Actualité artistique

Métiers d’art : Patrick Roger, maître chocolatier et bien plus encore

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« Rodin travaillait la terre, moi c’est le chocolat », lance Patrick Roger. En effet. Dans cette matière brute, il a trouvé le plus étonnant des moyens d’expression. Il ne se contente pas de la sculpter. Tel un alchimiste, il la transforme en bronze ou en aluminium. Drôle d’idée, sans aucun doute. D’autant que rien ne le prédestinait à de telles extravagances. Il a grandi au Poislay, un village perdu dans le Perche, où ses parents tenaient une boulangerie. Sa jeunesse, marquée par l’échec scolaire, il la passe éloigné de toute culture, mais au plus près de la nature, « ce qui m’a donné l’esprit de liberté », se réjouit-il rétrospectivement. Il ne découvre Paris qu’à l’âge de 18 ans, lors d’un apprentissage de pâtissier chez Pierre Mauduit. Il s’ennuie, jusqu’à ce que ce dernier l’envoie au poste de chocolatier. Une révélation… « J’ai immédiatement compris que je construirai quelque chose avec cette matière », se rappelle-t-il. De galères en petits boulots, il ouvre en 1998 une modeste boutique. Amorce de la reconnaissance. Deux ans plus tard, il remporte le titre de Meilleur Ouvrier de France, grâce à Harold, prouesse cacaotée à l’effigie d’un paysan colombien. À présent, l’hyperactif quinquagénaire possède neuf enseignes, essentiellement parisiennes, dont la dernière implantée en mars 2018 dans le quartier du Marais. Mais c’est à Sceaux (Hauts-de-Seine), dans un atelier ultra moderne, qu’il produit chaque année, entouré d’une trentaine de salariés, plus de cent tonnes de tablettes et miniatures pralinées. Là où il s’adonne aussi à sa seconde activité, à partir de 18h30, lorsque tout le monde est parti.
Comment s’est-il hissé à ce niveau ? « Je n’avais aucun plan de carrière, et jusqu’à 24 ans, je n’avais jamais mis les pieds dans un musée », se souvient l’autodidacte. Non, il s’en est remis à son instinct, ne comptant que sur sa force de travail. Saisissant la moindre occasion de faire jaillir des formes, il s’est confronté aux formats les plus audacieux. Et il a exposé ses surprenantes créations au sein de ses boutiques. Ses sources d’inspiration, il les a puisées dans ses voyages, en Afrique ou en Amérique du Sud. Car son respect originel du terroir s’est mué en défense de l’environnement et des animaux. D’où ses représentations d’orang-outan ou d’hippopotame, grandeur nature. À travers le chocolat, il laisse également transparaître ses admirations, croquant, à sa façon, Gérard Depardieu, Teddy Riner ou Michael Jackson. Touche-à-tout, il expérimente même l’abstraction. Des sculptures dont les arabesques souvent défient les lois de l’équilibre.

Du chocolat au bronze

Le processus d’élaboration lui, ne varie pas. D’abord il jette un croquis sur le papier, « au début, à l’arrière d’une facture ou d’un bon de commande », sourit-il. Maintenant, il possède des carnets numérotés. Ensuite vient le modelage d’énormes blocs de chocolat, sortis de l’atelier. Muni de couteaux de cuisine, il incise ou gratte, creuse des sillons, joue des effets de surface et de relief. Il peut aussi verser du chocolat liquide, qu’il arrose d’un spray réfrigérant afin de souder la matière, si malléable et fragile à la fois. Pour célébrer la réouverture du musée Rodin, à Paris, en 2015, il a ainsi réinterprété le Balzac du maître de Meudon. Durant deux mois, la statue, encore plus imposante que l’original, avait trôné du haut de ses 3,87 mètres, dans le hall de l’hôtel Biron…
Sans doute aurait-il simplement poursuivi sa carrière de maître chocolatier, si une cliente ne l’avait, il y a une vingtaine d’années, emmené à la Fonderie de Coubertin, à Saint-Rémy-lès-Chevreuse. C’est alors qu’il commence à acheter de l’art, « une, puis deux petites sculptures. À la troisième, j’ai pensé que je pourrais moi aussi pérenniser mon travail ». Harold fut la première pièce transposée en bronze, par la Fonderie Susse de Malakoff. Aujourd’hui, Patrick Roger moule parfois lui-même ses œuvres sur place. La suite dépend des matériaux et techniques envisagés. « Pour l’aluminium, explique-t-il, je m’adresse à la Fonderie Fusions en Auvergne, pour le fer ou l’argent, à Bocquel, en Normandie, le fondeur de César. Lorsqu’il s’agit de petits formats, à Coubertin, et pour les grands, à Strassacker, en Allemagne. » Récemment, son Balzac s’est métamorphosé en un bronze de deux tonnes. Insatiable, il continue ses explorations. Son Homme qui voyage a été décliné en vitrail, par les Ateliers Simon Marq de Reims, et en tapisserie, signée de la Manufacture d’Aubusson Robert Four, à Limoges.
Au total, Patrick Roger a réalisé quelque deux cent cinquante œuvres, et même davantage, certaines étant composées de plusieurs éléments, à l’instar de son Bolero qui ne compte pas moins de trente-neuf figures. Si quelques-unes sont installées dans l’atelier de Sceaux, la plupart sont stockées dans des entrepôts. De temps à autre, il les expose. En 2017, il a été invité chez Christie’s, avenue Matignon, à Paris, et à la foire de Bâle. L’année dernière, le château de Bois-Guilbert en Normandie, l’a accueilli ainsi qu’une galerie au Japon. Son objectif dorénavant est de mieux faire connaître son travail d’artiste. « Je rêve du Centre Pompidou ou de la Fondation Vuitton. » Le maître chocolatier, décidément, ne manque pas d’ambition.

