Actualité artistique

Idée lecture : Duel pour un roi, Mme de Montespan contre Mme de Maintenon

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Un saut dans le temps et l’espace nous amène à Versailles. Amies puis ennemies, se battant chacune avec ses armes pour garder l’amour du Roi-Soleil, la flamboyante Madame de Montespan et la redoutablement habile Madame de Maintenon entretiennent leur vie durant une relation ambiguë, que décortique l’historienne Agnès Walch. Une immersion dans les coulisses de Versailles, ponctuée de saillies de Saint-Simon ou de Madame de Sévigné.

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L’essentiel de Vallotton à la Royal Academy de Londres

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Pour cette première rétrospective Félix Vallotton (1865-1925) au Royaume-Uni, la Royal Academy rassemble quatre-vingts peintures, dessins et gravures du Nabi suisse. Un florilège de ses plus belles œuvres, entre paysages, portraits, nus féminins et illustrations satiriques.

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L’art des zanimos à la Villa Datris

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Foi d’animal, la Villa Datris invite quatre-vingt-deux artistes à installer dans cette demeure provençale du XIXe siècle et ses jardins une centaine de sculptures célébrant la beauté animale avec gravité, humour ou dérision. Les jardins de la Fondation offrent aux plasticiens depuis 2011, un cadre pour faire des propositions uniques en s’appropriant les arbres, les massifs et les bords de Sorgue. Cette année, des paresseux conçus par Élodie Antoine ont pris place sur les branches des arbres, un cheval géant et coloré de Robert Combas et deux cervidés aux formes minimalistes accueillent les visiteurs. La folie des zanimos s’est emparée aussi des espaces d’expositions de la Villa avec des cabinets de curiosités mettant en scène des animaux des fonds marins (Laurent Grasso et Ugo Rondinone) et des oiseaux nés de l’imagination de César, Wang Keping et Jean Tinguely. Katia Bourdarel met en scène une louve menaçante, tandis que Wim Botha, Dimitri Tsykalov et Barthélémy Toguo invoquent la sauvagerie humaine dans des œuvres angoissantes. Une inquiétante étrangeté que l’on retrouve dans les créatures hybrides de Laurent Le Deunff, Stéphane Darrot et Terrence Musekiwa, fruits de quelque manipulation génétique ou nano-technologique.

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Le château de Vendeuvre met les petits plats dans les grands

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Saviez-vous qu’au XVIIIe siècle, dans les châteaux, aucun verre n’était posé sur la table, et que les convives devaient solliciter un laquais pour boire un peu d’eau ou de vin ? Du petit-déjeuner au souper, découvrez les protocoles et le raffinement des arts de la table au siècle des Lumières, au fil des pièces meublées et richement décorées du château de Vendeuvre. L’exposition évoque également le service du thé et le goûter, sans oublier les pique-niques qui étaient organisés à l’occasion de parties de chasse. Oubliez les œufs durs et la nappe à carreaux sur l’herbe, il s’agissait de véritables festins sous tente, avec vaisselle en porcelaine, argenterie en vermeil et verres en cristal !

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L’univers luxuriant de Steiner et Lenzlinger à Valence

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Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger développent depuis 1997 des projets in situ foisonnants, à mi-chemin entre biologique et artificiel. Internationalement reconnus depuis leur installation Giardino calante dans l’église San Stae pour la Biennale de Venise 2003, ils investissent à présent le musée de Valence. Croisant les champs artistiques et scientifiques, ils créent des rencontres étonnantes de matières, d’objets naturels et manufacturés, de sons, d’images fixes ou animées, composant des formes hybrides et des environnements immersifs faits de pétrifications, de cristallisations et de proliférations sauvages.

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Ma langue au chat : Les personnalités des miniaturistes persans sont-elles connues ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Les personnalités des miniaturistes persans sont-elles connues ?


