Actualité artistique

Sources de création à la Villa Carmignac

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Sur l’île de Porquerolles, l’exposition inaugurale de la Villa Carmignac en 2018 flirtait déjà avec l’élément marin, en un parcours inspiré du titre de l’œuvre permanente d’Ed Ruscha, Sea of Desire. Cette année, retour aux sources. « Le visiteur, immergé dans les espaces de la Villa, découvre la source de la collection Carmignac avec la première œuvre acquise par Édouard Carmignac : Lewis Carroll’s Wunderhorn, 1970, de Max Ernst », explique la commissaire d’exposition Chiara Parisi.  Après avoir « plongé » sous la surface du sol, le visiteur descend un grand escalier et se retrouve face à la superbe fontaine de Bruce Nauman (One Hundred Fish Fountain, 2005) qui était déjà là l’an dernier, avant de se diriger vers le plafond d’eau qui baigne de lumière les œuvres alentour : une grande fresque immersive de Fabrice Hyber, des figures féminines de Roy Lichtenstein, Valérie Belin et Egon Schiele, des œuvres abstraites de Gerhard Richter, Sigmar Polke et Susan Rothenberg. « Guidé par l’œuvre de Micol Assaël, il remonte à la surface où la multitude de voix du niveau inférieur se mue en un espace domestique surréaliste, le premier solo show en France de Sarah Lucas. De ce jaillissement perpétuel, la source déferle à l’extérieur de la Villa et investit les jardins », avec de nouvelles créations signées Cildo Meireles, Rosa Barba et Fabrice Hyber.

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Conteurs du monde au Centre d’art contemporain de l’abbaye d’Auberive

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Est-ce la poésie qui les habite, la tendresse de leur regard ou simplement la singularité du monde que chacun construit ? On trouve chez les trois artistes que présente l’abbaye d’Auberive des chemins similaires. Cristine Guinamand (née en 1974) s’est vouée aux paysages fantasmatiques et colorés. Kamel Khélif (né en 1959 en Algérie, vit à Marseille) raconte les mélancolies et les muettes souffrances de l’exil. Quant aux tableaux et scènes en coquillages de Sam et Alain Le Rol, sauvés de la destruction de leur musée du Galion dans le Morbihan, ils ouvrent ici les portes d’une féerie digne du Facteur Cheval.

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Quelle est l’histoire de la flèche de Notre-Dame de Paris ?

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Dessin de la flèche de Notre-Dame de Paris exécutée par Viollet-le-Duc ©Ville de Paris / BHVP

Non, la flèche d’Eugène Viollet-le-Duc n’est pas la première flèche de Notre-Dame. Vers 1250, une flèche couronnait cette intersection entre la nef principale et le transept et s’appuyait sur les quatre solides piliers du transept. Il s’agissait d’un clocher qui a été orné de sept cloches au XVIIe siècle et qui, menaçant de s’effondrer, a été démonté entre 1786 et 1792. Lorsque les grands travaux de restauration sont lancés, Viollet-le-Duc décide de construire une nouvelle flèche et non un clocher, reprend la forme qu’il avait conçue pour la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans en 1852 et confie à l’architecte Auguste Bellu et aux ateliers Monduit le soin d’élever cette pointe dressée vers le ciel et flanquée des statues en cuivre des douze apôtres et des quatre évangélistes dessinées par Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume. La flèche culminant à 96 mètres de haut est inaugurée en 1859. Pour protéger sa charpente de chêne, elle est recouverte de plomb. Sous les traits de saint Thomas, il faut savoir reconnaître le visage de Viollet-le-Duc lui-même, contemplant le sommet de son œuvre et le coq (contenant une parcelle de la Couronne d’épines, une relique de saint Denis et une relique de sainte Geneviève), qui y a été installé en 1935 et retrouvé il y a trois jours dans les décombres de l’incendie.
Que sera la reconstruction évoquée par Édouard Philippe lorsqu’il parle d’un concours d’architectes internationaux et d’« une nouvelle flèche adaptée aux techniques de notre époque » ? Une reconstruction fidèle comme ce que les Allemands de Dresde ont fait à la Frauenkirche ou ceux de Berlin avec leur château mais avec de nouveaux matériaux ? Ou bien une création du XXIe siècle qui ajouterait de la modernité à ce monument de différentes époques ? S’affrontent désormais les défenseurs d’une reconstruction à l’identique et les tenants d’une intervention contemporaine.

