Actualité artistique

Le paysage photographié à Chaumont

connaissance des arts -

Ils sont cinq photographes à exposer leur travail pour cette deuxième édition de « Chaumont-photo-sur-Loire ». Juliette Agnel explore « l’espace impalpable » des portes de glace de l’Arctique et des paysages du Maroc. Davide Quayola, recueille d’étranges images en ultra-haute résolution sur le domaine. Santeri Tuori plonge dans l’intimité des arbres et de leur feuillage. Robert Charles Mann a enregistré six mois des courbes du soleil, à Chaumont, en solargraphes. Et l’Américain Alex MacLean a capté en vol la grâce étrange du Val de Loire.

Cet article Le paysage photographié à Chaumont est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Une vente record pour David Hockney chez Christie’s 

connaissance des arts -

Alors que les enchères pour Portrait of an Artist (Pool with Two Figures) de l’artiste britannique du Pop Art David Hockney ont démarré à 18 millions de dollars, la barre des 50 millions a été franchie en seulement trente secondes, pour atteindre finalement quelque 80 millions de dollars (90,3 millions en ajoutant les frais et commissions). La toile est ainsi devenue l’œuvre  d’un artiste vivant la plus chère vendue aux enchères, dépassant allègrement le Balloon Dog (Orange) de Jeff Koons, vendu 58,4 millions de dollars en 2013, également chez Christie’s à New York. Un résultat remarquable, d’autant que l’œuvre ne faisait l’objet d’aucune garantie (prix minimum de vente assuré au vendeur par la maison de vente) ni de prix de réserve (prix minimum en dessous duquel l’œuvre ne peut être vendue), ce qui est rare pour une telle mise à prix. Alex Rotter, coprésident du département d’art de l’Après-Guerre et d’art contemporain chez Christie’s, a déclaré qu’il s’agissait même de « l’une des plus grandes œuvres d’art de l’ère moderne », correspondant à l’apogée de deux thèmes prisés de David Hockney : les piscines et les doubles-portraits. La peinture montre un homme qui nage sous l’eau dans la piscine, alors qu’un second le contemple. Ce dernier n’est autre que la figuration d’un des étudiants de l’artiste à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), Peter Schlesinger, qui a été son amant et sa muse de 1966 à 1972. Selon Alex Rotter, la toile, datée de 1972, pourrait figurer, sous les traits du nageur, le nouvel amant de Peter Schlesinger. Portrait of an Artist (Pool with Two Figures), œuvre mondialement reproduite, a été exposée lors de la rétrospective du Centre Pompidou en 2017 à l’occasion du 80e anniversaire de David Hockney.

Cet article Une vente record pour David Hockney chez Christie’s  est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Chronique sorties : la collection Gilman à la Propriété Caillebotte à Yerres

connaissance des arts -

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les samedis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie » et le vendredi à 13h00, le samedi à 09h56 et 14h57 pour ses « Chronique Sorties ».

Cet article Chronique sorties : la collection Gilman à la Propriété Caillebotte à Yerres est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Sylvie Corréard nommée à la direction générale du MAD Paris

connaissance des arts -

Nommée en mai 2017 au cabinet du Premier ministre en tant que conseillère technique culture et communication, Sylvie Corréard a assuré le suivi de l’ensemble des dossiers du champ du ministère de la Culture dont ceux du patrimoine et des musées. Elle a été également administratrice du Centre Pompidou et secrétaire générale du musée d’art moderne de la Ville de Paris. Dans l’univers du cinéma, Sylvie Corréard a occupé le poste de directrice de la Cinéfondation du Festival de Cannes, ainsi que celui de déléguée générale du Syndicat des distributeurs indépendants (DIRE) et de chargée de mission auprès du directeur de la Fémis. À partir du 7 janvier, elle succédera au MAD Paris à David Caméo, directeur général depuis 2014 et qui fait valoir son droit à la retraite. Sylvie Corréard aura pour mission de poursuivre la stratégie de développement de l’institution, un nouvel élan initié notamment, en janvier dernier, par la nouvelle identité visuelle de l’institution voulue par son prédécesseur. Cette nomination intervient quelques semaines après celle de Béatrice Quette au poste de conservatrice des collections asiatiques du MAD Paris.

