Actualité artistique

Étude d’une oeuvre : La Naissance de la Vierge de Jean Restout

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Neveu et élève de Jean Jouvenet, qui lui inspire le sens de la grandeur et du sérieux de la peinture d’histoire, Jean Restout (1692-1768) fit une brillante carrière à Paris, entrant à l’Académie en 1720 puis gravissant tous les échelons de cette institution royale jusqu’à en devenir directeur, quarante ans plus tard… Il consacra l’essentiel de son œuvre à la peinture religieuse, multipliant notamment les grandes compositions dans l’esprit de Jouvenet. On sait qu’il était proche des milieux jansénistes, en un temps où les polémiques, ravivées par la bulle Unigenitus (par laquelle le pape Clément XIII, en 1713, condamnait le jansénisme), agitaient fortement les esprits. Beaucoup de ses commanditaires appartenaient à ces milieux.

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Visite d’atelier : Dans le musée cosmique de Takis

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Athènes, la ville aux huit collines, voit émerger de son chaos urbain deux points culminants : l’Acropole et le Lycabette. C’est au sommet de cette dernière que Takis allait établir domicile, aménageant le terrain en terrasses, érigeant bâtiments d’habitation et atelier, peuplant le jardin de sculptures et plantations diverses. Rebaptisé Fondation KETE pour l’art et la science, ce lieu magique, qui se visite sur rendez-vous, est toujours celui de l’atelier. L’artiste, qui fête cette année ses 90 ans, s’y rend fidèlement, arguant que la volée de marches pour y parvenir est le gage de sa bonne santé. Régulièrement, il vient superviser le travail en cours, faire le point avec son assistant, admirer le panorama qui s’offre sur la ville et, tout comme Voltaire à la fin de sa vie, cultiver son jardin. Dans l’appartement du centre ville d’Athènes où il réside désormais, de minuscules constructions et assemblages bricolés traînent négligemment sur la table, pistes de réflexion jetées comme par inadvertance, témoins d’une recherche permanente où l’intuition, l’expérience ont toujours été les principaux fils rouges.

Personnalité singulière qui, longtemps, va partager sa vie entre Athènes et Paris, Takis décide en 1954 de quitter sa patrie, la Grèce, où le climat politique est mouvementé et où lui-même se trouve menacé. Le jeune sculpteur autodidacte, dont les figures humaines évoquent alors autant l’art cycladique que Giacometti, met le cap sur la France avec pour tout bagage une petite valise. La stimulation qu’offre alors la scène parisienne agit sur lui comme un électrochoc mais Takis garde la tête froide et son esprit critique. « L’abstraction était dans une sorte d’impasse, qui conjuguait virtuosité et formalisme pour ne pas dire académisme. L’art ne correspondait plus à la réalité du monde qui était entré dans un autre rythme », décrira-t-il plus tard. Un premier choc décisif lui vient du passage en gare de Calais où la vision d’une forêt d’éléments de signalisation, organes monstrueux d’un monde technologique, le frappe de plein fouet. En réaction, apparaissent en 1955 les premiers Signaux, formes totémiques sans aucun rappel anthropomorphique cette fois, et façonnés à partir d’éléments de rebut du monde industriel. Refondant la sculpture, ces Signaux, qui seront récurrents tout au long de sa vie, deviennent au fil du temps lumineux, ou bien mobiles au gré du vent ou des forces magnétiques auxquelles ils sont soumis.

Un autre tournant s’opère peu après avec l’expérience qu’il fait un jour du magnétisme, phénomène qui ne cessera dès lors de l’obséder, nourrissant son travail, ses recherches et sa philosophie.

Takis dans la partie privée de la Fondation, dont il a dessiné le mobilier. Au fond sa dernière série Magnétique. Photo : ©Manolo Mylonas

Des murs magnétiques aux Télélumières

En 1959, apparaît sa première sculpture « télémagnétique », ouvrant la voie aux murs magnétiques, tableaux ou panneaux de grand format, où les éléments géométriques flottent à la surface en une composition dictée par l’aimant caché au revers du tableau. L’année suivante, il inaugure les Télélumières qui, réutilisant de grosses ampoules au mercure, diffusent une lumière bleue sidérale et qu’il érige comme des divinités antiques. Explorant enfin l’univers du son, Takis donne naissance au milieu des années 1960 à ses premières pièces musicales où l’aiguille, attirée par un aimant dissimulé au dos du tableau, vient frapper une corde, jouant une partition saccadée et aléatoire, « musique de l’au-delà » selon ses propres mots. Magnétisme, mouvement, lumière, son… en moins de dix ans, Takis, savant intuitif, expérimentateur infatigable, a posé le vocabulaire artistique sur lequel tout son oeuvre va désormais se construire. Volontiers présenté comme celui qui fit le lien entre l’art et la science, Takis n’a pourtant rien d’un artiste technologique. S’il déposa des brevets et fut invité dans les années 1960 au prestigieux MIT (Massachussetts Institute of Technology) pour collaborer avec des scientifiques, Takis mène une recherche d’un tout autre ordre. « Sculpteur archaïque », comme il se définit lui-même, fasciné par la profondeur de la culture grecque antique, Takis est avant tout mû par une quête métaphysique où l’art intervient comme révélateur des forces cosmiques qui nous entourent : attractions invisibles, rayonnements lumineux, ondes sonores, forces immatérielles.

