Actualité artistique

Mini et maxi textiles à Montrouge

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Initiée par les collectionneurs italiens Nazzarena Bortolaso et Mimmo Totaro au travers de l’association Arte&Arte, l’exposition Miniartextil est née en 1991 à Côme (Italie), ville célèbre pour ses fabricants de soie. Depuis 2005, la Ville de Montrouge accueille cette manifestation internationale consacrée au Fiber Art ou art textile, qui a la particularité de faire concourir des œuvres de petites dimensions (20 x 20 x 20 cm maximum). Pour cette 15e édition à Montrouge, les artistes ont été invités à exprimer leur vision de la nature humaine par le biais de multiples matériaux et techniques. Cinquante réalisations parmi près de quatre cents ont été sélectionnées par un jury présidé par le créateur de mode Carlo Pozzoli : une chaîne humaine en papier et fil à coudre de la Suissesse Christine Läubli (We are our own story), un homme incarcéré réalisé en treillis métallique par l’Italien Michele Liparesi (In scatola), ou un « livre de visages » en papier et coton de la Polonaise Maria Matyja Rozpara (Book of Faces). En contrepoint de ces mini-sculptures textiles, douze installations monumentales sont exposées dans le Beffroi. « Chaque exposition est marquée par une grande installation de Fiber Art qui constitue une œuvre manifeste », souligne le responsable des arts plastiques de la Ville et commissaire d’exposition Andrea Ponsini. « Cette année, c’est l’œuvre de la Finlandaise Pia Männikkö (Déjà Vu) : un ensemble de silhouettes à taille humaine peintes à l’encre sur des étoffes de tulle- évoquant l’idée d’altérité. »

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Vasarely, le pape de l’Op Art au quotidien

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Il n’est pas un jeune, aujourd’hui, qui sache qui est Vasarely. Et pourtant. Sous ce nom aux consonances chantantes, se cache l’artiste phare des « années Pompidou », celui dont les lithographies envahirent les intérieurs des films grand public de Georges Lautner. Les décors des émissions télévisuelles de Jean-Christophe Averty en firent le succès, et leur présence dans le dernier film de Georges Clouzot, La Prisonnière, en souligna l’étrangeté. Héros visuel des années 1960-1970, il fut le héraut de l’avant-garde. D’abord, il scandalisa. On cria que ce n’était plus de l’art, mais la plupart de ceux qui se voulaient « dans le coup » crièrent au génie. Qui connaissait le Bauhaus dans la France des Trente Glorieuses ? Avec leurs couleurs Pop et leurs effets d’optique (quoi de plus normal pour l’inventeur de l’Op Art !), les « images » de  Vasarely eurent un impact immédiat. Elles se faufilèrent dans les cerveaux des classes populaires aussi vite que dans ceux des élites. Pendant les « swinging sixties », on souhaitait s’affranchir des frontières entre l’art et les arts appliqués, l’art et l’architecture, le dedans et le dehors. La rue se voulait vivante, chatoyante, attirante. Les femmes rêvaient de liberté, de cheveux coupés en casque, de jupe au-dessus du genou pour virevolter. Le magazine « Elle », sous l’influence de son photographe Peter Knapp, adepte de Vasarely, les faisait courir, danser, sauter, cul par-dessus tête parfois. Unique mot d’ordre : « bouger ». Mai 68 couvait, même si les bourgeois d’antan ne voyaient encore rien. La planète voulait s’émanciper, explorer le cosmos. S’extraire d’un monde où l’art bégayait. Vasarely apparut comme un visionnaire. Très structuré, rigoureux jusqu’au fanatisme, il proposait une « abstraction construite » rejetant états d’âme et pathos, à un moment où la science accomplissait des avancées spectaculaires. Très pragmatique et organisé, confiant dans l’idée de progrès, il souhaitait promouvoir le collectif, l’interdisciplinarité : « La coopération entre savants, techniciens et ingénieurs, industriels, architectes et plasticiens, sera la condition première de l’œuvre ». […] 

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Appel à candidature pour le Concours Ateliers d’Art de France 2019

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Le concours Ateliers d’Art de France permet de révéler la diversité des métiers d’art sur le territoire français ainsi que le dynamisme et la créativité de chaque région. Cette 8e édition est ouverte aux professionnels des métiers d’art, qui ont la possibilité de concourir avec une œuvre de création ou de patrimoine. Pour postuler, il faut exercer sur le sol français (avec un atelier dont le siège social est situé dans la région où l’artisan concoure), justifier d’un statut de professionnel des métiers d’art (selon la liste établie par le décret ministériel du 24/12/15), ne pas avoir été lauréat des éditions 2016, 2017 ou 2018 et proposer une œuvre n’ayant pas été primée par un autre concours, réalisée en solo ou en duo après le 1er janvier 2017 et disponible pendant la durée du concours. Les lauréats obtiendront, grâce à l’accompagnement d’Ateliers d’Art de France, une visibilité importante tant dans leur région que sur le plan national et international, ainsi qu’une dotation de 1000€ pour les lauréats régionaux et de 5000€ pour les lauréats nationaux.