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RÉPONSE

Les noms des miniaturistes persans sont connus au même titre que les poètes qu’ils ont illustrés. De Kamaleddin Behzad, actif à la cour timouride au IXe siècle, au peintre qadjar Kamal-ol-molk, mort en 1940, les créateurs étaient clairement identifiés. Dans la collection Marteau figurent aussi bien des calligraphies de Mir Imad Qazvini que des dessins attribués à Muhammadi, un miniaturiste du XVIe siècle.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


+ d’infos

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Un été à Arles : les expos à ne pas manquer

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L’illusion faite image

Tout au long du XXe siècle, la carte postale a accompagné l’essor de la mondialisation des images et le tourisme de masse. Une exposition confronte regards et gestes d’artistes à la fabrique des cartes postales photographiques. Collectionneurs, accumulateurs ou retoucheurs, ils s’approprient des images existantes pour leur donner un nouveau sens, éclairer leur statut ou leur contexte. De John Hinde (1916-1997) à Oriol Vilanova (1980) en passant par Martin Parr (1952) et Valérie Mréjen (1969), l’exposition déploie une réflexion sur ce que ces images nous montrent et nous disent de l’ailleurs.

« Cartes postales nouvelles d’un monde rêvé » dans le cadre des Rencontres d’Arles, Musée départemental Arles antique, 04 13 31 51 03, du 1er juillet au 22 septembre.

Martin Parr, Kleine Scheidegg, Suisse, série Small World, 1994 ©Martin Parr/ Magnum Photos

Le Groupe des 5

Le musée Réattu, fort de la création du premier département de photographie artistique dans un musée des beaux-arts français en 1965, accueille une exposition ayant pour noyau la publication, en 1961, du travail de cinq étudiants du département de Photographie de l’Institute of Design de Chicago : Kenneth Josephson, Joseph Sterling, Charles Swedlund, Ray K. Metzker et Joseph Jachna. Cette publication marque le lien majeur entre l’établissement fondé par László Moholy-Nagy en 1937 en tant que « New Bauhaus », et la revue « Aperture » née en 1952 sous l’égide d’ Ansel Adams.

« We were five. Cinq étudiants de l’Institute of Design et la revue Aperture » dans le cadre des Rencontres d’Arles, musée Réattu, 04 90 49 37 58, du 29 juin au 29 septembre.

Ray K .Metzker, Sailors (détail), Chicago, 1958 Tirage sur papier aux sels d’argent ©The Estate of Ray Metzker / Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Un monde qui hurle

Corée du Nord, Émirats, Port-au-Prince, Fukushima, Kaboul, le fleuve du Jourdain, Ogoniland (Niger) : le photographe Philippe Chancel mène depuis 2005 une exploration des sites sensibles de notre planète, pour ausculter le monde et observer les symptômes les plus alarmants de son déclin. « Datazone est une invention qui parvient à englober les signes les plus tangibles de la catastrophe annoncée : écologie traumatique, désindustrialisation chaotique, revers toxiques de la modernisation », écrit le commissaire de l’exposition, Michel Poivert, avant d’ajouter : « Par l’assemblage des images qui témoignent d’une profonde sensibilité au monde peut se constituer un grand récit ».

« Philippe Chancel. Datazone » dans le cadre des Rencontres d’Arles, église des Frères prêcheurs, 04 90 96 76 06, du 1er juillet au 22 septembre.

Philippe Chancel, Datazone #01, Corée du Nord, Pyongyang, 2005/2013. Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de Melanie Rio Fluency

Van Gogh, vite

Autodidacte, vagabond, promeneur entre ville et campagne, Niko Pirosmani (1862-1918) incarne une vision populaire moderne de l’artiste marginal. Une trentaine de tableaux de ce peintre géorgien est présentée à la Fondation en regard de cinq œuvres de Vincent Van Gogh, réunies sous le titre « Vincent Van Gogh : Vitesse & Aplomb ». Produites entre 1884 (la période hollandaise) et 1890 (la période provençale), les toiles transmettent un sentiment de vitesse et témoignent d’un humble regard porté sur les gens et les choses, comme le portrait de madame Ginoux (L’Arlésienne) exécuté à Saint-Rémy-de-Provence en 1890.

« Niko Pirosmani, promeneur entre les mondes » et « Vincent Van Gogh, Vitesse & aplomb », Fondation Van Gogh, 04 90 93 08 08, du 2 mars au 20 octobre.