Artiste visionnaire, volontiers mégalomaniaque, Takis va tout au long de sa vie s’imposer comme une figure libre et éminemment indépendante. S’il s’intègre rapidement au milieu artistique parisien, exposant à la galerie Iris Clert au côté d’Yves Klein, Takis reste en marge des courants qui réagissent alors à l’omnipotence de l’art abstrait.

Une quête métaphysique 

Certes, on le voit fréquenter les Nouveaux Réalistes, utiliser comme eux des éléments de rebut et pratiquer lui aussi le détournement. Mais il s’en distingue clairement, ne s’attachant en aucun cas à un commentaire du monde de l’objet. Idem pour le Cinétisme : si ses oeuvres intègrent le mouvement, leur finalité, leur message n’a rien à voir avec l’illusion optique. L’intemporalité, l’universalisme, la dimension cosmique et profondément métaphysique de l’oeuvre de Takis le situe ailleurs, loin de tout mouvement ou groupe. C’est finalement des poètes de la Beat Generation qui font escale au Beat Hotel, rue Gît-le-Coeur, qu’il se sent alors le plus proche. Pionnier dans les nouvelles formes artistiques qui apparaissent dans les années 1960, Takis pratique la performance, invitant le poète Sinclair Beiles à voyager en apesanteur par la force d’un champ magnétique (galerie Iris Clert, 29 novembre 1960). Il va également solliciter la participation du spectateur, invité à jeter des clous sur une surface aimantée (Antigravité) ou à y agencer de la limaille de fer (Festins magnétiques) pour créer des compositions éphémères. Résolument inscrit dans son époque, Takis se situe pourtant ailleurs, aspiré par cette « quatrième dimension », qui donne la profondeur métaphysique de son oeuvre.

Atelier de Takis, œuvres qu’il a voulu garder et qui font partie de sa collection privée. Photo : ©Manolo Mylonas

Des forêts de signaux 

« Gai laboureur des champs magnétiques et indicateur des chemins de fer doux », comme le qualifia en 1962 Marcel Duchamp qu’il allait rencontrer à New York, Takis méritait, après la grande rétrospective au Jeu de paume de 1993, un nouveau coup de projecteur. Cette mise à l’honneur au Palais de Tokyo propose un parcours qui, des terrasses où se dressent les grandes sculptures éoliennes à l’amphithéâtre musical, en passant par le mur magnétique ou les forêts de signaux, donne accès à l’essence d’une oeuvre parfois mal comprise. Ce panorama, entre pièces historiques et oeuvres récentes, renouvelle notre regard et notre appréciation d’un travail qui trouve aujourd’hui de nombreuses résonnances. Comme le souligne Jean de Loisy, directeur du Palais de Tokyo, « l’actualité criante de ses recherches s’avère tout à fait frappante si l’on pense à des artistes comme Tacita Dean, Olafur Eliasson ou Céleste Boursier-Mougenot ». Et pour Renos Xippas qui, après avoir été son assistant dans les années 1970, devint en 1990 son galeriste attitré et nourrit pour le maître une véritable admiration de disciple, « c’est l’occasion rêvée de comprendre l’oeuvre de Takis et l’importance d’un travail capable de fasciner les enfants tout comme les intellectuels ou le grand public de 7 à 97 ans ». Un vrai moment de jubilation partagée.

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L’Alcazaba de l’Alhambra, plus qu’une enceinte fortifiée

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Au XIe siècle, le califat de Cordoue se fragmente en plusieurs dizaines de petits royaumes, les taifas. À Grenade, les Zirides prennent le pouvoir et, dans ce contexte troublé, songent à assurer une défense efficace de leur royaume. Ils jettent naturellement leur dévolu sur la colline de la Sabiqa, qui culmine à 790 mètres de hauteur, au sud de la vallée du fleuve Darro. Une première forteresse y est alors édifiée ; ce caractère défensif marquera les évolutions ultérieures du site. En effet lorsque, en 1238, la nouvelle dynastie nasride décide de créer une cité palatine sur la Sabiqa, la construction d’un quartier militaire, l’Alcazaba, est prioritaire. Celui-ci s’élève à la pointe occidentale de la colline et remploie partiellement les restes de l’édifice précédent.

Du côté de la vallée, l’Alcazaba est dominé par la tour du Guet, de section carrée comme la plupart des tours construites dans le monde médiéval islamique. Depuis sa terrasse, se déploie un majestueux panorama embrassant à la fois Grenade et l’Alhambra. Visible de toutes parts, cette tour est devenue un emblème de la ville. Du côté de l’Alhambra, la muraille est rythmée par trois tours dites du Donjon, Fendue et Creuse. À l’époque chrétienne, la première a été renforcée à sa base par la tour du Cube, dont la forme semi-cylindrique était plus adaptée aux développements de l’artillerie.

