Actualité artistique

Disparition du peintre français Pierre Célice

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Né à Paris en 1932, Pierre Célice a commencé par des études de droit avant de s’orienter vers la peinture. En 1952, lorsqu’il travaillait à Montparnasse, il a rencontré le peintre Hayden, qu’il décrit comme son maître. Inspiré par l’artiste, c’est tout naturellement que Pierre Célice s’est tout d’abord tourné vers le figuratif. En 1968, il s’est consacré à la lithographie et a produit des œuvres monumentales, sculptures et fresques, parallèlement à sa pratique de la peinture. En travaillant dans l’atelier de lithographie de Peter Bramsen, il a fait la rencontre des artistes du mouvement Cobra, comme Bram Van Velde, Pierre Alechinsky, Asger Jorn ou Karel Appel, ce qui l’a amené à rompre avec la figuration. Pour la plupart brûlées et détruites par l’artiste, les œuvres produites à cette période ne répondaient pourtant pas à sa vision. Ce n’est que vers la fin des années 1970 qu’il s’est trouvé à nouveau en accord avec son travail. En 1982, il s’est réinstallé à Paris et a participé à de nombreuses expositions. On peut notamment retenir sa participation à la Foire internationale d’art contemporain à Shanghai (2005), son exposition à la Maison des arts à Malakoff (2006) et son exposition « Du sol au plafond – Carte blanche à Pierre Célice » à Évreux (2010).

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Picasso et l’exil aux Abattoirs de Toulouse

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Mars 1939 : la chute de Madrid marque la fin de la sanglante Guerre civile espagnole. La victoire franquiste jette sur les routes près de cinq cent mille Espagnols, qui cherchent refuge en France, où les attendent des camps de transit indignes. Parmi ce flot de réfugiés se trouvent quelques artistes, comme Antoni Clavé qui sera interné à Prats de Molló, puis à Perpignan. Qu’ils aient quitté leur pays en 1939 ou avant, comme Picasso, le départ sera pour la plupart d’entre eux sans retour. L’expérience de l’exil a naturellement laissé son empreinte dans le travail de ces artistes, comme le montre l’exposition des Abattoirs. À tout seigneur, tout honneur, le parcours s’ouvre avec Picasso en une trentaine d’œuvres et une centaine de photographies et d’archives, autour de La Dépouille du Mino­taure en costume d’Arlequin (1936), donné par le peintre en 1965 à la Ville de Toulouse, alors capitale française de l’exil espagnol. Autour du maître, l’exposition documente l’activité des artistes exilés comme Clavé, Domínguez, González, Ortiz, Miró, et présente notamment des témoignages de la vie dans les camps de réfugiés. Enfin, un ultime volet, contemporain, explore le thème de l’exil, aux Abattoirs, mais aussi dans l’ensemble de la région Occitanie où des expositions essaiment sous le titre explicite « Je suis né étranger ».

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Cyrille Sciama, nouveau directeur général du musée des impressionnismes de Giverny

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Actuellement conservateur territorial du patrimoine chargé des collections du XIXe siècle et des partenariats au musée d’Arts de Nantes, Cyrille Sciama prendra ses fonctions le 11 juin, suite à sa nomination prononcée par le président du conseil d’administration, Sébastien Lecornu. Diplômé de l’Institut national du Patrimoine, Cyrille Sciama est co-commissaire de l’exposition « James Tissot » qui sera présentée l’automne prochain au Fine Arts Museum de San Francisco, puis au musée d’Orsay. Il a également été le commissaire de l’exposition « Nantes, 1886 : le scandale impressioniste » au musée d’Arts de Nantes. Suite au départ à la retraite de Marina Ferretti, qui assurait l’intérim, Cyrille Sciama aura pour mission de s’occuper de la programmation des expositions du musée, d’élargir le public et de développer la notoriété du musée, tout en favorisant le mécénat afin d’acquérir de nouvelles pièces pour enrichir la collection. Cyrille Sciama souhaite « insuffler une grande énergie au musée des impressionnismes, doté de très grandes qualités, pour en faire un lieu à part et un outil culturel porteur d’un projet social, territorial et économique ».

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120 BPM à la Villette

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Depuis les ballets mécaniques des futuristes, elle en a fait du chemin, la musique électro ! Du mythique Robots de Kraftwerk à la révolution Daft Punk, revivez l’épopée du « sound of the future », sur une bande-son signée Laurent Garnier, et plongez dans un monde où la machine fait danser les hommes.