Nous vous avons offert l’intégralité de cet article paru dans le hors-série « Les métiers d’art en France 2019 ». Si l’univers de Patrick Roger vous passionne,
plongez au cœur de son œuvre dans le numéro spécial qui lui est consacré. Et pour ne manquer aucun de nos contenus, offrez vous une parenthèse culturelle chaque mois.

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[Flash Expo] Vasarely et le partage des formes au Centre Pompidou

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Arnauld Pierre, spécialiste de l’art optique et de l’art cinétique, co-commissaire de l’exposition « Vasarely. Le partage des formes » présente le parcours de cette présentation qui retrace la carrière du père de l’Op Art et met en lumière sa pensée esthétique.

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Découverte dans la chambre londonienne de Van Gogh

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En 2012, la maison du 87 Hackford Road a été achetée aux enchères, à hauteur de 565 000 livres, par Jian Wang et Alice Childs. Prévoyant de transformer la maison en un lieu de visites guidées, d’expositions et une résidence pour artistes, le couple a entamé des travaux de restauration. Ils ont alors découvert, sous les lames du plancher de la chambre, une liasse de documents appartenant à l’artiste. À l’époque Van Gogh n’était pas encore peintre, il travaillait comme marchand d’art pour la galerie Goupil & Cie à Covent Garden. Les documents découverts, confiés pour restauration aux conservateurs du Camberwell College, contenaient un contrat d’assurance émis en 1873 par sa logeuse et mère d’Eugénie Loyer, une jeune fille de 19 ans dont il s’était épris mais qui déclina ses avances. Son refus plongea le peintre dans la dépression, ce qui l’amena à se réfugier dans la religion, devenant chrétien évangéliste lors de son séjour. Rien d’étonnant donc à ce qu’on ait découvert un livre de prière A penny book of prayers & hymns (1867). Des aquarelles furent également mises au jour, mais elles ne seraient pas l’œuvre de Van Gogh mais celles d’Eugénie. Selon l’expert de Van Gogh, Martin Bailey, « le style ne ressemble pas à l’artiste », « elles auraient pu être peintes par Eugénie » ajoute-t-il. Martin Bailey est également commissaire de l’exposition « Van Gogh et la Grande-Bretagne » à découvrir à la Tate Britain à partir du 27 mars.

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Damjan Kovacevic, expressionniste mystique à la galerie Boris

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En ligne directe avec la tradition médiévale des icônes, Damjan Kovacevic questionne l’Éternité et la Descente aux enfers dans des œuvres puissantes et tourmentées. Ce jeune artiste serbe né en 1983 présente un ensemble de recherches récentes aux techniques mixtes ou combinées (de 1500 € à 6000 €) d’inspiration mystique comme Le Portrait d’un martyr (Portrait du Christ). Ses matières sont incandescentes, en fusion ou en métamorphose, et son univers pictural singulier est très proche de celui de Goya ou de Fautrier.

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Les lauréates du prix Aware pour les artistes femmes

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En janvier dernier, l’association Aware a révélé les quatre artistes émergents nommés. Le 18 mars, c’est Hélène Bertin qui s’est vue remettre le Prix AWARE pour les artistes femmes. Elle bénéficiera d’une aide à la production d’une exposition dans un centre d’art ou dans un Frac et dont une œuvre sera acquise par la collection du Cnap. Durant cette soirée, le prix d’honneur a été décerné à l’artiste Jacqueline de Jong, qui bénéficiera de 10 000 euros et d’une publication d’une monographie avec Manuella éditions. Diplômée de l’École nationale supérieure d’art de Paris-Cergy en 2013, Hélène Bertin s’intéresse au rôle dans la réinvention des modes de vie. Elle partage son temps entre la recherche (sur le travail de l’artiste Valentine Schlegel), les sculptures et les workshop qu’elle tient régulièrement dans son atelier de Cucuron afin de développer son art en lien avec autrui. Ses projets et sculptures ont été largement exposés, notamment au Salon de Montrouge (2015), au centre d’art DOC (2016), au CAC-Brétigny (2017) et à la fondation d’entreprise Ricard (2017). Originaire des Pays-Bas, Jacqueline de Jong a été marquée par sa rencontre avec le peintre danois Asger Jorn, fondateur du groupe Cobra. En 1960, elle a rejoint l’internationale situationniste où elle a participé au comité central. Peintre, sculptrice, et créatrice de bijoux, elle expose aussi bien en Europe qu’aux États-Unis, notamment au Moderna Museet (Stockholm, 2012), aux Abattoirs Musée–Frac Occitane Toulouse (2018) et au Stedelijk Museum (Amsterdam), qui lui consacre une rétrospective, jusqu’au 18 août.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Toutânkhamon – le Trésor du Pharaon à la Villette (1/2)