Jusqu’au XIVe siècle, l’Alcazaba contrôlait l’unique entrée de la cité palatine depuis la ville de Grenade. Tous les visiteurs, fournisseurs et autres pétitionnaires devaient emprunter la porte des Armes. Son plan en coude souligne son caractère défensif, ce qui n’exclut pas des raffinements comme des voûtes peintes à l’imitation de la brique. Cette porte était aussi étroitement surveillée que la voie d’accès longeant la face nord. Ici, l’architecture témoigne à la fois de la sédimentation historique à l’oeuvre sur ce site et du génie des ingénieurs militaires. Trois rangs de remparts s’échelonnent sur ce côté de la forteresse : d’abord, la muraille intérieure, d’époque ziride, dotée de trois petites tours en saillie ; puis un rempart intermédiaire construit par les Nasrides, avec son chemin de ronde ; enfin, une muraille extérieure. Entre ces deux derniers, courait le chemin menant à l’Alhambra depuis la porte des Armes. De là, on remarque les renforts en plan incliné destinés à améliorer la résistance des murs d’enceinte. Sur le versant opposé de l’Alcazaba, au sud, des aménagements postérieurs à la Reconquête avaient renforcé les fortifications par l’édification d’un second mur au-delà du fossé défensif. Ce dernier avait alors été comblé pour accueillir une vaste plate-forme d’artillerie. Au XVIIe siècle, toute menace écartée, cette courtine sera transformée en jardin d’agrément.

Entrée de l’Alcazaba située
en bas de la tour Fendue, sur la place des Citernes. Photo : Sophie Lloyd

À l’intérieur de l’enceinte, les archéologues ont exhumé au début du XXe siècle un véritable quartier militaire, où logeaient les gardes du sultan et une partie de la garnison chargée de la défense de l’Alhambra ; comme les autres parties de la cité destinées au petit peuple des artisans, des serviteurs et des fonctionnaires, ces bâtiments modestes n’avaient pas résisté à l’abandon. Des murets ont été reconstitués pour visualiser l’organisation des bâtiments à l’époque nasride. On distingue ainsi deux parties : au nord de la rue transversale, des structures enchevêtrées désignent un tissu dense de maisons organisées autour d’un patio qui abritaient certainement des familles entières. Au sud, les édifices au plan plus simple et régulier correspondaient sans doute à des baraquements pour les jeunes soldats.

Comme dans une véritable ville, nombre d’équipements communautaires permettaient d’assurer un fonctionnement autonome. Les archéologues ont ainsi mis au jour un four à pain, une citerne, divers lieux de stockage et un hammam. Sous la place d’armes, ils ont également retrouvé des oubliettes dont le profil, vu en coupe, évoque une carafe au col resserré. Des parois en brique divisaient l’espace intérieur en autant de cellules pour les captifs.

En 1491, alors que les troupes chrétiennes encerclent Grenade, le dernier souverain nasride, Boabdil, préfère négocier la reddition, rendant inutile la sophistication des dispositifs défensifs de l’Alcazaba. Le 2 janvier 1492, la levée des drapeaux des Rois catholiques se serait déroulée sur la terrasse de la tour du Guet.

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Focus œuvre : Le cabinet de porcelaine du palais royal d’Aranjuez

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Détail d’un grand panneau conçu par Giuseppe Gricci, 1761-1765 © Patrimonio Nacional/Sophie Lloyd

Le foisonnant décor de porcelaine de ce cabinet fut commandé par Charles III et exécuté entre 1761 et 1765 par Giuseppe Gricci, dont la signature apparaît sur l’un des murs. Au milieu du XVIIIe siècle l’Espagne a succombé, comme le reste de l’Europe, à la vogue des chinoiseries, mise en scène d’un Orient fantasmé dans un style coloré, léger et énergique, mélange d’extravagance et de raffinement. Sept grands miroirs et quatre de plus petites dimensions reflètent un décor en bas et haut relief de plaques de porcelaine fixées sur âme de bois couvrant la totalité des murs ainsi que la voûte. Il s’agit là de la première grande réalisation de la manufacture royale de porcelaine du Buen Retiro, créée par le souverain en 1760. En partie basse des murs, des singes mangent des fruits ou jouent de la musique, entourés d’objets décoratifs, d’oiseaux exotiques, d’insectes et de guirlandes de fleurs.

Vue de l’une des six chaises qui complètent le décor du cabinet © Patrimonio Nacional/Sophie Lloyd

Plus haut, entre les miroirs, de grands panneaux figurent des personnages chinois dans des scènes de divertissement ou du quotidien. Ici, un guerrier dit adieu à sa femme et à son fils avant de partir à la guerre ; là, un mandarin signe des documents ; là encore, un vendeur de perroquets, un groupe de musiciens, un père poussant ses enfants sur une balançoire… Au-dessus des miroirs, des vases débordant de fruits, entourés d’un exubérant décor de branches et de lianes entremêlées, habitées par une faune exotique variée. Au plafond, quatre scènes mêlant inspiration chinoisante et iconographie pastorale dans de grands cartouches aux courbes rocaille. Le grand lustre trônant au milieu de la pièce, lui aussi en porcelaine, prend la forme d’un palmier dont les racines forment les bras de lumière et au tronc duquel s’accrochent un personnage chinois ainsi qu’un singe l’imitant. Les six chaises, exécutées plus tardivement, sous le règne d’Isabelle II, s’harmonisent avec ce grouillant décor de motifs exotiques.

