Actualité artistique

Marta Gili, nouvelle directrice de l’École de photographie d’Arles

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Née à Barcelone en 1957, Marta Gili a obtenu en 1980 un diplôme en philosophie et en science de l’éducation à l’Université centrale de Barcelone. Critique d’art, commissaire d’exposition, spécialisée en photographie, elle a fait partie du comité d’organisation de Festival Primavera Fotogràfica de 1983 à 1988. Elle a dirigé le département photographie et arts visuels de la Fondation La Caixa de 1991 à 2006 et a été membre du comité d’acquisition de Fonds national d’art contemporain du ministère français de la Culture et de la communication de 1994 à 1997. En 2006, elle a pris la tête du Jeu de Paume où elle a organisé de nombreuses expositions, aussi bien sur des photographes classiques, Richard Avedon (2008), Claude Cahun (2011) ou Diane Arbus (2012), que sur des photographes contemporains, comme Alec Soth (2008), Bruno Serralongue (2010) ou Société Réaliste (2012). Après 12 ans au Jeu de Paume, elle prendra donc la direction de l’École nationale supérieure de la photographie à Arles, le 1er juillet 2019.

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Invitation au vertige chez EDF

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Ces deux électrons libres, unis le temps d’une exposition pour devenir HyberTalec, entraînent les visiteurs sur le dance-floor d’une salle de bal pour provoquer le « coup de foudre ». Que cette passion violente naisse dans une ancienne station électrique ne manque pas de piquant, non moins que les vêtements totalement foutraques accrochés au mur et que les visiteurs sont invités à revêtir dans des cabines d’essayage ou « cabinets d’émotions » (qu’ils peuvent taguer aussi). Camisole de force, costume d’homme-éponge ou vêtements de survie incitent à se travestir en « hyberhéros » ou à incarner les fantasmes d’exploratrice polaire de Nathalie Talec. L’artiste dont le leitmotiv est le froid et la neige (artificielle) a conçu un instable « rocking chair pour deux » et un mobilier dont les lignes sobres rappellent celles des Shakers américains ,qui suspendaient leurs meubles afin de laisser l’espace disponible pour leurs rituels de transe. Au plafond, un lustre « hystérique » tournoyant invite au vertige de la danse, tandis que les avatars en 3D des artistes exhortent les visiteurs à traverser un retentissant orage…

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Réouverture du musée de Lakenhal

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Le musée, situé depuis 1874 dans la monumentale Halle Laecken construite en 1640, héberge une collection de 23 000 œuvres de maîtres anciens et contemporains. Il dispose désormais de 2500m² supplémentaires, notamment d’une nouvelle aile offrant un espace pour les expositions temporaires. Le chantier a été piloté par le cabinet d’architectes britannique Julian Harap, qui a assuré la rénovation, et par l’agence Happel Cornelisse Verhoeven pour l’extension. Le budget s’élève à 20 millions d’euros, financés à hauteur de 16,6 millions d’euros par le conseil municipal et le reste par le biais du mécénat participatif. Les nouvelles salles d’exposition offrent notamment un espace pour la photographie contemporaine de la collection. Dès sa réouverture, le public a pu admirer des chefs-d’œuvre bien connus tels que Le Jugement dernier (vers 1526-157) de Lucas De Leyde, le Vendeur de lunettes (environ 1624) de Rembrandt et Contra-Composition VII (1924) de Theo van Doesburg. Le musée a rouvert ses portes avec une exposition dédiée à Rembrandt et au Siècle d’or hollandais.

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Émois baroques à Bruges

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Au XVIIe siècle, les Flandres restaient sous la domination espagnole. Si les peintures de Rubens et Van Dyck affluaient dans la Péninsule, aucun mouvement inverse n’a pu être observé. En guise de rattrapage, l’Hôpital Saint-Jean à Bruges propose de redécouvrir quelques figures majeures de l’art baroque espagnol. À côté des peintures de Murillo et Zurbarán, l’extraordinaire réalisme des sculptures de Pedro de Mena ressuscite la ferveur religieuse dans l’Espagne du Siècle d’or.