Vincent Van Gogh, Le Bûcheron, 1889, huile sur toile, 44 x 26,2 cm, Amsterdam, Van Gogh Museum ©F. Deladerrière

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Un projet de cathédrale éphémère devant Notre-Dame

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Tout commence par l’idée d’une construction d’une cathédrale temporaire sur le parvis, lancée par Monseigneur Chauvet, le recteur de Notre-Dame, trois jours après l’incendie du 15 avril dernier. Cet édifice temporaire aurait pour but d’accueillir les fidèles et les célébrations religieuses le temps des travaux. Il n’en fallait pas plus pour que le cabinet d’architectes britannique Gensler s’aventure dans le projet « Pavillon Notre-Dame ». « Pour nous, il était impensable que l’on ne puisse pas célébrer de messe pendant la durée de la reconstruction. Alors dans un esprit de bonne volonté, nous avons pris l’initiative de travailler sur cette cathédrale éphémère », explique Philippe Paré, responsable du design pour Gensler à Paris. Le lieu de culte, constructible en six mois, ferait 75 mètres de long et 22 mètres de large pour accueillir 800 personnes lors d’une messe. Pour sa structure, les architectes misent sur des matériaux durables, tels que le bois brûlé. Celui-ci allie fonction symbolique et pratique : le bois brûlé permet de le préserver du feu, en référence aux flammes ayant ravagé la cathédrale parisienne. « Ainsi, ce qui a détruit Notre-Dame ne fera que la renforcer et l’aider à renaître de ses cendres », précise Philippe Paré. Avec un toit en coussins gonflables et des parois translucides amovibles, le « Pavillon » serait tout en transparence afin d’offrir un espace lumineux avec une vue sur la cathédrale en travaux. Hormis sa qualité religieuse, le lieu pourrait également se changer en espace d’exposition ou de concert grâce à son dispositif de panneaux mobiles.
Ce projet, encore à l’étape conceptuelle, est le premier à avoir été présenté pour faire patienter les 13 millions de touristes qui affluent chaque année jusqu’à la fin du chantier de reconstruction de la cathédrale, prévue pour 2024. Néanmoins, rien n’est engagé ni chiffré et l’occupation du parvis n’est peut-être pas compatible avec les travaux de la cathédrale. Aussi, la pollution au plomb qui touche le parvis et ses environs pourrait être incompatible avec le « Pavillon Notre-Dame ». Depuis fin juillet, elle est la cause de l’interruption du chantier de reconstruction qui devrait reprendre à partir de la semaine du 12 août.

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Le souffle et la toile au musée de Gajac

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Artiste franco-marocaine née en 1950, vivant entre Paris et Essaouira, Najia Mehadji construit une œuvre multiple, utilisant la gouache, la peinture acrylique, la craie, l’aquarelle, la sanguine ou le graphite. Liberté des techniques mais aussi des formes, pour une œuvre qui déploie volutes, arabesques, développements, un moment puisés dans la philosophie soufie ou l’esthétique zen. Les enroulements sont aussi au cœur des drapés d’après Le Greco, du mouvement de La Valse de Camille Claudel ou des danses de Loïe Fuller dont elle réécrit la grammaire. Un travail qui plonge ses racines dans les méandres insondables de l’esprit et les libère, comme un vent qui se lève.

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Tech et tradition à la Biennale de céramique contemporaine de Vallauris

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La Biennale de céramique contemporaine de Vallauris, qui fête aujourd’hui ses 25 ans, fait peau neuve. Introduction de vidéos pour accompagner les œuvres exposées, workshop en partenariat avec l’Ensci-Les Ateliers, exposition du « designer-chercheur » Olivier Van Herpt qui fabrique des vases en céramique à l’aide d’une imprimante 3D. Cette année, l’Italie est à l’honneur avec l’exposition « Terra Italia » au musée Magnelli en partenariat avec le Musée international de la céramique de Faenza. En contrepoint, le lieu met en lumière un ensemble de céramiques et de linogravures réalisées par Picasso lors de ses années passées à Vallauris.

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Ma langue au chat : Qui était Charles Vignier ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Qui était Charles Vignier ?