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Disparition du sculpteur Takis, un des pères de l’art cinétique

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« C’est avec grande tristesse que la Fondation Takis annonce le décès du sculpteur international Panagiotis Vassilakis, connu sous le nom de Takis, publie la Fondation Takis sur les réseaux sociaux. Un esprit prolifique et visionnaire, qui avait une ingéniosité, passion et imagination sans limite. Takis a exploré de nombreux horizons artistiques et scientifiques, autant la musique que le théâtre, et a redéfini les limites de l’art. » Considéré comme l’un des pères fondateurs de l’art cinétique avec Alexander Calder, il était notamment connu pour ses « signaux », inspirés par le monde industriel et la signalisation ferroviaire, dont les 49 feux multicolores sur ressors de l’Esplanade de la Défense à Paris témoignent depuis 1987. Mais Takis a également été pionnier dans d’autres domaines artistiques comme la création scénographique en collaborant notamment avec les artistes Costa Gravas et Nam June Paik.

Le sculpteur est né le 25 octobre 1925 à Athènes. Lors des 25 premières années de sa vie, Takis s’est engagé dans la résistance durant l’occupation nazie (1941-1944) puis a connu la guerre civile (1946-1949). Inspiré par la statuaire classique tout comme par les sculptures de Pablo Picasso et d’Alberto Giacometti, il a commencé à travailler le plâtre en réalisant des figures aux formes allongées, semblables à celles du sculpteur suisse. En 1953, il a quitté la Grèce pour rejoindre Paris et l’atelier de Brancusi. Dans la capitale française, où il a appris à forger et souder le métal, il a rencontré des artistes d’avant-garde, tels que Jean Tinguely qui expérimentait l’art cinétique et la performance. Dans les années 1960, il a participé à la culture « beat », dont les conceptions sociales et culturelles correspondaient à sa philosophie de vie et à son approche artistique. En 1961, il a voyagé aux États-Unis où il a fait la rencontre de Marcel Duchamp, devenu un ami. En 1958, il a commencé à expérimenter dans sa sculpture l’utilisation des aimants et de l’énergie électromagnétique et a fait des recherches sur les forces de la nature invisibles à l’œil nu. Le sculpteur grec est retourné en 1987 dans son pays natal et a créé sa fondation, le Centre de Recherche pour l’Art et les Sciences, située sur le mont Gerovouno, à l’ouest d’Athènes. Depuis juillet et jusqu’au 27 octobre, la Tate Modern à Londres lui consacre une grande rétrospective.

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Ma langue au chat : À quoi servait un dessin aussi abouti ?

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Jusqu’au 6 octobre, le musée Condé de Chantilly se penche sur l’une de ses œuvres les plus mystérieuses : un dessin représentant la Joconde nue, issu de l’atelier de Léonard de Vinci. Voici six devinettes autour de cette belle dénudée.

QUESTION

À quoi servait un dessin aussi abouti ?


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RÉPONSE

Exécuté au charbon de bois rehaussé au blanc de plomb, ce dessin a été réalisé vers 1515 sur un assemblage de deux feuilles de papier. Les repentirs de la main droite et du bras gauche prouvent qu’il s’agit d’un original qui a dû servir de modèle dans l’atelier de Léonard de Vinci pour des tableaux de Vénus ou de Flore, ou des portraits féminins.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

La Joconde nue
In Fine Éditions d’art, 224 pp., 29€
Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition « La Joconde nue »
organisée du 1er juin au 6 octobre 2019
au musée Condé, Domaine de Chantilly, dans la salle du Jeu de Paume de Chantilly.

+ d’infos

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Marquet d’une rive à l’autre

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Un quai, une jetée, un port foisonnant de mâts, de bateaux, de grues, de lignes. Pendant plus de quarante ans, la Méditerranée a été l’une des sources principales d’inspiration du peintre Albert Marquet (1875-1947). Insatiable voyageur, il y revient sans cesse, représentant l’eau et les paysages qui la bordent, les fenêtres derrière lesquelles il s’installe pour peindre, les voyages qui le mènent d’une rive à une autre. À travers soixante-dix peintures et dessins réalisés entre 1908 et 1940, une exposition dévoile des vues de France (Collioure, Marseille, Porquerolles et Sète), d’Italie, du Maroc, d’Espagne, d’Algérie et de Tunisie.

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La Mosquée-Cathédrale de Cordoue, une forêt de colonnes

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La Grande Mosquée de Cordoue ne porte pas le nom de son fondateur Abd al-Rahman Ier (731-788). C’est l’oeuvre d’une dynastie tout entière. Elle a été bâtie et agrandie entre les VIIIe et Xe siècles par les émirs et califes omeyyades qui régnèrent sur al-Andalous. Seul Al-Mansour, le dernier intervenant, n’appartient pas à cette lignée. Elle se dresse près du « grand fleuve », le ouadi al-kebir des Arabes devenu Guadalquivir, au sortir du splendide pont romain, là où passait la Via Augusta, la plus longue route de l’Hispanie antique, qui partait des Pyrénées et rejoignait Cadix. Une zone de passage et un emplacement stratégique. Ses hauts murs crénelés et ses puissants contreforts lui donnent l’allure d’une forteresse, d’une « citadelle de la foi ». Centre névralgique de la cité médiévale, la Grande Mosquée était indissociable du palais des émirs. Un passage couvert enjambant la rue reliait d’ailleurs les deux bâtiments. Surmonté de tours carrées, l’ancien alcazar a été converti en palais épiscopal. Un lieu de pouvoir abandonné de fait par les califes après la création, en 936, de la cité palatiale de Madînat al-Zahrâ, située à quelques kilomètres de Cordoue.