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Ulysse à l’hôpital, une Odyssée partagée

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Le département de pédiatrie de l’Institut Gustave Roussy, dans lequel je travaille depuis 10 ans, en collaboration avec l’atelier d’arts plastiques, propose aux jeunes patients des dispositifs à travers lesquels ils peuvent s’épanouir (arts plastiques, musique, littérature, vidéo). Après le Mac Val en 2016, et le musée Rodin l’an dernier, nous avons engagé cette année un partenariat avec un collège de Segpa du Val-de-Marne : « Ulysse à l’hôpital, une Odyssée partagée ». Une visite de l’exposition au Louvre-Lens nous a permis de réactiver notre attachement au héros de l’Odyssée qui triompha des épreuves et retrouva les siens. Le cancer est une épreuve difficile, à l’issue incertaine. Est-ce que la poésie répare quelque chose ? Y a-t-il d’un côté l’art, la littérature, et de l’autre, la médecine et la science ? La fiction permet d’inventer des mondes. Les grandes fables, les récits immémoriaux, peuvent être un palliatif à la crise des valeurs que nous traversons, à la maladie, à l’emballement d’une société dominée par le fake et le fast. Dans le quotidien du jeune patient hospitalisé, les figures héroïques rassurent : Ulysse est une figure de résistance et de victoire. Achille, Hector, Pénélope, nous font rêver, mais Ulysse est un héros spécial, une sorte de personnage absolu. Homère a créé un monde merveilleux fait de démesure et d’attente, d’aventure et de tragédie. La peur côtoie la violence et le bonheur. Les états extrêmes de la maladie, difficiles à communiquer, peuvent trouver un exutoire dans ce grand récit de réparation et de transformation. Contrairement à la dimension morale imposée par la Bible et le Coran, le texte grec propose un univers où les dieux se confrontent aux hommes, et facilitent une identification affective, bienveillante. Comment rendre visible une narration immémoriale ? C’est le défi relevé par cette exposition, qui montre l’influence persistante du monde homérique dans les arts visuels, de l’Antiquité à nos jours. En les illustrant, ou en les déplaçant vers l’abstraction (Twombly), les œuvres expriment la colère des dieux, les passions des hommes, leur fragilité. À travers un vaste corpus iconographique et plusieurs sections thématiques (« Assemblée des dieux », « Oralité et écriture », « La guerre », « La mort », « Les monstres », etc.), nous revivons la grandeur des héros. Les interprétations au XIXe siècle sont souvent théâtralisées, ainsi que le révèle toute une galerie de postures et de drames. Les épithètes laudatives du texte (« La vie douce comme le miel », la mort toujours « détestable », Ulysse « l’Inventif »), se retrouvent dans beaucoup d’œuvres : La colère d’Achille de Louis Édouard Fournier (1881), Le désespoir de Calypso, Ménélas vainqueur, gravures de Daumier, etc. Corot propose un décor champêtre adouci, on y voit Homère devant les petits bergers, récitant avec sa lyre. Le 27 mai, une visite collective a donc réuni à Lens les jeunes patients de l’Institut Gustave Roussy et les collégiens de Segpa du collège Éluard de Bonneuil-sur-Marne. Les poèmes des uns ont nourri l’imaginaire des autres, en résonance avec un choix d’œuvres, sélectionnées sur place, qui sont devenues de véritables déclencheurs pour écrire des poèmes. La collaboration entre élèves en difficulté scolaire et jeunes patients est une manière d’abolir les barrières de niveau et de classe, de mettre en œuvre une circulation créative entre l’hôpital et l’école. Le musée et l’épopée homérique ont été, pour l’occasion, le trait d’union indispensable et dynamique pour stimuler leur imaginaire.

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Detton et Warlop sont dans un bateau XXL

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Le passage des grands conteneurs croisant dans la mer du Nord et la présence d’immenses grues dans le port leur ont sans doute donné l’envie de se confronter à la notion de gigantisme. Ce nouveau rendez-vous se veut une réflexion sur le passé, le présent et l’avenir de l’industrie. De la friche, où est implanté le Frac, jusqu’aux môles, plus de deux cents œuvres historiques ou récentes sont présentées, en intérieur ou à l’air libre, en cinq chapitres comme « Paysage mental » avec des projets d’artistes et des performances ou « Écrans parallèles » autour du cinéma. On y croise aussi bien Effondrement d’arcs de Bernar Venet que l’immense rideau Dumbodelire d’Alexandre Périgot déjà exposé à Château-Gontier. Au rang des productions spécialement réalisées pour Dunkerque, notons les cordages de l’artiste turque Hera Büyüktasçiyan et les textes étirés de Tania Mouraud, peints sur le site de Rubis Terminal, le commanditaire de cette œuvre XXL.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Berthes Morisot au musée d’Orsay (1/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Disparition de l’historien de l’art Peter Selz

