Actualité artistique

En immersion à l’Atelier des Lumières

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Le « design digital immersif », c’est quoi ? Mieux qu’un long discours, l’Atelier des Lumières accueille durant sept jours les « sculptures numériques » de onze collectifs en compétition associant vidéo, animation graphique et spatialisation sonore. Des fouilles de Göbekli Tepe aux confins de l’Univers, embarquez pour un voyage visuel inédit entre ombre et lumière.

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Giuseppe Penone, le jardinier métaphysique au Palais d’Iéna

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Peu d’artistes ont exprimé avec autant de sensibilité et de force leur rapport intime, charnel et spirituel avec la nature que le plasticien italien Giuseppe Penone. Ce fils d’agriculteurs né en 1947 dans la vallée du Tanaro et que l’on associa en 1969 au mouvement de l’Arte Povera, ne cesse d’explorer la place de son corps dans l’environnement, tant à travers ses dessins que ses sculptures. Convaincu que le paysage est chargé de signes inscrits dans la mémoire des matières organiques, végétales et minérales, l’artiste tente d’en révéler la présence humaine, d’interroger l’être, le passage du temps… Dans le cadre de la Fiac et en collaboration avec la galerie Marian Goodman qui représente son travail, Giuseppe Penone installe ainsi au cœur de la salle hypostyle du Palais d’Iéna son œuvre Matrice di linfa (Matrice de sève). Soit une gigantesque sculpture créée à partir d’un conifère centenaire de la Vallée des Merveilles, dans lequel l’artiste a creusé une faille correspondant à quatre-vingts années de croissance, faisant ainsi allusion au quatre-vingtième anniversaire du chef-d’œuvre architectural d’Auguste Perret. L’œuvre aux allures de pirogue néolithique ou d’autel sacrificiel est exposée aux côtés de deux nouvelles sculptures créées spécifiquement pour ce lieu particulièrement majestueux.

Giuseppe Penone, Matrice de sève (détail), 2008, sapin, résine cuite, cuir, métal, 1,27 x 43,67 x 2,12 m ©Archives Penone et Marian Goodman Gallery. Photo : Sebastiano Pellion di Persano

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La Fiac booste le marché français

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Parmi les exposants, David Zwirner, l’une des plus importantes galeries internationales, ouvre en octobre une antenne dans le Marais, et la galerie Hauser & Wirth, installée à Zurich, Londres, Hong-Kong et Los Angeles, observe également le potentiel économique de Paris. Les foires se positionneraient-elles désormais comme les sismographes d’installations pérennes de galeries ? Pour sa directrice Jennifer Flay, « les relations qu’entretiennent les galeries avec la clientèle européenne se tissent notamment à travers la Fiac et peuvent, en effet, leur donner l’envie de s’implanter sur le sol parisien ». Aujourd’hui, sur les vingt-neuf pays représentés, dont 27% de galeries françaises, la Côte-d’Ivoire, avec Cécile Fakhoury, et l’Iran, avec Dastan Gallery, font leurs premiers pas sur la foire. Les frontières entre les générations se dissipent également et les cent quatre-vingt-dix-sept exposants – de la galerie Nächst St. Stephan, fondée en 1954 à Vienne, à Soft Opening, inaugurée à Londres en 2018 – permettent de redécouvrir des figures modernes et de repérer des plasticiens nés dans les années 1990. La Fiac développe aussi son programme hors-les-murs, à commencer par l’installation de Yayoi Kusama, place Vendôme, accompagnant les nombreux projets du Petit Palais et de l’avenue Winston-Churchill (Fiac Projects), de la place de la Concorde, du jardin des Tuileries, du palais de la Découverte ou du musée Eugène Delacroix devenu, pour l’occasion, un écrin pour l’artiste Glenn Brown.

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Ettore Spalletti, l’élégance à voix basse

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Cet été, Connaissance des Arts vous ouvrait les portes de l’atelier d’Ettore Spalletti (1940-2019), à l’occasion de l’exposition « Ettore Spalletti. Ombre d’azur, transparence » présentée au Nouveau Musée national de Monaco jusqu’au 3 novembre.