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

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Toutes les facettes du dessin au Palais Brongniart

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Pour la communauté des amateurs de dessin, qu’ils soient galeristes, experts, collectionneurs ou conservateurs de musées, le Salon du dessin ressemble à une fête de famille. Mais une famille qui doit chaque année s’agrandir ou évoluer, pour maintenir le marché dynamique. « Le secret de la durée du salon, c’est sa faculté de renouvellement. Tous les ans, il faut inviter de nouveaux conservateurs, de nouveaux collectionneurs, de nouveaux galeristes, pour présenter un état du marché à un instant T. », décrypte lexpert Louis de Bayser, président du salon depuis 2014. Le Salon du dessin est un vivier où se tissent les relations. Les conférence des Rencontres internationales et le parcours de la Semaine du dessin (lire encadré), ont été créées pour ça. Du côté des nouveaux exposants, environ dix pour cent de la quarantaine de participants prennent un stand pour la première fois.
Parmi eux, Christopher Bishop, de Milford (États-Unis), propose une belle sanguine du Guerchin, Loth et ses filles, et Lancz Gallery (Bruxelles), une encre connue de Léon Spillaert, La Verrière. Même si la catégorie reine, le dessin Renaissance, se fait discrète cette année en raison des difficultés d’approvisionnement, les autres tendances fortes du marché de l’art sont là. Les Klimt et Schiele de la galerie viennoise Wienerroither & Kohlbacher, qui fait son retour au salon, devraient attirer leur lot de collectionneurs, tout comme, centenaire du Bauhaus oblige, le Sommerabend (1933) de Lyonel Feininger, présenté par Reginart Collections (Genève). Il y a aussi des artistes plus discrets, néanmoins recherchés par les collectionneurs avertis. C’est le cas du figuratif Jean-Baptiste Sécheret (né en 1957), à qui Jacques Elbaz dédie une exposition. « Il se nourrit d’une culture picturale très vaste sans être passéiste. Des collectionneurs célèbres achètent ses œuvres », confie le galeriste.
Beaucoup de grands maîtres sont aussi au programme, du Guerchin à Le Brun, de Bonnard à Miró, artistes célèbres dont les œuvres se négocient le plus souvent aux alentours de 100 000 €. Les galeristes mettent toutefois un point d’honneur à présenter des feuilles entre 3000 € et 15 000 €, pour attirer de nouveaux collectionneurs vers la spécialité.

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Toutânkhamon : 5 choses à savoir sur le roi superstar

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Un roi oublié

Toutânkhamon est le fils d’Akhénaton (1355-1353 av. J.-C.), dictateur sanguinaire qui impose le culte d’Aton (le disque solaire) et provoque une véritable révolution dans les arts de l’Égypte ancienne. Période d’effervescence artistique, la période dite amarnienne (du nom de la capitale politique choisi par Akhénaton, Amarna) est vécue comme un véritable traumatisme et ne sera plus mentionnée par les Égyptiens jusqu’à la période hellénistique. Toutânkhamon, qui naît vers 1345 avant J.-C., est élevé dans le culte d’Aton. Enfant, il est désigné sous le nom de « Toutânkhaton » (« image vivante d’Aton »). Mais en l’an II de son règne (1336-1327 av. J.-C.), vers l’âge de 10 ans, il rétablit le culte d’Amon avec l’aide du clergé. Durant son règne, d’une durée de dix ans, il met à bas l’hérésie atoniste, favorise la formation de nouveaux prêtres, fait reconstruire les temples et remplacer les statues brisées. Il décède à l’âge de 19 ans, probablement des suites de l’infection d’une blessure accidentelle à la jambe, sans avoir conçu d’héritier avec son épouse Ânkhsenamon. Lorsque Horemheb, général en chef des armées, prend le pouvoir il fait effacer les noms d’Akhénaton et de Toutânkhamon pour légitimer son propre pouvoir. Ce travail d’effacement est poursuivi sous ses successeurs, les premiers rois de la XIXe dynastie, et le souvenir de Toutânkhamon s’est lentement dissipé jusqu’à la découverte de sa tombe en 1922 par Howard Carter.

Le fils de Néfertiti ?

On a longtemps considéré que Toutânkhamon était le fils d’Akhenaton et de son épouse royale Néfertiti, dont le célèbre buste, au profil si séduisant, est conservé au Neues Museum de Berlin. Mais des analyses ADN récentes ont brouillé les pistes, le donnant tantôt issu de cette dernière, tantôt de l’une des sœurs d’Akenathon…  Il faut dire que les mariages entre cousins étaient fréquents et l’ADN recueilli jusqu’à présent n’a pas permis de trancher, la tombe de Néfertiti n’ayant pas été découverte…

La tombe d’un autre

La mort inattendue de Toutânkhamon ne lui a semble-t-il pas laissé le temps de préparer son lieu de sépulture. C’est donc une tombe de noble, déjà existante qui a été utilisée. De nombreuses caractéristiques de tombes royales manquent en effet dans son cas : pas de puits, pas de salle à piliers… On sait pourtant que la tombe royale qui lui était destinée était en cours de construction à son décès. Mais où est-elle ? Il est probable qu’elle fut terminée et utilisée par l’un de ses successeurs, Aÿ ou Horembeb.

