Actualité artistique

Idée Lecture : Les églises parisiennes du XXe

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Après l’incontournable volume dédié aux églises de Paris des XVIIe et XVIIIe siècles, voici celui consacré à celles du XXe siècle, de l’église Saint-Jean de Montmartre bâtie par Anatole de Baudot en 1904 à grand renfort de fer et de ciment, à l’église Saint-François de Molitor consacrée en 2005. Le livre analyse ces ouvrages à l’aune de l’évolution de la liturgie et des différents styles architecturaux, puis établit un inventaire par arrondissement. Au fil de ces pages superbement illustrées, on s’attarde volontiers sur les fresques d’Henri de Maistre à la chapelle du lycée Louis-de-Gonzague dans le XVIe arrondissement, sur les vitraux du peintre Martial Raysse à Notre-Dame-de-l’Arche-d’Alliance dans le XVe et sur les interventions de Pierre Buraglio au couvent de l’Annonciation, à Saint-Germain-des-Prés ou à l’oratoire de l’hôpital Bretonneau. Autant de bonnes raisons de pousser les portes de ces modernes édifices religieux souvent négligés.

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Le Beaupassage des artistes

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Grans Bwa de Romain Bernini au Beaupassage © Guy Boyer

C’est en entrant par le boulevard Raspail que l’entrée du Beaupassage, conçu à la demande de l’entrepreneur et collectionneur Laurent Dumas, est la plus spectaculaire. Eva Jospin a installé dans l’étroit goulot d’accès une vaste sculpture en carton sculpté représentant une forêt de vingt-quatre mètres de long avec des troncs d’arbres sur plusieurs plans superposés. Dirigé par les architectes Franklin Azzi et Frédéric Bourstin et le paysagiste Michel Desvigne, cet ensemble de six bâtiments est centré sur une promenade piétonne, pavée de granit et recelant de nombreuses œuvres au milieu de vrais arbres. D’abord L’arbre neuronal de Marc Vellay avec son tronc coiffé d’une chevelure d’énergie sous la forme d’un réseau métallique. Puis, Les Mangoustes de Beauvais, taillées dans la pierre calcaire par Stefan Rinck comme s’il s’agissait d’un totem à triple face. Puis, la fresque Grans Bwa de Romain Bernini conçue à la manière d’un paysage hallucinatoire avec une forêt luxuriante aux couleurs psychédéliques qui envahit les murs de l’entrée côté rue du Bac. Et enfin, côté rue de Grenelle, vers le musée Maillol, Fabrice Hyber a recréé un double chêne tricentenaire de la vallée de son enfance. Les branches se rejoignent au sommet du porche et forment une arche à base de peinture de verre sur du verre, une technique nouvelle qu’il a développée pour sa dernière commande à l’Hôtel Lutetia voisin. Que toutes ces œuvres aux motifs sylvestres ne vous fassent pas oublier la dizaine de commerces de bouche qui viennent de s’installer au Beaupassage, les boutiques, cafés et restaurants de Yannick Alléno, Olivier Bellin, Pierre Hermé, Thierry Marx et Anne-Sophie Pic. Certains d’entre eux ont même commandé des œuvres d’art à admirer tout en mangeant.

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Héloïse et Abélard, un couple mythique aux Journées du patrimoine