C’est dans la Grande Mosquée que la communauté assistait à la prière du vendredi midi et écoutait le prône délivré par l’imam, en présence du souverain ou de son représentant. Ce lieu de culte était aussi l’un des rares espaces publics de la ville, un forum où le cadi administrait la justice, où les savoirs islamiques étaient enseignés aux plus pauvres.

La Grande Mosquée de Cordoue relève d’un type architectural largement répandu dans les premiers siècles de l’Islam : celui de la mosquée hypostyle dite « arabe » pour la distinguer des types iranien, ottoman et moghol. Un enclos, carré ou rectangulaire, délimite un espace composé d’une cour à portiques et d’une salle à piliers ou à colonnes. « C’est un type d’une grande flexibilité de composition et susceptible de s’adapter aux changements démographiques ou sociaux, car il autorise facilement l’agrandissement ou la réduction de l’espace de la mosquée », indique l’historien Oleg Grabar (Penser l’art islamique, Albin Michel, 1996).

La Grande Mosquée de Cordoue n’a pas été construite une fois pour toute mais agrandie à trois reprises pour pouvoir accueillir des fidèles de plus en plus nombreux dans une ville qui ne cessait de s’étendre. Et ce, sans que soit remis en cause la structure de la salle de prière primitive qui correspond à la zone nord-ouest de l’actuelle mosquée, près de l’entrée des visiteurs. Elle comportait onze nefs perpendiculaires au mur de la qiblah, indiquant la direction de la prière. Son orientation vers le sud a été souvent discutée : elle ne correspond pas précisément à celle de la Mecque, de règle dans l’architecture islamique. Comment expliquer cette anomalie ? Selon certains auteurs, Abd al-Rahman Ier pourrait avoir repris « nostalgiquement » l’orientation de la Grande Mosquée de Damas, créée au début du VIIIe siècle par son lointain ancêtre, le calife omeyyade Al-Walid Ier.

Différentes sources d’inspiration

Les colonnes monolithes et les chapiteaux proviennent de monuments romains ou wisigothiques. Ces supports atteignaient une hauteur d’environ quatre mètres, insuffisante par rapport à la dimension de la salle. Pour rehausser la construction, une solution originale a été trouvée par les bâtisseurs : des arcades à double niveau, en fer à cheval dans la partie inférieure et en plein cintre au-dessus. Certains monuments antiques d’Espagne, l’aqueduc de Merida en particulier, pourraient avoir inspiré cette formule ainsi que la bichromie des claveaux en brique et en pierre. Les arcs en fer à cheval étaient, quant à eux, fréquemment employés dans les églises wisigothiques. Certains historiens ont mis en avant les affinités de structure, de forme ou de décor avec la Grande Mosquée de Damas, le Dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem, érigés tous trois par les califes omeyyades de Syrie dont Abd al-Rahman revendiquait l’héritage. Notons aussi que les chapiteaux remployés ont été disposés de façon à créer des effets de symétrie qui valorisent la nef axiale (celle du mihrab), plus large que les autres. Sous le règne de l’émir Abd al-Rahman II (822-852), la salle de prière fut agrandie une première fois vers le sud ce qui entraîna la destruction de la qibla. Et, cette fois, des chapiteaux d’inspiration antique furent sculptés pour pallier sans doute la raréfaction des matériaux de remploi. C’est devant le nouveau mihrab qu’Abd al-Rahman III fut proclamé calife. Celui-ci entreprit la construction d’un nouveau minaret et modifia le portique de la cour sans toucher à la salle de prière. Le chantier de Madînat Al- Zahrâ, nouveau siège du pouvoir, dans lequel il engloutit des sommes colossales, ne lui en laissa pas le temps. Son fils Al-Hakam II apporta en revanche des changements considérables, dès son accession au trône en 962. La salle de prière fut allongée une fois de plus vers le sud après la destruction de la qiblah.

Les trois agrandissement de la mosquée primitive du VIIIe siècle Photo : ©Daniel Salvador

Un édifice gagné par l’opulence

La nouvelle zone, souvent qualifiée de « mosquée dans la mosquée », marque une nette rupture avec le reste de l’édifice. Des textes arabes révèlent d’ailleurs les résistances que suscita ce projet très coûteux au sein de la communauté. Abd al-Walid al-Marrakeshi rapporte ainsi que les Cordouans refusèrent de prier dans la nouvelle partie du bâtiment avant de connaître les sources du financement. Arcs polylobés, plafonds de bois à décor floral, somptueuses coupoles reposant sur des nervures entrecroisées au-dessus de la maqsura réservée au calife et à son entourage, mihrab en forme de salle octogonale, nouveau passage menant à l’alcazar… la mosquée était gagnée par l’opulence dont s’entourait le calife dans son palais de Madinat al-Zahrâ. Certains éléments de décor font clairement référence au lointain passé omeyyade. Ainsi le choix des mosaïques pour la qiblah et les coupoles de la maqsura. Au début du xive siècle, l’historien d’origine andalouse Ibn Idhari affirme à ce sujet : « Al-Hakam écrivit au roi des Chrétiens (l’empereur de Byzance) au sujet des incrustations de mosaïques et lui demanda de lui envoyer un artisan talentueux, imitant ce que le (calife omeyyade) Al-Walid avait fait à l’époque de la construction de la Grande Mosquée de Damas. ». Autre élément inhabituel dans l’architecture islamique : les trois arcades de la qiblah, correspondant au Trésor, au mihrab et au passage vers le palais. Peut-on y voir une relation avec la triple abside de certaines églises mozarabes, San Miguel de Escalada par exemple (province de Leon), datant du début du Xe siècle ? Cette formule a-telle été adaptée inconsciemment dans un contexte pacifié entre communautés chrétienne et musulmane ?