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RÉPONSE

Comme Siegfried Bing, le marchand d’origine allemande qui vendait des porcelaines et autres objets d’art venus d’Extrême-Orient, Charles Vignier (1868-1934) avait sa boutique dans le quartier de l’hôtel Drouot. Spécialisé dans les œuvres persanes et japonaises sur papier, il a même été engagé comme expert par les maisons de ventes. Georges Marteau lui acheta une quarantaine d’estampes du Japon et des pages d’album venus d’Iran.

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disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


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L’été sera féminin #8 : Florence Reymond, l’étoffe des rêves

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La peinture de Florence Reymond (née en 1971) a la saveur des rêves, mais un arrière-goût de cauchemar. Les images plus ou moins indécises, les couleurs, souvent acidulées, les textures, empâtées ou détrempées, y coexistent de façon apparemment arbitraire, dans un espace flottant. De façon exemplaire, Après le tremblement de terre, présenté dans l’exposition « Elles » à Villefranche-sur-Saône, surprend le spectateur par sa mise en scène. Au premier plan, une opulente nature morte, composée de fleurs, s’étend sur toute la largeur du tableau, devant une femme en maillot de bain au corps translucide. Celle-ci joue avec un enfant dont le visage est « dissimulé » par une loupe. Au loin, au-delà d’une étendue d’eau, un paysage de montagne, dominé par les trois croix du Golgotha, jette une ombre de douleur sur la scène.

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De nouvelles découvertes archéologiques d’Héracléion et de Canope dans la baie d’Aboukir

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Ce mois-ci, grâce aux fouilles d’archéologie sous-marine dirigées par Franck Goddio et financées par la Hilti Foundation, plusieurs restes antiques ont été découverts dans la baie d’Aboukir, en Égypte. Tout d’abord, sur le site d’Héracléion, découvert en 2001, des restes du temple égyptien principal de la cité engloutie dédié au dieu Amon de Gereb ainsi qu’une tholos, temple grec de forme circulaire, ont été retrouvés. La première découverte contient des vestiges d’architecture, statuettes, objets rituels et monnaie tandis que la seconde présente la construction, telle qu’elle se trouvait au moment de son engloutissement, accompagné d’artefacts faits d’argent et de bronze, mélangés à de la céramique. D’après les archéologues de l’IEASM, ces bâtiments se sont engouffrés dans l’épaisse vase d’un canal sud et d’un canal ouest du Nil, permettant leur très bonne conservation durant les 2200 dernières années. Ces lieux de culte datent de la XXXe dynastie égyptienne (380 à 341 avant J.-C.). À cette époque, Héracléion était au centre du commerce entre Égyptiens et Grecs (grâce au port de la cité, mentionné par Hérodote) et de la vie religieuse : tous les nouveaux pharaons devaient se rendre au temple principal pour recevoir leurs titres de pouvoir en tant que souverain universel du dieu Amon. D’après les spécialistes, ces deux temples ont glissé vers le fleuve suite à un tremblement de terre lors du règne du pharaon Ptolémée VIII (moitié du IIe siècle avant J.-C.), issu de la dynastie des Lagides.
À quelques kilomètres au sud d’Héracléion, sur le site de la cité Canope, découvert en 1999, les fouilles ont révélé des vestiges romains, dont la fonction n’a pas encore été identifiée, ainsi que des bains publics. Les premiers travaux des chercheurs montrent que la cité a été occupée du VIe siècle avant J.-C. au VIIIe siècle après J.-C., notamment grâce aux bijoux byzantins et pièces d’or islamiques retrouvés dans les fouilles. Suite à une importante catastrophe naturelle au VIIIe siècle, les deux cités, Héracléion et Canope, ont été englouties sous la mer dans la baie d’Aboukir. Depuis leurs découvertes, les archéologues réalisent une cartographie de la baie d’Aboukir. Ces deux Atlantides n’ont pas fini de révéler leurs merveilleux trésors antiques.