L’air et la lumière ont soudain une épaisseur et une densité nouvelles. Rien n’est visible et pourtant tout est là, à deviner patiemment. L’azur du ciel uni à la sérénité de la Méditerranée semble avoir effacé l’horizon. La profondeur poudreuse d’aplats roses rappelle la transparence d’une peau à la délicate carnation. Les tableaux et sculptures monochromes d’Ettore Spalletti, leurs formes, leurs volumes épurés jusqu’à leur plus simple et géométrique expression, disent l’essentiel, sans image, sans histoire. Telles des offrandes, ses paysages suggérés avec économie et minutie, ses colonnes stylisées, ses albâtres rehaussés de feuille d’or, rendent hommage à la beauté de la nature et au monde vivant. Par une savante révélation des couleurs, Ettore Spalletti exprime la lumière de la Côte adriatique, imprime la puissance du massif montagneux de La Majella. « Je suis un peintre figuratif », déclare-t-il avec malice. Ici s’ouvre un univers où la représentation n’est pas une fin, où les œuvres composent un dialogue apaisant. L’atelier de l’artiste en est le laboratoire et l’écrin.

Créer discrètement

Pas la moindre poussière ni tache de peinture, pas plus qu’un infime soupçon de désordre ne viennent perturber le regard. Ettore Spalletti est ainsi. Son atelier en est le reflet. D’une obsessive précision, d’une exigeante rigueur, d’une attention de tous les instants à ce et à ceux qui l’entourent, l’artiste orchestre son œuvre et sa vie quotidienne dans une même douceur, comme une promenade intérieure et sans fin, vouée à la généreuse transmission d’un sentiment à partager. « Quand une œuvre et l’espace qui l’environnent touchent comme une caresse, j’ai le sentiment d’avoir atteint mon but », confie-t-il. Aussi, avec lui le temps prend son temps. Son atelier, à l’instar d’un studiolo de la Renaissance, célèbre la quiétude d’une réflexion et d’une recherche constantes, ménageant secrets, interrogations et surprises. Établi dans un bâtiment industriel de six cents mètres carrés, au sol luisant et aux murs immaculés, il réunit autour d’un canapé blanc propice à la contemplation installations anciennes et récentes, ainsi que les œuvres en partance que l’artiste observe et sonde avec intensité. Dans ce laboratoire méditatif, il explore la course du jour sur ses tableaux, en mesure les effets, les nuances, tel un impressionniste sur son motif capterait les variations atmosphériques. Invitée par une haute lucarne qui, à la manière d’un soupirail, brise les rayons trop ardents, la lumière inonde ses œuvres. « Elle est primordiale. Quand elle vient se reposer sur la surface d’un tableau, elle fait de la couleur une offrande », souligne le peintre. C’est dans l’énergie de la lumière qu’il se fond, pour mieux y inviter le visiteur. Mais, ici le faire reste invisible. Comme pudiquement caché, l’espace où l’artiste dessine, conçoit et peint reste à l’abri des regards.

Comme un peintre classique ?

Il y a peut-être de l’alchimiste chez Ettore Spalletti. Ses tableaux monochromes sont soumis à un long processus que n’auraient pas renié les maîtres anciens. Chaque jour, souvent pendant plusieurs semaines, le peintre applique sur le bois un empâtement de couleur, qu’il ponce méthodiquement, une fois sec. Chaque abrasion écrase et libère alors les pigments, révélant leur luminosité. Avec soin, l’artiste leur donne vie et énergie sans qu’aucune trace ne soit perceptible. Leur profondeur et leur éclat poudreux procurent à l’œuvre une vibration que module la lumière. Polie – policée ? – la surface laisse jaillir l’émotion de la couleur et instaure avec son spectateur un lien immédiat, sensitif et sensuel. L’expérience est parfois comparée à celle que procure l’art de la Renaissance. « Je me sens comme un peintre ancien. Masaccio et Piero della Francesca sont pour moi des compagnons spirituels. Mais contrairement à ces maîtres, dont l’Église était le principal commanditaire, je n’inscris pas mon travail dans une narration, ni dans une représentation. » Et s’il s’empare d’objets qui ont traversé l’histoire de l’art, telles ces colonnes tronquées créées à ses débuts, ces hauts vases coniques ou encore ces livres colorés dont la Villa Paloma conclut l’exposition, Ettore Spalletti y porte son regard contemporain et radical, pour les faire vivre dans un espace omniprésent, tactile, palpable.