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C’est Daniel Marchesseau, l’ancien directeur du musée d’Art moderne de la Ville de Paris puis du musée de la Vie romantique, qui nous a prévenus de la disparition de ce conservateur américain et historien de l’art, professeur, essayiste, fondateur du UC Berkeley Art Museum et du Pacific Film Archive. Né à Munich de parents juifs, il quitte l’Allemagne à l’âge de 17 ans et étudie aux États-Unis, à la Columbia University. Le photographe Alfred Stieglitz, un de ses proches, devient son mentor. Grâce à Paul J. et Ann Karlstrom, un livre était sorti en janvier 2012 racontant les différents épisodes de sa vie (Sketches of a Life in Art). On y suivait son passage au Museum of Modern Art de New York, au début de sa carrière, de 1958 à 1965, et son travail au département des expositions de peinture et sculpture (de « New Images of Man » à la première rétrospective Rodin outre-Atlantique), puis sa vie d’enseignant à l’université de Berkeley et la création du musée universitaire. Il a longtemps travaillé sur les Expressionnistes allemands et le Pop américain mais s’est également penché sur les sculpteurs Giacometti ou Tinguely. Hormis ses nombreuses publications et contributions (Jean Dubuffet, Max Beckmann, Art cinétique, Art de l’engagement…), Peter Selz s’est fait connaître en France pour sa participation aux rétrospectives Mark Rothko et Roy Lichtenstein. Il a également aidé Christo et Jeanne-Claude pour leur installation éphémère Running Fence, un long rideau de tissu de 37 km de long dans les comtés de Sonoma et Marin dans le nord de la Californie en 1976. Il a marqué l’histoire de l’art par son approche non conformiste et ses engagements.

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Philip Pearlstein, réaliste et radical

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Le parcours montre la cohérence et l’obsession dans la représentation des nus à l’atelier depuis six décennies, mais aussi un procédé conceptuel, selon Anne-Claudie Coric, directrice de la galerie Templon. « Paradoxalement, c’est un travail qui porte sur l’abstraction, avec des problématiques sur la signification de la peinture, le cadrage, l’ombre ou la lumière, tous les sujets qui ont animé la scène new-yorkaise durant la seconde partie du XXe siècle. » Dans Le Triomphe de l’art américain, le critique d’art Irving Sandler rappelle à quel point Pearlstein fut novateur, en s’opposant au geste et à la matière de l’Expressionnisme abstrait et en imposant une touche factuelle, nourrie d’observation. Il contesta également la culture Pop ou l’hyperréalisme, et déclara : « Lorsque je regarde un genou pendant une heure, je finis par percevoir le plus petit détail, la moindre ridule ». Son radicalisme transparaît d’autant plus aujourd’hui, au sein des discussions sur les minorités ou les genres, qu’il fut l’un des premiers à peindre des modèles afro-américains ou une nudité masculine frontale.

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Disparition du peintre américain Joyce Pensato

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Née à Brooklyn en 1941, Joyce Pensato a étudié à l’Art Students League of New York et à la New-York Studio School. À New York, elle a partagé un studio avec son ami de toujours Christopher Wool et a rencontré son mentor Joan Mitchell. Son travail sinistre est plein d’humour est influencé par les œuvres de Franz Kline, Philip Guston et Willem de Kooning. Elle s’est notamment distinguée par ses interprétations peintes de la Pop culture et de ses personnages, tels que Batman, Mickey Mouse, Felix le chat ou Homer Simpson. Dans la revue « Artforum » de 1995, dédiée à son œuvre, Barry Schwabsky écrit : « Elle n’a aucun intérêt à utiliser l’imagerie du dessin animé pour refroidir ses peintures, pour se distancier de l’émotivité et de la spontanéité de l’expressionnisme abstrait. Au lieu de cela, Pensato l’utilise, sous une forme déformée, pour emblématiser, pour nommer, cependant indirectement – comme une imagerie purement abstraite, peut-être plus maintenant – la qualité psychologique agressive et anxieuse qui est le contenu de son travail.. Pensato accepte le dessin animé comme une distorsion de la figure humaine, puis déforme la distorsion seulement pour la mutiler aussi. » Certains de ses œuvres sont entrés des collections du Museum of Modern Art de New York, du San Francisco Museum of Modern Art, du Dallas Museum of Art, du Hammer Museum de Los Angeles et du FRAC des Pays de la Loire, France. Elle a également reçu de nombreuses récompenses : le Prix Robert de Niro Sr. en 2013, la Médaille du Mérite de l’Académie Américaine des Arts et Lettres en 2012, le Prix de la Fondation Pollock-Krasner en 1997 et une bourse Guggenheim en 1996.