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Ma langue au chat : Savez-vous dans quel domaine Georges Marteau fit fortune ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Savez-vous dans quel domaine Georges Marteau fit fortune ?


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RÉPONSE

Georges Marteau (1851-1916) reprend l’entreprise de son oncle, spécialisée dans les cartes à jouer, puis s’associe à la société Grimaud & Chartier dans le même secteur. Cet intérêt pour le papier peut être à l’origine de sa collection de cartes à jouer, puis de gravures de Dürer, d’estampes japonaises et de miniatures persanes et indiennes.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


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Nouveau talent : Jussi Ojala, l’art et la matière

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Afin de pousser toujours plus loin les limites du matériau, Jussi Ojala expérimente un registre restreint de formes. Ainsi les Stumps ont-ils été réalisés de 2004 à 2013, puis repris en 2017, avec un « nouveau regard », comme le précise l’artiste. Au cœur de cette pratique quasi-obsessionnelle, il est surprenant de l’entendre dire qu’il s’est intéressé à la céramique presque par hasard. « Après avoir travaillé dans l’industrie métallurgique puis avoir décidé de tout quitter, j’ai été conquis par la douceur de l’argile. Je suis autodidacte et j’ai commencé par être assistant tout en étant, à mes débuts, influencé par les maîtres de la céramique chinoise ou japonaise. Aujourd’hui encore, je regarde très peu la scène contemporaine, mis à part Claudi Casanovas que j’aime bien, pour mener mon propre voyage. » Ce vocabulaire intégrant l’idée de déplacement est d’autant plus pertinent quand on apprend qu’il passe de longs moments à déambuler dans les forêts ou les jardins, en écoutant la musique du compositeur Max Richter, aux titres bucoliques. Certaines de ses pièces ressemblant à des souches (d’où l’intitulé de la série, Stumps), branches ou troncs d’arbres semblent se métamorphoser. Jussi Ojala aime que les différentes saisons transforment les couleurs et soulignent les réminiscences du passage du temps. Il le retranscrit par cette ambivalence de solides « socles » dont les coulures ou les craquelures du grès attestent d’un mouvement, comme s’il voulait imprimer le souvenir de ses pas sur les feuilles ou le bruit du vent. Pour développer ce sujet unique et infini, il rejoue son processus au fil d’un temps long et lent. « Mais quand une pièce est achevée, conclut-il, j’aime qu’elle apparaisse comme si elle venait d’émerger de la matière-même. »

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Décès de l’historienne de la photographie Elvire Perego

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Chargée de recherches puis chargée de missions au Centre de la Photographie à Paris de 1989 à 1993, Elvire Perego était journaliste mais aussi iconographe et chercheuse. Proche de l’éditeur Robert Delpire, elle a publié avec lui en 2006 le numéro 100 de la série Photopoche (éd. Actes Sud) intitulé Je ne suis pas photographe et dédié aux architectes, cinéastes et autres écrivains pour lesquels la photographie était une passion, une écriture, un « rite scriptuaire ». De Derandelle à Sudek, Elvire Perego connaissait toutes les biographies des photographes des XIXe et XXe siècles. Elle a longtemps travaillé sur les Alinari, la dynastie de photographes italiens actifs de 1852 à 1954, et a d’ailleurs travaillé au musée Alinari de Florence de 1994 à 1998.