Tant aérien que tellurique, tant spirituel que respectueux des objets, l’artiste n’a pourtant rien de paradoxal. L’atmosphère est son matériau. S’immerger dans son univers, c’est entrer dans la vibration de nuances subtiles, embrasser la poésie et l’humilité d’un artiste qui avoue : « À bientôt 80 ans, j’attends encore d’arriver à peindre. C’est pourquoi je me rends chaque jour dans mon atelier avec la même ferveur ». Pour lui, l’important est d’offrir, de chercher de nouveaux équilibres, d’opérer une symbiose entre architecture, lumière et couleur. S’il reconnaît que son travail est né dans les années 1970, entre deux réalités – celle de l’Arte Povera et celle de la Transavaguardia –  Ettore Spalletti ne se considère pas comme un artiste minimaliste. Esthète, humaniste, libre et affranchi de toute école ou tout mouvement, il ne semble goûter aucune étiquette. Pourtant, bien qu’il réfute toute narration, il n’en délivre pas moins un message appuyé de symboles constants. Ses livres colorés en sont l’indice. Rose, bleu et gris, arborant un vélin soyeux, rangés dans des bibliothèques de même ton et imprimés de ses seules initiales, ils soulignent l’importance que l’artiste accorde  aux savoirs, à l’histoire, à la transmission. « Les livres contiennent tout : la philosophie, la poésie, la littérature… Ils m’ont appris le respect et les bonnes manières, la liberté de mouvement et à parler à voix basse. » L’élégance serait donc une musique silencieuse.

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Disparition de l’architecte Roger Taillibert

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Le Stade olympique de Montréal conçu par Roger Taillibert et construit pour les Jeux olympiques d’été de 1976 ©Alain Carpentier

Qui connaît le nom de l’architecte qui a construit le Parc des princes à Paris ? Peu de personnes se souviennent que Roger Taillibert (né en 1926 à Châtres-sur-Cher) est l’auteur de ce très beau bâtiment au bord du périphérique parisien. Ancien élève de l’École du Louvre et de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, Roger Taillibert se fait une réputation internationale en tant que spécialiste des voiles de béton. Il signe la piscine de Deauville en 1965, puis la cité scolaire de Chamonix, le Stadium Nord de Villeneuve-d’Ascq et le Stade olympique de Montréal, utilisé pour les Jeux olympiques de 1976 avec sa proue qui s’élève vers le ciel. Ce sont ses constructions sportives qui vont inscrire son nom au panthéon de l’architecture. Elles lui permettront enfin d’obtenir la commande du Khalifa International Stadium de Doha au Qatar. En 1983, il est élu membre de l’Académie des Beaux-Arts, qu’il présida ensuite en 2004 et 2010. Il fut également président de l’Institut en 2010.

Le Parc des Princes à Paris ©Anne Thorniley

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Le nouveau braille de Nathalie Elemento à la galerie Maubert

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La « sculpture d’usage », pour Nathalie Elemento, est l’art d’octroyer de nouveaux volumes aux pensées ou objets du quotidien. Pour ce solo show, elle s’intéresse à la matérialisation de l’écriture braille, dans des formes plastiques sobres, mues par ses lectures sur l’esthétique et la philosophie. Les dessins et sculptures, tout en bichromie (de 400 € à 40 000 €), ont également découlé de cette phrase soufflée à Sigmund Freud par un enfant : « Il fait plus clair lorsque quelqu’un parle »

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Nouveau Talent à la Fiac 2019 : Benoît Maire et l’esthétique des différends