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Le musée des impressionnismes de Giverny cherche des donateurs

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Déjà soutenu par la Société des Amis du musée et par le Cercle des mécènes, le musée des impressionnismes de Giverny fait aujourd’hui appel aux visiteurs et amateurs d’art pour conclure l’acquisition d’une œuvre de Pierre Bonnard, intitulée La Seine à Vernon, du nom de la ville voisine de Giverny. À l’initiative de Cyrille Sciama, nouveau directeur du musée, cette campagne de financement participatif accessible à tous grâce à des dons libres, à partir de 10 euros, sera ouverte du 4 septembre au 21 octobre prochain sur la plateforme en ligne Kisskissbankbank. Elle a pour objectif d’atteindre 30 000 euros sur les 350 000 euros nécessaires pour l’acquisition de l’œuvre.
Propriétaire d’une maison à Vernonnet, dans l’Eure, récemment achetée par la Ville de Vernon afin d’en faire bénéficier le public, Pierre Bonnard a longuement profité de la vue depuis son jardin pour peindre les bords de la Seine, lieu de villégiature par excellence des impressionnistes, qu’il affectionnait tout particulièrement. À l’inverse du jardin arrangé de Monet à Giverny, celui de Bonnard à Vernon est sensiblement plus sauvage : aucune présence de la main de l’homme, peupliers, ormes, frênes et saules bordent le fleuve argenté et nous livrent ici un aperçu de la sérénité du paysage normand au crépuscule. Composée de touches vibrantes de vert, de bleu, d’orange, de rose et de jaune et d’une perspective animée par les couleurs juxtaposées, cette œuvre rappelle que les peintres impressionnistes aimaient séjourner loin de la ville, plaisir rendu possible grâce au développement des chemins de fer, et être entourés par cette nature changeante, d’où ils puisaient leur inspiration.

Pierre Bonnard, La Seine à Vernon, 1915, Huile sur toile, 80 x 68 cm Giverny, musée des impressionnismes © Giverny, musée des impressionnismes / Jean-Michel Drouet (2019)

Cette œuvre de Pierre Bonnard, résolument impressionniste, est actuellement visible à l’exposition événement du musée des impressionnismes de Giverny, Les 10 ans d’une collection. C’est ainsi l’occasion, pour les visiteurs et futurs donateurs, de découvrir également les plus belles des 200 œuvres acquises par le musée depuis 2009, dont le Parterre de marguerites de Gustave Caillebotte. Une œuvre pour laquelle le musée avait déjà eu recours avec succès au « crowdfunding », modèle participatif d’enrichissement des collections de plus en plus prisé par les musées de nos jours.

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Au musée Paul-Dini, de l’art au féminin ?

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Au-delà d’un art féminin, une exposition présente la diversité des points de vue esthétiques et techniques de dix artistes femmes. L’émotion s’exprime à travers le regard « documentaire » de Claire Chevrier, les plis des dessins d’Isabelle Jarousse, la profondeur des regards des portraits d’Isabelle Thé, la mise en scène familiale de Delphine Balley et de Véronique Ellena. Chez Florence Reymond et Marie-Anita Gaube, les corps fusionnent avec la nature. Les séries picturales inspirées de photographies de médias de Carole Benzaken se confrontent aux paysages de champs d’Hilary Dymond. Quant à l’univers de Marie Morel, il flirte avec images et textes pour exalter la vie.

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Un été à Nantes : les expos à ne pas manquer

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Cap sur l’Amazonie

Cette exposition itinérante a été créée en 2016 par Boris Wastiau au musée d’Ethnographie de Genève, qui conserve l’une des plus importantes collections amazoniennes d’Europe. Après la Suisse et le Canada, c’est à Nantes que le public pourra découvrir les trois cent cinquante pièces (parures de plumes, armes, instruments de musique, objets usuels…) qui la composent, contextualisées par des photographies et des films. Une plongée dans le monde des chamanes – individus capables de passer du monde des vivants à celui des esprits, au cours d’une transe provoquée par l’usage de psychotropes –, et un témoignage saisissant sur la vie des peuples d’Amazonie.

« Amazonie, le chamane et la pensée de la forêt », château des Ducs de Bretagne, 02 51 17 49 48, du 15 juin au 19 janvier.