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Le Louvre, complet, refoule des visiteurs sans billet acheté sur internet

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Le temps des visites impromptues au Louvre est révolu. Ces dernières semaines, le musée le plus visité au monde a atteint son taux maximum d’accueil. Le phénomène est en grande partie dû aux travaux de rénovation du musée, commencés mi-juillet, aux fortes chaleurs qui orientent les touristes vers les salles climatisées, et à la fermeture de Notre-Dame de Paris, qui renvoie également des visiteurs vers le Louvre. Face à ce constat, le musée a pris la décision de donner uniquement accès aux visiteurs ayant réservé sur internet leur jour et heure de visite. Par conséquent, les visiteurs sans ticket, qui ignorent pour la plupart cette nouvelle mesure, se sont vus refoulés à l’entrée : « On nous a dit que nous ne pouvions plus prendre de billets sur place et que pour entrer, c’était uniquement sur réservation », explique Hugo, un Francilien venu visiter le Louvre avec une amie. « Il y avait une file monstrueusement longue avec, à mon avis, bien deux heures d’attente sous un soleil de plomb. On a fini l’après-midi découragés, mais à l’ombre, au parc des Tuileries », continue le jeune homme.
Le manque de communication autour de la nouvelle politique de réservation et l’organisation durant la rénovation des salles du Louvre ont déclenché une pluie de commentaires négatifs de touristes mécontents sur les réseaux sociaux. Certains musées ont également réagi à la nouvelle, comme le Domaine de Chantilly qui a commenté l’article titré « Sans réservation, pas de musée : le Louvre victime de son succès » du Parisien : « Sinon, au Domaine de Chantilly la Joconde… Nue est accessible sans réservation ! », en référence à l’exposition en cours au château du domaine. Le chef-d’œuvre de Léonard de Vinci est la raison de la venue de 80 % des plus de 10,2 millions de visiteurs du monde entier accueillis par l’institution en 2018. Depuis son déplacement de la salle des États à la galerie Médicis, celle-ci est prise d’assaut par les visiteurs qui jouent des coudes pour immortaliser en un selfie leur rencontre avec Mona Lisa. Comme dans la file d’attente des montagnes russes dans un parc d’attractions, des panneaux spécifient tout au long de celle de La Joconde « à partir de ce point, 30 minutes d’attente », voire davantage. La phrase « Demain est un autre Louvre », inscrite sur toutes les affiches publicitaires de l’institution, annonce un musée différent, mais à quel point ?

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Décrocher la lune avec la Collection Cérès Franco

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Le 20 juillet 1969, l’astronaute américain Neil Armstrong posait le pied sur la Lune. Cette période de conquête spatiale nourrissant un imaginaire sur le cosmos a préfiguré, pour de nombreux artistes de la collection Cérès Franco, le passage de l’abstraction vers des univers figuratifs et fantasmagoriques. Pour illustrer ce passage, la commissaire d’exposition Françoise Monnin confronte les œuvres des artistes de la collection – César, Corneille, John Christoforou, Jaber, Bengt Lindström, Michel Macréau et Yvon Taillandier – à celles de grandes figures de l’art brut : Anselme Boix Vives, Chomo et André Robillard, dont l’installation inédite est le point d’orgue de l’exposition.

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Quatre Italiens à la galerie Ribolzi à Monaco

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Les quatre artistes italiens qu’Adriano Ribolzi présente dans son exposition estivale ont en commun d’évoquer le fonds des âges de l’art. Le plus célèbre d’entre eux, le peintre Mario Schifano (1934-1998), proche d’Andy Warhol et ami des Rolling Stones, est connu pour ses collages de publicités et autres papiers d’emballage. Mais né en Lybie et fasciné par ses ruines antiques, il a aussi livré des toiles inspirées de ses paysages, dont plusieurs figurent parmi les trente œuvres exposées (entre 6000 € et 200 000 €). La peinture de Sergio Fermariello (né en 1961) fait émerger des figures évoquant d’immémoriaux guerriers à cheval. Pablo Atchugarry, né en 1954, concentre dans ses marbres abstraits le souvenir des drapés grecs. Fabio Viale (né en 1975) intitule Kouros un torse masculin de marbre au dos tatoué. « Il y a vingt ans, l’art contemporain a semblé effacer toute chose. Aujourd’hui, l’histoire de l’art reprend sa place », commente ce galeriste issu d’une dynastie d’antiquaires, mais qui étudia l’art moderne auprès de Johannes Itten (1888-1967), pionnier du Bauhaus.

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Ma langue au chat : Qu’est-ce qu’un « tintebin » ou « tourniquet » ?