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L’histoire d’amour entre Héloïse et Abélard va renaître le temps d’un week-end, lors des Journées du patrimoine qui se tiendront les 15 et 16 septembre 2018. Un coffret rassemblant des reliques et quelques lettres issues de la correspondance de ce mythique couple médiéval sera en effet présenté pour la première fois au public au 40 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, avant d’intégrer définitivement les collections de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts (Ensba). Issus d’une collection privée, ces objets avaient été regroupés par l’éminent médiéviste Alexandre Lenoir (1761-1839) qui avait aménagé en 1790 les bâtiments du couvent des Petits-Augustins pour y créer le célèbre musée des Monuments français. Suite à la fermeture de ce dernier en 1815, les locaux avaient été réaffectés à l’Ensba.
Identifié par la commission consultative des trésors nationaux comme un bien culturel d’intérêt patrimonial majeur, ce reliquaire a été acquis grâce au mécénat du groupe de luxe Kering, suite à l’appel au mécénat d’entreprise lancé en décembre 2017 par le Ministère de la Culture. C’est donc tout naturellement à la chapelle de l’ancien Hôpital Laennec, siège de Kering, que l’œuvre sera tout d’abord présentée. Le coffret sera exposé avec des pièces contemporaines de la Collection Pinault, rassemblées autour du thème des reliques, et dialoguera donc avec des œuvres de Camille Henrot ou Damien Hirst. Néo-gothique et emblématique de l’amour courtois, ce coffre-reliquaire d’Héloïse et Abélard devrait donc susciter l’intérêt des visiteurs ce week-end. Il sera ensuite accessible pendant un mois au service des collections des Beaux-Arts de Paris, à partir du 24 septembre 2018.

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Le peintre Yvan Messac attaque Londres à la lampe torche

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Né à Caen en 1948, Yvan Messac appartient au groupe de la Figuration narrative avec Peter Klasen, Hervé Télémaque et Eduardo Arroyo. Ce mouvement, théorisé par le critique Gérard Gassiot-Talabot, réunit dans les années 1960 des artistes pour lesquels la publicité, le cinéma et la BD occupent une place importante car ils les influencent sur les thèmes, le cadrage ou le montage de leurs œuvres. En Angleterre ou aux États-Unis, on leur a préféré les héros locaux du Pop Art qui attaquent, comme eux, la société de consommation. Les membres de la Figuration narrative ont cependant une attaque plus mordante et plus politique de l’Histoire et n’hésitent pas à prendre à bras-le-corps la Guerre du Vietnam ou la Révolution des œillets au Portugal. C’est pourquoi la présentation à Londres du travail d’Ivan Messac est capitale car elle permet une première réévaluation des rôles de ces deux avant-gardes historiques. Dès les années 1970, Ivan Messac a, par exemple, posé la question des minorités indiennes persécutées aux États-Unis. Dans la série récente présentée par la galerie Hadrien de Montferrand à Londres, Messac analyse les effets lumineux d’une lampe torche portée sur des objets dans l’obscurité. Les zones blanches de lumière, surimposées aux sculptures antiques placées sur un fond noir, créent des télescopages visuels très Pop. Espérons que ce premier essai à Londres permettra au public anglais de comprendre enfin que les œuvres de la Figuration Narrative n’ont rien à envier au Pop d’Eduardo Paolozzi, Richard Hamilton ou Patrick Caulfield.

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Fantômes et squelettes du Japon à la galerie Mingei

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Au menu, fantômes, squelettes ou crânes, dont l’un auréolé d’une histoire romanesque. Après avoir acquis un crâne avec un serpent qui semble lui dévorer la tête, signé du sculpteur Sukeyuki, le futur tsar Nicolas II fut victime d’un attentat. Ce qui aurait eu une incidence sur la guerre russo-japonaise de 1904, mais n’a jamais remis en cause la réputation de l’artiste…

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Trésor à vendre : Un modello de Jan van Logteren chez Ratton-Ladrière

