Actualité artistique

Participez à la prochaine édition de Miniartextil

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La 29e édition de l’exposition internationale de Miniartextil invite les artistes à créer sur le thème « Pop Up ». Pour candidater, les artistes doivent envoyer une sélection de photos de leurs œuvres, un formulaire d’inscription, ainsi qu’un CV. Cinquante-quatre artistes seront sélectionnés pour participer à l’exposition et peut-être avoir la chance d’être récompensés par le Prix de l’association Arte & Arte ou par le Prix Montrouge (œuvre sélectionnée et acquise par la ville). L’exposition itinérante, qui se tiendra d’abord à l’ancienne église Saint François à Côme (du 28 septembre au 17 novembre) puis à Montrouge en 2020, sera composée par les cinquante-quatre œuvres « mini-textiles » (20x20x20 cm) et des installations de grands formats. Miniartextil trouve son origine à Côme, il y a plus de 25 ans, et ravit depuis tous les amoureux de l’art textile, de mode et de design. N’hésitez pas à aller voir l’exposition de l’édition précédente sur le thème « Humans », présentée au Beffroi de Montrouge, du 6 au 24 février.

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Le dessin dans la peau

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Ancestral ou tendance, spectaculaire autant qu’intime, l’art du tatouage fait son show à la Grande Halle de la Villette. Que vous soyez convertis ou simples curieux, embarquez pour trois jours d’expositions, de concerts et de défilés de tatoués à la découverte de ce monde d’encres où se côtoient spiritualité polynésienne, pin-up Old School et portraits hyperréalistes.

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Transmettre Erik Dietman

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Ce n’est pas la première exposition dédiée à Erik Dietman à la galerie Papillon, mais il s’agit ici d’un parcours quasi-rétrospectif avec des sparadraps, des productions plus conceptuelles, des collages ou écritures, soit une vingtaine de pièces de 4000 € à 35 000 €. Claudine Papillon, qui fut la dernière compagne de l’artiste, dévoile également une sculpture n’ayant jamais été exposée. « Je suis toujours tiraillée entre le fait de me sentir un peu dépouillée et mon rôle, qui est de faire connaître et de diffuser ce travail. »

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Le philosophe Mathieu Potte-Bonneville rejoint le Centre Pompidou

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Depuis 2013, Mathieu Potte-Bonneville occupait le poste de responsable du pôle du pôle « Idées et savoirs » à l’Institut français, où il a notamment été en charge de la coordination de la Nuit des Idées, dont l’édition 2019 se tenait le 31 janvier dernier sous le thème « Face au présent ». Le 1er février, il a succédé à Kathryn Weir en tant que directeur du département du développement culturel du Centre Pompidou, une structure dont la mission est de participer « à la diffusion de la création contemporaine sous toutes ses formes comme à la réflexion sur les questions touchant à la société et à la culture contemporaines ». Co-fondateur de la revue « Vacarme » (1997), une publication à la croisée de la politique, de la création artistique et de la recherche, Mathieu Potte-Bonneville possède également une solide expérience en matière d’organisation d’échanges intellectuels et de promotion des sciences humaines puisqu’il a assumé le poste de président du Collège international de philosophie de 2010 à 2013. En tant que nouveau directeur, il aura pour tâche de renforcer la pluridisciplinarité et le débat d’idées dans les actions du département en s’occupant, notamment, de la prochaine édition de la manifestation Cosmopolis, qui doit voir lieu en octobre prochain. Maître de conférences à l’École normale supérieure de Lyon, Mathieu Potte-Bonneville est également chroniqueur dans plusieurs émissions de France Culture, telles que « La Suite dans les idées » et « La Grande table ». Il est aussi l’auteur des essais Blockbuster, philosophie et cinéma (2013) et Game of Thrones. Série noire (2015).