La découverte du siècle en chiffres

En novembre 1922, 5398 objets ont été découverts par l’archéologue britannique Howard Carter et son équipe dans la tombe de Toutânkhamon. 10 ans de travail ont été nécessaires pour le relevé, la restauration et le transport jusqu’au Caire. Le trésor abritait 413 figurines funéraires de serviteurs (ouvriers, contremaîtres et directeurs), 130 cannes, 80 vases et récipients en calcite sculptée, environ 80 arcs et plus de 400 flèches, 35 maquettes de bateaux, 26 jarres de vin, 22 petites chapelles en bois, 15 palettes de scribe et 9 lits. Plus de 150 objets avaient été disposés entre les bandelettes de la momie, 7 bracelets sur l’avant-bras droit du pharaon et 6 sur le gauche. Le cercueil en or massif pèse 110,40 kg.

Une pseudo malédiction du pharaon

La découverte de la tombe de Toutânkhamon redonne au thème romantique de la momie maléfique une actualité brûlante. Lorsqu’en septembre 1923, Lord Carnarvon meurt à la suite d’une piqûre de moustique, la presse s’empare du thème de la malédiction. Agatha Christie en tire une nouvelle, L’Aventure du tombeau égyptien. Pour sir Arthur Conan Doyle, un « maléfice » est peut-être à l’origine de son décès. Dès lors, les victimes supposées de Toutânkhamon tombent comme des mouches ! Parmi les illustres visiteurs de la sépulture, le financier George Jay Gould I et le prince Ali Kamel Fahmy Bey, assassiné par son épouse, meurent cette même année 1923 ; l’égyptologue Georges Bénédite en 1926. L’entourage d’Howard Carter est directement frappé : outre le décès prématuré de deux de ses beaux-frères, son assistant Arthur C.Mace meurt empoisonné en 1927. Chargé de radiographier la momie, Archibald Douglas Read trépasse avant même d’arriver en Égypte… La liste des morts « suspectes » est longue.

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Guéret, Limoges, Chateauroux, La Chartre, Éguzon : La Vallée de la Creuse et ses musées

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Au confluent de deux départements et de deux régions, la « Vallée des Peintres » est depuis 2010 au coeur d’un projet collectif coordonné par le Département de la Creuse et soutenu par la Direction régionale des affaires culturelles de Nouvelle-Aquitaine, proposant une offre culturelle et touristique concertée s’appuyant sur le patrimoine, la recherche et la création contemporaine. À Guéret, le Musée d’art et d’archéologie fait la part belle aux toiles d’Armand Guillaumin, d’Eugène Alluaud ou Alfred Smith, pour ne citer qu’eux. Riche d’une vaste collection de leurs oeuvres, il avait vocation à témoigner de la présence d’un siècle de peintres en vallée de la Creuse. Comble de chance, le bâtiment, qui rouvrira en 2022, va bénéficier d’une importante extension. « Elle nous permettra de mettre à l’honneur un plus grand nombre d’oeuvres du patrimoine pictural et photographique de la vallée, se réjouit Florence Disson, conservatrice en chef du musée. L’agrandissement significatif de la salle qui leur est réservée reflète le développement récent de la recherche sur ce mouvement,déjà attesté par de nombreuses expositions. ». Le musée de la Vallée de la Creuse d’Éguzon offre un panorama de la vie de la Vallée depuis le XVIIIe siècle et accueille des expositions d’art contemporain. Le musée des Beaux-Arts de Limoges atteste de la présence des collectionneurs locaux et, comme le Musée-Hôtel Bertrand de Châteauroux, rassemble les peintures des paysages de la Vallée. Ils se sont associés au musée George Sand de la Châtre, qui rappelle le soutien enthousiaste de l’écrivain aux peintres de plein air, pour s’inscrire dans unedémarche dynamique. Ensemble, ils concourent, depuis 2010, à développer des thématiques et à encourager les recherches qui éclairent le mouvement artistique propre à la Vallée de la Creuse. Des expositions inter-musées sont nées : « La Creuse, une vallée-atelier » et « Paysages romantiques, impressionnistes et postimpressionnistes »en 2013 et « Itinérances artistiques » en 2016. Un site pour référence : www.valleedespeintres.com

Découvrez l’exposition
« Peindre dans la vallée de la Creuse (1830-1930) » 
Autour de l’École de Barbizon et de l’Impressionnisme »
Jusqu’au 26 mai
À l’Atelier Grognard, Rueil-Malmaison

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Toutankhamon : Les mystères de la tombe

