limites », conclut Jaïna.

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Le saviez-vous ? La sculpture contemporaine

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Richard Serra, le dompteur d’acier

C’est en travaillant un été, au début des années 1960, dans une aciérie que le jeune américain Richard Serra (né en 1939) découvre l’acier. Cette expérience aura une incidence sur son travail. Ses débuts sont marqués par des projections de plomb fondu sur les murs, inspirées de la gestuelle de l’expressionnisme abstrait américain et de la technique du dripping de Jackson Pollock. Richard Serra se met ensuite à appliquer au pinceau l’effet « rouille » sur des plaques monumentales constitutives de ses installations. Un geste devenu sa signature visuelle.

Richard Serra, Clara, Clara, 1983, acier. Présentée au Jardin des Tuileries à Paris en 2008 ©Jean-Pierre Dalbéra

Jeff Koons, le kitsch flamboyant

Néo-pop, c’est ainsi que l’on peut qualifier l’Américain Jeff Koons (né en 1955), nourri par les objets de la culture populaire. C’est le « bad boy » de l’art contemporain le plus coté au monde. D’une apparente légèreté, ses jouets gonflables sont empreints de cynisme. Son lapin Rabbit (1986) en acier inoxydable ne risque pas de se dégonfler. Jouant sur le décalage, avec Lobster (2003), Koons occupe le salon de Mars du château de Versailles en 2008 et fait naître une vive polémique.

Jeff Koons, Lobster, 2008, aluminium. Présenté au château de Versailles en 2008 ©Laurent Gilot

Mueck et l’illusion du silicone

Une peau en silicone. Chaque ride, chaque sillon est savamment travaillé. L’Australien Ron Mueck (né en 1958) a emprunté aux effets spéciaux quelques astuces. Soit plus petits, soit plus grands que dans la réalité, ses personnages néo-hyperréalistes surprennent par leurs tailles, leurs postures et leurs mises en situation.

Ron Mueck, In Bed, Fondation Cartier pou rl’art contemporain, Paris ©Alexandre van de Sande

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec
L’Histoire de l’Art pour les nullissimes
par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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Les tulipes de Koons prennent racines aux Champs-Élysées

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Les fleurs de Koons auront donc survécu à la controverse… Dissimulé sous une toile blanche, façon Christo, durant plusieurs semaines, le très attendu Bouquet of Tulips a enfin été dévoilé aux Parisiens ce matin, vendredi 4 octobre, en présence de l’artiste, de la maire de Paris, Anne Hidalgo, et de l’ancienne ambassadrice des États-Unis, Jane Hartley. Implanté dans les jardins des Champs-Élysées, il trône donc dorénavant entre le Petit Palais et la place de la Concorde, toisant le promeneur dubitatif de ses 12 mètres de haut. Cette pièce unique (« Encore heureux ! », diront les mauvaises langues) témoigne de l’amitié franco-américaine et entend également rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Les onze fleurs (et non douze comme le veut la tradition) symbolisent en effet l’absence des victimes après les actes terroristes de 2015 et 2016. Lors de l’inauguration, la maire de Paris a pris soin de souligner que la fabrication et l’installation de l’œuvre avaient été financées exclusivement par des mécènes privés américains et français. Rien n’a été dit, cependant, quant au financement de l’entretien de cette œuvre exposée aux quatre vents et dont la célébrité pourrait susciter des actes de malveillance, voire des hommages façon Street Art.