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En l’absence de signature, la galerie, prudente, attribue cette terre cuite à Jan van Logteren (1709-1745). Mais tous les indicateurs sont au vert quand à cette paternité. Le modello est en effet très proche d’un marbre ornant le parc de la villa Oostermeer à Ouderkerk (à 8 km au sur d’Amsterdam), qui est daté de 1739 dans le catalogue raisonné de l’œuvre du sculpteur, publié par le spécialiste Pieter Fischer en 2005. À quelques détails près, une épaule dénudée et la tête un peu moins tournée, on retrouve le même personnage que dans le marbre. Celui-ci faisait sans doute partie d’une suite de bustes représentant les quatre saisons, si l’on en croit l’autre buste de l’artiste conservé dans ce même jardin, qui incarne Cybèle, avec sa couronne crénelée, en personnification de la Terre. En se basant sur les habituelles associations dieux/éléments, le buste a donc été identifié comme Jupiter personnifiant le Feu. L’artiste amstelldamois est le fils du sculpteur Ignatus von Logteren. Il a été son élève et son assistant avant de reprendre son atelier, en 1732. Il était surtout spécialisé dans les décors intérieurs en stuc, dont beaucoup sont restés in situ, dans des châteaux et églises des Pays-Bas. Il est notamment l’auteur d’un grand décor rocaille avec dessus de cheminée, dessus de portes et amours dans la villa Oostermeer. Cette demeure a été la propriété d’un des grands marchands européens du début du XXe siècle, Jacques Goudstikker (1897-1940), qui proposait dans sa galerie d’Amsterdam des tableaux anciens, de la sculpture, des objets Haute Époque. Juif, l’antiquaire a fui la Hollande en 1940 pour se réfugier en Angleterre mais a péri en mer. Son stock et sa collection personnelle ont été confisqués par les nazis, et régulièrement, des œuvres sont retrouvées et restituées à ses héritiers. Mais avant la Deuxième guerre mondiale, lorsqu’il résidait dans la villa, c’est lui qui avait dû acquérir les bustes de Van Logteren, pour les rapprocher de la maison pour laquelle le sculpteur avait travaillé deux siècles plus tôt.

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La Fondation Cartier va s’installer au Louvre des Antiquaires en 2024

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14 000 m², telle est la superficie que pourrait occuper la Fondation Cartier lors de son installation dans les anciens locaux du Louvre des Antiquaires. Un site stratégique dans l’axe de la Samaritaine, de la Fondation Pinault, du Louvre et du MAD (musée des Arts décoratifs). Pour ses quarante ans en 2024, la Fondation Cartier abandonnera donc son bâtiment signé Jean Nouvel et le transformera en bureaux. Cette construction de verre n’a, en fait, jamais correspondu aux besoins d’un lieu d’exposition d’art contemporain. Trop de fenêtres, trop d’espaces non modulables, trop de mètres carrés en sous-sol. Aujourd’hui, boulevard Raspail, il n’y a que 1200 m² de surfaces dédiées aux expositions temporaires alors que le Louvre des Antiquaires lui permettrait d’en avoir cinq fois plus (6000 m²). Ses propres collections ne sont pas montrées en France et cette absence fait ressembler la Fondation à un centre d’art. Il lui faut donc des salles pour son fonds permanent mais aussi des ateliers d’artistes, un cinéma ou une salle de spectacle. Ce transfert vers le centre de Paris a donc toutes les qualités : des espaces plus grands, des locaux modulables, la proximité avec des établissements muséaux et la dynamique artistique d’un quartier en pleine transformation…

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Linda Sanchez, la sculpture au corps, à la galerie Papillon

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Cette artiste née en 1983 et diplômée de l’École d’art d’Annecy, s’est « toujours totalement impliquée dans le matériau et la sculpture ». Avec le plâtre, l’argile, le ciment, elle joue, voire surjoue les rapports de force, de mesure et de niveaux. Elle conçoit ce qu’elle nomme « un système intégral », qu’expriment des gestes radicaux, pour tester les qualités intrinsèques de ses supports, tout en laissant « l’accidentologie » déposer son empreinte. Même ses sujets se développent dans une réappropriation basique de la sculpture, avec des colonnes, des cubes, des arêtes et des angles qui conduisent naturellement vers des réflexions sur l’espace et le mouvement.

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La Tour Eiffel illuminée aux couleurs du Japon

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L’une vit et travaille à Tokyo, l’autre à Paris. L’une est l’absolue pionnière du design lumineux au Japon, un savoir-faire qu’elle a déployé sur des dizaines de bâtiments dans le monde entier. La seconde l’a étudié en France et l’a exercé au Centre Pompidou-Metz, au musée du Quai Branly, à la Fête des Lumières à Lyon… Motoko Ishii et Akari-Lisa Ishii, mère et fille, éclairent cette fois la tour Eiffel aux couleurs du Japon. Un spectacle féerique pour célébrer l’amitié franco-japonaise : liberté, beauté, diversité.