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À l’occasion des 500 ans de la Renaissance, le château royal de Blois accueille jusqu’au 1er septembre l’exposition « Enfants de la Renaissance », évoquant les enfants royaux qui grandirent à Blois. Voici six devinettes sur la condition enfantine au XVIe siècle.

QUESTION

Qu’est-ce qu’un « tintebin » ou « tourniquet » ?


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RÉPONSE

Également appelé « porteur », « promenette » ou « charrette », le trotteur servait à maintenir debout les enfants grâce à sa structure en bois sur roulettes et grâce à des lanières passant sous les aisselles. Désormais déconseillé, le « tintebin » devait les aider dans l’apprentissage de la marche.

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Enfants de la Renaissance
In Fine Éditions d’art, 280 pp., 29€
Quelle est la place des enfants dans la société de la Renaissance ?
De la fin du XVe au début du XVIIe siècle, ce livre, qui accompagne l’exposition « Enfants de la Renaissance » au Château royal de Blois,
met en lumière les spécificités encore jamais explorées
d’une époque où l’enfant change de statut pour occuper une place à part entière dans la société.


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Masson, le paysage transfiguré au musée d’Art moderne de Céret

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1919. Meurtri dans sa chair et son esprit par les combats de la Première Guerre mondiale, André Masson arrive à Céret et fait la connaissance de Chaïm Soutine. Il y peint plusieurs tableaux de paysages inspirés du cubisme cézannien, une peinture dans une gamme de couleurs claires qui témoigne de sa propre reconstruction mentale. Le musée d’Art moderne de Céret, qui conserve quatre tableaux de cette période, présente une exposition sur les paysages que l’artiste a admirés et transfigurés. À Tossa de Mar sur les bords de la Méditerranée en Catalogne, il réalise en 1934 une série de dessins sur les concrétions géologiques de Montserrat aux formes anthropomorphiques, et des toiles aux paysages mythologiques. En Martinique, en 1941, il découvre un paradis tropical et il dessine « d’après le motif, imaginant tout le temps une nouvelle mythologie végétale », avant de poursuivre son voyage aux États-Unis, où il se représente au sein de la nature vierge américaine. De retour en Europe à la fin du second conflit mondial, il s’installe au Tholonet et la vallée de l’Arc envahie par les brumes lui dicte des paysages inspirés de la peinture chinoise qui visent à « la transcription d’une illumination… »

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Ma langue au chat : De quoi était faite la bouillie des enfants à la Renaissance ?

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À l’occasion des 500 ans de la Renaissance, le château royal de Blois accueille jusqu’au 1er septembre l’exposition « Enfants de la Renaissance », évoquant les enfants royaux qui grandirent à Blois. Voici six devinettes sur la condition enfantine au XVIe siècle.

QUESTION

De quoi était faite la bouillie des enfants à la Renaissance ?


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RÉPONSE

La bouillie était faite de farine de céréales ou de pain, cuite au coin de la cheminée dans un poêlon en terre, mélangée dans du lait de vache ou de chèvre, parfois dans du bouillon de pois ou d’autres légumes avec huile ou beurre. On pouvait même y ajouter un jaune d’œuf ou un œuf tout entier.

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Enfants de la Renaissance
In Fine Éditions d’art, 280 pp., 29€
Quelle est la place des enfants dans la société de la Renaissance ?
De la fin du XVe au début du XVIIe siècle, ce livre, qui accompagne l’exposition « Enfants de la Renaissance » au Château royal de Blois,
met en lumière les spécificités encore jamais explorées
d’une époque où l’enfant change de statut pour occuper une place à part entière dans la société.


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Idée lecture : Chana Orloff, l’histoire d’une femme Montparnos

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C’est l’itinéraire d’une femme libre que nous invite à suivre la jolie plume de la journaliste Rebecca Benhamou. Ukrainienne d’origine, Chana Orloff débarque à Paris en 1910 et y découvre la sculpture. Amie des « Montparnos » Giacometti et Soutine, elle trace sa route, perd son mari trop tôt, devient une « amazone » et vit avec angoisse la montée de l’antisémitisme. Une personnalité discrète mais très attachante.