Paire de parures de brassards pachik ©MEG

Dans l’œil de Mircea Cantor

Il est sans doute le plus connu des artistes contemporains roumains. Mais l’art étant sans frontières, Mircea Cantor (né en 1977) aime dire qu’il « vit et travaille sur terre ». Invité dans le cadre de la Saison France-Roumanie orchestrée par l’Institut français, il présente dans la chapelle de l’Oratoire des travaux récents ou plus anciens (All the directions, réalisé sur l’île de Nantes en 2000), entre sculpture, installation, photographie et vidéo. Réunies sous le titre ambigu d’« Înainte », un mot roumain qui signifie, selon le contexte, « en avant » ou « comme avant », ses œuvres posent un regard lucide, sans concession, sur les réalités sociales et politiques de notre monde.

« Mircea Cantor, Înainte », musée d’Arts de Nantes, 02 51 17 45 00, du 15 mars au 15 septembre.

Mircea Cantor, Io, 2009 Photographie noir et blanc (détail du diptyque), 30 x 20 cm (chacune) ©Mircea Cantor/Courtesy de l’artiste et VNH Gallery, Paris

L’invitation au Voyage

Créé en 2011, « Le Voyage à Nantes » est devenu un rendez-vous incontournable. « Il s’adapte à l’évolution de la ville. Il suit ses aménagements et ses transformations comme un poisson-pilote dont elle ne sait plus se débarrasser », confie avec humour son créateur, Jean Blaise. Cette année, parmi une multitude d’autres interventions, pérennes ou temporaires, Tadashi Kawamata a construit un belvédère à la butte Sainte-Anne et posé d’étranges Nids sur les toits de la gare, du château ou du Lieu Unique. Le facétieux Pierrick Sorin s’est glissé dans différents hôtels de la ville et Claire Tabouret bénéficie d’une monographie dans l’espace de la HAB Galerie (Hangar à Bananes).

« Le Voyage à Nantes », divers lieux, www.levoyageanantes.fr du 6 juillet au 1er septembre.

Claire Tabouret, The Beach, 2019, encre sur papier, 107 x 140 cm photo ©Marten Elder

Richard Mosse, sur tous les fronts

Le caractère ludique et populaire de la programmation du « Voyage à Nantes » n’empêche pas la réflexion. Le photographe et vidéaste Richard Mosse (né en 1980) s’interroge sur les mouvements migratoires engendrés par les conflits et les persécutions, en Syrie, en Irak, dans le désert du Sahara. « J’ai utilisé une caméra de type militaire conçue pour surveiller les champs de bataille et les frontières. L’utilisation de cette technologie à contre-emploi crée une expérience immersive qui montre de façon concrète les voyages extrêmement difficiles et souvent tragiques des réfugiés, mais aussi la façon dont nos gouvernements les observent et les considèrent », explique l’artiste irlandais.

« Richard Mosse. Incoming », Le Lieu Unique, 02 51 82 15 00, du 27 juin au 1er septembre.

Richard Mosse, Still Frame from Incoming, 2015-2016, extrait d’installation vidéo ©R. Mosse

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Ma langue au chat : Jouait-on aux cartes en Orient et en Extrême-Orient ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Jouait-on aux cartes en Orient et en Extrême-Orient ?


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RÉPONSE

Dans la collection Marteau (répartie entre le Louvre et la Bibliothèque nationale de France), figurent aussi bien des jeux persans (cartes dites ganjifah de l’Iran des Safavides) que des jeux japonais (hanafuda et jeu des Cent poètes) et sino-vietnamiens. Malgré leur aspect innocent et leurs jolis décors, ces cartes servaient souvent à des jeux d’argent avec enchères.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


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Miró, l’oeuvre graphique à la Fondation Maeght

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Dix ans après « Miró en son jardin », la Fondation Maeght propose de découvrir la richesse de l’œuvre graphique de Joan Miró dans un accrochage autour de quatre concepts principaux : le rapport de l’artiste catalan avec les poètes, le concept de « collage », les possibilités combinatoires et la découverte des techniques (gravure, lithographie, etc.). Rosa Maria Malet, ancienne directrice de la Fundació Joan Miró de Barcelone, orchestre cet accrochage de plus de deux cents œuvres gravées issues en grande partie d’une donation faite par Adrien Maeght, qui travailla avec Miró dans ses ateliers de l’imprimerie Arte. Un ensemble de gouaches inédites complète l’ensemble.

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