Actualité artistique

Emmanuelle Renard, entre chien et loup à la galerie Schwab Beaubourg

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Pour cette exposition, elle présente une trentaine d’œuvres récentes (de 2000 € à 17 000 €) représentatives de son univers intranquille, dont les scènes puissantes ne peuvent laisser indifférent. Née en 1963, Emmanuelle Renard est à la fois peintre, dessinatrice, graveuse et céramiste. Elle partage sa vie entre Paris, Sitges, au sud de Barcelone, et Pondichéry, puisant dans chaque lieu une énergie qui irradie son œuvre, qui pourrait trouver une filiation baroque auprès de Goya, Soutine, Chagall ou Rebeyrolle. Suivie avec attention depuis trente ans par de nombreux collectionneurs, Emmanuelle Renard définit son travail comme une recherche du « chemin invisible » pour atteindre la « réalité invisible des choses qui se trouve derrière la réalité apparente ». Un entre-deux « comme un présent agité, fébrile, inquiet ».

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Henri Laurens, après le cubisme au Kunsthalle Mannheim

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Tout en évoquant les différentes phases de sa carrière, et notamment ses premières œuvres aux formes géométriques (Le Clown de 1915, fragile construction en bois polychrome, la Femme à l’éventail de 1919), cette exposition se concentre principalement sur la période post-cubiste de l’artiste. En une soixantaine de sculptures, accompagnées de plus de cinquante dessins, estampes et collages, elle met en évidence l’évolution d’Henri Laurens, à partir de 1932, vers des lignes ondulantes et harmonieuses, des volumes pleins, épurés, tout en rondeurs voluptueuses. Le sculpteur s’inspire volontiers de la poésie et des symboles de l’Antiquité, en célébrant la figure féminine, qui devient son sujet de prédilection. Henri Laurens se montre fasciné par les créatures marines, entre figuration et abstraction. Autour de cette thématique onirique, l’exposition rassemble plusieurs pièces monumentales, dont Baigneuse ou La Vague (1933), Les Ondines(1934), Groupe de sirènes (1938) et, bien sûr, La Sirène en bronze de 1945, considérée comme l’un des chefs-d’œuvre des collections de sculpture de la Kunsthalle de Mannheim.

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Bruegel et l’art de l’estampe au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

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Au XVIe siècle, la gravure était le seul moyen, pour les artistes, de diffuser leurs œuvres auprès du plus grand nombre. À travers un choix de portraits, d’images satiriques, de scènes de genre et de paysages, cette exposition dresse un panorama de la production imprimée dans les Pays-Bas méridionaux à l’époque de Bruegel, selon un parcours chronologique, d’Albrecht Dürer (1471-1528), présent à Anvers en 1520, au peintre et graveur flamand Hieronymus Cock (1518-1570).

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Les nouvelles acquisitions du Musée du parfum Fragonard

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Premier musée sur le parfum a avoir vu le jour à Paris en 1983, le Musée historique du parfum Fragonard accueille une collection enrichie, dont de nombreuses acquisitions ont été réalisées par Françoise Costa, une des trois filles de Jean-François Costa, créateur du premier musée dans les murs de l’usine historique de Fragonard à Grasse. La collection de la maison Fragonard est l’un des plus beaux ensembles de flacons de parfums anciens, en partie exposé au 9 rue Scribe, un hôtel particulier de style Second Empire, construit en 1860 par Joseph Lesoufaché. Permettant de comprendre l’histoire du parfum, des Grecs anciens aux stars russes en passant par Marie-Antoinette, le musée Fragonard illustre l’évolution des usages du parfum. Dans des salles entièrement rénovées (des dorures au plafond, en passant par la lumière), les nouvelles acquisitions du musée brossent de nombreuses époques, de l’Égypte des Pharaons avec un flacon à fard au décor de têtes de bélier, au XXe siècle avec un flacon et sa boîte « Belle-de-nuit ». La collection comprend également un flacon à décor de Janus, divinité antique à deux têtes de Bélier, ainsi qu’un flacon représentant un oiseau avec les inscriptions « Fidélité » autour de son cou et sur sa base du XVIIIe siècle. La collection, qui balaie plus de 3000 ans d’histoire, ne compte pas que des flacons. On peut aussi découvrir des objets d’art et des objets de curiosité, tels qu’une civette (animal dont on tirait la matière première des parfums), un trébuchet (balance) ou encore des objets de production et d’extraction des parfums.