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Japonisme(s) d’aujourd’hui chez Pierre-Alain Challier

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Il s’agit là d’un dialogue subtil entre artistes heureusement mis en scène par Pierre-Alain Challier qui suggère les influences croisées des uns et des autres, conscientes ou non, autour d’une certaine idée d’un « japonisme » contemporain. Les associations ainsi révélées tantôt renforcent la poésie d’un propos, – ainsi les toiles suggestives de Marie Hugo accompagnées des céramiques dentelées de Claire de Lavallée –, tantôt magnifient une technique, telles les photographies si savantes et mystérieuses de Claire de Virieu face aux céramiques organiques de Yoshimi Futamura. La nature inspirée reste le sujet favori de ces artistes dont les regards se saisissent de réalités éphémères, délicates et fragiles. Le lotus, la fleur de cerisier ne peuvent échapper au vocabulaire « japonais ». Transfigurés par la photographe Kimiko Yoshida, les sakura participent d’un autoportrait identitaire, tandis que Sophie de Laporte en transcrit l’élégante simplicité par touches tendres et vives – ses petits lapins habillés de kimonos nous ravissent… Tels les bambous qui s’élancent au ciel et ploient sous le vent, les fins bouleaux du nord de Stéphane-Erouane Dumas trouvent étonnamment, mais très justement, leur place en ce nouveau panorama d’un certain japonisme d’aujourd’hui. La complexité des jeux graphiques, tant des troncs rectilignes que des branchages entrelacés, témoigne d’une harmonie de composition, d’une rythmique, d’un dépouillement rigoureux et d’un raffinement plastique propres au goût japonais. Parce que la même quête d’une essentielle beauté primordiale sous-tend ces tentatives de dire le monde. Il y a aussi les textiles anciens d’Isabella Ducrot qui s’empare de kimonos de cour ou de cérémonie pour les maroufler sur toile et ainsi susciter le mystère d’une présence énigmatique et sacrée. Et puis encore, les touches d’or, sur les porcelaines de Keiichi Tahara, ou sur les bois gravés de Zoé Ouvrier, font écho à ce si beau texte de Tanizaki qui décrit la qualité de l’ombre en fonction des rehauts de lumière qui la définissent… Enfin, l’encre et la calligraphie affirment leur légitime présence grâce au livre-sculpture d’Alexandra Loewe réalisé lors de sa dernière résidence à Tokyo. Sa dimension monumentale induit une irrépressible attraction pour l’expression calligraphique, si vertigineuse quand elle place l’artiste face au vide et le contraint à l’ultime dépassement de soi. Comme une invitation au voyage, ces japonisme(s) d’aujourd’hui viennent apaiser nos inquiétudes en un dépaysement raffiné, un imaginaire de délicatesses enchantées.

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Bouts de ficelle au Cacp-musée d’Art contemporain de Bordeaux

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Dans ses performances ou ses vidéos, le duo formé par Marie Cool et Fabio Balducci s’empare d’objets presque insignifiants, une feuille de papier, une ficelle, un rouleau d’adhésif, une bille. Puis Marie Cool les met en mouvement, les manipule, dans une chorégraphie gestuelle, apparemment dénuée de toute finalité, de tout désir de signifier. Des formes naissent, puis s’évanouissent, comme ce dessin formé par la ficelle, ou la vague créée par la rencontre de deux feuilles A4. Pour le Capc, les deux artistes ont conçu un film et une installation, que diverses performances viendront activer.

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Le « fauteuil de trône » s’est vendu 500 000 €