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Le MoMA de New York va fermer pour travaux

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Quatre mois de travaux et 400 millions de dollars plus tard, le MoMA rouvrira ses portes à l’automne 2019 en ayant augmenté d’un tiers sa surface d’exposition (soit plus de 3700 m² supplémentaires). Le coût de ses rénovations, ainsi que le manque à gagner dû à la fermeture, sera partiellement couvert par les donations du producteur David Geffen (environs 100 millions de dollars) et du banquier et philanthrope David Rockefeller (plus de 200 millions de dollars). Les travaux d’agrandissement, menés par l’agence d’architecture Diller Scofidio + Renfro, permettront tout d’abord à l’institution d’augmenter le nombre d’œuvres exposées et d’offrir une meilleure visibilité à certains artistes méconnus du grand public. L’accrochage des collections permanentes, quant à lui, sera renouvelé tous les 6 à 9 mois afin d’exploiter davantage le riche fonds d’œuvres conservées dans les réserves. Rompant avec les distinctions traditionnelles par médiums (peinture, dessin, sculpture, photographie, etc.), la scénographie fera la part belle aux rapprochements interdisciplinaires, les toiles impressionnistes pouvant ainsi être mise en regard de films de la même époque, tandis que les galeries des différents niveaux seront réunies dans un même parcours chronologique. Parmi les autres innovations au programme citons la création d’une galerie d’exposition, ouverte sur la rue, et accessible gratuitement, la création d’un studio destiné aux arts vivants ou encore d’un nouvel espace dédié aux ateliers éducatifs. Pour Glenn Lowry, « l’objectif de cette extension n’est pas simplement de gagner plus d’espace mais bien de repenser la manière dont le visiteur va faire l’expérience de l’art ». L’ensemble des expositions inaugurales de l’automne prochain mettra en lumière les collections de l’institution, telle que « Sur moderno: Journeys of Abstraction », conçue autour de la collection d’art latino-américain Patricia Phelps de Cisneros.

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La peinture à la folie

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Chaque livre des éditions Diane de Selliers offre un double plaisir. Celui d’avoir entre les mains un ouvrage d’une qualité irréprochable en termes de reproductions, et celui de (re)découvrir quelques-uns des plus beaux textes de la littérature ou de la poésie. La lecture de l’Éloge de la folie (1511), écrit le plus célèbre d’Érasme de Rotterdam (1469-1536), est un vrai délice, tant l’érudition se teinte, bien souvent, d’humour et d’ironie. D’une plume alerte et étonnamment moderne, l’auteur défend la Folie contre la Raison, et combat les dogmatismes d’un Moyen Âge finissant, à l’aube d’une ère nouvelle, celle de l’humanisme de la Renaissance. Les soixante-huit courts chapitres sont illustrés par les maîtres de la Renaissance du Nord, de l’imagination débridée des peintures de Jérôme Bosch aux dessins satiriques d’Hans Holbein le Jeune, en passant par Lucas Cranach, Pieter Bruegel l’Ancien ou Quentin Metsys.

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Pierre Salagnac, le bronzier d’art passeur de lumière

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À 41 ans, Pierre Salagnac est sculpteur sur bronze. Il est le chef de projet de la Maison Charles (www.charles.fr), bronzier d’art depuis 120 ans. Il faut voir le bonsaï de bronze qu’il a créé, dessiné, tourné, ciselé, monté pour Maison Charles afin de comprendre ce qui se joue de sensualité, de contrainte, d’abnégation, de séduction, de force entre un artisan d’art et sa matière. Ayant été amené à enseigner très tôt, Pierre Salagnac s’est pris de passion pour la transmission. Devenu maître à son tour, il montre la voie dans l’atelier mais aussi sur Instagram (plus de 11 000 « followers ») à une nouvelle génération d’artisans qui aime créer, fabriquer et raconter.

Chaque mois, Connaissance des Arts vous propose
de découvrir un nouvel épisode
du CRAFT PROJECT.

«The Craft Project », est un Podcast produit par Métiers Rares qui propose des conversations intimes avec des artisans d’art. Raphaëlle de Panafieu, entrepreneur des métiers d’art, va dans les ateliers, à la rencontre ceux qui choisissent de faire apparaître de nouveaux objets sur la planète et consacrent à cette tâche leur corps, leur âme et leur esprit avec technique et poésie. Du dernier des mohicans au néo-artisan, Le Craft Project cherche à comprendre comment se construit et se vit une vie d’artisan pour parler à nos coeurs de faiseurs, de chercheurs de sens et de rêveurs.