Rendez-vous sur le site de la Atelier d’Art de France pour déposer votre dossier de candidature.

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Le nouveau souffle du verre

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Cette jeune entreprise française n’a que quelques mois d’existence mais compte déjà parmi ses clients des décorateurs, designers, architectes et artistes tels que Vincent Darré, Mathias Kiss ou Yann Kersalé. Ses fondateurs, Thomas Arnal (30 ans), qui a appris les métiers du verre aux Ateliers Pictet, et Philippe Massé, ancien directeur des broderies haute couture Lesage, proposent aux professionnels et aux particuliers de réaliser sur mesure des objets, éléments de décoration ou meubles en verre. Axée sur l’innovation et maîtrisant toutes les étapes de transformation du verre à froid, depuis le choix du type de verre jusqu’à son sablage, son travail au burin, sa dorure ou tout autre technique de décor, La Compagnie du verre en mesure de réaliser les pièces les plus diverses, des enseignes d’entreprises aux vases gravés, des accessoires de mode aux plateaux de table personnalisés… Une de ses dernières créations insolites est un arbre généalogique circulaire, réalisé en trois exemplaires pour une famille. L’entreprise a plusieurs projets en cours : la mise au point d’une solution de décor en verre pour un nouveau modèle de radiateur, la fabrication de stèles destinées à des alcôves de la Villa Médicis à Rome, et la préparation d’une exposition qui se tiendra courant 2019 au Casino Venier, siège de l’Alliance Française à Venise. Dans cette exposition figureront des créations de la Compagnie du Verre mais aussi des œuvres plus personnelles de Thomas Arnal, qui travaille en tant que plasticien sous le nom de Tomsky. Pour l’heure, les deux associés concentrent leurs efforts sur le déménagement de l’atelier d’Aubervilliers à Pantin. Inauguration prévue en mars ou avril.

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Alexander Calder, génial novateur

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Dès l’âge de 9 ans, Alexander Calder réalisait son autoportrait avec des pinces et des marteaux. L’enfant prodige gardera toute sa vie cette part de merveilleux propre à  l’enfance.  Il y intègrera ses recherches sur la lumière, le mouvement, les effets optiques et l’équilibre des forces mécaniques pour créer ses Mobiles et ses Stabiles. La rétrospective à Montréal rend compte de l’extrême étendue de sa pratique novatrice.

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Mircea Cantor chasseur d’images au musée de la Chasse et de la Nature

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Claude d’Anthenaise, directeur du musée de la Chasse et de la Nature et commissaire de l’exposition « Mircea Cantor. Vânătorul de imagini », à voir jusqu’au 31 mars 2019. Avec « Vânătorul de imagini – chasseur d’images », une exposition Carte Blanche que Mircea Cantor a conçu dans le même geste que sa pensée, que son écriture plastique, l’artiste a convoqué des objets ethnographiques, près d’une centaine de masques populaires roumains recueillis depuis les années 1920 par le musée du Paysan roumain (Muzeul Național al Țăranului Român), et a invité des artistes roumains issus de l’École de Cluj, foyer artistique actif de l’Université d’Art et d’esthétique de Cluj-Napoca. Par ce geste multiple, Mircea Cantor nous incite à pénétrer sur le territoire roumain, dans ses traditions, dans son histoire, dans la construction d’un pays qui, après avoir été enfermé sur lui-même par un régime communiste dictatorial, a dû apprendre à s’ouvrir aux nouveaux rites de la société capitaliste.