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Présenté en 2018 au au CAPC de Bordeaux, Benoît Maire développe une réflexion conceptuelle ajoutée au plaisir du faire. S’il s’est fait connaître par des objets, installations et vidéos qui prouvaient son attrait pour l’usage du mot et du concept, depuis 2012 il se révèle également fasciné par la peinture. Ses toiles au sujet unique – le nuage –, peuvent repenser, à dessein, la touche de Claude Monet, évoquer celles d’Edvard Munch, de Sigmar Polke ou de Gerhard Richter. « Le nuage est typiquement le lieu de prise de forme, précise Benoît Maire. Il ne signifie rien, mais revêt une grande charge de représentation. » En convoquant ces techniques diverses, à la manière d’un exercice, c’est comme « s’il peignait l’histoire de la peinture ». D’ailleurs, tout en s’intéressant aux problématiques de son époque, il se décrit comme un artiste classique. Certaines de ses œuvres font référence à la mythologie, telle une nouvelle interprétation de Léda et le Cygne, liée au thème des vanités. Son art est une joyeuse mise en scène de ce qu’il nomme « l’esthétique des différends », librement inspirée de la pensée du philosophe Jean-François Lyotard. Depuis une douzaine d’années, ses pièces aux médiums variés, loin d’être contradictoires, s’enrichissent et se nourrissent de chaque série. Les Châteaux sont des assemblages d’objets reprenant les préceptes de nature et de culture à l’heure du 2.0, tandis que les Journaux de guerre appréhendent, avec recul, notre monde de conflits. Pour son dernier film, Le Mot origine (2018), il affiche l’ambition, non dénuée d’humour, de comprendre, après Aristote, d’où nous venons et vers quoi nous allons… Benoît Maire s’autorise pleinement à naviguer entre ce que l’on pourrait trop vite qualifier d’artiste intello et le plaisir visible procuré par sa pratique d’atelier. D’ailleurs, ses huiles sur toile prennent une ampleur croissante.

Benoît Maire, Peinture de nuages, 2019, huile et peinture aérosol sur toile, 203×154 cm. Courtesy of the artist and Galerie Nathalie Obadia, Paris / Brussels

Benoît Maire en bref…

1978
Naissance de Benoît Maire à Pessac.

2002
DEA en Philosophie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

2003
Diplôme de la Villa Arson, de Nice.

2004
Première exposition personnelle à la galerie Cortex Athletico, à Bordeaux.

2008
Présent dans Les Modules, au Palais de Tokyo, avec La Géométrie (toucher Cordélia).

2010
Lauréat du Prix Fondation d’entreprise Ricard.

2015
Expose chez Kiria Koula, galerie éphémère de Los Angeles.

2018
Exposition « Thèbes » au CAPC-musée d’art contemporain de Bordeaux, du 8 mars au 2 septembre.
Exposition « Nature-morte ou le préfixe conceptuel de l’art romantique » au Château Chasse-Spleen, à Moulis-en-Médoc, du 7 mars au 26 octobre.
Exposition « Un cheval, des silex » à la galerie Nathalie Obadia, à Paris, du 8 juin au 21 juillet.

2019
Installation de la sculpture en bronze Un détail sur le parvis de la MECA, à Bordeaux, inaugurée au mois de juin.

À découvrir pendant la Fiac : Fiac Galeries
Stand de la galerie Nathalie Obadia

Fiac Galeries
Stand de la galerie Meessen De Clercq

Benoît Maire, Peinture de nuages, 2018, 205×305 cm. Courtesy of the artist and MeessenDe Clercq, Brussels

 

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[On repeint l’expo] Bacon en toutes lettres au Centre Pompidou

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Réunis autour de Guy Boyer, directeur de la rédaction de « Connaissance des Arts », quatre journalistes et critiques d’art (Valérie Duponchelle, Sarah Hugounenq, Philippe Dagen et Yves Jaeglé) se penchent sur le cas de « Bacon en toutes lettres ». Cette expo monographique tient-elle ses promesses ?