Cet article Sylvie Corréard nommée à la direction générale du MAD Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’Inde à 360° à Paris

connaissance des arts -

Vingt-six acteurs, en costumes blancs immaculés, incarnent tour à tour hommes, dieux, bêtes et plantes dans une mise en scène à 360°. La nouvelle création de Mahabharata-Nalacharitam de Satoshi Miyagi pour la Grande Halle de La Villette, promet d’être spectaculaire ! Acclamée en 2014 à Avignon, cette déclinaison japonaise des amours contrariés du roi Nala et de la princesse Damayanti, l’une des plus célèbres sagas de la culture indienne, allie à merveille trouvailles visuelles, scènes drolatiques et tension dramatique.

Cet article L’Inde à 360° à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Art et philosophie à Langres

connaissance des arts -

En lien avec les Rencontres philosophiques de Langres, qui ont lieu tous les ans, le Frac Champagne-Ardenne propose une exposition constituée d’œuvres de son propre fonds, choisies et présentées selon un point de vue… philosophique. Dialectique oblige, c’est le dialogue des œuvres entre elles, ou avec des référents culturels, ou encore le dialogue entre les disciplines artistiques (arts plastiques, cinéma, littérature, musique…) qui constitue le fil rouge de l’exposition.

Cet article Art et philosophie à Langres est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Marc Barani et Bernard Desmoulin élus à l’Académie des beaux-arts 

connaissance des arts -

Marc Barani a étudié l’architecture et la scénographie, ainsi que l’anthropologie. En 1992, il a reçu sa première commande publique avec l’extension du cimetière de Saint-Pancrace à Roquebrune-Cap-Martin. En 2008, l’architecte a remporté le prix de l’Equerre d’argent du Moniteur pour son travail sur la gare des tramways de Nice, pour lequel il a également été finaliste du prix Mies van der Rohe en 2009. Un an plus tard, il a conçu le pont Renault de l’île Seguin, et en 2011, le pont Eric-Tabarly à Nantes. En 2013, Marc Barani, qui enseigne l’architecture et donne régulièrement des conférences en France comme à l’étranger, a été lauréat du Grand Prix national d’architecture et a reçu, en 2018, la Grande Médaille d’or décernée par l’Académie d’architecture pour son approche transversale entre l’architecture, le paysage et l’urbain. Entre 2015 et 2017, il s’est impliqué dans l’élaboration de nouvelles stratégies architecturales à l’échelle nationale pour le compte du ministère de la Culture. Marc Barani occupe désormais le fauteuil de Claude Parent (1923-2016) à l’Académie des beaux-arts.

Diplômé en 1981, Bernard Desmoulin, quant à lui, a travaillé pour de nombreuses agences à Paris et New York. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis de Rome entre 1984 et 1985, où il a été lauréat des Albums de la jeune architecture. En 1993, Bernard Desmoulin a réalisé la nécropole de Fréjus, mêlant le bâti au paysage. Ses réalisations se situent sur des sites prestigieux tels que la Villa Médicis à Rome, la Salle Pleyel, le musée Rodin, celui du Louvre et de Cluny à Paris, la Zona Rosa à Mexico, les abbayes de Cluny et de Port-Royal des Champs ou encore le Grand Commun du château de Versailles. L’approche pluridisciplinaire de Bernard Desmoulin, entre architecture, muséographie et paysage, l’a conduit à bâtir le musée de Sarrebourg et de mener la restructuration du MAD de Paris. En 2009, il a remporté l’Equerre d’argent pour la réalisation du nouveau conservatoire de musique et de danse de Clichy-la-Garenne. Architecte conseil auprès de l’Etat, il enseigne également à l’Ecole d’architecture de Paris-Val-de-Seine ainsi qu’à l’Ecole de Chaillot. Il a reçu, en 2000, la médaille d’argent de l’Académie d’architecture, où il a été élu membre titulaire trois ans plus tard. Enfin, Bernard Desmoulin a été nominé au prix Mies van der Rohe 2019 pour sa conception des nouveaux espaces d’accueil du musée de Cluny à Paris. Il occupe désormais le fauteuil d’Yves Boiret (1926-2018) à l’Académie des beaux-arts. Les deux nouveaux élus rejoignent, à la section architecture, Roger Taillibert, Jacques Rougerie, Aymeric Zublena, Alain Charles Perrot, Dominique Perrault et Jean-Michel Wilmotte.