Révélé par Jeff Koons en novembre 2016, ce projet de sculpture monumentale avait été initié par Jane Hartley lorsqu’elle était ambassadrice à Paris. Cette main tendue offrant un bouquet, pendant pop et kitsch à au geste de la statue de la Liberté, se veut tout à la fois un symbole du don et une démonstration des liens qui unissent la France et les États-Unis. Les tulipes, quant à elles, sont, aux yeux de l’artiste une allusion « à la renaissance, à la vitalité de la nature et au cycle de la vie ». Le motif floral permet également à Jeff Koons de s’inscrire dans une tradition iconographique et symbolique séculaire : « L’œuvre dialogue aussi avec Le bouquet de l’amitié (1958) de Pablo Picasso et avec sa Femme au vase (1933) autour de l’acte d’offrir. Vous pouvez aussi regarder la sculpture et penser aux fleurs impressionnistes de Monet ou aux fleurs rococo de François Boucher et de Jean-Honoré Fragonard », explique l’artiste. À présent, reste à savoir si cette main à l’hyperréalisme troublant, tenant fièrement ce bouquet de fleurs en ballons de baudruches, deviendra un symbole du patrimoine monumental parisien ou bien la bête noire de ses défenseurs.

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Marché de l’art : Le pari de Jean-Pierre Osenat

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Jean-Pierre Osenat aime prendre des risques. Alors que le label Osenat est associé aux ventes Empire de Fontainebleau, voilà que la maison fusionne avec l’étude Pillon de Versailles pour se lancer à contre-courant de la tendance actuelle. « J’y vais pour développer des départements en ligne directe avec Versailles. À l’étranger, Versailles est synonyme de Grand Siècle », explique Jean-Pierre Osenat. Son programme vise la royauté en général et la notion élargie de « Grand Siècle » en particulier, qui lui permettra « de vendre des meubles et des objets d’art des XVIIe et XVIIIe siècles, afin d’associer l’image du beau mobilier à celle de Versailles ». Sont également prévues des ventes d’histoire et d’art russes trois fois par an, et maître Pillon continuera à officier pour ses ventes d’art moderne et contemporain. La vente inaugurale présente la collection Jean-Pierre Jouve, qui fut architecte en chef des Monuments historiques, avec des objets d’art populaire comme un mascaron du Pont-Neuf en pierre sculptée (de 2000 € à 2500 €).

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Le Bauhaus a 100 ans !

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C’est l’exposition à laquelle tous les passionnés de design, mais aussi de sociologie, de philosophie, de politique et d’histoire de l’art doivent courir. En fait, pas mal de monde. C’est que le Bauhaus, mouvement qui a officiellement duré « seulement » quatorze ans (fondé en à Weimar 1919 et fermé par les nazis à Berlin en 1933), continue en réalité d’investir notre quotidien esthétique depuis cent ans. Plus de mille objets le rappellent cet automne à Berlin : archi-connus comme le fauteuil tubulaire Wassily de Marcel Breuer (1925) ou jamais montrés, sortis pour la première fois de collections privées ou stars de musées, parfois pièces uniques (la théière MT 49 de Marianne Brandt, 1926), « originaux » ou remakes, cette dernière catégorie ouvrant sur une belle réflexion. Le Bauhaus pensait l’art en série, inséparablement lié à l’innovation technologique et à la production de masse. Attribuer une valeur plus importante aux objets de l’époque n’est-il pas alors un contresens ? L’exposition est articulée autour de quatorze objets donnant naissance à quatorze questions essentielles et inattendues. Il y a fort à parier que Walter Gropius, Hannes Meyer, Ludwig Mies van der Rohe, Johannes Itten, Oskar Schlemmer, Paul Klee ou Wassily Kandinsky, tous professeurs ou directeurs à un moment de la célèbre école, auraient adoré cette promenade stimulante.

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Découvrez 10 superstars de l’art contemporain avec Museum TV

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Grayson Perry, « le potier travesti de l’Essex »

Brilliant Ideas : Grayson Perry
Rendez-vous le 2 octobre à 20h30
+ d’infos

Louise Bourgeois ou le festin de l’araignée

Art 21 : Identity
Rendez-vous le 3 octobre à 21h
+ d’infos

Le monde parfait de Jeff Koons

My Little Museum : Jeff Koons : l’artiste gonflé
Rendez-vous le 12 octobre à 20h20
+ d’infos

Yayoi Kusama, la princesse au petit pois

Brilliant ideas : Yayoi Kusama
Rendez-vous le 17 octobre à 20h30
+ d’infos

Daniel Buren, l’art d’habiller l’espace

Daniel Buren, L’Observatoire de la lumière, Fondation Louis Vuitton
Soirée spéciale Daniel Buren le 19 octobre à partir de 21h
+ d’infos