Exposition « Bacon en toutes lettres » au Centre Pompidou, Paris
Jusqu’au 20 janvier 2020
Découvrez nos articles Les expos coups de cœur du mois

Cinématisse. Dialogues d’un peintre avec le cinéma
Musée Matisse, Nice
Jusqu’au 5 janvier 2020
+ d’infos
recommandée par Valérie Duponchelle, Le Figaro

Du Douanier Rousseau à Séraphine. Les grands maîtres naïfs
Musée Maillol, Paris
Jusqu’au 19 janvier
+ d’infos
recommandée par Yves Jaeglé, Le Parisien

Mondrian figuratif
Musée Marmottan Monet
Jusqu’au 26 janvier 2020
+ d’infos

et

Time. Georg Baselitz
Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin
Jusqu’au 25 janvier 2020
+ d’infos

recommandées par Philippe Dagen, Le Monde

L’âge d’or de la peinture anglaise
Musée du Luxembourg à Paris
Jusqu’au 16 février 2020
+ d’infos
recommandée par Sarah Hugounenq

 

 

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Une nouvelle œuvre de Gustave Caillebotte rejoint les collections du musée d’Orsay

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Après le legs inattendu de cinq tableaux de Caillebotte le mois dernier, une nouvelle toile du peintre et mécène entre dans les collections du musée d’Orsay. Paysage à Argenteuil, exécuté en 1889, a été acquis par dation en paiement en juillet 2019. Ce système, qui permet le paiement de droits de succession ou encore de l’impôt sur la fortune immobilière par la remise à l’État de biens culturels de haute valeur artistique, a notamment contribué à la création du musée Picasso Paris. Caillebotte peint Paysage à Argenteuil deux ans après s’être installé au Petit-Gennevilliers, près de Paris, dans une région qui fut très appréciée des impressionnistes comme Claude Monet, Alfred Sisley ou encore Berthe Morisot au début des années 1870. Là-bas, l’artiste représente principalement des paysages de plein air, comme dans cette œuvre. Deux arbres forment le motif principal tandis que la figure humaine est totalement absente et le village relégué à l’arrière-plan. Caillebotte oppose ici la nature sauvage, en avant-plan, à la nature ordonnée, cultivée par l’homme, à l’arrière-plan également. Cette huile sur toile impressionniste présente une palette de couleurs claires et une touche caractéristique qui fait d’une vue banale, un paysage à la lumière éclatante. Paysage à Argenteuil sera exposé à partir du mardi 15 octobre au musée d’Orsay durant plusieurs semaines. L’œuvre rejoindra ensuite les salles du musée d’art et d’histoire Baron Gérard de Bayeux, en Normandie. Elle sera montrée aux côtés de Portraits à la campagne (1876), un autre paysage que le peintre avait offert à sa cousine Germaine Zoé Fermal à l’occasion de son mariage à Bayeux.

Gustave Caillebotte, Paysage à Argenteuil, 1889, huile sur toile © Patrice Schmidt, Paris, Établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie

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Idée lecture : Rembrandt dessiné en XXL

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Malgré son encombrant format et son poids conséquent, ce livre géant donne enfin la possibilité au spectateur de se plonger littéralement dans ces chefs-d’œuvre graphiques de finesse et de raffinement. On se plaît à suivre le rythme des hachures faites rapidement à la plume pour saisir la silhouette penchée des deux vieillards concupiscents surprenant la belle Suzanne au bain (vers 1651). On détaille les effets lumineux, du blanc pur au noir fuligineux, choisis pour Les Trois Arbres (1643). On se noie avec bonheur dans les traits à la pointe sèche et les blancs laissés volontairement vierges du Christ présenté au peuple (1655). Objet de délectation solitaire, voici le cadeau idéal pour un amateur de dessin et de l’art hollandais du XVIIe siècle en général.

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Étude d’une œuvre : Maria Helena Vieira da Silva, Le Jeu de cartes

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« Je lègue à mes amis / Un bleu céruléum pour voler haut / Un bleu de cobalt pour le bonheur / Un bleu d’outremer pour stimuler l’esprit / Un vermillon pour faire circuler le sang allègrement/ […] Un jaune d’or : richesse […] / Un jaune baryte : science-fiction, brillance, éclat / Un ocre jaune pour accepter la terre […] Un orange pour exercer la vue d’un citronnier au loin / Un jaune citron pour la grâce », avait écrit Maria Helena Vieira da Silva dans son Testament  pictural à la fin des années 1980. Dans l’huile sur toile intitulée Le Jeu de cartes (1937), le peintre donnait déjà un avant-goût de ce poème en une œuvre chatoyante, « dans l’éclairage d’une solarité rayonnante », selon l’expression de Jean-François Jaeger, ancien directeur de la galerie Jeanne Bucher Jaeger.