Dernière extension

La troisième et ultime extension rompt avec les extravagances d’Al-Hakam II et marque un retour aux origines. Sans doute témoigne-telle aussi du rigorisme religieux du chambellan surnommé Al-Mansour (« le Victorieux ») qui prend les rênes d’Al-Andalous en 976, profitant de la faiblesse d’un calife enfant. La salle de prière est agrandie pour la première fois vers l’Est. Huit nefs s’ajoutent aux onze précédentes, la cour est étendue dans des proportions identiques. Et ce changement d’axe fait perdre au mihrab sa position centrale. Celui qui n’était ni calife ni descendant des Omeyyades faisait une évidente démonstration de force tout en s’inscrivant dans une continuité, à travers des arcades sans fin. La forêt de colonnes s’étendait désormais à perte de vue.

Retrouvez plus d’articles sur la Mosquée-Cathédrale de Cordoue dans notre hors-série dédié.

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Les Lego® reviennent au château de Cheverny

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Situé sur le chemin des châteaux de la Loire, en Sologne, le château de Cheverny abrite de riches collections de peintures, sculptures et mobilier. Son programme d’exposition, à la fois ludique et pédagogique, attire chaque année de nombreux curieux. À l’initiative des propriétaires, Monsieur et Madame de Vibraye, l’exposition est devenue une véritable tradition pour le château, qui organise sa quatrième édition. Les salles du château accueillent ainsi, jusqu’au 23 juin 2020, de mystérieuses reproductions d’œuvres de la Renaissance italienne et française en briques Lego®.

Si le thème des Fables de La Fontaine a laissé place à celui des grands détectives de polar en 2018, cette année, l’exposition met à l’honneur l’art de la Renaissance. Les visiteurs peuvent ainsi admirer les répliques en briques colorées du célèbre buste d’Henri IV, du portrait de Jeanne d’Aragon de Raphaël, de la Joconde de Léonard de Vinci, mais aussi de coffres, chaises et tables, dont les originaux sont présents dans l’enceinte du château. Les petites briques danoises vont jusqu’à reproduire la maquette de la version fortifiée du château, datée de 1510. Les dimensions des œuvres originales ayant été respectées, l’ensemble a exigé 216 122 briques précisément et plus de 700 heures de travail. Le portrait de Jeanne d’Aragon (73 000 briques) et le coffre (180 heures de travail) sont ainsi les lauréats des pièces les plus complexes à réaliser.

Ancien château de Cheverny, 2019, briques Lego®, 168 x 166 x 55 cm ©château de Cheverny. Photo : Epicure Studio.

Cette exposition didactique est l’occasion de redécouvrir le château de Cheverny, son histoire, ses collections, son jardin et de stimuler un plus grand intérêt pour l’art aux plus jeunes. Le concept du jeu des briques à assembler, initialement en bois, a été créé en 1932 par le danois Ole Kirk Kristansen. Depuis cette date, de nombreuses familles de Lego® ont été créées, telles Lego® Star Wars™ ou Lego® Harry Potter™, et ont même engendré des dessins animés à succès.

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Dans le secret des francs-maçons au Havre

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Concoctée par Éric Saunier, directeur de l’Institut d’études et de recherches maçonniques, cette exposition reprend en partie les objets (tabliers, diplômes, épées…) présentés à Paris en 2015 dans « Les Francs-maçons et la mer », au Grand Orient de France. Mais elle va plus loin. Le parcours s’intéresse au rôle de la franc-maçonnerie dans la guerre d’Indépendance américaine et évoque le passage de La Fayette au Havre. Elle met aussi en lumière de grandes figures de la franc-maçonnerie, tels le chanoine Pingré (qui séjourna dans l’abbaye de Graville qui accueille l’exposition), le marin Édouard Corbière, ou le président de la République Félix Faure.

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Un été à Madrid : Fra Angelico, Marquis des anges au Prado

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Réalisé vers 1420, c’était aussi le premier  tableau d’autel de la Renaissance à adopter les nouveaux principes de mise en perspective de l’espace. L’air et la lumière circulent librement dans ce chef-d’œuvre fraîchement restauré. Conservé au Prado, il est au centre d’une exposition de quatre-vingts œuvres empruntées à une quarantaine d’institutions internationales, conçue par Carl Brandon Strehlke, conservateur émérite au Philadelphia Museum of Art. Autre trésor madrilène, la Vierge à la grenade avait été acquise par le duc d’Albe en 1817, à l’époque où l’on redécouvrait l’art de la première Renaissance florentine. Surnommé frère Angélique pour sa candide piété, le moine artiste « emparadisait » tout ce qu’il peignait. Même les damnés de l’enfer avaient droit à sa mansuétude… Cependant, la suavité de l’art du maître, exagérée au XIXe siècle par l’imagerie pieuse, n’éclipse pas son génie novateur. Mis en perspective dans l’art de son siècle, celui-ci rayonne au milieu des Masaccio, des Masolino, des Lorenzo Monaco, des Lippi, des Veneziano, des Donatello.