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Sise dans la Vallée des Rois, aux côtés des sépultures de vingt-six autres souverains du Nouvel Empire, la tombe du jeune pharaon décédé prématurément est atypique à bien des égards. Malgré la visite, à deux reprises, de pilleurs dès l’Antiquité (la première effectuée vraisemblablement sitôt les cérémonies funéraires achevées !), elle a été miraculeusement préservée des atteintes du temps grâce à la damnatio memoriae qui frappa son propriétaire. Dernier pharaon issu de la lignée hérétique du pharaon Aménophis IV(qui prit pour nom Akhénaton, « l’image vivante d’Aton »), Toutânkhamon devait en effet tomber dans une gangue d’oubli et l’entrée de sa sépulture être dissimulée par les gravats provenant de la tombe « KV9 » qui regroupait les dépouilles de Ramsès V et de Ramsès VI. On comprend dès lors l’émerveillement de l’archéologue britannique Howard Carter lorsque, quelque trois mille trois cents ans plus tard, la tombe et les milliers d’objets qu’elle renfermait allaient s’offrir à son regard, dans leur splendeur intacte… Mais malgré la richesse de son mobilier, la sépulture de Toutânkhamon n’était manifestement pas celle prévue pour abriter le dernier voyage du jeune pharaon.

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Eurantica Brussels s’agrandit

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Le salon d’antiquités bruxellois célèbre sa 42e cuvée avec 15% de surface supplémentaire, ce qui lui permet d’augmenter son périmètre d’exposition et d’accueillir un restaurant. Les cent participants sont très majoritairement belges et les spécialités les mieux représentées demeurent les tableaux anciens et modernes, le mobilier classique, Art Nouveau et design, et les bijoux. À noter, les meubles de Gustave Serrurier-Bovy et Jules Wabbes proposés par la galerie Haesaerts-le Grelle de Bruxelles. Invité d’honneur pour ses 50 ans, le célèbre musée Horta devrait contribuer à attirer les collectionneurs étrangers, avec une exposition de mobilier et d’objets d’art du grand architecte belge.

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Janet Bishop nommée conservatrice en chef du San Francisco Museum of Modern Art

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Diplômée d’une licence en histoire de l’art et en psychologie à l’Université de Cornell et d’une maîtrise en histoire de l’art à l’université de Columbia, Janet Bishop a rejoint le San Francisco Museum of Modern Art (SFMOMA) en 1988, où elle a commencé par travailler pour l’ensemble des collections du musée. Avant de rejoindre en 1992 le département Peinture et sculpture en tant qu’assistante conservatrice, puis comme conservatrice en 2000. Ayant développée le dialogue entre le musée et d’autres institutions, elle a ainsi pu organiser une quinzaine d’expositions grâce à l’aide de nombreux prêts de collections externes, telles que « 75 Years of Looking Forward: The Anniversary Show » au SFMOMA (2010-11), « Matisse, Picasso, and the Parisian Avant-Garde » présentée au SFMOMA, au Grand Palais et au Metropolitan Museum of Art (2011-12) ou « Robert Bechtle: A Retrospective », également au SFMOMA (2005-6). En 2019 le musée annonce une triple nomination, celle de Janet Bishop au poste de conservatrice en chef, qui s’ajoute à sa fonction actuelle, celle de Chad Coerver au département de l’Éducation et de la communication, ainsi que celle de Rebecca Malkin Chocron au poste de directrice de l’administration et des finances. Janet Bishop prépare actuellement une rétrospective de l’artiste David Park qui ouvrira Modern Art Museum de Fort Worth au Texas en juin 2019, avant d’être présentée à la SFMOMA au printemps 2020.

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Rolex devient mécène de Versailles

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Détail d’un lambris rocaille, cabinet d’angle du Roi, château de Versailles ©Céline Lefranc, 2019