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[Visite Live] « Chefs-d’œuvre ! » au musée Picasso à Paris

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Parmi les milliers de peintures, de sculptures, de céramiques ou encore de collages réalisés par Picasso, pourquoi certaines créations ont accédé au rang de chef-d’œuvre ? Quelle est l’histoire de ces icônes, depuis leur conception par l’artiste jusqu’à leur entrée au musée ? Suivez Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts dans les salles du musée Picasso qui présente, jusqu’au 13 janvier 2019, l’exposition « Chefs-d’œuvre ! ».

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Les Journées européennes du patrimoine sous le signe du partage

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Le samedi 15 et le dimanche 16 septembre, les Journées européennes du Patrimoine, organisées en France par le ministère de la Culture, ouvrent les portes de 17 000 monuments et lieux culturels, musées ou châteaux, églises, maisons d’illustres ou parcs… Au programme : visites libres ou commentées et animations diverses, le plus souvent gratuites. Sous le thème de l’« art du partage », cette 35e édition souhaite « célébrer avec force la construction de la grande Europe du patrimoine, cent ans après la fin du premier conflit mondial et la chute des empires, qui a engendré une nouvelle Europe des États ». Un thème très fortement d’actualité au regard des replis nationalistes successifs que connaît l’Europe ces dernières années. À l’honneur donc, les sites rattachés aux personnalités marquantes du continent, tels le musée Clémenceau à Paris et la Maison Jean Monnet, à Bazoches- sur- Guyonne (78), ou liés à son histoire, tels la base sous-marine de Saint-Nazaire (44) et le Fort de Querqueville (50). S’y ajoutent des bâtiments contemporains, du Tribunal de Grande Instance de Bordeaux (33) (réalisé par le Britannique Richard Rogers) à la Cité du design de Saint-Etienne (42) (signée par l’agence berlinoise LIN). Mais chaque édition s’enrichit également de nouvelles participations. Ainsi pour la première fois, les Jardins familiaux de Versailles (78) s’offrent à la visite, de même le Pont d’Évian, l’un des heureux élus de la Mission Bern, localisé à Bioge (74) sur l’ancienne route royale et impériale des Alpes. Ce week-end est enfin l’occasion d’ouvertures exceptionnelles, d’édifices emblématiques, Palais de l’Élysée en tête, ou plus confidentiels, du Pavillon des Girondins à Prissé (71), lieu de méditation et d’écriture de Lamartine, à la Pagode Tinh Tam de Sèvres (92), parée de ses Bouddhas géants recouverts d’or. En septembre 2017, la manifestation avait attiré douze millions de personnes…

Programme complet à consulter
sur le site des Journées européennes du patrimoine.

 

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Le château de Vaux-le-Vicomte lance un appel aux dons pour sauver son Grand Salon

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La coupole du Grand Salon peinte par Séchan © S. Chirol

Le Grand Salon de Vaux-le-Vicomte est le centre névralgique du château. C’est autour de lui que s’articulent toutes les autres pièces du bâtiment, véritable chef-d’œuvre de l’architecture du XVIIe imaginé par Louis Le Vau pour Nicolas Fouquet, surintendant du jeune roi Louis XIV. Il est dominé par une vaste coupole s’élevant à 18 mètres au-dessus du sol et offrant une surface de plus de 400 m², qui n’a malheureusement fait l’objet d’aucune restauration de grande ampleur depuis sa création.
En 1661, l’arrestation de Fouquet empêche Charles le Brun, grand ordonnateur du chantier de décoration de Versailles, de réaliser son projet de fresque pour la coupole du Grand Salon de Vaux-le-Vicomte. Des dessins préparatoires, conservés au Cabinet des Arts graphiques du musée du Louvre, sont les seuls témoignages qui nous sont parvenus de ce décor grandiose destiné à célébrer l’union des arts et des sciences. La fresque que nous admirons aujourd’hui a été réalisée deux cents ans plus tard par Charles Séchant, décorateur de l’Opéra de Paris, tandis que seize termes, représentant les signes du zodiaque et les saisons, avaient été sculptés au XVIIIe siècle, d’après les dessins de Le Brun.