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois,
la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques
qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Premières pistes de Win Maas pour Manifesta 2020 à Marseille

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Pour préparer le programme de Manifesta qui, après Zurich en 2016 et Palerme en 2018, arrive en 2020 à Marseille, une étude basée sur des recherches et des entretiens a été commandée en juillet dernier à l’architecte Win Maas. Celui-ci s’est appuyé sur les étudiants des universités de Delft et de Marseille pour étayer de chiffres cette réflexion sur le passé et le futur proche de la cité phocéenne. « Marseille est un grand puzzle, annonce tout de go l’architecte de l’agence MVRDV. Elle est très différente de Paris ou des villes hollandaises comme Rotterdam que je connais bien ». Pour clarifier cette notion de puzzle, il a donc réuni en un opus épais une quantité incroyable de données permettant de dessiner un portrait de Marseille. Dès le début de sa présentation, Win Maas définit la ville en une multitude de M, de mythe à miracle. Puis, il veut comprendre le rôle de Marseille à l’échelle européenne, incitant les artistes à devenir les urbanistes de leur ville. Cette conférence du 1er février a peu à peu convaincu tout l’auditoire par l’originalité de cette approche hors du commun faite par quelqu’un d’extérieur à la ville. Chiffres à l’appui, Win Maas dessine des perspectives surprenantes, positives ou négatives, fondamentales ou superficielles : Marseille est la ville qui possède le plus de murs peints d’Europe, Marseille est la ville qui compte le plus d’habitat insalubre (un constat terrible et dramatique au vu des événements récents), Marseille est la ville à la plus forte léthargie politique (une remarque peu du goût de la représentante de la mairie Marie-Hélène Féraud-Gregori), Marseille est l’une des villes les plus vertes avec des zones protégées à ses portes, Marseille est aussi polluée que Naples, Marseille compte le plus d’impasses au monde (plus de 300 !), Marseille a des problèmes avec ses piscines… Il est intéressant de voir qu’en égrainant ces données se dessinent déjà des pistes pour les interventions à venir, des sujets qui pourront être traités et revisités par les créateurs. On pourrait, par exemple, créer des passerelles avec la jetée de la Joliette qui est l’une des plus longues d’Europe. On pourrait trouver moyen de relier la ville à ses calanques et autres zones vertes mitoyennes. Avant d’en arriver à des pistes concrètes, il faudra cependant attendre plusieurs mois car ce n’est qu’en juin que sera annoncé un premier programme. Les commissaires de Manifesta 2020 (la Marocaine Alya Sebti, l’Espagnole Marina Otero Verzier, la Russe Katerina Chuchalina et l’Allemand Stefan Kalmar) doivent en effet réfléchir sur un thème qui sera basé sur les pistes lancées par Win Maas. Et ensuite, seulement, confier des projets d’expositions ou d’interventions aux artistes.

 

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Youla Chapoval, la dernière redécouverte

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Certains avaient pu voir quelques travaux durant « Les Russes à Paris », exposition collective récemment organisée à la galerie et qui a accru la curiosité d’Emmanuel Jaeger. « J’ai constaté l’intérêt que provoquait cet artiste météorite, décédé à l’âge de 32 ans et qui eut une production fulgurante, avec sept cents toiles et presque autant d’œuvres sur papier réalisés de 1942 à 1951. » Suivi par d’importants collectionneurs comme Roger Dutilleul, Youla Chapoval a côtoyé Picasso, Cocteau, Degottex ou Hartung et embrassé différents styles, du néo-impressionnisme à l’abstraction (ici de 3000 € à 70 000 €). Il avait eu une exposition personnelle à la galerie en 1947.« Nous avons retrouvé l’affiche d’origine, se réjouit Emmanuel Jaeger, et ce nouvel hommage illustre parfaitement notre volonté de valoriser notre histoire, tout en la remettant au goût du jour. »

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Étude d’une oeuvre : La Tasse Farnèse

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« En septembre 1471 », ainsi qu’il le relata lui-même, Laurent de Médicis acquit à Rome la tasse Farnèse, œuvre dès lors la plus prisée de son cabinet. À l’occasion du remariage en 1537 de la veuve d’Alexandre de Médicis, Marguerite d’Autriche, avec Octave Farnèse, elle passa néanmoins dans les mains des Farnèse puis, par succession, aux Bourbons de Naples. Attestée à Constantinople au début du XVe siècle, la coupe avait dû parvenir en Italie vers 1453, en liaison avec le sac de la ville par les Ottomans. Réalisée en sardonyx d’Inde, agate rubanée présentant ici trois couches déclinées entre le blanc, l’orangé et le rouge brun, elle figure, avec ses vingt centimètres de diamètre, comme le plus grand objet de pierre dure à double face sculptée. Parmi les rares objets de ce type à effets lumineux quasi magiques, la coupe dite « des Ptolémées » (Louvre) se présente sous une forme plus modeste de calice à deux anses et sans décor intérieur. La gravure en camée sur une seule face plane pouvait atteindre également des tailles impressionnantes, comme dans le Grand Camée de France, travail romain conservé aujourd’hui à la Bibliothèque nationale.