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Décès du peintre Jean Zuber

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« Peindre, c’est ranger la vie dans un coin de sa conscience afin de la réduire à la plus simple expression », expliquait le peintre Jean Zuber en 2011. C’est dire l’importance des formes géométriques, lignes et plans de couleurs dans l’œuvre de ce Suisse né en 1943 et vivant en France. « Ce qui importe est de faire surgir l’essentiel dans une géométrie mentale qui va de l’image à l’architecture, en passant par une symbolique consacrée à une conception de l’univers. Une représentation graphique de la pensée. Le tableau devient un moyen d’exister, d’avoir une identité différente, et d’être peut être une part de cet univers. Certaines de mes peintures sont comme des calendriers, scandant des événements, des actes, des choses non disposées, selon un rythme et des espaces métapsychiques. » Jean Zuber voyage tout au long de sa carrière, de Suède (1965-66) à l’Italie (1977-78), en Arizona au pays des Hopi (1988-89), au Mali en pays Dogon (1993) ou au Mexique (1996). Ses liens avec la poésie étaient nombreux et lui ont permis de participer à la publication de livres de François Righi, Kenneth White et Franck André Jamme. De nombreuses expositions dans des musées comme le Kunstmuseum de Bâle, le Liljevalch Museum de Stockholm ou les musées des Beaux-Arts de Rouen, Calais et Chartres ont permis de voir son travail depuis 1967. Il était représenté par la galerie Capazza à Nançay et la galerie Pascal Galbert à Paris.

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Devenez mécènes du patrimoine bourguignon !

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Vous avez toujours voulu participer à la préservation du patrimoine français ? C’est votre chance ! L’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) lance, jusqu’au 6 avril, une campagne de mécénat participatif sur la plateforme de crowdfunding Commeon, afin de récolter la somme de 6400€ pour restaurer deux sculptures médiévales en pierre, probablement issues des ateliers des ducs de Bourgogne. C’est en 2014, sur prescription de la DRAC Bourgogne-France-Comté, que les archéologues de l’Inrap ont mis au jour différents fragments de statues au pied de l’église romane Saint-Martin-du-Haut à Laives, au sud de la Bourgogne. Deux personnages en pierre calcaire, datables stylistiquement du début du XVe, ont ainsi pu être reconstitués : l’un est une femme aux cheveux longs, tenant un livre et un pot à onguent, pouvant ainsi être identifiée comme Marie Madeleine, l’autre, coiffé d’un capuchon, s’apparente à un moine. Lacunaires, ces deux sculptures présentent des traces de polychromie et ont probablement été vandalisées durant la période révolutionnaire, une hypothèse que semble confirmer la découverte, à proximité de ces vestiges, de tessons de terre cuite datés de la fin du XVIIIe siècle. Les fragments auront donc été enfouis volontairement a posteriori, probablement par souci de préservation. Pour réhabiliter ces œuvres, différentes actions de restauration doivent aujourd’hui être menées : recollement des morceaux et nettoyage, stabilisation des statues reconstituées et enfin consolidation des peintures adhérentes à la pierre. Dans un second temps, une étude approfondie des pigments devrait permettre de déterminer si ces œuvres ont bien été réalisées dans les ateliers des ducs de Bourgogne où se succédèrent d’illustres sculpteurs tels que Jean de Marville (mort en 1389), Claus Sluter (1355-1406) ou encore Jean de La Huerta (1413-1462). Une fois restaurées, les statues de Saint-Martin-du-Haut pourront être présentées au public dans le cadre de l’exposition itinérante « Quoi de neuf au Moyen Âge ? Quoi de neuf près d’ici ? Tout ce que l’archéologie nous révèle », à l’abbaye de Tournus de juin à septembre 2019. Elles seront ensuite visibles de manière permanente dans la chapelle de Lenoux à Laives.

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La conférence sur les bijoux de scène à l’École des Arts joailliers

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À deux pas de Vendôme, l’École des Arts joailliers, inaugurée en 2012, est la première école d’initiation destinée au grand public. Elle a vu le jour grâce au mécénat de Van Cleef & Arpels et organise de nombreux cours et conférences. Le 13 février elle met en lumière l’art du bijou de scène et les trésors des collections de la Comédie-Française. Cette conférence sera animée par deux experts du sujet, Agathe Sanjuan, conservatrice-archiviste de la Comédie-Française, et Émilie Berard responsable de la Collection du Patrimoine de Van Cleef & Arpels, qui retraceront l’histoire du bijou de scène, intimement liée à celle du costume, et de l’accessoire de théâtre de la fin du XVIIe siècle jusqu’à la période romantique. La Comédie-Française est particulièrement intéressante quant à l’histoire du bijou de scène car, fondée en 1680 par Louis XIV, elle a été le théâtre de toutes les révolutions scéniques. L’art du bijou évolue en fonction de la vision du dramaturge, qui l’utilise comme accessoire et comme ressort de l’intrigue. Il est aussi crucial pour les comédiens qui se l’approprient afin de donner vie à leur personnage. Rendez-vous donc, mercredi 13 février, de 19h30 à 22h à l’École des Arts joailliers pour en apprendre plus sur les bijoux de scène (inscription ici).