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Bouchor, de Bretagne et d’ailleurs

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Les habitués du musée de l’Armée, à Paris, connaissent peut-être ses peintures de la Grande Guerre. Peintre de salon, Joseph-Félix Bouchor (1853-1937) a également peint des scènes de genre, des portraits et des paysages, notamment en Normandie et en Bretagne. Accompagnée d’une monographie publiée aux éditions In Fine, l’exposition réunit les quarante-et-une œuvres présentes dans les collections du musée de Vannes, complétées de prêts extérieurs.

À LIRE

Joseph-Félix Bouchor (1854-1937), peintre. Instants de vie
In Fine Éditions d’art, 96 pp., 18€
Cet ouvrage accompagne l’exposition
« Joseph-Félix Bouchor (1854-1937), peintre. Instants de vie »
présentée au musée des beaux-arts, La Cohue à Vannes du 19 avril au 30 septembre 2019
et au musée du Noyonnais de Noyon d’avril à décembre 2020.

+ d’infos

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Les trois lauréats des David de l’expertise

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Fondée en 1988 et présidée par Armelle Baron, la Confédération européenne des experts d’art (CEDEA) a remis pour la troisième année consécutive ses David de l’art. Dans le joli décor de la Fondation Dosne-Thiers, à Paris, trois prix ont été décernés. Le premier, qui rend hommage à l’action d’une personnalité du monde de l’art, a été attribué à Gérard Sousi, éminent juriste ayant créé différents masters liant Droit et marché de l’art à l’Université Jean Moulin Lyon 3, et Président-fondateur de l’Institut Art et Droit. Le deuxième prix, qui récompense un ouvrage ayant trait à l’art, a été décerné à Fromanger de toutes les couleurs (éditions Gallimard), un livre d’entretiens avec le peintre Gérard Fromanger écrit par le journaliste Laurent Greilsamer, ancien directeur adjoint du « Monde » et actuel conseiller éditorial du « 1 ». Le troisième prix, qui distingue un site internet engagé dans la défense du patrimoine, est revenu au site de l’association Sites & Monuments, présidée par l’historien de l’architecture Alexandre Gady qui suit tous les dossiers brûlants, notamment celui de la restauration de Notre-Dame.

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Le revolver de Van Gogh vendu 162 500 € aux enchères à Drouot

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En 1890, Vincent Van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise sur les conseils de son frère, après deux ans passés dans le sud de la France. C’est une époque très productive pour le peintre qui réalise plus d’une toile par jour, mais son instabilité mentale s’accentue. Pourtant, sous surveillance du docteur Paul Gachet en raison de ses fréquentes crises de démence, Van Gogh s’est rendu le dimanche 27 juillet 1890 dans le champ derrière le château de la ville afin de se tirer une balle dans la poitrine. L’arme qui lui a échappé des mains suite à son évanouissement appartenait à son hôte, l’aubergiste Arthur Ravoux. C’est à la nuit tombée que le peintre s’est réveillé, blessé et qu’il est revenu à l’auberge. Il est décédé deux jours plus tard, dans la nuit du 29 juillet. L’arme, qui a été vendue le 19 juin est celle qui a été retrouvée vers 1960 par le cultivateur du champ où Van Gogh a voulu mettre fin à ses jours. Remise au propriétaire de l’auberge de l’époque, l’arme a été exposée au-dessus du comptoir de l’auberge et a fait l’objet d’une parution en 2012 dans le livre d’Alain Rohan, Aurait-on retrouvé l’arme du suicide ?. Le livre, similaire à une enquête de police, permet d’établir un lien entre le revolver retrouvé et celui utilisé par l’artiste. En effet, le calibre et le type d’arme correspondent. Le revolver a donc été présenté officiellement et pour la première fois au public durant l’exposition « Aux confins de la folie, la maladie de Van Gogh » au Van Gogh museum à Amsterdam en 2016. Estimé entre 40 000 et 60 000 €, le revolver s’est vendu à 162 500 € après 18 enchères, dépassant le double de son estimation haute. Selon Grégoire Veyres, le commissaire-priseur « Les enchères ont été à la hauteur de l’engouement produit par cette arme légendaire. L’intérêt international suscité par cette vente témoigne du mythe qui entoure Vincent Van Gogh »

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Idée lecture : Tout sur les jardins contemporains

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Le jardin, cet espace clos, protégé et délimité par une barrière, ou entouré par une haie, peut se vêtir de milles facettes où se juxtaposent et s’entrelacent en permanence le pérenne et l’éphémère, le temps long et le temps court… Du Japon jusqu’au Brésil, ce guide nous emmène dans les plus beaux jardins du monde d’aujourd’hui, nous explique en une dizaine de chapitres les différents styles et tendances qui existent et met en avant les vingt plus grands créateurs de jardins contemporains. L’auteur nous montre que les jardins sont incontestablement un art à part entière.