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Le marché a tranché. Cinq candidats acheteurs croyant en l’authenticité du « fauteuil de trône » vraisemblablement commandé pour Napoléon se sont battus hier par téléphone interposé pour décrocher ce meuble mis en vente par la maison Osenat à Fontainebleau. Et d’après les indices dispersés sur les réseaux sociaux par le très décoiffant collectionneur de souvenirs napoléoniens Pierre-Jean Chalençon, c’est lui qui a décroché le pompon, pour la somme de 500 000 € frais inclus, soit sept fois l’estimation. Du côté de la maison Osenat, on doit être soulagé. Car le siège avait déclenché des réactions passionnées ces derniers jours. Même sans avoir vu le meuble en vrai, des détracteurs affirmaient qu’il datait de l’époque Napoléon III et ne pouvait donc entrer dans la short list des « fauteuils de trône » ayant été commandés pour Napoléon Ier et possiblement utilisés par lui. Christie’s non plus n’avait pas cru à l’ancienneté du fauteuil l’an dernier. Dans sa vente d’avril 2018 à New York, ses spécialistes l’avaient présenté comme une réalisation de la fin du XIXe siècle, et le siège n’avait pas dépassé l’équivalent de 5000 €. Mais depuis lors, une étude poussée réalisée par l’expert Marie de La Chevardière, avec démontage et dégarnissage du siège, a conclu qu’il date bien de l’époque Empire et a permis de préciser l’ampleur des différentes transformations qu’il a subies : changement des pieds avant, redorure récente, changement récent des boules des accoudoirs, modification récente du décor des pieds avant, etc. Plusieurs spécialistes indépendants ayant examiné le meuble ont confirmé cette expertise. Mais on ignore toujours quelle affectation a eu le siège au moment de sa création, et si l’Empereur s’est assis dessus ou pas. Ce qui fait dire ce matin à Me Osenat que « ce prix de 500 000 € est très convenable ». Reste à savoir ce que va en penser le musée américain qui l’avait mis en vente à New York chez Christie’s il y a tout juste un an.

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La Grande Galerie de Radio Classique : L’Orient des peintres au musée Marmottan Monet (1/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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À Milan, Léonard par la racine

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À la gare de Lyon, heureux augure, la Joconde habille une des voitures de notre TGV Paris-Milan* : le voyage nous sourit ! Mais dans le bar du train, le dessin d’une racine fantastique tapissant la paroi, une énorme racine forçant son chemin entre les pierres, nous plonge dans la stupeur. Une application chargée sur le téléphone portable épaissit le mystère avec une poétique expérience de « réalité augmentée ». De quoi s’agit-il ?  Découvert à la fin du XIXe siècle lors de la restauration du Castello Sforzesco, la gigantesque forteresse des ducs de Milan, ce dessin monochrome tracé au pinceau appartient au grand décor inachevé de la « Sala delle Asse », ou salle des lambris, conçue par Léonard de Vinci. Arrivé en 1482 à Milan, l’artiste est au service du duc Ludovic le More pendant 16 ans. À la cour des Sforza, il est à la fois architecte, ingénieur militaire, peintre, sculpteur, grand ordonnateur des fêtes princières. C’est à Milan, ville où l’artiste a séjourné le plus durablement, qu’il peint deux de ses plus grands chefs-d’œuvre, La Cène du couvent de Santa Maria delle Grazie et La Vierge aux rochers aujourd’hui au Louvre. Moins connue du public, la Sala delle Asse a subi maints déboires. Une correspondance d’avril 1498 entre Ludovic le More et son secrétaire nous dit que « Maître Léonard promet de la finir entièrement en septembre ». En réalité, elle est inachevée lorsque les troupes françaises s’emparent de Milan trois ans plus tard. Fragile car exécutée à sec, par opposition à la fresque plus résistante, elle se dégrade rapidement. Endommagé par l’humidité des murs exposés au nord, encore détérioré par l’utilisation de cette salle comme écurie lors des occupations autrichienne puis française, le décor a rapidement disparu sous des couches de chaux blanche. Il est redécouvert lors de la spectaculaire réhabilitation du château menée par Luca Beltrami (1854-1933), le Viollet-le-Duc milanais, à partir de 1892.

Fragment de paysage au fusain, redécouvert en 2014, mur sud-ouest de la Sala delle Asse, Castello Sforzesco ©Mauro Ranzani