Le Grand Salon © Béatrice Lécuyer-Biba

Fortement dégradé par le temps, cet ensemble décoratif, le plus grand qu’abrite le château, est aujourd’hui menacé. Les stucs et les tympans, fortement encrassés, présentent d’importantes casses et signes d’usure ; la coupole est quant à elle fragilisée par des fissures qui s’agrandissent d’année en année. Une intervention complète doit être menée d’urgence pour préserver cette pièce magistrale. 900 000 euros sont nécessaires pour financer le nettoyage du plafond, la cicatrisation des fissures ainsi que la restauration du ciel peint par Séchant et des stucs, termes et tympans, qui complètent le décor. La campagne de crowdfunding, lancée le 7 septembre dernier, permettra également de recréer numériquement le dessin préparatoire de Le Brun pour le projeter sur la coupole et ainsi restituer encore davantage l’esprit de ce « Palais du Soleil » qu’avait imaginé Fouquet.
La participation au financement de ce grand chantier de restauration est accessible à tous, les dons s’effectuant directement sur la plateforme de Dartagnans. En bonus, le château offrira chaque semaine à un donateur tiré au sort des invitations pour des cocktails VIP, des soirées romantiques aux chandelles, des vols en hélicoptère au-dessus du domaine ou encore des nuits dans l’hôtel 5 étoiles Alfred Sommier, situé au cœur du quartier de la Madeleine à Paris.

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Ruta Jusionyte, vers le fantastique à la galerie Schwab

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La galerie Schwab défend une scène expressionniste à tendance intimiste, figurative ou portant sur les souffrances de l’âme, dont celles de Jean Rustin ou Vladimir Veličković. C’est ce qui a ému Édouard Schwab quand il a découvert il y a quelques années le travail de la Lituanienne Ruta Jusionyte, touché par « la détresse et la souffrance de ses personnages ». Il souligne néanmoins que ses huiles, terres cuites et bronzes (de 2000 € à 9000 €) prennent une forme plus narrative, glissant vers le fantastique.

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Les Visas d’or 2018 du photojournalisme

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Sanaa, Yémen. Fabrication de prothèses. Depuis le début du conflit, plus de 6 000 Yéménites ont été amputés. © Véronique de Viguerie / The Verbatim Agency pour Time et Paris Match

Créés par les ateliers Arthus-Bertrand, les trophées des Visa d’or se déclinent en six catégories. Cette année, le Visa d’or Paris Match News, la récompense la plus prestigieuse du festival, a été attribué à la photographe française Véronique de Viguerie pour sa couverture de la guerre au Yémen. C’est la cinquième fois en trente ans que ce prix est remis à une femme. Elle remporte également Le Visa d’or humanitaire du Comité international de la Croix-Rouge. Le Visa d’or Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée est décerné au photographe sud-africain James Oatway pour son reportage consacré aux « Fourmis Rouges », les employés d’une société de sécurité privée spécialisée dans l’expulsion et connus pour leur violence. Le Visa d’or d’honneur du Figaro Magazine revient à Sabine Weiss, photographe confirmée, dernière représentante de l’école humaniste française, actuellement mise à l’honneur au Centre Pompidou à Paris. Le Visa d’or de la presse quotidienne est quant à lui attribué à Sergey Ponomarev pour son travail, paru dans « Libération », sur la coupe du monde de football 2018. Valentine van Vyve et Olivier Papegnies remportent le Visa d’or de l’Information numérique franceinfo pour leur reportage Koglweogo. Miroir d’une faillite d’État, publié sur le site Web de « La Libre Belgique ».