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Décès de l’artiste américaine Susan Hiller

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Susan Hiller est née en 1940 à Tallahasse (Floride). En 1969, elle est partie pour la Grande-Bretagne où elle a passé le reste de sa vie. Anthropologue de formation, elle s’est finalement orientée vers l’art. Elle qualifiait elle-même son œuvre de « paraconceptuelle », c’est-à-dire à mi-chemin entre le paranormal et l’art conceptuel. C’était une pionnière de l’art vidéo, qui a expérimenté de nombreuses pratiques artistiques : l’installation, la vidéo, la photographie, la performance et l’écriture. Son art n’était pas pragmatique mais motivé par sa curiosité et par la conscience de son environnement. Elle s’est notamment intéressée aux expériences de mort imminente, d’apparitions spectrales et extra-terrestres. Peu connue en France, elle a pourtant été exposée à la Synagogue de Delme en 2013 ainsi qu’au Centre Pompidou pour l’exposition « elles@centrepompidou » en 2009, pendant laquelle son œuvre Measure by Measure, représentative de son art, a été acquise. Il s’agit d’une série de vingt éprouvettes contenant les cendres de tableaux brûlés de 1973 à 1992. En 2011, La Tate Britain lui a consacré une rétrospective. Mis à part son intérêt pour les fantômes l’œuvre de Susan Hiller est aussi politique. On peut penser au J-Street Project, un film où Hiller recherchait en Allemagne tous les panneaux indiquant le mot « Juden », signifiant « juif ». Nicholas Serrota, directeur de la Tate de Londres, affirme sans hésitation que Susan Hiller restera « immensément influente sur toute la jeune génération d’artistes ».

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L’art en guerre contre la guerre

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Peu de conflits ont mobilisé autant d’artistes que la Grande Guerre. Certains livrent leur témoignage pendant les hostilités, avant que leur expérience ne se nourrisse, dans les années postérieures, de leurs visions traumatiques pour dénoncer la barbarie. Alors que s’achèvent les célébrations du centenaire, le musée des Beaux-Arts de Chambéry a réuni trois cent cinquante gravures, dessins et gouaches, autour de l’œuvre d’Otto Dix et de son terrifiant cycle La Guerre.

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Banksy au musée

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L’œuvre Girl with balloon, représentant une enfant lâchant un ballon rouge en forme de cœur, avait fait le buzz lors de la vente aux enchères Sotheby’s en octobre dernier à Londres. Cette dernière s’était, en effet, autodétruite en passant dans une déchiqueteuse intégrée au cadre, sous les yeux ébahis de la salle de vente. Girl with balloon vendue quelques instants avant pour 1,2 million d’euros à une collectionneuse européenne anonyme est alors devenue Love Is In The Bin, une moitié de dessin coupée en lamelles pendant sous le cadre depuis. Par cet acte volontaire l’artiste, fidèle à lui-même, cherchait à dénoncer la marchandisation de l’art, un acte militant qui n’a pas empêché la nouvelle propriétaire de conserver l’œuvre. Henning Schaper, directeur du musée Frieder Burda de Baden-Baden, se réjouit aujourd’hui d’avoir réussi à convaincre cette dernière de prêter sa récente et très médiatique acquisition pour une exposition réunissant, jusqu’au 3 mars prochain, trois œuvres du plus célèbre des artistes anonymes. Nul doute que l’événement, qui capitalise sur la notoriété de Love Is In The Bin comme sur la sympathie naturelle du grand public à l’égard des actions de Banksy, va remporter un franc succès ! En Allemagne, cependant, l’organisation d’une telle présentation fait déjà polémique étant donné que Banksy s’est toujours refusé à exposer ses œuvres dans un musée établi et que l’œuvre doit ensuite poursuivre sa tournée à la Staatsgalerie de Stuttgart.