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L’Opéra royal du château de Versailles se visite cet été

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Imaginé par Louis XIV dans l’aile nord du château de Versailles, commandé finalement par Louis XV en ce même endroit et inauguré enfin en 1770, juste à temps pour célébrer les noces du futur Louis XVI avec l’archiduchesse Marie-Antoinette, l’Opéra royal de Versailles, chef d’œuvre du Premier architecte du roi Ange-Jacques Gabriel, sera exceptionnellement accessible quelques semaines cet été. Habituellement réservé aux concerts, opéras et pièces de théâtre, l’Opéra se visite aujourd’hui en accès libre, à l’occasion des 10 ans de sa réouverture mais aussi des 350 ans de la création de l’Académie royale de musique par Louis XIV, en 1669.
Les visiteurs peuvent ainsi admirer la façade nord ornée d’un fronton néoclassique figurant la Poésie lyrique, et contempler l’immense structure en bois sculpté et doré de la salle, enrichie de colonnes corinthiennes et ioniques, d’un plafond baptisé L’hommage à Apollon et les arts peint par Louis-Jacques Durameau, qui dialogue avec les sculptures dorées d’Augustin Pajou représentant nymphes et dieux. Le grand rideau d’avant-scène en soie nous attire vers un important décor tout en trompe l’œil de Pierre-Luc-Charles Cicéri, installé pour l’occasion. Stimulant le marbre, le bois sculpté et doré, les frises à la grecque, les coupoles, les verrières et les colonnades, ce décor, restauré et présenté l’année dernière avec succès aux visiteurs, est une continuité parfaite de la scène et de la salle. Il faut s’imaginer ensuite des détails du XVIIIe siècle comme la présence de grands miroirs dans lesquels se reflétaient 3000 bougies chaque soirée.

Vue du décor Palais de marbre rehaussé d’or, 1837, Pierre-Luc-Charles Cicéri ©EPV / T. Garnier

Témoin historique des plus grands fastes de son époque, l’Opéra royal de Versailles faisait à la fois office de théâtre et de salle de bal grâce à sa structure modulable. Il a fermé le 1er octobre 1789 sous la menace de la Révolution Française attisant le dépouillement de quelques-uns de ses décors et machineries. Mais le lieu a vite été restauré par l’architecte Frédéric Nepveu sous l’impulsion du roi Louis-Philippe, qui tentait alors de faire renaître les grands symboles royaux. L’instabilité du XIXe siècle l’a ensuite transformé en lieu d’assemblée pour le Sénat, lui conférant une dimension politique. Ce n’est qu’en 2009 que l’Opéra a retrouvé sa fonction initiale de spectacle avec une programmation riche en symphonies et airs d’opéra pour l’inauguration, tandis que le XXe siècle lui rendait son apparence originelle de l’Ancien Régime.
Grâce à cette visite, nous pouvons désormais appréhender les phases de constructions et de restaurations qu’a subies l’un des plus beaux théâtres de cour d’Europe, nous imprégner de son raffinement ornemental hors représentations et en profiter pour redécouvrir les trésors du château de Versailles.

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Batellerie sur le lac d’Annecy

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Des premières pirogues dont les épaves gisent au fond du lac d’Annecy jusqu’aux stand up paddles, une exposition revient sur six mille ans d’histoire de navigation lacustre. Longtemps réservé au transport de marchandises avec des barques de pêche, le lac voit apparaître au XIXe siècle, avec la sensibilité romantique, les promenades en barque, à rame ou à voile, ainsi que les premières croisières en bateau à vapeur. Le « Couronne de Savoie », bateau à dix aubes offert par l’empereur Napoléon III pour célébrer le rattachement de la Savoie à la France, inaugure ces transports réservés à une élite, avant que la démocratisation du tourisme au milieu du XXe siècle ne voie naître canots et autres pédalos.

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Signac, héritier de Delacroix ?

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Publié en 1899, l’ouvrage De Delacroix aux néo-impressionnistes, du peintre Paul Signac (1863-1935), défendait le mouvement pointilliste et son chef de file Georges Seurat, disparu en 1891, en soulignant ce qui reliait, selon lui, Seurat à Delacroix : essentiellement le rôle capital assigné à la couleur dans l’exécution d’un tableau, et la pratique picturale elle-même. L’occasion pour le musée de l’Annonciade de chercher une « filiation » entre les œuvres de Paul Signac, qui résida à Saint-Tropez à partir de 1892, avec celles du chef de file du romantisme, en faisant dialoguer des tableaux de paysages des deux maîtres.