Lambris disjoints, dorure ternie, parquet d’origine usé, plafond fissuré : le cabinet d’angle du Roi a bien besoin d’une restauration ! Et c’est Rolex France qui s’est portée volontaire pour financer l’opération, entrant ainsi dans le cercle des généreux mécènes de Versailles. Catherine Pégard, présidente de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, se félicite de ce projet, « qui est actuellement l’un des plus importants pour le château ». Il est vrai que la pièce, qui fait partie de l’appartement intérieur du Roi, est emblématique et particulièrement émouvante. C’est là que, loin du protocole et des salons d’apparat, Louis XV puis Louis XVI ont véritablement travaillé. De plus, le cabinet d’angle est un miraculé. À part une restauration en 1954, qui visait à supprimer la mérule installée dans les boiseries, il est resté presque intact depuis la création de son décor vers 1735. Ses éléments ont seulement été déplacés et complétés en 1753, lors d’un changement de circulation entre les pièces. Mais le parquet est d’origine, et les sublimes panneaux rocaille Jacques Verberckt aussi. Ils ne seront bien sûr pas décapés, ce qui serait « un crime », selon Frédéric Didier, architecte en chef du château depuis 1990, mais nettoyés et « conservés au maximum », notamment la dorure. En plus d’avoir conservé son décor, la pièce a gardé ses meubles, ce qui est rare à Versailles, dont l’ameublement a souffert des nombreuses ventes révolutionnaires. L’incroyable bureau de Louis XV, commencé par Oeben 1760 et terminé par son successeur Riesener en 1769, a dès sa livraison été placé dans le cabinet intérieur du roi. Étonnant par ses dimensions et l’opulence de son décor en bronze doré, il est aussi une prouesse technique, avec sa serrure centrale qui contrôle l’ouverture de tous les tiroirs et compartiments secrets (sauf les tiroirs extérieurs latéraux, où des serviteurs mettaient des réserves d’encre et de papier). Considéré comme un chef chef-d’œuvre de l’ébénisterie française, il a perdu ses emblèmes monarchiques sous la Révolution mais est toujours resté au château. Il est entouré d’un spectaculaire médailler de Gaudreaus de 1738-39 et de deux encoignures, qui avaient été déposés à la Bibliothèque royale mais ont pu retrouver leur emplacement d’origine. Autre curiosité de la pièce, le candélabre de Thomire dit « de l’Indépendance américaine » rappelle que Louis XVI reçut Benjamin Franklin dans ce cabinet en 1778 et que c’est à Versailles que fut signé le traité qui stoppait les hostilités entre les Anglais et les insurgés américains soutenus par les Français. Commencée le 11 mars, la restauration des boiseries et autres éléments du décor devrait durer un an.

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Idée lecture : L’inventeur du roman graphique

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Il faut se plonger dans la minutie des détails de ses dessins pour comprendre que Masereel (1889-1972) est bien l’inventeur du roman graphique. Et que son influence a dépassé les frontières de l’Europe pour toucher les grands graveurs américains (comme Lynd Ward) ou, plus près de nous, des auteurs de bandes dessinées comme Art Spiegelman avec son célèbre Maus (1986). Au fil des douze chapitres de cet uvrage, c’est aussi la personnalité d’un homme hors du commun qui transparaît. Un artiste engagé, écœuré par les horreurs de la Première Guerre mondiale, épris de justice sociale et de liberté.

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La gravure mise à nu au Louvre

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Créée en 1797, la chalcographie du musée du Louvre possède un ensemble unique de plaques de cuivre ayant servi à graver. Issues de trois institutions d’Ancien Régime – cabinet du Roi, Académie royale de peinture et sculpture et Menus-Plaisirs – ce fonds continua d’être abondé après la Révolution par le service de la Chalcographie française. En réunissant près de soixante-dix de ces séduisantes matrices de cuivre aptes à être retravaillées au fil des tirages, l’exposition rend compte de toutes les étapes artistiques et techniques de la gravure traditionnelle.

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Le tombeau de Toutankhâmon : un si long sommeil

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Le 4 novembre 1922, comme chaque jour, le jeune Hussein mène son âne sur le site des fouilles. Il creuse un trou dans le sable pour caler ses jarres remplies d’eau. C’est alors qu’il découvre une marche de pierre. Dans le site sacré de la Vallée des Rois, choisi par les pharaons de la XVIIIe dynastie comme lieu d’inhumation, une telle marche désigne à coup sûr l’escalier menant à l’entrée d’un tombeau. Certain d’obtenir une récompense, il prévient aussitôt de sa découverte Howard Carter, archéologue dirigeant les fouilles. Peu à peu dégagé du sable apparaît en effet un escalier de quinze marches, s’enfonçant à quatre mètres dans le sol. Au crépuscule, les ouvriers ont mis au jour l’entrée d’une tombe. Le mur qui la ferme porte, intact, le sceau officiel de la nécropole royale. Tel est le prélude de l’une des plus fabuleuses découvertes de l’archéologie moderne, la tombe de Toutânkhamon. À cette époque, Howard Carter (Londres 1874-1939) a déjà derrière lui une longue carrière au service de l’archéologie. Fils d’un peintre animalier et portraitiste, il n’a pas fait de longues études, mais il compense cette lacune par son propre talent artistique. Sa fascination pour l’Égypte ancienne naît lors d’une visite à Didlington Hall, propriété du grand collectionneur William Amhurst Tyssen- Amherst. Recommandé par les Amherst à Percy Newberry, égyptologue et botaniste, Carter décide de se consacrer à l’archéologie à l’été 1891. Après quelques mois au British Museum, il commence sa carrière en copiant des peintures dans les tombes de Beni Hassan et El Bersheh, en Moyenne-Égypte. Puis il travaille sur le site d’Amarna, l’ancienne capitale d’Aménophis IV-Akhénaton, sous la direction du grand égyptologue britannique William Flinders Petrie. Ce dernier n’est guère impressionné par ses capacités : « M. Carter est un garçon aimable et serviable dont l’intérêt est entièrement voué à la peinture et à l’histoire naturelle… Il ne me servirait à rien de le former comme fouilleur… »