On met alors également au jour les vestiges du fabuleux décor de la voûte, des branchages entrelacés et noués par des cordages, « une pergola de roses peinte avec un raffinement exceptionnel », dit Beltrami. Mais les peintures sont terriblement lacunaires. Beltrami demande alors au peintre Ernesto Rusca de reconstituer l’immense composition en s’appuyant sur l’analyse des motifs conservés. Au cours de ce travail, on découvre que les « roses » admirées par Beltrami sont en fait des baies de mûrier, symbole de prudence dans la Grèce antique, allusion au surnom « le More » (« il Moro ») donné à Ludovic Sforza. La splendide pergola de mûriers reconstituée en 1902 échappe au bombardement de 1943, mais pas au regard puriste de la commission consultée lors de la restauration du Castello Sforzesco après la guerre. Celle-ci la juge plus « Art nouveau » que « Quattrocento ». Décision est donc prise de l’« alléger ». C’est ainsi qu’au début des années 1950, la Sala delle Asse prend son apparence de vaisseau fantôme, navigant entre deux eaux, entre deux siècles, le XVe et le début du XXe, n’appartenant plus ni à l’un ni à l’autre. La restauration menée depuis 2013 par les spécialistes de l’Opificio delle Pietre Dure de Florence a bloqué la dégradation des peintures et leur a rendu une certaine lisibilité, sans remettre en question les interventions radicales des XIXe et XXe siècles. Des analyses ont cependant permis de retrouver, sous la peinture de Rusca, de nombreuses traces de la peinture d’origine, prouvant que celui-ci n’avait pas travaillé d’imagination. Trop lacunaire pour être entièrement dégagée, la peinture originale a néanmoins été laissée visible en plusieurs endroits de la voûte. Les recherches menées sur les murs ont en revanche permis de retrouver intact une partie du dessin mural réalisé, sinon par Léonard lui-même, du moins par son atelier d’après les projets du maître. Recouvert par quatorze couches successives de chaux minutieusement éliminées au laser, ce dessin d’une grande spontanéité est d’autant plus précieux qu’il n’a subi aucune altération au cours des siècles. Il permet de mieux comprendre la composition projetée par l’artiste : une pergola naturelle jaillissant de dix-huit grands mûriers, composant une allégorie à la gloire de Ludovic le More dont les armes se détachent au centre de la voûte.

Les armes de Ludovic Sforza au centre de la voûte de la Sala delle Asse, avant restauration, 2012, Castello Sforzesco ©Haltadefinizione

Entre les troncs qui devaient se dresser tout autour de la salle, on voit des fragments de paysage exécutés au fusain et au pinceau. Premier trompe-l’œil réalisé à une grande échelle, la peinture était conçue en totale négation de l’architecture, laissant entrer le paysage lombard, l’air et le ciel au cœur du château. Ce parti illusionniste sera repris plus tard par Giulio Romano dans ses fameuses fresques de la Salle des Géants au Palazzo Te de Mantoue. Quant à la fameuse racine, que Beltrami et Rusca, ne pouvant la relier à la composition du plafond, avaient préservée et masquée (ils la croyaient du XVIIe siècle), elle a été restaurée. Les troncs qu’elle porte coïncident avec ceux peints en partie haute, sous la voûte. Elle faisait donc bien partie du projet originel. Une passerelle permet au public de l’approcher de plus près. Outre une installation multimédia qui permet de redonner sa cohérence au grandiose palimpseste, une exposition de dessins de nature de Léonard de Vinci et de grands maîtres de la Renaissance accompagne cette redécouverte de la Sala delle Asse, ainsi qu’une série de manifestations dans le cadre des célébrations du 500e anniversaire de la mort de Léonard.

« À l’ombre de Ludovic le More. La Sala delle Asse »
Du 16 mai 2019 au 12 janvier 2020
Castello Sforzesco, Museo d’Arte antica, Sala delle Asse, Piazza Castello, Milan « Léonard et la Sala delle Asse à travers la nature, l’art et la science »
Castello Sforzesco, Museo d’Arte antica, Sala dei Ducali, Piazza Castello, Milan
Du 16 mai au 18 août 2019

 

* Proposant trois liaisons quotidiennes aller-retour entre Paris, Lyon, Chambéry et Milan, SNCF Voyages Italia s’associe à la Mairie de Milan, la Région Centre-Val de Loire et au Musée du Louvre dans le cadre des célébrations du 500e anniversaire de la mort Léonard de Vinci, en France et en Italie.

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Koloman Moser, l’homme orchestre au Mak à Vienne

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En plus de cinq cents œuvres, cette rétrospective très complète retrace l’essentiel de la carrière d’un artiste pluridisciplinaire. Moser débuta comme peintre et dessinateur, avant de créer du mobilier, des luminaires, des vitraux, des services de table, des bijoux, des décors et des costumes de scène pour le théâtre ou l’opéra.

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Shannon Bool, l’art du décryptage au Centre culturel canadien

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Appelant volontiers la psychanalyse à la rescousse, elle fait feu de tout bois, de la sculpture à la tapisserie en passant par le photomontage et la peinture sur soie. Ici, elle se penche sur les projets de Le Corbusier pour la ville d’Alger, alors préfecture française, afin d’en dévoiler tous les fondements misogynes et colonialistes. Un décilage au vitriol.