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Sortir à Troyes #1 : flâner en côtoyant l’actualité Vinci

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Ill. 1 : Vue du musée côté jardin montrant, perpendiculaire au corps central, l’aile neuve édifiée à la fin du XIXe siècle grâce au legs financier de Joseph Audiffred. ©HG

Installé dans les anciens bâtiments agrandis au XIXe siècle de l’abbaye Saint-Loup, le musée de Beaux-Arts (ill. 1) peut évoquer Léonard de Vinci avec cette mystérieuse copie anonyme de la Joconde, toile probablement française de la fin du XVIe siècle ou bien du début du XVIIe siècle (ill. 2) selon la conservation du musée, ainsi qu’avec un tableau de Léda et le cygne s’inspirant de la Léda disparue de Vinci.

Ill 2 : La Joconde, copie anonyme, fin XVIe siècle ? © musée des Beaux-Arts

Datant des années 1518/1520, cette Léda de Francisco Ubertini, dit il Bachiacca, fut offerte en 1875 par Joseph Audiffred, l’un des grands bienfaiteurs du musée et de la ville de Troyes. En France, la « passion » pour Léonard s’était nourrie très tôt des échos de sa vaste composition de la Cène, vision du dernier repas du Christ partagé avec les apôtres. Brossée entre 1495 et 1498 dans la salle de réfectoire du couvent de Santa Maria delle Grazie à Milan, cette œuvre spectaculaire, aujourd’hui très dégradée, unissait de façon inédite en Europe les artifices de la peinture aux lois optiques qu’étudia avec passion Léonard. La cathédrale Saint-Pierre de Troyes conserve l’une des copies réalisées sur bois (voir image en exergue), copies dont celle, sur toile, de Marco d’Oggiono (c. 1506), aujourd’hui au musée de la Renaissance d’Ecouen, serait la plus ancienne et la plus fidèle. Bien que commandée en Italie par Guillaume Parvi, chapelain de Louis XII puis de François Ier et évêque de Troyes entre 1518 et 1527, cette version pourrait être l’œuvre de l’un de ses nombreux peintres d’origine flamande passés outre-monts pour parfaire leur formation. Elle se singularise en outre par une perspective architecturale allongée différente du modèle original ainsi que par une inversion des couleurs des vêtements portés par les protagonistes.

Ill. 3 : Tapisserie flamande de la Cène, 1515, 4,90 x 9,19 m. ©Gouvernement de l’État du Vatican-Direction des musées du Vatican. DR

On sait que le statut de peinture murale protégea l’œuvre milanaise de la convoitise de Louis XII et que Louise de Savoie, mère de François Ier, commanda en 1515 aux lissiers flamands une copie (ill. 3) de dimensions proches de l’original mais présentant un décor architectural ouvert sur l’extérieur. Offerte au pape Clément VII en 1533 à l’occasion du mariage du fils de François Ier, Henri (futur Henri II), avec la nièce du pape, Catherine de Médicis, cette tapisserie est aujourd’hui de retour pour un temps en France, les musées du Vatican ayant accepté son prêt exceptionnel pour saluer l’année Vinci. On pourra ainsi l’admirer, jusqu’au 8 septembre prochain, au Clos Lucé (Amboise), manoir aux portes d’Amboise où mourut Léonard le 2 mai 1519. Moins traditionnelle, une iconographie de la Cène rassemblait les protagonistes autour d’une table circulaire, tel qu’on le voit, par exemple, dans un panneau des années 1530 de hôtel de Vauluisant, merveilleux musée consacré à l’art troyen qui connut sa période la plus éclatante au XVIe siècle, ainsi que dans un panneau de Giorgio Vasari (après 1540) du musée des Beaux-Arts.