L’iconographie de la tasse Farnèse a suscité la perplexité dès l’époque de la Renaissance. S’il était aisé de reconnaître sur la face extérieure la tête tranchée de la Gorgone-Méduse, avec ses cheveux métamorphosés en serpents propres à effrayer les ennemis, la scène intérieure fut interprétée différemment. Les uns y voyaient une apothéose royale, d’autres une scène purement mythologique. Au début du XIXe siècle, la reconnaissance dans la coupe de l’art gréco-égyptien développé par les Ptolémées dans leur capitale, Alexandrie, poussa un érudit italien à y voir la glorification du fondateur de la dynastie, le macédonien Ptolémée Ier (vers -368/-283), déifié dans l’homme barbu au côté de sa quatrième épouse et veuve, Bérénice Ire, accoudée à un sphynx. Au début du XXe siècle, un historien allemand ne vit plus dans la coupe qu’une allégorie des bienfaits du Nil symbolisé par l’homme barbu, au côté d’Euthénia, déesse de la pluie, le jeune guerrier debout désignant Triptolème, héros initiateur de la culture des céréales. En bordure de la coupe, les jeunes femmes et hommes nus héroïsés figuraient les saisons et les vents bienfaiteurs.

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Découverte de momies de plus de 2000 ans en Egypte

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Les fouilles, entamées le 25 novembre 2018, furent une réussite puisqu’elles permirent de mettre au jour deux chambres funéraires contenant une quarantaine de momies, dont douze enfants et six animaux (notamment des chiens). De sexe et de taille variés, ces momies, datant de l’époque ptolémaïque (323 à 30 avant J.-C.), sont en bon état de conservation, selon les archéologues. Elles feraient partie, d’après les dires du ministre égyptien des Antiquités, d’un tombeau familial appartenant à la petite bourgeoisie de la dynastie ptolémaïque. Il s’agit de la dernière dynastie pharaonique, d’origine grecque, qui régna avant que l’Égypte ne passe sous domination romaine (la reine Cléopâtre en fut la dernière souveraine). Le tombeau, situé à plus de neuf mètres de profondeur, forme une vaste pièce donnant accès à six chambres secondaires. Pour y accéder il faut descendre un tunnel étroit de 9 mètres à l’aide d’une échelle. Les momies, posées à même le sol ou dans des cercueils ouverts en argile blanche, sont enveloppées de lin et décorées d’écritures démotiques (une langue égyptienne antique). Les chambres funéraires contenaient également des tessons de poterie et des fragments de papyrus qui sont maintenant exposés à la surface de cette nécropole. Cette nouvelle découverte prouve que l’Égypte des Pharaons n’a pas fini de nous étonner.

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Les bâtons de la liberté d’André Cadere

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Insolites, les bâtons de bois faits d’anneaux multicolores d’André Cadere (1934-1978), parsèment les espaces d’exposition du musée. Dans un coin, sur un mur, à même le sol ou glissés entre deux objets, ceux que l’artiste roumain nommait ses « peintures sans fin », sans recto ni verso, ont fait fureur dans les années 1970, lorsque Cadere les emportait avec lui, dans le métro, dans les musées ou dans les galeries. Une démarche politique, revendiquant l’autonomie de l’artiste face aux institutions et aux lois du marché.

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Les lauréats des Grands Prix de la création de la Ville de Paris