Carter, Maspero et Lord Carnarvon

En revanche, Gaston Maspero, chef du Service des antiquités égyptiennes, reconnaît le talent de Carter et le nomme inspecteur général des monuments de la Haute-Égypte. Basé à Louxor, Carter travaille pendant trois ans avec Theodore Davis, un millionnaire américain qui avait obtenu une concession de fouilles dans la Vallée des Rois. Une promotion mène Carter au Caire. Mais à Saqqarah, en 1905, un incident survenu entre des touristes français et les contrôleurs de billets égyptiens à l’entrée des pyramides prend une tournure diplomatique. Carter démissionne. La peinture, qu’il n’avait cessé de pratiquer en Égypte, devient sa seule source de revenus. Maspero joue à nouveau un rôle clé dans la carrière de Carter. Il le présente à Lord Carnarvon, riche aristocrate britannique séjournant en Égypte depuis 1903 pour raisons de santé. Passionné d’archéologie, celui-ci cherche à s’adjoindre les compétences d’un professionnel. Pendant des années, les deux hommes travaillent ensemble. Carter sert par ailleurs d’intermédiaire à Carnarvon pour l’acquisition d’antiquités. Pendant ce temps, Theodore Davis continue de fouiller dans la Vallée des Rois. Parmi les nombreuses tombes qu’il découvre il en est une, modeste, qui contient des fragments d’or et de petits objets inscrits au nom de Toutânkhamon et du roi Aÿ, son successeur. Davies l’identifie comme la dernière demeure du pharaon, pensant que son deuxième successeur, Horemheb, avait détruit le tombeau qui lui était originellement destiné. Carter met en doute cette hypothèse, persuadé que la tombe de Toutânkhamon reste à découvrir… Malade, Davis cesse ses fouilles et meurt en 1915. En décembre 1917, Carter et Carnarvon obtiennent une concession dans la Vallée des Rois. Mais l’exploration méthodique du lit de la vallée, entre 1917 et 1922, ne livre que quelques maigres découvertes. À l’été 1922, soucieux de mettre fin à une ruineuse campagne, Carnarvon convoque Carter dans son château de Highclere pour lui signifier l’arrêt des fouilles. Persuasif, Carter le convainc de financer une dernière saison.

D’ultimes fouilles

En octobre 1922 commencent donc les fouilles de la dernière chance, dans l’ultime zone inexplorée, couverte d’anciennes cabanes de travailleurs, au-dessous de la tombe de Ramsès VI. Le chantier est des plus prometteurs. Si l’escalier et le mur de la tombe montrent les traces d’une intrusion ancienne, l’ouverture avait été rebouchée et scellée dans l’Antiquité. Pour Carter, il s’agit de la tombe d’un noble, peut-être même d’une cache royale. Le 5 novembre, il télégraphie à Carnarvon : « Nous avons enfin fait une merveilleuse découverte dans la Vallée. Un splendide tombeau portant des sceaux encore intacts. Il a été recouvert dans l’attente de votre arrivée. » Trois semaines plus tard, les ouvriers dégagent complètement l’entrée du tombeau. Cette fois, Carter peut lire sur l’un des sceaux le nom de Toutânkhamon. L’ouverture pratiquée conduit à un couloir rempli de décombres, menant à une deuxième porte scellée. Le 24 novembre, Carter fait percer un trou dans cette seconde porte : « Au début, je ne pouvais rien voir, l’air chaud s’échappant de la pièce faisant vaciller la flamme de la bougie, mais maintenant que mes yeux s’habituaient à la lumière, des détails de la salle émergeaient lentement de la brume, d’étranges animaux, des statues et de l’or – partout le scintillement de l’or. » Le 29 novembre 1922, la tombe KV62 est officiellement ouverte. Commence alors un travail harassant et captivant, mené par Carter et les spécialistes dont il s’est entouré : Arthur Mace, conservateur adjoint de l’art égyptien au Metropolitan Museum of Art, Harry Burton, photographe du Metropolitan Museum, Alfred Lucas, chimiste et expert en conservation du Service des antiquités égyptiennes, Arthur Callender, architecte et ingénieur, Alan Gardiner, spécialiste en écriture hiéroglyphique, Percy Newberry, et deux artistes, Walter Hauser et Lindsay Foote Hall. Cette tombe, qui n’était pas originellement destinée au roi, se compose de quatre modestes salles. Dans la première, l’antichambre, Carter et son équipe mettent deux mois à nettoyer et à dégager quelque sept cents objets, dont trois lits dorés et trois chars démontés. L’intrusion des pilleurs en avait largement bouleversé la disposition.