Ill. 4 : Sur la cimaise centrale, Vénus et l’Amour, l’un de deux seuls tableaux de Bartholomeus Spranger conservées en France; à droite: deux petits panneaux du XIVe siècle à fond d’or figurant une Crucifixion de Giotto et un Christ de Pitié attribué à Jean Malouel. ©HG

Le nouvel accrochage des peintures est une grande réussite. Les collections se déploient avec clarté dans treize salles et deux galeries insérées dans les anciens volumes, à partir d’une première pièce accueillant les œuvres françaises et européennes les plus rares du XIVe siècle au XVIe siècle (ill. 4).

Ill. 5 : Vue de la galerie des natures mortes avec, en épi, les bustes de Louis XIV et de son épouse Marie-Thérèse par François Girardon. ©HG

Dans la première galerie (salle 7), dominée par la nature morte européenne des XVIIe et XVIIIe siècles, ont pris place (ill. 5), les bustes de Louis XIV et de son épouse Marie-Thérèse, marbres de François Girardon, né à Troyes et sculpteur le plus fameux de Louis XIV.

Le XVIIIe siècle règne en maître dans la seconde galerie (salle 11, ill. 6) avec des œuvres de François Boucher, Hubert Robert et une suite impressionnante de toiles de Charles-Joseph Natoire provenant du château, détruit en 1814, de la Chapelle-Godefroy (près de Nogent-sur-Seine, Aube), demeure qu’avait embelli Philibert Orry (1689-1747), contrôleur général des Finances puis directeur des Bâtiments du Roi durant la première partie du règne de Louis XV. Du même château proviennent également deux petites huiles sur cuivre célèbres de Jean-Antoine Watteau (salle 10). La mezzanine (salle 13) a été réservée à l’art du portrait. On y voit notamment deux portraits d’homme et de femmes (ill. 7) d’un artiste rare en France, Thomas Hudson, qui connut au milieu du XVIIIe siècle un succès considérable en Angleterre.

Ill. 7 : Mezzanine réservée aux portraits ; au centre, les figures de trois-quarts d’un couple d’aristocrates anglais par Thomas Hudson. ©HG

Ill. 6 : Galerie du XVIIIe siècle ; à droite, quelques-unes des œuvres de Charles-Joseph Natoire ; sur la cimaise du fond, le Pont romain d’Hubert Robert. ©HG

Ill. 8 : Salle 4 ; au centre de la cimaise, grande Déploration sur le Christ mort de Jacques de Létin. ©HG

Cette évocation très sommaire ne doit pas faire oublier la richesse du musée en œuvres du XVIIe (salles 3 à 6) avec des toiles majeures de Philippe de Champaigne, Jean Tassel et du peintre troyen Jacques de Létin (1597-1661) (ill. 8).

Quoique sélectif, l’ensemble d’œuvres du XIXe siècle (salles 15) recèle également plusieurs pépites.

Lorsque seront terminées la rénovation de l’ancien évêché (ill. 9 et 10) accueillant la fabuleuse collection d’art moderne donnée, en 1976, à la ville par Pierre et Denise Levy ainsi que celles, au musée des Beaux-Arts, des salles de sculptures, si riches en œuvres médiévales et du XIXe siècle avec, entre autres, le fonds d’atelier de Pierre-Charles Simart (1806 Troyes-1857 Paris) (ill. 11), Troyes reprendra une place de tout premier rang dans le concert des musées français.

À voir :
Musée des Beaux-Arts, 1, rue Chrestien-de-Troyes
Musée de Vauluisant, 4, rue Vauluisant


À lire :
« Troyes, musée des Beaux-Arts, six siècles de peinture, de Giotto à Corot », sous la direction de Chantal Rouquet, Snoeck, 25 €.

Ill. 9 : Place Saint-Nizier, Oreste réfugié à l’autel de Pallas, « la plus belle sculpture des temps modernes » selon Ingres. Fonte contemporaine tirée du plâtre original conservé au musée. ©HG

Ill. 10 : Version en marbre d’Oreste terminée par Simart à Rome en 1839, exposée au Salon parisien de 1840 et envoyée au musée des Beaux-Arts de Rouen en 1841. ©HG

 

 

 

 

 

 

Ill. 11 : Vue de la cour intérieure de l’ancien évêché en rénovation abritant la collection Lévy et autres œuvres d’art moderne et contemporain. ©HG

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