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Depuis 1993, les Grands Prix de la création de la ville de Paris récompensent annuellement des créateurs de talent. C’est en 2003 que le prix s’étoffe en distinguant trois catégories, métiers d’art, mode et design, et récompense dans chacune d’entre elles un talent émergeant et un talent confirmé. Le prix pour les professionnels débutants consiste en un encouragement qui met en lumière un projet prometteur tandis que pour les professionnels confirmés c’est une récompense qui valorise un projet audacieux soutenu par une stratégie de développement. Plus de 250 candidatures sont déposées, mais seulement dix artistes par catégories sont retenus, sélectionnés par un comité d’experts, présidé par Frédéric Hocquard. La remise des Grands Prix 2018 s’est déroulée le 31 janvier à l’Hôtel de Ville, les lauréats nominés sont Lucile Viaud (talent émergent) et Germain Bourré (talent confirmé) en Design, Charlotte Kaufmann (talent émergent) et Atelier Lilikpó (talent confirmé) en Métiers d’art, et Proêmes de Paris (talent émergent) et Karine Lecchi (talent confirmé) en Mode. Les nominés recevront une dotation de 8 000 € de la Ville de Paris, augmentée de 2000 € pour les talents émergents et de 4000 €  pour les talents confirmés grâce au soutien de Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin, du Groupe Galeries Lafayette et de mécènes privés qui viennent enrichir cette dotation via le Fonds de dotation PARISCREATION. Les lauréats sont exposés à la Joyce Gallery, partenaire des Grands Prix de la Création, du 2 au 9 février, puis au Showroom de Made.com durant la Paris Design Week 2019.

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Jean-Loup Champion, l’éditeur sculpteur

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Il est rare qu’un galeriste ouvre ses espaces à un artiste sortant quelque peu du circuit classique. Pourtant, Pierre-Alain Challier présente pour la deuxième fois le travail de Jean-Loup Champion, plus connu comme directeur d’édition chez Gallimard. Également écrivain spécialisé dans la sculpture, il s’y est lancé de manière cathartique depuis quelques années. En bois ou en plâtre, ses personnages s’animent dans de multiples positions, souvent délimités par des boîtes et témoignant, selon le galeriste, « d’un univers bien plus violent et dérangeant qu’il n’y paraît au premier abord ». Pour ce nouveau show, Jean-Loup Champion a ouvert ses figures au bronze ou à la thématique du gisant (de 1500 € à 5000 €), s’intéressant à la question du repos éternel. Mettant en scène l’idée de corps étrangers ou tronqués, ces œuvres ont déjà reçu les louanges de l’artiste Pierre Alechinsky. À la fois exaltées et posées, elles attestent autant du goût de Jean-Loup Champion pour la sculpture romantique que de son attirance pour la peinture danoise.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Foujita à la Maison de la Culture du Japon à Paris 2/2

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Bruegel, le géant flamand

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Après la grande rétrospective de cet hiver au musée de Vienne, les musées belges et un musée français, celui de Cassel dans les Hauts-de-France, proposent une vision « éclatée » où chacun s’intéresse à une facette de cet œuvre colossal. On focalise, ici sur l’œuvre gravé, là sur les dessins, ailleurs, sur le thème des kermesses et des fêtes populaires… Et il y a peut-être une certaine logique « territoriale » à ce que soit célébré, un peu partout dans le pays, celui qui en incarna si fort l’identité. Entre un Bosch trop ésotérique et un Rubens trop aristocratique et international, Bruegel, à carrure égale, propose une image de son peuple où se reconnaîtra la future nation belge, et dont elle fera un vecteur identitaire. Pieter Bruegel l’Ancien (vers 1525-1569), le grand, le fondateur de la dynastie à ne pas confondre avec ses fils Pieter Bruegel II dit « d’Enfer » et Jan Bruegel dit « de Velours », vécut en un siècle où son pays, la Flandre d’alors, était sous le joug de la couronne espagnole, qui réprimait férocement toute contestation. Le Conseil des Troubles fut instauré pour cela. Et l’Inquisition châtiait tout ce qui était suspecté d’hérésie, en un temps où la Réforme se répandait dans tout le nord de l’Europe. Les années 1560 furent celles où se nouèrent des luttes qui, à terme, menèrent à l’indépendance des Pays-Bas.

Au cœur des Flandres

Or, bien des éléments, dans les œuvres de Bruegel, font allusion à ces événements. Ainsi,  la scène biblique du Massacre des Innocents se passe-t-elle dans un village flamand, et la soldatesque porte-t-elle les livrées des troupes impériales venues prêter main-forte au terrible duc d’Albe lors des répressions de 1567. La Prédication de saint Jean Baptiste a lieu dans un bois, se référant ainsi aux « prêcheurs de haie » calvinistes de l’année 1566 à Anvers, devant une foule d’auditeurs en costumes contemporains. On sait aussi que, peu avant de mourir, le peintre demanda à son épouse de brûler un lot de dessins qui eussent pu la compromettre. Typiquement flamande, aussi, est l’inspiration populaire du peintre : il suffit d’évoquer le nombre et la puissance des scènes paysannes ou villageoises, travaux des champs, kermesses, repas de noces, jeux d’enfants, illustration de dictons et proverbes… Même les scènes bibliques ou historiques se déroulent dans le monde contemporain de l’artiste, en costumes modernes et dans un environnement flamand. Ce processus d’actualisation des thèmes n’est ni nouveau ni unique en son temps, certes. Mais l’actualisation, chez Bruegel, est aiguë, elle acquiert une pertinence et une acuité de sens inédites jusqu’alors. Et qui culminent peut-être dans l’Adoration des mages dans un paysage d’hiver, du musée de Winterthur,  où l’événement passe presque inaperçu, dans un coin, voilé par les myriades de flocons tombant sur les villageois affairés. Le sacré s’insère dans la vie quotidienne avec un naturel déconcertant, le peintre graduant à sa guise les effets de réalité. […]