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Trésor à vendre : Un vase tétrapode Maya

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Voilà un objet qui devrait susciter bien des convoitises. Ce vase Maya datant de 250 à 450 après Jésus-Christ a d’abord une bonne provenance, ce qui est désormais indispensable sur le marché des objets précolombiens. Il a longtemps fait partie de deux collections suisses, a été présenté à la Biennale des Antiquaires 1986 par la galerie Mermoz et a figuré dans une exposition, « Mexique, Terre des dieux », au musée Rath de Genève en 1998-1999. Il appartient également à un corpus de pièces tétrapodes (à quatre pieds) en céramique à engobe sombre, du brun au noir, considérées comme le summum de la céramique Maya en raison de la beauté et la complexité de leur décor, mis en valeur par le rouge du cinabre resté dans les incisions. Ici, chaque pied représente un pécari, un cochon sauvage avec des yeux trilobés typiques. Sur la panse apparaissent deux créatures mythiques très stylisées, le Poisson Xok et une divinité entourée de feuilles de nénuphar. « Cette iconographie aquatique fait référence à l’étang primordial d’où serait sorti le monde », explique Fatma Turkkan-Wille, spécialiste d’art précolombien chez Christie’s. Sur le couvercle trône une poignée en forme de monstre-serpent à la queue relevée, qui ouvre grand la mâchoire, d’où émerge le Dieu du Maïs, associé à presque toutes les cérémonies Maya importantes. « Ce vase provient certainement de la tombe d’un haut dignitaire, sans doute un seigneur. Il y a très peu de pièces de ce type disponibles sur le marché », souligne l’expert. Et si l’objet ne présentait pas d’anciennes cassures (restaurées), il serait estimé deux ou trois fois plus que son estimation actuelle de 125 000 €/ 175 000 €. Quels seront les musées ou collectionneurs en lice le 9 avril ? « Grâce à la richesse de son iconographie et ses qualités esthétiques, cette pièce sort de la niche de l’art précolombien, affirme Fatma Turkkan-Wille. On peut même imaginer qu’elle intéresse un collectionneur de tableaux baroques… »

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Disparition de l’historienne de l’art, Jacqueline Lichtenstein

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Agrégée de philosophie, Jacqueline Lichtenstein a enseigné à l’Université de Berkeley, à l’Université Paris-Nanterre, à la Sorbonne Paris IV ainsi qu’à l’École du Louvre, où elle a été membre du Conseil des études et de la recherche. Elle a également été ​membre du Conseil scientifique du musée du Louvre, qui l’a invitée en 2013 pour un cycle de conférences sur la poétique et la théorie du dessin du XVe au XIXe siècle. Responsable de la collection « Essais d’art et de philosophie », créée en 1949 par Henri Gouhier aux éditions Vrin, elle s’est fait également remarquer en tant qu’auteure. Parmi ses ouvrages, on peut notamment citer La tache aveugle. Essai sur les relations de la peinture et de la sculpture à l’âge moderne (Gallimard, 2013) et La couleur éloquente, rhétorique et peinture à l’âge classique (Flammarion, 1989). Elle s’est notamment intéressée à la relation antagoniste entre le dessin, du domaine de l’intelligible, et la couleur relevant du sensible, considérée comme un éclat séducteur. Il faut également mentionner qu’elle a dirigé l’édition des Conférences de l’Académie royale de peinture et de sculpture à l’époque de Louis XIV de 1648 à 1793, avec Christian Michel.

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Première mondiale : un sarcophage égyptien sera ouvert en direct à la télévision ce dimanche

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Aspirants Indiana Jones de tous pays, cette émission est faite pour vous. Baptisée « Expedition Unknown : Egypt Live », elle doit être diffusée en première mondiale le 8 avril aux États-Unis (soit le 7 avril à 2h du matin en France). Le public français devra quant à lui patienter jusqu’au 19 pour découvrir, sur Discovery France, ce programme qui fait chausser au téléspectateur les bottes de l’archéologue. Durant plus de deux heures, l’animateur-aventurier Josh Gates (toute ressemblance avec un personnage interprété par Nicolas Cages étant fortuite…), accompagné notamment du plus célèbre des égyptologues chapeautés, Zahi Hawass, explorera  un réseau de puits et de tunnels menant à un complexe funéraires où une quarantaine de momies a été récemment découverte. Point d’orgue de cette expédition, l’ouverture en direct d’un sarcophage en calcaire abritant les restes d’un personnage dont « l’identité reste un mystère depuis 3000 ans ». Le nom du site n’a pas encore été officiellement révélé mais l’on pense fortement aux catacombes de Tounah el-Gebel, situées au sud du Caire, en Moyenne Égypte, où l’on apprenait en février dernier la mise au jour de 40 corps momifiés, datés de la fin de la période ptolémaïque. De ce côté de l’Atlantique, l’événement tombe à point nommé à l’heure où la pharaomanie venue de la Grande Halle de La Villette s’empare de l’Hexagone. Nul doute que le public français venu se presser devant les trésors de Toutankhamon pourra d’autant mieux se projeter dans cette découverte archéologique par écrans interposés. Outre le caractère éminement ludique de ce projet, certains s’offusqueront sans doute que l’exhumation de dépouilles, dont le repos éternel se passait jusque-là fort bien de caméras de télévision, puisse faire l’objet d’une telle mise en scène. Si les mystères de l’Égypte s’offrent à la Science, ses morts sont-ils dorénavant condamnés à divertir le public ? Discovery Channel ouvre peut-être la boîte de Pandore.