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Wessing, au seuil de l’enfer au Jeu du paume au château de Tours

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Des visages chiffonnés d’enfants parmi les décombres ; d’anguleuses religieuses croisant des militaires ; des civils, mains sur la nuque, entrant dans un bâtiment louche… Le Néerlandais Koen Wessing (1942-2011) a consacré son œuvre aux « damnés de la terre », du Chili de 1973 à l’Afrique du Sud de l’apartheid. Jamais de violences directes, pas de cadavres dans ces images d’une portée universelle, où l’humanité est suspendue à un fil.

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L’Adagp aide les premières publications d’artistes

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Ce matin, dans les nouveaux locaux de l’Adagp à Paris, étaient présentés les quinze livres ayant bénéficié de l’aide financière de cette société, créée en 1953 par des artistes et représentant quelque 170 000 auteurs de tous pays et de tous domaines. En parallèle à cette perception et redistribution d’argent, l’Adagp mène en effet de nombreuses actions en faveur, entre autres, de la défense des droits de ses membres, la diffusion des œuvres par le biais d’une banque d’images, la promotion de la création en France et à l’international, et les échanges entre le monde de l’entreprise et le monde de l’art. Parmi les innombrables idées lancées par sa bouillonnante présidente Marie-Anne Fall pour favoriser la diffusion du travail de ses membres, l’Adagp a proposé un programme de bourses pour une première monographie, un ouvrage qui ne soit pas un catalogue d’exposition. Dix bourses annuelles de 15 000 euros sont décernées depuis 2017 et ont permis la réalisation de ces ouvrages consacrés à des artistes venus de divers univers, des arts plastiques à la bande-dessinée ou le design. En 2017, cinq livres ont été publiés : Alix Delmas aux éditions Loco, Pierre Jean Giloux chez Zéro2, Olivier Masmonteil aux éditions du Cercle d’art, Anita Molinero par la galerie Thomas Bernard-Cortex Athletico et Christiane Pooley par la galerie Bendana Pinel. Pour 2018, dix projets ont été retenus, de Neïl Beloufa à Nicolas Chardon, de Xavier Boussiron à Dorothée Selz. Les candidatures pour l’édition 2019 de la collection Monographie sont dès aujourd’hui ouvertes (date limite le 23 septembre 2019). Après lecture du règlement sur www.adagp.fr, on peut obtenir des informations complémentaires auprès de Johanna Hagege (monographie@adagp.fr). Un jury de professionnels (les artistes Jean-Michel Alberola et Hervé Télémaque, le critique d’art Stéphane Corréard, le directeur du pôle création du CNAP Marc Vaudey et la spécialiste des librairies boutiques de musées Pascale Brun d’Arre) étudie les candidatures des artistes qui doivent avoir au moins dix ans de carrière professionnelle, être membre de l’Adagp depuis au moins trois ans et proposer un projet en association avec un éditeur, un centre d’art ou une galerie. L’ouvrage doit sortir dans les deux années suivantes et être accompagné d’un événement, qu’il soit une exposition ou une signature du livre.

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Carlos Urroz nommé directeur de la Thyssen-Bornemisza Art Contemporary Foundation à Madrid

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Créée en 2002 par la collectionneuse Francesca Thyssen-Bornemisza, la fondation a également annoncé la signature d’un contrat de quatre ans avec le Thyssen-Bornemisza museum, afin de présenter une série d’expositions d’art contemporain à partir des collections de la fondation, à raison de deux par an. Cela fait suite au succès de l’exposition « Purple » (2018) de John Akanfrah montée à partir des collections de la TBA21. Carlos Urroz a commencé sa carrière en tant que directeur de la galerie Helga de Alvar de 1998 à 2006. Parallèlement il a créé en 2001 « Urroz Proyectos », une entreprise de communication culturelle, qu’il a dirigée jusqu’en 2005. À partir de 2007, il est devenu conseiller pour les arts plastiques pour le compte du département de l’Éducation et de la culture de la Région de Madrid. De 2011 à 2019, il a été directeur de la foire ARCOmadrid, au sein de laquelle il a forgé de forts liens avec l’Amérique latine, tout en développant une section dédiée aux galeries émergentes. Il est parvenu à développer avec succès la marque ARCO, qu’il a importée au Portugal avec la création d’ARCOlisboa. Il est maintenant directeur de la Thyssen-Bornemisza Art Contemporary Foundation et affirme que « la TBA21 a toujours été un modèle de succès, aussi bien au niveau de sa collaboration avec les artistes et les institutions, qu’au niveau de son développement des publics. La collaboration avec Thyssen-Bornemisza Museum ouvre un nouveau chapitre pour la fondation et je suis honoré de diriger la TBA21 ».