Jean-Michel Othoniel et la magie du verre

« Jean-Michel Othoniel, Le Trésor d’Angoulême»
Rendez-vous le 22 octobre à 22h
+ d’infos

William Kentridge, politique et poétique

Brilliant ideas : William Kentridge
Rendez-vous le 25 octobre à 20h30
+ d’infos

Pierre Soulages, le maître de l’outrenoir

L’art et la manière : Pierre Soulages
Soirée spéciale le 26 octobre à 21h
+ d’infos

Anish Kapoor, sculpteur monumental

Le Monde selon Anish Kapoor
Rendez-vous le 28 octobre à 22h
+ d’infos

Ai Weiwei, l’art en résistance

Brilliant ideas : Ai Wei Wei
Rendez-vous le 31 octobre à 20h30
+ d’infos

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Idée Lecture : Montparnasse(s) caché(s)

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Revenant d’abord sur les fondements de ce quartier mythique au XIXe siècle, les auteurs abordent ensuite l’impact des architectures de l’Art Nouveau et de l’Art Déco entre 1900 et 1930. Certes, nous retrouvons les lieux incontournables de Montparnasse comme La Coupole et le Bouillon Chartier, mais aussi les trésors cachés qui font sa spécificité. Car l’histoire du XIVe arrondissement de Paris est avant tout celle de la cohabitation de populations très hétérogènes, dont chacune a participé à l’identité du quartier. D’un côté, la vie mondaine des cafés et restaurants des riches bourgeois et de l’autre, la vie des artistes sans le sou qui ont élu domicile dans le périmètre, aux côtés des ouvriers travaillant à la préparation des Expositions universelles. Sans oublier la présence de l’Église catholique et de philanthropes, qui ont permis la naissance d’églises populaires et de lieux sociaux méconnus encore visibles aujourd’hui. Armez-vous donc de ce livre passionnant et documenté et perdez-vous dans les rues pour une balade à travers trente ans de construction, de déconstruction et d’avancées architecturales témoignant de l’évolution bouillonnante d’un quartier exceptionnel.

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Vente record pour le Parlement des singes de Banksy

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Ce jeudi 3 octobre, pas de déchiqueteuse, ni de trucage en tout genre, cette fois-ci la vente aux enchères de l’œuvre de Banksy Devolved Parliament (Parlement décentralisé, en français) s’est déroulée sans encombre. Après l’épisode de la Petite fille au ballon rouge l’an dernier, rien n’était moins sûr. Finalement, la toile anti-Brexit représentant la chambre du Parlement britannique peuplée de chimpanzés, estimée par Sotheby’s entre 1,5 et 2 millions de livres sterling (entre 1,7 et 2,25 millions d’euros), a été adjugée à 11,1 millions d’euros au terme de 13 minutes d’enchères.

Elle bat ainsi le record détenu jusqu’ici par Keep It Spotless, vendue à 1,87 million de dollars en 2008 chez Sotheby’s, à New York. Devolved Parliament, une huile sur toile mesurant 2,67 m par 4,46 m constitue le plus grand format connu de l’artiste qui ironisait hier soir sur Instagram, en commentaire d’une citation du critique d’art Robert Hugues : « Vente record pour une peinture de Banksy ce soir aux enchères. Dommage qu’elle ne m’appartienne plus ». L’artiste avait en effet vendu son oeuvre en 2011 au propriétaire qui s’en est séparée hier soir.

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. Record price for a Banksy painting set at auction tonight. Shame I didn’t still own it.