Le sarcophage et la momie

Placées contre le mur Nord, deux statues du roi grandeur nature gardent ce que Carter identifie comme l’entrée de la chambre funéraire. Le 17 février 1923, devant lord Carnarvon et quelques privilégiés, la chambre funéraire est à son tour ouverte. Elle est presque entièrement remplie par une chapelle sculptée et dorée. Celle-ci contient trois autres chapelles, la troisième entourant le grand sarcophage de quartzite du roi. Telle une poupée russe, celui-ci livre à son tour trois autres cercueils. Réalisé en or massif, le dernier pèse plus de 110 kilos. La momie est enfin mise au jour le 28 octobre 1928, la tête recouverte par un éblouissant masque d’or. Derrière le mur Est de la chambre funéraire se trouve le Trésor où les archéologues découvrent une chapelle sculptée et dorée contenant les organes de Toutânkhamon. Dans une caisse de bois, deux fœtus momifiés de sexe féminin dorment chacun dans son petit cercueil. Originellement destinée à contenir la nourriture, la boisson, les parfums et diverses denrées, l’annexe livre plus de mille objets, parmi lesquels des jarres portant des résidus de bière, des boucliers, des chaises, des boîtes remplies de vêtements… Il faudra pas moins de dix ans à Carter et son équipe pour dégager, inventorier, restaurer et extraire le contenu de ce modeste tombeau, soit 5398 objets. Même dans ses rêves les plus fous, Carter n’aurait imaginé découvrir un jour un tel trésor. Les tombes voisines de Ramsès VI et de Séti II sont utilisées comme annexes pour stocker et photographier les objets. Ceux-ci sont ensuite transportés par bateau au Caire. Héritage Cette découverte sensationnelle conduit à une crise avec les autorités égyptiennes. Si la loi permet de partager à parts égales les découvertes archéologiques entre les membres d’une expédition étrangère et le Service des antiquités, elle stipule aussi que, si une tombe est trouvée intacte, ses découvreurs ne peuvent rien en recevoir. Or Carter et Carnarvon considèrent la tombe comme leur propriété privée. Ils estiment son contenu à trois millions de livres. Carnarvon a dépensé 500 000 livres dans les fouilles. En compensation, il entend emporter en Grande-Bretagne une partie des objets. Une bataille juridique s’engage qui, après la mort de Carnarvon, sera menée par Carter. Celui-ci obtient pour les héritiers de Carnarvon une indemnité de 35 000 livres, dont une partie lui sera reversée. En échange, il lui faut renoncer aux poursuites et à toute prétention sur les objets. Il semble cependant que Carter ait prélevé quelques objets de la tombe avant même son ouverture officielle, par un trou qu’il reboucha… En 2010, le Metropolitan Museum of Art de New York décidait de restituer à l’Égypte dix-neuf objets probablement « extraits » par Carter ou des membres de son équipe. Même les grands hommes ont leurs petites faiblesses !

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Décès du peintre Miklos Bokor

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Né à Budapest en 1927, Miklos Bokor est déporté à Auschwitz et Buchenwald en 1944 où est assassinée une grande partie de sa famille. Il s’installe définitivement en France en 1960. Très proche des poètes Yves Bonnefoy et André du Bouchet, l’œuvre de Miklos Bokor est peuplée de silhouettes qui surgissent de la mémoire du peintre, depuis les origines de l’humanité à l’histoire la plus contemporaine. Miklos Bokor partageait sa vie entre son atelier parisien de la Ruche et le Lot où il avait racheté l’église de Maraden qu’il avait entièrement restaurée par la réalisation de fresques sur les murs intérieurs. Miklos Bokor a exposé régulièrement à la Galerie Ditesheim à Neuchâtel en Suisse, et à la Galerie Guillaume à Paris. En 2014, le musée d’Art moderne de la Ville de Paris avait exposé onze très grands formats de Bokor. La dernière exposition de l’artiste a eu lieu à la Galerie Guillaume en novembre 2018.

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Les Conférences de Connaissance des Arts : Initiation à l’art contemporain

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Chaque mois, dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, découvrez un mouvement ou grand thème de l’art contemporain avec Elisabeth Couturier, présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA). Chacune de nos conférences vous permettra de mieux comprendre les fondements de la création actuelle et de revivre les grands moments de l’histoire de l’art contemporain.

– Prochainement – L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00
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L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00
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Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00
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L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00
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Tarif par conférence : 25€

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Déjà passées

Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00

La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00

Journaliste et critique d’art, auteur du best-seller L’art contemporain, le guide, chez Flammarion, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Podcast : Les peintres nabis ou le Beau au quotidien

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Anne-Frédérique Fer, rédactrice en chef de www.FranceFineArt.com, a rencontré Isabelle Cahn, conservatrice générale des peintures au musée d’Orsay et co-commissaire de l’exposition « Les Nabis et le décor. Bonnard, Vuillard, Maurice Denis…», à voir au Musée du Luxembourg jusqu’au 30 juin 2019.

Première exposition consacrée à l’art décoratif des Nabis où dès la formation du groupe à la fin des années 1880 et en s’inscrivant dans un courant global de renouveau initié par le mouvement Arts & Crafts en Angleterre dans les années 1860, la question du décoratif s’impose comme principe fondamental de l’unité de la création où les Nabis voulaient abattre les frontières entre les beaux-arts et les arts appliquées. Fascinés par les estampes japonaises et par l’art du Japon où les créations ont pour but de faire entrer la beauté dans la vie de tous les jours, en véritables pionniers du décor moderne, Bonnard, Vuillard, Denis, Sérusier, Ranson, ont défendu un art en lien direct avec la vie permettant d’introduire le Beau dans le quotidien où la peinture de chevalet va se déplacer au paravent, à l’éventail, à la tapisserie, au papier peint, au vitrail, à la céramique.

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Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005). FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores,
de textes et de liens interactifs
rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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