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Un été à Tours : les expos à ne pas manquer

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Mérelle l’enchanteur

La magie des dessins de Fabien Mérelle naît de sa capacité à allier un extrême réalisme à des visions oniriques, qui entraînent le spectateur dans un autre monde. Les rapports entre l’homme et la nature sont au cœur de ses préoccupations et chacune de ses images, aussi décalée soit-elle, a valeur d’autoportrait. Né en 1981, cet immense dessinateur, également sculpteur (les pièces spectaculaires qu’il avait présentées l’été dernier lors d’« Un été au Havre »), s’invite dans la plupart de ses compositions, vêtu d’un pyjama rayé rappelant l’enfance. Le CCCOD offre à Fabien Mérelle l’ensemble de ses galeries du second niveau, en privilégiant les créations les plus récentes.

« Fabien Mérelle, abri, pierre, bois, encre, papier », CCCOD, 02 47 66 50 00, du 30 mars au 22 septembre.

Fabien Mérelle, Fragment 2, 2019, encre et crayon sur pierre, 30 x 26 x 30 cm, Tours, CCOD/Fabien Mérelle, courtesy Keteleer Gallery, Anvers

Capazza et ses artistes

Le conseil départemental d’Indre-et-Loire donne carte blanche à la galerie Capazza (en Sologne), pour une exposition collective dont le titre, « Re-naissance(s) », est un clin d’œil au 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci. À quelques pas du CCCOD, l’Hôtel Goüin, superbe édifice du XVe siècle, accueille sur ses quatre niveaux une quinzaine d’artistes de tous horizons. Une occasion de découvrir, entre autres, les peintures de Philippe Charpentier et de Felipe Gayo, les sculptures de Gérard Fournier, les céramiques de Sandra Zeenni, Claude Champy ou Jean-François Fouilhoux, les gravures de Nathalie Grall et les photographies de Pierrot Men.

« Re-naissance(s), carte blanche à la galerie Capazza », Hôtel Goüin, 02 47 31 43 36, du 24 mai au 25 août.

Philippe Charpentier, Les visiteurs du soir, Technique mixte sur toile, 100 x 120 cm ©Philippe Charpentier

Kertész, de Paris à New York

Cent tirages retracent la prolifique carrière du photographe hongrois André Kertész (1894-1985). Organisée par le Jeu de paume en collaboration avec la médiathèque de l’Architecture et du Patrimoine, l’exposition réunit des images produites entre 1912, date à laquelle on lui offre son premier appareil, et le début des années 1980. Après quelques photographies de soldats réalisées pendant la Première Guerre mondiale, Kertész connaît le succès dans les années 1920 à Paris, dans le quartier de Montparnasse, avant de partir aux États-Unis. En 1936, il signe un contrat avec l’agence américaine Keystone et s’installe à New York, où rues et buildings lui inspirent de nouveaux cadrages.

« André Kertész, l’équilibriste », château, 02 47 21 61 95, du 26 juin au 27 octobre.

André Kertész, Fête foraine, Paris, 1931 © ministère de la Culture / Médiathèque de l’architecture et du patrimoine / Donation André Kertész

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Ma langue au chat : Qu’est-ce que la technique du « spolvero » ?

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Jusqu’au 6 octobre, le musée Condé de Chantilly se penche sur l’une de ses œuvres les plus mystérieuses : un dessin représentant la Joconde nue, issu de l’atelier de Léonard de Vinci. Voici six devinettes autour de cette belle dénudée.

QUESTION

Qu’est-ce que la technique du « spolvero » ?


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RÉPONSE

Le carton de la Joconde nue met en avant la technique du « spolvero » permettant de reporter un dessin sur un autre support en faisant passer de la poudre de carbone par des trous d’aiguille percés dans la feuille de papier. La Joconde nue de Chantilly est donc un dessin piqué pour le report.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

La Joconde nue
In Fine Éditions d’art, 224 pp., 29€
Cet ouvrage est publié à l’occasion de l’exposition « La Joconde nue »
organisée du 1er juin au 6 octobre 2019
au musée Condé, Domaine de Chantilly, dans la salle du Jeu de Paume de Chantilly.

+ d’infos

 

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Ma langue au chat : Pourquoi de nombreux manuscrits persans des musées européens proviennent de la bibliothèque impériale de Delhi ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Pourquoi de nombreux manuscrits persans des musées européens proviennent de la bibliothèque impériale de Delhi ?