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Les appartements royaux rouvrent leurs portes à Dresde

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Le 28 septembre dernier, le Palais Royal de la Florence de l’Elbe a achevé ses travaux de rénovation, commencés en 1986. Suite aux bombardements de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale, l’intérieur du château avait été fortement endommagé, notamment au niveau de la salle de réception, des deux antichambres, de la salle du trône, de la salle d’apparat et de la chambre à coucher. C’est avec la réouverture des appartements royaux, inaugurés lors du mariage d’Auguste III de Pologne et de Marie-Josèphe d’Autriche il y a trois cents ans en septembre 1719, que les lieux célèbrent la fin des 33 ans de travaux. Le décor des pièces a été restauré et des objets originaux ont été ajoutés. C’est le cas du costume d’apparat d’Auguste III, au style baroque, prêté par le musée Rüstkammer de Dresde et exposé dans les salles du palais. La suite d’appartements qui associent style cérémonial de la cour de Versailles et cour impériale de Vienne n’est pas la seule à rouvrir ses portes : le cabinet de porcelaine situé dans la Turmzimmer (chambre de la tour), montrera à nouveau les figurines du sculpteur de la cour Joachim Kändler (1706-1775) aux visiteurs.

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Les très grandes heures des toiles de Jouy

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Une profusion de caracos à petites fleurs, de tabliers à ramages, de robes de chambre à palmettes, de casaquins brodés de feuilles, de jupons piqués à la provençale, de châles imprimés cachemire et de tant d’autres fleurettes champêtres pour raconter, à travers une suite de garde-robes amusantes, l’histoire des indiennes, des perses, des toiles de Jouy depuis Oberkampf et sa manufacture jusqu’à aujourd’hui avec Max Mara, Jean-Christophe de Castelbajac ou Hermès. Un voyage à travers la mode, mais aussi à travers la variété inouïe des étoffes imprimées de la manufacture de Jouy.

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Marché de l’art : Les Français disent oui à Londres !

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Pour autant, il n’y aura pas de Giacometti au PAD London 2019 ! Du moins pas sur le stand d’Yves Gastou, qui joue cette année la prudence face à un marché qu’il estime plus réservé et attentiste. Mais les avis divergent en fonction des spécialités. Ainsi pour Santo Micali, fondateur de la galerie d’art précolombien Mermoz, « le nombre de collectionneurs potentiels est cinquante fois supérieur à Londres qu’à Paris, car les grandes fortunes internationales y ont élu domicile, quand elles ne sont pas à New York ! ». Une observation appuyée par Oscar Graf, défendeur des arts décoratifs et dont la clientèle se répartit entre privés de nationalité britannique ou résidents, et musées américains. Pour être davantage en contact avec ses collectionneurs, il vient d’inaugurer une galerie à Mayfair. Le jeune marchand justifie également l’ouverture d’un « satellite » anglais par le fait que certains richissimes acheteurs des États-Unis, d’Asie ou du Moyen-Orient (on compte aussi de nombreux Brésiliens, Russes ou Italiens) ne viennent jamais à Paris.
Ce discours est toutefois nuancé par des enseignes s’adressant à des clients moins fortunés ou à ceux qui sont à la recherche d’artistes émergents. Ainsi, High Art regrette que le marché londonien soit spéculatif ou concentré sur les valeurs sûres, réitérant pourtant le voyage « afin de fidéliser des acheteurs qui ne se déplacent pas pour la Fiac, et encore moins depuis que Frieze a avancé son calendrier », explique Philippe Joppin. Pour Gladys Chenel, de la galerie qui porte son nom, le climat semble également plus frileux, mais ne lui retire pas « l’envie de prendre le risque » d’exposer à Frieze Masters. Chacun se demandant, en cas de Brexit, quelle sera la taxe d’importation des œuvres d’art. Si elle s’alignera sur le 8% de la Suisse, qui n’empêche nullement Art Basel d’être la foire la plus puissante du monde, ou si elle grimpera vers des sommets déraisonnables (alors qu’on sait déjà qu’un taux aventageux sera fixé entre le Royaume-Uni et les États-Unis…). Mais quelles que soient les affaires, Philippe Jousse continue de participer au PAD London dans un geste qu’il revendique politique. C’est sa manière de témoigner qu’il souhaite que l’Angleterre demeure dans l’Europe !