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Focus œuvre : Femme à sa toilette de Berthe Morisot

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Présentée lors de la deuxième exposition impressionniste à la galerie Paul Durand-Ruel en 1876, Femme à sa toilette condense, aux yeux des critiques du temps, les traits stylistiques qui placent Berthe Morisot parmi les figures majeures du mouvement, en même temps qu’ils induiront sa réception à plus long terme. Depuis la controverse qui a opposé, dès le XVIe siècle et même auparavant, partisans du dessin et partisans du coloris, la construction idéologique du masculin et du féminin a profondément déterminé la critique et l’histoire de l’art. Mais plus encore, réservant aux hommes l’apanage de l’esprit, elle a confiné les rares femmes qui s’aventuraient à pratiquer la peinture dans la sphère étroite qui convenait à la « faiblesse » de leur sexe. Et l’appréciation de leur style, quand elles parvenaient à s’émanciper du dilettantisme et de l’amateurisme, aux qualités « naturelles » de leur genre. Spontanéité, charme, grâce, délicatesse, fraîcheur, subtilité, raffinement, sensation, émotion : cette symphonie en blanc et gris d’une femme devant son miroir, dirigée d’une brosse alerte, a en effet été perçue durablement comme l’expression même d’un art « féminin » qui semble s’affirmer ici autant dans sa manière que dans son sujet. Privilégiant la construction par la couleur et la lumière plutôt que par la ligne, l’expression de la sensation et de l’impression visuelle plutôt que le dessein conceptuel, une vision unifiée plutôt que la hiérarchisation de la figure et de l’arrière-plan, l’impressionnisme semble lui-même relever d’une « féminisation » de l’art de peindre ; cela explique en partie le rejet dont il eut à pâtir. Mais Berthe Morisot, déterminée à s’affirmer en peintre, et en peintre qui vend ses œuvres, a su développer une stratégie capable de transcender ces a priori. S’emparant d’un sujet à la mode, la Parisienne, bourgeoise, mondaine et élégante, s’accordant par sa touche mobile, proche de l’esquisse, comme par sa palette claire et brillante, à l’engouement de son temps pour la peinture du XVIIIe siècle et particulièrement le rococo, elle s’impose sur la scène artistique sans enfreindre les limites de la sphère intime qui conviennent à son sexe, mais sans céder non plus au sentimentalisme pittoresque ou au voyeurisme. Dans l’espace incertain d’une chambre ou d’un boudoir, elle a su donner le champ libre à cette « nouvelle peinture » que le critique Duranty appelait de ses vœux dans son essai manifeste de l’impressionnisme paru en 1876.

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Tous les chapitres du conte à Genève

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« Avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, un Européen connaissait en moyenne une centaine de contes. Aujourd’hui, on passe pour un érudit quand on en connaît vingt », constate Federica Tamarozzi, la commissaire de l’exposition « La Fabrique des contes ». Chercheur en ethnologie européenne au musée d’Ethnographie de Genève (MEG), elle a concocté cette plongée dans le conte qui, comme lui, est loin d’être réservée aux enfants. Elle convoque des centaines d’objets des collections du MEG, objets usuels, textiles, bijoux, céramiques, manuscrits anciens ou éditions originales illustrées, qu’elle marie aux œuvres d’illustrateurs contemporains, comme Camille Garoche, Lorenzo Mattotti ou Jean-Philippe Kalonji. La première partie de l’exposition raconte à sa façon huit contes un peu oubliés, œuvres patrimoniales populaires qui charrient fantasmes et terreurs. L’Ours amoureuxLe Pêcheur, sa femme et le poisson d’or ou Le Fuseau, la navette et l’aiguille, dont on trouve diverses versions de la France à la Russie, sont évoqués dans des sortes de bulles propices à l’imaginaire, dans lesquelles des objets semblent léviter : un fuseau, un fil d’or sécrété par un coquillage, un bracelet en or Cartier des années 1960 en forme de poisson… La seconde partie de l’exposition est une analyse culturelle des contes, décrits comme véhicules en constante mutation des normes sociales, aujourd’hui diffusés par de nouveaux media comme les films de Walt Disney.

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