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DAU d’Ilya Khrzhanovsky, au mieux une copie des Kabakov

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Vue de l’installation d’Ilya Khrzhanovsky au Théâtre du Châtelet, 2019 ©Guy Boyer

On nous avait vanté la transformation du Théâtre de la Ville et du Châtelet en lieux mystérieux à l’ambiance stalinienne par le cinéaste Ilya Khrzhanovsky (né en 1975 à Moscou). On nous avait communiqué des chiffres mirobolants liés au tournage de 13 films entre fiction et documentaire, d’une durée de 700 heures, réalisés de 2009 à 2012 dans un institut en Ukraine où étaient réunis 400 personnes et 10 000 figurants et qui rappelait la cité scientifique créée en 1962 par le Prix Nobel de physique russe Lev Landau (d’où le titre de DAU, que l’on doit prononcer Dao). Il devait s’agir d’une plongée artistique, une expérience unique où pour 35 euros le public pouvait s’immerger dans l’Union soviétique des années 1950 et croiser des stars comme Isabelle Adjani, Hannah Schygulla ou Brian Eno. Lors de l’ouverture à la presse, on a vu au mieux une installation de type Cuisine collective activée depuis les années 1970 par le couple Ilya et Emilia Kabakov. Au Théâtre du Châtelet, on traverse donc un café au décor kitsch, des bureaux ornés d’effigies, de drapeaux et d’affiches à la gloire des héros de la Russie communiste, un sex-cinéma aux vieilles cassettes porno VHS.

Vue de l’installation d’Ilya Khrzhanovsky au Théâtre de la Ville, 2019 ©Guy Boyer

Puis on redescend et traverse la place vers le Théâtre de la Ville où une immense installation de lits vides conduit à la salle de spectacle en travaux où sont diffusés des films. Ceux-ci montrent des gens en train de travailler sur le faux campus ukrainien, dans un décor recréant la Russie stalinienne, coupe de cheveux, vêtements et nourriture comprises. À Beaubourg (puisque le Centre Pompidou s’est greffé sur le projet), un appartement soviétique a été reconstitué. Il abrite sept savants spécialisés en physique quantique et le public peut les observer à travers des vitres sans tain. Un triangle rouge en laser relie les trois sites à la nuit tombée. Malgré du retard à l’allumage (repoussé au 25 janvier pour des raisons de sécurité), l’exposition s’est ouverte et le public aime rencontrer les Russes et chamans qui habitent au dernier étage et avec lesquels il peut discuter. Un récital de piano ou des cartes postales vendues à la boutique peuvent rattraper la déception de certains visiteurs. Côté création, la dette de Khrzhanovsky envers ses prédécesseurs est si grande qu’on se prend à regretter la triste mais monumentale installation des Kabakov au Grand Palais en 2014.

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Anne Pangolin Guéno et Hiromi Murotani, récompensées à Montrouge pour Miniartextil 2018

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La sélection des 54 œuvres textiles, présentées pour la 28e édition de Miniartextil au Beffroi de Montrouge jusqu’au 24 février, tournait autour du thème « Humans » et présentait sur d’élégantes sellettes de cuivre nombre de cœurs et autres parties du corps humain. Le Prix Montrouge est allé à l’unanimité à Anne Pangolin Guéno (née en 1990), une artiste vivant à Barcelone. Elle proposait une mer bleue de soie et de feutre, rehaussée de perles et de lichen. Cette œuvre rentre donc dans les collections de la ville de Montrouge. En parallèle, les collectionneurs italiens Nazzarena Bortolaso et Mimmo Totaro, à l’origine de la manifestation, ont remarqué le cœur tout rouge de la Japonaise Hiromi Murotani (née en 1970).