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Faits et gestes à Sèvres

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La Manufacture de Sèvres, ce sont ces objets en porcelaine dont certains sont souvent des chefs-d’œuvre de savoir-faire, mais aussi un immense répertoire de gestes, qu’ils datent du XVIIIe siècle ou d’aujourd’hui. Les gestes de tous les techniciens d’art qui participent à la fabrication de ces merveilles. Ceux qui préparent et remuent la pâte comme ceux qui fabriquent les moulages en plâtre. Ceux qui « dressent » et étirent la pâte, ceux qui la tournent, puis l’ébauchent ou la tournassent. Viennent ensuite les gestes rapides de l’émaillage, du brossage, de l’enfournage et enfin du tri ! Les gestes les plus minutieux, liés aux décorations, se rapprochent de ceux d’un peintre ou d’un graveur. Quant au brunissage, au polissage, au montage et à la ciselure, le travail manuel n’en est que plus délicat et décidé. La beauté de la porcelaine de Sèvres dépend entièrement de la qualité de sa fabrication à la main et de sa production originale. La main et son prolongement dans le mouvement sont donc essentiels. Sa chorégraphie précise et virtuose à la fois, explique que le « faire » du savoir-faire est l’expression de l’enchaînement de tous ces petits gestes miraculeux. Cette exposition est une invitation au partage et à la transmission grâce à l’ouverture d’une Galerie des savoir-faire, faisant revivre et mieux comprendre l’immense variété de ces gestes techniques, en levant le voile sur les secrets de fabrication. Par ailleurs, l’École de Sèvres toute nouvelle a ouvert ses portes en septembre.

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Le budget de la culture en hausse pour 2020

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En 2020, le budget dédié à la culture sera en hausse, d’après le discours prononcé par Franck Riester lors de la présentation du projet de loi de finances 2020 du ministère de la Culture. L’année prochaine, l’enveloppe dédiée au secteur connaîtra une hausse de 73 millions d’euros. Après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, la prise de conscience concernant la sauvegarde des monuments joue en la faveur du patrimoine monumental. Le budget dédié à l’entretien et à la restauration des monuments historiques augmentera de 7 millions d’euros l’an prochain, pour un total de 338 millions d’euros, en plus d’un investissement de 2 millions d’euros dans un plan sécurité incendie dédié aux 87 cathédrales françaises. Certains sites en travaux connaîtront également une hausse de leur budget, tel que le château de Villers-Cotterêts qui obtiendra un crédit de 43 millions pour l’ouverture d’une Cité internationale de la langue française. Côté musées, le budget sera de nouveau fixé à 350 millions d’euros, comme c’était le cas en 2018. Le Musée de Cluny-musée national du Moyen Âge, le Centre Pompidou, la Bibliothèque nationale de France ou encore le Musée savoisien de Chambéry, auront également des dotations en hausse pour achever leurs travaux. Au contraire, le Louvre perdra 11 millions d’euros dans son budget.
Les musées et monuments ne sont pas les seuls à bénéficier de cette hausse quasi générale. Le Pass Culture, lancé en février dernier dans cinq départements puis étendu à neuf autres en juin, poursuivra son élargissement et obtiendra 39 millions d’euros de budget l’année prochaine. Pour rappel, le pass offre 500 € aux jeunes de 18 ans pour accéder à des offres culturelles. En tout, 98 millions d’euros seront dédiés à l’éducation artistique « pour tous les enfants et jeunes de 3 à 18 ans », selon Franck Riester. Avec le même objectif de diffusion de la culture dans toute la France, 800 Micro-folies supplémentaires se développeront d’ici 2022, avec 3 millions d’euros par an dédiés à ces musées numériques.

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L’Asie des nouveaux collectionneurs chez Tajan

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Tajan cherche à attirer de nouveaux collectionneurs d’art d’Asie. Les jeunes sont ciblés mais aussi d’anciens amateurs qui se sont détournés de cette spécialité devenue très chère. On axe donc cette vente sur l’art du Tibet, tels des briquets primitifs dans une petite bourse (150 € les deux) et des objets chinois accessibles : jades, plats de la Compagnie des Indes ou petits bronzes. Figure également un grand classique, ce bodhisattva Avalokiteshvara du XVIIIe siècle (de 6000 € à 8000 €).