Ce vendredi 29 juin est la première journée sans match depuis le début de la Coupe du monde. Pendant que les équipes qualifiées se reposent et affinent leur stratégie en vue des huitièmes de finale, les supporteurs découvrent la vie loin des stades. Moscou, 29 juin 2018. © Sergey Ponomarev pour Libération

Différents prix viennent également distinguer d’autres sujets de l’année : le Prix Canon de la femme photojournaliste, attribué à Laura Morton (projet de reportage sur l’inégalité des revenus dans la région de San Francisco), le Prix de la Ville de Perpignan Rémi Ochlik, qui revient à Luis Tato (« Élection 2017 au Kenya »), le Prix Photo-Fondation Yves Rocher, remporté par Marco Zorzanello (projet de reportage sur le tourisme à l’ère du changement climatique), le Prix Pierre et Alexandra Boulat, décerné à Jérôme Sessini (« La crise des opioïdes aux États-Unis », Magnum Photos), le Prix Carmignac du photojournalisme, attribué à Yuri Kozyrev et Kadir van Lohuizen (« Arctique : nouvelle frontière »), le Prix Camille Lepage, qui revient à Kasia Strek (projet de reportage sur les conséquences du manque d’accès à l’avortement en Égypte) et enfin le Prix Ani-Pixtrakk, décerné à Virginie Nguyen Hoang (« Gaza, the afertmath »).

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Le château Renaissance de Dampierre, un laboratoire patrimonial

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Dans le vestibule, l’escalier à deux rampes du XVIIIe siècle © Bernard Saint-Genès

Les visiteurs du château ont souvent droit à une visite par un conservateur du Louvre. C’est en effet Guillaume Kientz, la trentaine, conservateur au département des peintures du célèbre musée, qui a repris en 2017 les rênes du château avec sa famille. Ils marchent dans les pas de Jean-Louis et Marine Hédelin, les précédents propriétaires, un couple qui a pendant trente ans restauré et entretenu le château et ses jardins. « Cette transmission fut une affaire de coup de cœur entre passionnés de patrimoine. Nous avons repris le château sous la formule innovante d’un bail emphytéotique de trente ans. Trente ans pour transformer l’essai, pour savoir si on poursuit l’aventure. »
Le rêve de Guillaume Kientz, c’est de trouver un équilibre économique pour ce bâtiment remarquable. Et cela en évitant les solutions de facilité. « Il ne s’agit pas de tout miser sur les visites de la galerie alchimique, par des guides déguisés en Merlin l’enchanteur ! ». Pas de mariages à la chaîne non plus pour ce lieu qui fut en son temps une pépite culturelle, placée sous la protection des Valois.

Le grand salon et son plafond exceptionnel : les poutres peintes au XVIIe siècle ont été remployées dans un décor XIXe. La cheminée est ornée de céramiques XIXe de suiveurs de Palissy et d’une authentique terracota émaillée du XVIe siècle de l’atelier Della Robbia de Florence © Bernard Saint-Genès

La première pierre de Dampierre fut posée en 1475 ou 1495, ce qui en fait un des premiers châteaux Renaissance. De retour des guerres d’Italie où il avait suivi Charles VIII, François de Clermont, seigneur de Dampierre, trouva vieillot son château-fort. Il fit construire une nouvelle demeure sur l’ensemble des petites îles que forme la Boutonne. Il n’en susbiste aujourd’hui que le corps de logis central, avec ses deux galeries ouvertes, dont la fameuse galerie alchimique du premier étage. Avec ses 93 caissons ornés de 128 clés sculptés dans la pierre, ses représentations mystérieuses inspirées de la mythologie et de l’alchimie complétées de citations latines, elle est unique en France. Elle fut réalisée sans doute vers 1550, pour Jeanne de Vivonne, dame de Dampierre, première dame d’honneur de Louise de Lorraine, l’épouse d’Henri III. Les armes d’Henri II et de Catherine de Médicis attestent la proximité des Clermont-Dampierre avec les Valois. Leur fille, Claude-Catherine de Clermont-Dampierre, fut même élevée à la cour, avec Marguerite de Valois, la future Reine Margot. Elle y acquit un savoir extraordinaire, parlant l’hébreu, le latin, le grec, l’espagnol et l’italien. Elle fut membre de l’Académie du Palais, ancêtre de l’Académie française qui se réunissait au Louvre. Elle soutint Jean-Antoine de Baïf, Pierre de Ronsard et Joachim du Bellay. Catherine de Médicis encouragea son mariage avec Albert de Gondi, banquier florentin qu’elle avait fait venir à la cour de France. Ce mariage, prestigieux pour les deux parties, est à l’origine de la revente de Dampierre en 1498. Le couple, en pleine puissance, décida de s’installer près de Paris où le pouvoir royal commençait à s’implanter. Jusque-là, aristocrates et poètes vivèrent des heures bénies à Dampierre, où une longue inscription épicurienne, sur la cheminée de la salle à manger, débute par : « Douce est la vie à bien la vivre ».