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Hervé Lemoine défend le Mobilier national face à la Cour des Comptes

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« Sans méconnaître certaines des difficultés soulevées par la Cour des comptes (difficultés nées de la sous-administration chronique de ce service comme le relève la Cour), le Mobilier national tient à affirmer sa volonté de modernisation et d’efficience au bénéfice de ses deux missions majeures : la création et l’ameublement. Loin d’être une « institution passéiste », le Mobilier national est un des piliers de l’action de l’État en faveur des métiers d’art, des arts textiles et des arts décoratifs », a tenu à préciser le nouveau directeur de cette institution, Hervé Lemoine, qui n’a pas encore eu le temps de le réformer. Sa fréquentation récente est en effet en augmentation : plus de 20 000 personnes sont venues visiter les réserves ouvertes pour la première fois lors des Journées du Patrimoine en septembre dernier et, nouveauté originale, 15 000 visiteurs se sont pressés en deux semaines lors du Noël aux Gobelins, une expérience ludique destinée aux enfants et leurs parents pour leur faire connaître les histoires racontées sur ses tapisseries. Hervé Lemoine insiste aussi sur les actions hors les murs, comme le chantier de rénovation de la salle des fêtes du Palais de l’Élysée, dont le Mobilier national a été le maître d’œuvre, orchestrant le concours d’architecte et les travaux avec cinq de ses ateliers. L’établissement se lance également dans un nouveau projet qui sera bientôt dévoilé, insistant sur la nécessité de créer du mobilier contemporain (à l’instar de la manufacture de Sèvres qui a réussi avec ses éditions contemporaines) et qui montrera l’implication de toutes les équipes dans la rénovation de cette manufacture majeure.

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Nomination de Guillaume Kientz au Kimbell Art Museum

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Né a Strasbourg en 1980, Guillaume Kientz se fait connaître en tant que spécialiste du Siècle d’or espagnol et du caravagisme. Diplômé de l’Institut national du Patrimoine en 2008, il intègre la Conservation régionale des Monuments historiques d’Auvergne avant de rejoindre, en 2010, le musée du Louvre où il est chargé des collections de peintures espagnoles, portugaises et latino-américaines. Ses années passées au Louvre furent marquées par de nombreux enrichissements des collections du musée, dont Les larmes de saint Pierre de Juan Bautista Maino, acquis en 2011, ou la Pietà de Gonçal Pieris, offerte par les Amis du Louvre en 2014. Commissaire d’exposition, il signe notamment « Ribera à Rome, autour du premier Apostolado » au musée des Beaux-Arts de Rennes en 2014 et « Diego Velázquez » au Grand Palais en 2015. En 2019, il se voit donc nommé à la tête de la collection d’art européen du Kimbell Art Museum, connu pour sa collection d’Europe, d’Asie et d’œuvres précolombiennes. Avant son départ, il confie au Quotidien de l’art : « Je suis ravi de pouvoir élargir mon horizon scientifique en prenant en charge tout l’art européen au Kimbell Art Museum, de Duccio à Picasso, et d’enrichir mon expérience de conservateur en travaillant dans un musée américain, de taille optimale et de droit privé […] ».

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Toute la peinture anglaise du XIXe

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Les Anglais quittent l’Europe mais qu’à cela ne tienne, célébrons la peinture anglaise ! C’est du moins ce que font nos amis suisses, avec raison, car c’est une grande tradition picturale encore en partie méconnue de ce côté-ci de la Manche. Certes, les plus grands noms, tels Turner et Whistler, qui bornent la période couverte par l’exposition, ou encore ceux des peintres préraphaélites (Millais, Dante-Gabriel Rossetti) nous sont bien connus. L’exposition leur fait la part belle et c’est normal. Mais elle a en outre le mérite de déployer un véritable panorama de la création picturale, sur trois quarts de siècle, en présentant ses différentes facettes. Le paysage, genre dans lequel les Anglais furent pionniers, ayant déjà une grande école de paysage au siècle précédent, est bien représenté avec, outre Turner, John Atkinson Grimshaw, James Baker Pyne, John Brett, John Martin. De même que les peintres de la vie quotidienne et ceux qui s’attachèrent à décrire les conséquences sociales de la Révolution industrielle (Frank Holl, William Mulready, Frederick Walker). Esthétique réaliste et moraliste à laquelle s’opposèrent les tenants de l’Aesthetic Movement (Edward Burne-Jones), les partisans de l’art pour l’art et d’une inspiration littéraire puisant aux sources antiques (Lawrence Alma-Tadema, William Maw Egley). Le parcours se clôt par deux grandes figures de la fin du siècle, le brillantissime John Singer Sargent, et James Whistler, pionnier de la modernité. Elle s’accompagne d’une section dévolue à l’héliogravure, procédé auquel recoururent les  photographes (Julia Margaret Cameron, Henry Fox Talbot…).

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