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[Visite Live] Chagall, du noir et blanc à la couleur à l’Hôtel de Caumont

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Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts, vous emmène à la découverte des premières salles de la nouvelle exposition de l’Hôtel de Caumont, à Aix-en-Provence, consacrée à la deuxième partie de la carrière de Marc Chagall.

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Entrer « Dans l’œil du peintre » sur France 5

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Dans ce documentaire Michel Cymes, médecin et animateur de télévision, se plonge dans l’histoire de l’art. Réalisé par Bernard Faroux et co-écrit par Alain Londero et Michel Cymes, avec la participation de France Télévisions et le soutien du Centre national du cinéma et de l’image animée, le film fait dialoguer la médecine et l’histoire de l’art pour tenter de repérer l’impact des troubles visuels des artistes sur leur œuvre. Le documentaire traite en autres du cas d’Edvard Munch, qui souffrait d’une hémorragie intraoculaire. Le peintre a peint ce qu’il voyait, notamment une grande ombre qui représentait la tache dans son œil. Puis quand elle s’est éclaircie, il a distingué des filaments, qu’il a transformés en oiseau mystique dans ses tableaux. Il est difficile de distinguer ce qui relève du choix artistique ou de l’influence d’une déficience, c’est pour cela que « Dans l’œil du peintre » mène l’enquête.

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Le grand prix « Un photographe pour Eurazeo » remis à Guillaume Amat

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Lancé en 2010, le grand prix « Un photographe pour Eurazeo » a pour but de récompenser le travail d’un photographe autour d’un thème. Le jury, composé de dix professionels du monde de la photographie, a sélectionné Guillaume Amat pour sa série « La profondeur des roches », particulièrement en phase avec le thème retenu pour cette 9e édition : l’audace. La remise du prix se déroulera lors d’un vernissage, le 5 février 2019 à l’Hôtel de l’Industrie place Saint-Germain-des-Prés à Paris. Le lauréat recevra une dotation de 10 000 € et verra ses œuvres exposées jusqu’au 15 février puis mises en valeur dans le rapport annuel ainsi que dans les locaux d’Eurazeo. Guillaume Amat est né en 1980 à Angers. Diplômé de la MJM Art School, il a reçu en 2010 le prix du concours « Photo d’Hôtel Photo d’Auteur ». En plus de ses projets personnels, il crée au sein du projet collectif « France territoire liquide » qui regroupe 43 photographes travaillant sur le paysage français. Guillaume Amat utilise différents appareils et supports et a su « créer dans ses images un rapport tout à fait original entre l’homme et son environnement » souligne Jean-François Camp, Président du jury.

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L’abstraction radicale d’Emmanuel

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Emmanuel est un artiste rare qui traque l’abstraction par le biais d’inventions successives. Né en 1946, il poursuit ses recherches depuis plus de quarante ans, choisissant une voie ardue, construite dans la rigueur. Son affrontement avec les matériaux le fait remarquer par Denise René, qui l’expose dès 1976 avec Josef Albers et François Morellet. Ses expériences sont bien celles d’une « construction », mais ses compositions actuelles tiennent plus d’une architecture à géométrie variable. À force de simplifier ses aplats en noir et blanc sur papier Canson, et après la découverte du matériau verre, il a fini par décoller ses feuilles découpées du mur. Il peint désormais directement sur des plaques de verre et de bois de formes diverses, superposées sur un panneau rectangulaire (à partir de 700 € pour les papiers anciens et de 7000 € pour les grands panneaux). La perception se trouve décalée : les reflets et les transparences perturbent la lecture de ce jeu savant proche des minimalistes américains, entre présence et absence.

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