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Koons, Duchamp, Warhol et les autres

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Jouets gonflables, dessins animés, bandes dessinées, bibelots, statues antiques… Inspiré par sa propre histoire culturelle, par l’histoire de l’art et l’imagerie populaire, Jeff Koons s’empare de formes connues qu’il magnifie par le matériau et l’agrandissement. Quand on lui parle de ses références, il cite aussi bien les artistes contemporains Jim Nutt et Ed Paschke que les artistes modernes comme Duchamp, Picasso et Picabia, et collectionne les grands maîtres, tels Courbet, Manet, Dalí…

Marcel Duchamp (1887-1968), Porte-bouteilles. Paris, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne – Centre de création industrielle. Photo (C) Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / image Centre Pompidou, MNAM-CCI © Association Marcel Duchamp / ADAGP, Paris 2018.

En 1914, Marcel Duchamp achète au Bazar de l’Hôtel de Ville à Paris, un porte-bouteilles en fer galvanisé. Il n’y ajoute ni n’y retranche rien, se contentant de le détourner seulement de sa destination fonctionnelle et de le désigner comme œuvre d’art. En se prêtant à cet artifice, Duchamp vient de créer l’un des plus grands concepts artistiques du XXe siècle. « Le choix du ready-made est toujours basé sur l’indifférence visuelle en même temps que sur l’absence totale de bon ou de mauvais goût », explique-t-il lors un entretien avec Pierre Cabanne. L’artiste vient de révolutionner la définition de l’art. Trois ans plus tard, Duchamp récidive avec un urinoir acheté à New York dans un grand magasin de sanitaires. Sous la signature de R. Mutt, il le présente de manière anonyme au Salon des indépendants de New York, en principe ouvert à tous sans aucun critère de sélection. Pourtant, le jury décidera de ne pas présenter cet objet trop éloigné de l’idée d’œuvre d’art. Dès cette époque, le ready-made devient, pour les uns, le symbole de la liberté de l’art, pour les autres, le symbole de tous les errements et transgressions de l’art moderne, du mauvais goût et de son absence de valeur. En procédant au baptême artistique de l’objet manufacturé, Duchamp trace la voie à de nombreux artistes aux États-Unis et en Europe, de Robert Rauschenberg à Arman, de Daniel Spoerri à Christo, d’Yves Klein à Martial Raysse, de Jim Dine à Claes Oldenburg.

Jeff Koons, New Hoover Convertibles, green, green, red, New Hoover Deluxe Shampoo Polishers, Nex Shelton Wet, Dry 5-gallon Displaced Triple Decker présentés au château de Versailles en 2008 ©Jean-Pierre Dalbéra

Avec les deux séries Pre-New et The New – première exposition solo, organisée en 1980 au New Museum of Contemporary Art de New York –, Jeff Koons travaille à partir d’objets industriels ou manufacturés, essentiellement des appareils ménagers – cafetières, aspirateurs, shampouineuses… Est-il pour autant l’enfant de Duchamp ? À voir… car s’il utilise bien des objets manufacturés, les machines sont impeccablement propres et vont souvent par paire ou par trois. Pour la plus fameuse de ses séries New Hoover, Koons met en scène des aspirateurs dans des vitrines de Plexiglas cubiques, présentées isolément ou empilées dans des combinaisons variées. Et le recours aux néons renvoie davantage au Minimal Art et à Dan Flavin qu’à l’idée duchampienne du ready-made. Interrogé en 2005 dans son atelier de New York, Koons présente l’une de ses pièces Caterpillar Ladder – série Popeye 2002 – faite d’une échelle en aluminium et d’une chenille en plastique comme un hommage au Nu descendant un escalier de Duchamp. Et il ajoute: « Je pense que Fontaine [l’urinoir de 1917] est le symbole de la liberté des artistes et de ce que nous en faisons. C’est juste un chemin vers la tolérance et vers la multiplication des possibilités. On se trompe sur Marcel Duchamp. On le voit comme un artiste distant, très intellectuel mais son travail, au contraire, a été libérateur pour chacun d’entre nous. »