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Le MAD cherche la petite bête

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Sous la loupe d’Antoon Krings, les protagonistes de ce monde en minuscule s’appellent Barnabé le Scarabé, Frédéric le Moustique ou Hugo l’Asticot, et ils nous entraînent dans une promenade enchantée, à l’ombre des fraisiers géants. Mettant à profit la richesse de ses collections de peintures, de papiers peints ou de pièces Arts & Crafts, le musée des Arts décoratifs consacre pour la première fois une rétrospective, bien méritée, à l’illustrateur qui voit ses œuvres dialoguer avec celles de Maurice Denis, William Morris ou Beatrix Potter.

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ROUX IS BEAUFIFUL au musée national Jean-Jacques Henner

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Envoyées au bûcher, les sorcières d’antan et les présumées coupables comme les Madeleine de l’histoire de l’art, se muèrent en princesses érotiques transcendées par leur singularité. La flamboyante Rita Hayworth y est pour quelque chose, et la styliste Sonia Rykiel a pris le relais en exaltant leur glamour. Le peintre Jean-Jacques Henner, pourtant très bon chic bon genre, en raffolait. Cet hymne à la rousseur sur les cimaises rouges de son musée-maison rénové, se transforme en une promenade de charme et de drôlerie avec ses portraits langoureux côtoyant Spirou ou Poil de carotte !

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Idée lecture : Rêver avec Beloborodoff

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Après des débuts en fanfare dans son pays d’origine, la Russie, Beloborodoff mena, à partir de 1920, une carrière plus discrète en France et en Italie au service de riches amateurs. Avec d’autres rares architectes, il fut le chantre d’un néoclassicisme fécondé par une sorte de palladisme international dont le château de Caulaincourt (1930-1934, Aisne) reste l’un de ses chefs-d’œuvre. Beloborodoff signa également de merveilleux dessins de vues imaginaires, terminant sa carrière en Italie comme scénographe. Ce livre rappelle, non sans nostalgie, que l’on pouvait, il n’y a guère encore, cultiver le classicisme comme langue vivante.

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La modernité selon Giacometti

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Associé à la Fondation Giacometti, le musée se lance dans une rétrospective événement qui occupe l’intégralité de ses espaces. Mais est-il si facile de découvrir de nouveaux aspects du legs de l’artiste ? Au-delà d’une chronologie connue reliant les idoles cycladiques à la découverte des arts africains ou de la statuaire  égyptienne, qui investit le surréalisme, puis se consacre à l’énigme du portrait et à la question insoluble du rapport spatial entre le modèle et l’artiste, il a semblé judicieux (et avec justesse) d’établir des contrepoints. La poésie de son ami Jacques Dupin, leur obsession partagée de parvenir à extraire le corps ou les mots des scories, en est un. Une œuvre hommage d’Annette Messager, Sans légende, amas de ruines du quotidien, dans laquelle les seuls survivants sont des « Giacometti », apporte un autre éclairage, suivi d’un témoignage poignant de l’art brut de Carlo Zinelli (1916-1974) influencé par Giacometti. On découvre aussi un livre méconnu, Paris sans fin, composé de ses seules lithographies et une sélection de photographies de Brassaï, Doisneau ou Cartier-Bresson, réalisées dans son atelier, notamment celles qui ont été faites de quatre sculptures présentées dans l’exposition. Voir Giacometti autrement, à travers des fenêtres ouvertes.

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L’horizon algérien à Roubaix

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Présence soudain foisonnante pour un peintre dont la dernière exposition remonte à 1899. Une occasion à ne pas manquer, donc, de découvrir un peintre dit « orientaliste » mais, de fait, attaché à montrer l’Algérie sous les traits de sa population (qu’il connaît bien pour avoir vécu avec elle au cours d’une dizaine de séjours), de son habitat, de sa misère profonde. Guère d’exotisme colonial mais une peinture émouvante et subtile, avec laquelle il faut absolument faire connaissance.

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L’exceptionnel chantier de restauration de la flèche de la Cathédrale Notre-Dame de Paris

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Les seize statues de la Cathédrale Notre-Dame de Paris n’ont pas été déplacées depuis la fin du XIXe siècle, lors de la restauration menée par l’architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui s’est d’ailleurs fait représenter sous les traits de saint-Thomas. D’une hauteur de trois mètres, ces statues, douze apôtres et quatre évangélistes, seront déplacées à l’aide d’une grue de 100 mètres de haut, installée rue du Cloître-Notre-Dame, le 11 avril de 8h à 18h. « De toute la capitale, Parisiens et touristes vont voir ces statues survoler la cathédrale pour être installées sur des camions, avant d’être envoyées dans un atelier de restauration à Périgueux » affirme Marie-Hélène Didier, conservatrice des monuments historiques en charge de l’édifice religieux. Le coût de l’opération, qui comprend la restauration totale de la flèche et qui consiste à rénover l’ensemble de la couverture en plomb, s’élève à 6 millions d’euros. L’échafaudage, constitué de 500 000 tubes d’acier (500 tonnes), demeurera jusqu’en 2020, le temps de la restauration de la flèche et du retour des statues. Au sein du laboratoire de recherche des monuments historiques une question reste en suspens : les statues retrouveront-elles leur couleur d’origine marron ou resteront-elle vertes?