[…]

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octobre 2019

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Jan Bruegel, maître du dessin à Anvers

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Grâce à des prêts exceptionnels du musée du Louvre, du Rijksmuseum d’Amsterdam ou encore du British Museum de Londres, cette exposition réunit une cinquantaine de feuilles de Jan Bruegel l’Ancien (1558-1625), fils aîné de Pieter Bruegel l’Ancien. Aussi célèbre au début du XVIIe siècle que Pierre Paul Rubens, l’artiste flamand n’avait encore jamais eu les honneurs d’une exposition entièrement dédiée à son œuvre dessiné, principalement voué au paysage.

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Le Grand Palais Éphémère qui s’installera sur le Champ-de-Mars de 2021 à 2024 se dévoile

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Fin 2020, le Grand Palais fermera ses portes pour entrer dans des travaux de rénovation et d’aménagement. Ceux-ci permettront de remettre aux normes l’édifice et de proposer une surface d’exposition encore plus vaste. La fin des travaux étant prévue pour 2024, une nouvelle structure temporaire accueillera les manifestations commerciales et culturelles de l’institution jusqu’à la fin du chantier. Intitulé le Grand Palais Éphémère, le projet de la Réunion des musées nationaux-Grand Palais et Paris 2024 verra le jour au début de l’année 2021 et recevra des événements tels que la grande vente aux enchères de Bonhams, le Saut Hermès, La Biennale Paris ou encore les défilés Chanel. Les manifestations artistiques et culturelles se dérouleront uniquement pendant quelques semaines durant l’été. Le bâtiment provisoire de 10 000 m2 est conçu par l’agence Wilmotte & Associés, notamment à l’origine d’aménagements muséographiques au Musée du Louvre (1987-2006) et au Rijksmuseum d’Amsterdam (2013), et réalisé par la société GL events. Le Grand Palais Éphémère sera disposé sur le plateau Joffre du Champ-de-Mars, en référence aux grandes Expositions Universelles des XIXe et XXe siècles. Culminant à 20 mètres de hauteur, il s’inscrira sobrement dans le paysage urbain en respectant l’axe de composition du Champ-de-Mars. Chaque année, une structure supplémentaire s’ajoutera au lieu pour offrir 8 000 m2 de plus à la Fiac et à Paris Photo. L’édifice sera construit rapidement avec des matériaux durables et modulables, permettant sa réutilisation sous d’autres formes au terme des quatre ans passés à proximité de la Tour Eiffel. Enfin, le Grand Palais Éphémère sera démonté en septembre 2024, après réception des compétitions de judo et de lutte lors de Jeux Olympiques.

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Maurice Pierrat, de Bourvil à Bouddha à Châlons-en-Champagne

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Acteur, Maurice Pierrat (1891-1978) joua aux côtés de Laurel & Hardy ou de Fernandel et doubla au cinéma plusieurs stars d’Hollywood. Speaker populaire de la radio des années 1930-60, celui qui révéla Bourvil dans un « radio-crochet » fut aussi un collectionneur avisé. Sa passion le portait vers l’Égypte antique, les tanagras, les arts de l’Afrique, de l’Inde et de l’Extrême-Orient. Il légua ses collections à sa ville natale de Châlons-en-Champagne. Cent quatre-vingts objets, des films et même un studio d’enregistrement reconstitué font revivre sa passion.