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RÉPONSE

La bibliothèque privée des empereurs moghols d’Inde (1526-1857) comptait jusqu’à 24 000 volumes. Achetés ou donnés en cadeaux diplomatiques, ces livres avaient parfois appartenu à des princes d’Iran ou d’Asie centrale, de grands savants ou des lettrés. Lors du sac de Delhi par Nadir Shah, la bibliothèque fut pillée et ses trésors dispersés finirent dans les collections des souverains qadjars, des maharadjas indiens ou d’amateurs européens.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


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Disparition de Monique Barbier-Mueller, grande collectionneuse « d’arts lointains »

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Monique Barbier-Mueller, fille unique du célèbre collectionneur Josef Mueller et veuve de Jean-Paul Barbier, était connue pour sa collection « d’arts lointains », la plus vaste au monde. Née à Genève le 29 novembre 1929, elle a grandi avec la collection de son père. Dès les années 1910, son père a acheté ses premiers tableaux de Cézanne, Matisse puis, la décennie suivante, il s’est tourné vers l’art extra-européen. Lorsque ses parents ont divorcé, elle a suivi son père à Paris pour habiter au 83, boulevard de Montparnasse et croisait le marchand d’art Ambroise Vollard. Passionnée autant par l’art contemporain que par l’Afrique, Monique Barbier-Mueller était proche de certains artistes tels que Diego et Alberto Giacometti ou encore Jean Tinguely. En 1954, elle épouse Jean-Paul Barbier, lui aussi collectionneur mais d’éditions originales de poésies du XVIe siècle. « Lorsqu’il a vu la collection de son beau-père, ça a été la révélation. Il a décidé de continuer à compléter le fond monumental de Josef Mueller », explique Laurence Mattet, directrice du musée Barbier-Mueller à Genève. En mai 1977, trois mois après le décès du père de Monique Barbier-Mueller, le couple a ouvert le musée Barbier-Mueller à Genève, qui présente des œuvres « d’arts lointains », selon l’expression de Jean-Paul Barbier-Mueller. Sur plus de 100 ans, les époux Barbier-Mueller ont réussi à assembler à partir de la collection de Josef Mueller la plus vaste collection en mains privées d’arts traditionnels d’Afrique, d’Asie, d’Océanie, d’Amérique précolombienne et d’autres civilisations antiques.
En plus d’être collectionneuse, Monique Barbier-Mueller était mécène. Dans un communiqué qui lui rend hommage, Stéphane Martin, président du musée du quai Branly-Jacques Chirac, indique que le couple Barbier-Mueller a fait plus de 500 dons à l’institution française. Son engagement de diffusion de l’art a été récompensé par plusieurs décorations, comme Commandeur des Arts et des Lettres, Officier de l’Ordre du Mérite ivoirien ou encore Dame de l’Ordre d’Isabelle la Catholique. Elle était présidente d’honneur de la société suisse des collectionneurs, qu’elle a elle-même fondée. En 2016, Jean-Paul Barbier-Mueller s’est éteint. Avant de disparaître à son tour, Monique Barbier-Mueller a témoigné une fois de plus son affection pour l’Afrique avec sa dernière exposition dédiée à l’artiste sénégalais Malick Sidibé, au musée Barbier-Mueller.

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Derniers jours de Pompéi au musée de la Romanité

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Plus de deux cent cinquante objets archéologiques de Campanie et des dispositifs multimédias invitent les visiteurs à revivre les derniers jours de Pompéi et l’éruption, survenue en l’an 79. L’exposition raconte la tentative de sauvetage des habitants par Pline l’Ancien.

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Une bibliothèque de terres à Aigues-Mortes

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Après avoir collecté trente-cinq mille échantillons au Japon, l’artiste Kôichi Kurita rassemble depuis 2004 des terres françaises. Le Pavillon de la culture et du patrimoine de Saint-Gilles, les tours et remparts d’Aigues-Mortes (gérés par le Centre des monuments nationaux) et la Maison du grand site de France de la Camargue gardoise accueillent quatre cents feuilles de papier végétal, des fioles, des coupelles, des cartes postales et autant de poignées de terre collectées par l’artiste dans le delta du Rhône lors d’une résidence à l’automne 2018. « À travers l’art, je continue de transmettre la beauté sans fard et le prix inestimable de la terre qui se trouve sous nos pas », dit Kôichi Kurita.

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Ma langue au chat : Qu’est-ce qu’un muraqqa ?

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Au sein des collections des Arts de l’Islam du Louvre se cache une incroyable collection d’œuvres japonaises et persanes, formée à la fin du XIXe siècle par un riche industriel français. Voici six devinettes autour de ces estampes et autres manuscrits témoignant du goût de l’Orient de Georges Marteau.

QUESTION

Qu’est-ce qu’un muraqqa ?


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RÉPONSE

Dans le monde islamique oriental, un muraqqa est un « livre-collection », un album réunissant des dessins préparatoires, des feuilles prélevées à d’autres livres et des exercices d’écriture libre attribués à des peintres et calligraphes. Georges Marteau acheta plusieurs pages illustrées provenant de muraqqa.

Toutes les réponses figurent bien sûr dans le catalogue publié par In Fine Éditions d’art,
disponible sur Amazon ou dans les librairies dont les noms figurent le site www.leslibraires.fr

Le goût de l’Orient
In Fine Éditions d’art, 120 pp., 19€
Georges Marteau collectionneur
Ce livre, qui accompagne l’exposition « Le goût de l’Orient. Georges Marteau collectionneur » présentée à Paris, au musée du Louvre,
met en lumière la collection de l’ingénieur Georges Marteau, associé puis codirecteur de la firme Grimaud, léguée aux musées nationaux.
Celle-ci se situe à la croisée de trois univers : les cartes à jouer, le japonisme et l’art du livre persan.


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