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Wim Delvoye face aux maîtres aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

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Volontiers provocateur, le peintre, sculpteur, photographe et tatoueur de cochons s’est fait connaître en 2000 avec Cloaca, une machine à produire des excréments. Mis à l’honneur dans le cadre distingué des Musées royaux des Beaux-Arts, l’artiste profite de l’occasion pour mettre en regard ses propres œuvres avec celles des grands maîtres du passé.

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Le « 1 % du marché de l’art », le nouveau dispositif de soutien à la création de la Ville de Paris

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À l’occasion du Conseil de Paris qui s’est tenu en mai dernier, Anne Hidalgo avait annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif de soutien à la création, organisé par la Ville de Paris et le Crédit Municipal de Paris. Lancé à l’occasion de la FIAC 2018, le « 1 % du marché de l’art » est un prix à destination des artistes franciliens dans le domaine des arts visuels. Le 9 avril, le jury a annoncé les trois lauréats : Gaëlle Choisne, récompensée pour son œuvre Temple of love II, un projet de reconstitution d’architecture haïtienne avec du plastique recyclé; Julien Discrit pour Karesansui, une maquette de jardin japonais zen avec sculptures; et Sarah Tritz pour Scène d’intérieur-e, une œuvre composée de plusieurs sculptures en bronze. Les trois lauréats se partageront une dotation de 110 000 €, destinée à soutenir la production d’une œuvre originale et sa diffusion en France ainsi qu’à l’international. Cette dotation est financée grâce au prélèvement d’1 % du chiffre d’affaires des 80 ventes aux enchères annuelles du Crédit Municipal de Paris

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Le sourire mordant de Tomi Ungerer

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Disparu tout récemment, le Strasbourgeois Tomi Ungerer laisse un grand vide derrière lui, son humour sans concession n’ayant d’égal que son franc-parler. Tandis que le Centre culturel irlandais expose ses collages inspirés de l’univers de Samuel Beckett – son « alter ego » – la galerie Vallois présente un condensé de dessins, collages, sculptures (de 6000 € à 60 000 €) de cet homme-orchestre qui se faisait une joie d’exposer pour la première fois dans la même galerie que Niki de Saint Phalle et Tinguely, dont il admirait le travail et l’esprit…

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Une pétition pour sauver la fontaine des Innocents

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Située dans le quartier des Halles, la fontaine des Innocents, sculptée en 1540 par Jean Goujon est en péril. À l’arrêt depuis 2017, la fontaine est devenue un véritable dépotoir. Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, cet édifice subit les ravages du temps, ses naïades, pilastres corinthiens et blasons de la ville s’estompent en raison de la pollution. Une demi-douzaine de riverains se sont donc réunis au sein de l’ADRAQH (Association pour la Défense des Riverains et l’Animation du Quartier des Halles) pour lancer une pétition afin d’attirer l’attention de la Mairie de Paris. Déjà signée par 1400 personnes, l’association demande à Anne Hidalgo de « sauver d’urgence la fontaine des Innocents désormais en péril ». Il est nécessaire de rappeler qu’en 2014, un budget de 4 millions d’euros avait déjà été voté par le Conseil de Paris, pour la restauration de la fontaine, mais qu’aucun chantier n’a encore démarré. Jean-François Frier, membre du conseil de quartier des Halles ajoute qu’ « on ne peut pas laisser dans un tel état de décrépitude, la fontaine de la place Joachim du Bellay, poète dont nous fêterons les 500 ans de la naissance en 2022 ». Toutefois la Ville de Paris affirme avoir « missionné un restaurateur afin de réaliser un état précis des besoins de la fontaine » en 2018. Mais cette réponse ne satisfait pas Jean-François Legaret, maire du Ier, qui s’étonne que la Mairie ait préféré la recréation de fontaine au rond-point des Champs-Élysées à la restauration de la fontaine des Innocents. Pour signer la pétition rendez-vous sur change.org.

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