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Les jeunes pousses du Prix Marcel Duchamp

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Créé en 2000 par l’Adiaf (l’Association pour la diffusion internationale de l’art français, présidée par Gilles Fuchs), le Prix Marcel Duchamp distingue chaque année un lauréat parmi quatre artistes s’exprimant dans le domaine des arts plastiques et visuels. Pour sa dix-neuvième édition, les nommés sont le tandem de peintres Ida Tursic et Wilfried Mille qui vivent et travaillent à Dijon, la sculptrice Katinka Bock qui partage son atelier entre Paris et Berlin, le Français Éric Baudelaire qui remet en question à travers ses films le sens des actes et de fictions, et enfin la benjamine, Marguerite Humeau, dont l’œuvre s’intéresse aux mythes, fantasmes et spéculations. On connaîtra le nom de l’heureux gagnant le 14 octobre.

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Le monde des arts au Salon d’Automne

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Créé en 1903 dans le but de promouvoir l’esprit d’avant-garde, le Salon d’Automne fut, tout au long du XXe siècle, le témoin de l’émergence des grands mouvements de l’art moderne, du fauvisme à la Nouvelle Figuration en passant par le surréalisme et l’abstraction. Installé sur les Champs-Élysées, il continue d’illustrer toute la variété de la création contemporaine, en favorisant la rencontre entre le public et des centaines d’artistes venus du monde entier pour présenter leurs œuvres. Placée sous le parrainage du philosophe et sociologue Frédéric Lenoir, ancien directeur du « Monde des religions », cette très spirituelle 116e édition met en lumière sa section photographie en exposant les clairs-obscurs de son invité d’honneur, Michel Kirch.

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Brancusi, l’invité d’Europalia à Bruxelles

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Créé en 1969, le festival Europalia fête ses 50 ans avec pour invité d’honneur la Roumanie. Outre une riche programmation en matière d’art contemporain, de musique, de théâtre et de danse, cette vingt-septième édition célèbre le plus célèbre des enfants du pays, Constantin Brancusi (1876-1957). Le sculpteur n’avait encore jamais bénéficié d’une rétrospective en Belgique. Le palais des Beaux-Arts de Bruxelles répare cet oubli, au fil d’un parcours chronologique qui rassemble les principaux chefs-d’œuvre de l’artiste (la Muse endormieLe Commencement du mondeLe Baiser…). De ses premiers modelages à sa pratique de la taille directe, l’exposition montre le cheminement de celui qui, toute sa vie, ne suivra qu’un seul objectif : épurer la forme, retrouver l’essence des choses et des êtres. L’accent est également mis sur son atelier – véritable laboratoire de l’art moderne –, sa pratique intensive de la photographie à partir des années 1920 et ses liens avec d’autres créateurs de son temps comme Fernand Léger, Amedeo Modigliani, Marcel Duchamp, Man Ray ou encore Erik Satie. Le parcours se referme sur une évocation de La Colonne sans finLa Porte du Baiser et La Table du Silence, trois œuvres monumentales installées depuis 1937 à Târgu Jiu, en Roumanie.

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Giulio Romano à Mantoue, l’ombre du géant

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Disciple préféré de Raphaël, Giulio Pippi dit Giulio Romano (1492 ou 1499-1547) prit part à tous les grands chantiers de son maître au Vatican. Affirmant un style véhément, il se dégagea finalement de toute influence classique. Mais une sombre affaire de gravures luxurieuses illustrant les sonnets de l’Arétin brisa sa carrière romaine et lui valut une condamnation à mort. La protection de Frédéric de Gonzague, marquis de Mantoue, fut sa providence. À partir de 1523, il croula à nouveau sous les commandes prestigieuses, non seulement en tant que peintre, mais aussi comme architecte et ingénieur. À Mantoue, il édifia le palais du Té qu’il couvrit de fresques tourbillonnantes aux perspectives insolites, culminant dans l’écroulement fantastique de la salle des Géants foudroyés par Jupiter. Bénéficiant d’un soutien exceptionnel du musée du Louvre, prêteur d’un ensemble de plus de soixante-dix dessins, et de prêts de grandes institutions telles que les Offices ou l’Albertina, l’exposition embrasse la totalité de la carrière de l’artiste, de ses débuts romains à son triomphe à Mantoue, devenue par son rayonnement l’un des centres les plus brillants du maniérisme. Stucs, dessins, peintures, estampes mais aussi tapisseries, bijoux et reconstitutions 3D tracent de manière organique les contours d’une œuvre singulière et sensuelle.

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