Andy Warhol, Brillo Box, Centro Cultural de Belem, Lisbonne, Portugal ©Pedro Ribeiro Simões, 2015

Avec le Pop Art, l’art entre dans la vie et emprunte au quotidien ses images et ses objets. Venu dès les années 1950 de Grande-Bretagne, il envahit les États-Unis et s’appuie sur les images de la société industrielle et de consommation, la publicité, les magazines, les bandes dessinées, la télévision. « Le Pop Art est populaire (destiné à un public de masse), éphémère (solution à court terme), superflu (facilement oublié), bon marché, produit en série, jeune (destiné aux jeunes), spirituel, sexy, tape-à-l’œil, éblouissant, lucratif », écrit en 1957 Richard Hamilton, un des artistes majeurs du groupe. Figure centrale du Pop Art, Warhol nie son image d’artiste plasticien pour se présenter comme producteur d’images ou plutôt comme une machine de reproduction du banal. Il célèbre et crée à la chaîne bouteilles de Coca-Cola, chaussures, billets de banque, boîtes de savon Brillo, boîtes de soupe Campbell… Il s’empare du star-system avec les séries de portraits d’acteurs comme Elvis Presley, Marilyn Monroe ou Liz Taylor. Il déclare à Gene Swenson dans « Art News » en novembre 1963: « Tout ce que je fais comme une machine, c’est ce que je veux faire. » Mais ne nous y trompons pas. Le système Warhol basé sur l’avènement d’une société de simulacres est une machine bien rodée dont l’artiste est le centre. Provocateur, manipulateur, génial pour certains, Warhol construit patiemment une œuvre qu’il sait prophétique, multipliant les déclarations blasphématoires: « J’ai commencé comme artiste commercial, je veux finir comme artiste homme d’affaires. » Il crée en janvier 1964, la Factory, à la fois atelier et véritable centre de production artistique. Il transforme cet espace où il produit son art en une œuvre d’art en soi, aux multiples plateformes et ouvert à tous les créateurs underground de l’époque.
Jeff Koons est-il le nouveau Warhol ? On peut le croire… Son studio de Chelsea et sa centaine d’assistants, sa passion des séries, son art de la représentation profondément marquée par la culture de masse américaine, son exaltation du banal, l’idée même de démesure, sa relation au commerce et au marché de l’art, et surtout la mise en avant constante de sa propre figure semblent les rapprocher. Mais là où Warhol incarnait une figure borderline de l’art contemporain, magnifiant les excès et les provocations, Koons, au contraire, s’emploie à lisser son image. Pour Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne et commissaire de l’exposition « Jeff Koons » au Centre Pompidou en 2014 : « Le monde de Koons est un monde parfait, un monde sans aspérité. Ses œuvres sont, à l’image de ce qu’il renvoie de lui-même, absolument lisses, dissimulant parfois sous leur brillance et leur polissage parfaits une tension réelle. » Multipliant les représentations de bonheur et de réussite, Koons construit aujourd’hui son histoire bien loin des ready-mades de Duchamp et des sérigraphies de Warhol mais, ne les excluant ni l’un ni l’autre puisque, par principe, Jeff Koons aime tout.

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Quand Dubuffet « enthourloupe » Venise

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En 1984, Jean Dubuffet présentait au Pavillon français de la Biennale de Venise certaines de ses peintures du cycle Les Mires. Le voici de retour sur les rives du Grand Canal, pour une exposition organisée en collaboration avec la Fondation Dubuffet et confiée à deux spécialistes de l’artiste, Sophie Webel et Frédéric Jaeger. Si l’artiste tragique et férocement candide ne fait plus scandale, ses  Texturologies, ses Matériologies, son cycle de L’Hourloupe et ses Mires redoublent de verdeur dans les salons néogothiques et les jardins du Palazzo Franchetti.

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