La galerie haute et son plafond à caissons sculptés de décors symboliques © Bernard Saint-Genès

Dans la galerie du premier étage, on se livrait à des batailles d’érudition en interprétant les sculptures. « L’époque a un goût prononcé pour ce qui est à décoder. On est dans le monde d’avant Descartes et on aime que les choses aient plusieurs sens. Dans cet exercice d’interprétation, on utilise tout son savoir ; c’est une manière de se démarquer socialement. », décrypte Guillaume Kientz. Pour lui, cette époque est plus proche de la nôtre qu’on croit. « C’est un moment où les guerres s’apaisent, mais où il y a des guerres de religion. On découvre le monde alors, et on repense la place de l’homme dans ce monde, exactement comme avec l’écologie aujourd’hui. » L’écologie, c’est un maître-mot à Dampierre. Le parc est en gestion biologique, y compris contre les moustiques tigres et la redoutable pyrale du buis. « On utilise des vieux remèdes qui fonctionnent. Pour la pyrale, le bacille de Thuringe et le tabac froid. Pour les moustiques, on compte sur les poissons, on fait des remous dans l’eau, on installe des fontaines. » Ce respect de l’environnement s’accompagne de celui des ressources locales. C’est sur des synergies que Guillaume Kientz souhaite s’appuyer pour doter Dampierre d’une stabilité économique. « Ce qui m’importe en tant que propriétaire d’un monument historique, c’est de montrer son utilité sociale. Autrefois il y avait une économie circulaire autour des châteaux. Il faut jouer la carte du collectif, sinon le patrimoine est mort. » Au fil du temps, le château a été démantelé et ses anciens bâtiments vendus. Ils forment aujourd’hui un village.

Au XVIIIe siècle, le château de Dampierre fut la propriété de la famille de Gallifet. La chambre de la marquise a conservé son lit d’époque © Bernard Saint-Genès

L’ancien moulin est devenu une buvette de charme ; les granges une brocante. Les nouveaux châtelains s’emploient à ne pas cannibaliser ces activités avec une boutique ou un salon de thé. Ils se réjouissent que depuis leur installation, une épicerie ait ouvert dans le village. Le château a instauré un partenariat de tarifs et d’événements avec l’Asinerie des Baudets du Poitou toute proche. Le programme des expositions s’étoffe, surtout axé vers la peinture et la sculpture. Mais Guillaume Kientz ne met pas uniquement en place une stratégie locale. Le nouveau propriétaire aimerait organiser chaque été un festival mêlant musique et arts plastiques. « En raison de son importance historique, le château a vocation à rayonner au-delà de son territoire ». Dernier projet en date : aménager les communs pour accueillir des artistes en résidence. « C’est une façon de renouer avec l’esprit de la Renaisance, mais surtout de faire perdurer Dampierre dans les mémoires. Nous voudrions que les artistes identifient le château comme une étape de leur parcours. » Stéphane Bern, l’instigateur du Loto du patrimoine, a accepté d’être le parrain du château de Dampierre-sur-Boutonne. Il est lui-même propriétaire volontaire d’un patrimoine qu’il sauvegarde, le Collège Royal et Militaire de Thiron-Gardais, près de Chartres. Il sait quels trésors d’imagination et d’énergie doivent déployer les propriétaires de monuments classés, sans subventions, pour les sauvegarder.

Château de Dampierre-sur-Boutonne
10, place du Château
17470 Dampierre-sur-Boutonne

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