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Michel Vray, le franc-tireur à la Maison nationale des artistes

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Tous les artistes ne cherchent pas la notoriété, ainsi qu’en témoignent la vie et l’œuvre de Michel Vray, peintre, poète et éditeur de poètes publiés par lui seul. Avec un florilège d’œuvres incluant tableaux, huiles sur papier, dessins, encres et travaux destinés à l’illustration de livres, cette exposition révèle un artiste dont l’imagination trouve son expression abstraite dans de puissantes compositions éloignées de toute filiation véritable.

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« The Shed », le méga centre d’art new-yorkais ouvre ses portes

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2340 m² de galeries d’exposition, une salle de théâtre de 500 places, une « carapace » modulable et amovible, le tout pour un budget global estimé à $500 000 : après 14 ans de gestation, The Shed promet de mettre le gigantisme au service de la création contemporaine. Rebaptisé The Shed’s Bloomer Building, d’après le nom de son principal mécène l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, ce nouveau centre d’art a pour ambition d’encourager la création d’œuvres originales dans des domaines aussi variés que la peinture, la sculpture, la danse, le théâtre, la performance, la littérature ou toutes autres formes d’expressions de la culture pop. Un vaste programme qu’auront pour tâche d’organiser son directeur artistique Alex Poots, ancien directeur du festival international d’art de Manchester et du centre culturel Park Avenue Armory, et Hans Ulrich Obrist, directeur artistique des Serpentine Galleries de Londres et conseiller principal des programmes du Shed.
Conçu essentiellement comme une structure modulable, capable d’adapter ses volumes et ses espaces aux besoins des artistes, le bâtiment a été imaginé par l’agence Diller Scofidio + Renfro (en collaboration avec Rockwell Group), lauréate du Prix d’architecture 2019 de la Royal Academy de Londres. Adepte de projets expérimentaux, cette dernière, qui signait récemment la scénographie de la très spectaculaire exposition « Heavenly Bodies » au Met Cloisters, travaille actuellement sur l’extension du MoMA et le très attendu Museum of Sound & Image de Rio. Parmi les nombreux dispositifs mis au service des artistes et de l’expérience du visiteur, le plus remarquable est sans doute cette monumentale « carapace » télescopique, montée sur roues, qui permet de transformer (en seulement 5 minutes !) la place aménagée devant le bâtiment en un vaste hall pouvant accueillir jusqu’à 2 700 personnes. Pour son président-fondateur, Dan Doctoroff, « The Shed se définit comme une structure ouverte et équipée […], un bâtiment capable de s’adapter de façon tout à fait unique, un espace de liberté où les artistes peuvent réaliser leurs rêves ».
Pour le lancement de sa première saison, The Shed dévoile dès aujourd’hui IN FRONT OF ITSELF, une monumentale installation commandée à l’artiste Lawrence Weiner, considéré comme l’un des fondateurs de l’art conceptuel. Suivront également cinq nuits de concerts (« Soundtrack of America », du 5 au 14 avril) célébrant l’influence de la musique afro-américaine sur la culture contemporaine, une exposition, assortie de performances live, conçue par le compositeur Steve Reich et le peintre Gerhard Richter (« Reich Richter Pärt » du 6 avril au 2 juin), une pièce d’Anne Carson autour de deux figures féminines iconiques, Marilyn Monroe et Hélène de Troie (Norma Jeane Baker of Troy, du 6 avril au 19 mai) et last but not least une série de huit concerts-performances de Björk (« Cornucopia » du 6 mai au 1er juin) !

Découvrez le déploiement de l’enveloppe téléscopique conçue par Diller Scofidio + Renfro :

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