Cet article Marc Barani et Bernard Desmoulin élus à l’Académie des beaux-arts  est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Idée lecture : De l’Antiquité à l’antiquaire

connaissance des arts -

Fruit d’un colloque tenu à l’université de Paris-Sorbonne, cet ouvrage traite de la thématique de l’« antiquaire », terme désignant les gens de culture passionnés, depuis le développement de l’humanisme à la Renaissance, par l’Antiquité, et aidés alors par ceux qui maîtrisaient la figuration, du dessinateur à l’ingénieur et à l’imprimeur. Cet intérêt, entrant en résonance avec les autres types de savoirs, influa sur toute la production artistique de l’ère classique et sert de fil conducteur aux douze essais en français divisés en trois thématiques principales : lettrés et artistes étudiant l’antique ; l’illustration antiquaire : techniques, typologies, fonctions ; érudition antiquaire et création artistique. Un livre érudit qui éclaire ces quatre siècles durant lesquels l’Antiquité vivifia, dans un climat d’effervescence permanent, la culture et l’imaginaire européens.

Cet article Idée lecture : De l’Antiquité à l’antiquaire est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Paula Aisemberg nommée directrice des projets artistiques du Groupe Emerige

connaissance des arts -

Après avoir travaillé au sein de galeries d’art contemporain ainsi qu’au poste de directrice de la Maison rouge-Fondation Antoine de Galbert de sa création, en 2001, à sa fermeture, en 2018, Paula Aisemberg a été nommée, le 15 novembre, directrice déléguée de la future fondation dédiée à l’art contemporain du Groupe Emerige, annoncée en janvier 2017 par Laurent Dumas. Elle travaillera en association avec Jérôme Sans, cofondateur du Palais de Tokyo et directeur de l’UCCA à Pékin. Ensemble, ils seront chargés d’élaborer un projet scientifique et culturel pour cette fondation sur l’île Seguin, dont le bâtiment, qui ouvrira ses portes en 2022, a été conçu par l’agence espagnole RCR Arquitectes. Paula Aisemberg est également administratice de la FNAGP et du Crédac, ainsi que membre du comité technique du Frac Picardie et a été, pendant huit ans, vice-présidente du réseau Tram pour l’art contemporain en Ile-de-France.

 

Cet article Paula Aisemberg nommée directrice des projets artistiques du Groupe Emerige est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La plus ancienne peinture figurative connue identifiée à Bornéo

connaissance des arts -

En 1990, une équipe de chercheurs franco-indonésienne découvre, au cœur des falaises environnées de jungle de l’île de Bornéo, un exceptionnel ensemble de peintures pariétales. Dessins d’animaux à l’ocre, mains négatives (réalisées au pochoir), bateaux et figures géométriques révèlent alors, une fois, de plus toute la richesse et la variété de l’art préhistorique de l’Asie du Sud-Est. Plus encore, la grotte de Luang Jeriji Saleh pourrait bien abriter l’un des plus anciens exemples d’art pictural figuratif connu à ce jour, plaçant Bornéo au seuil de l’histoire de l’art. Dans un article paru le 8 novembre dans la revue « Nature », l’équipe de l’archéologue québécois Maxime Aubert, de l’Université de Griffith en Australie, dévoile les conclusions des dernières datations réalisées sur des échantillons de coulées calcaires prélevés sur le site. Celles-ci révèlent trois phases distinctes de réalisation de peintures pariétales, la plus ancienne, à la laquelle appartient la représentation d’un bœuf sauvage local, débutant il y a près de 40 000 ans, juste avant que l’art figuratif ne fasse son apparition en Europe. Rappelons en effet que la plus ancienne peinture figurative retrouvée en Europe, un rhinocéros découvert dans la grotte de Chauvet (France), aurait été réalisée il y 35 300 à 38 000. Après la découverte en septembre dernier du plus ancien dessin abstrait connu au monde, en Afrique du Sud, ces analyses viennent à nouveau remettre en question la traditionnelle vision européocentrée de la naissance de l’art.

Cet article La plus ancienne peinture figurative connue identifiée à Bornéo est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Munich à l’heure florentine

connaissance des arts -

Ce fut l’un des miracles de l’art, l’invention à Florence au XVe siècle d’un art nouveau que l’on baptisa Renaissance… Sujet classique, mais qui bouderait la réunion de cent vingt peintures, sculptures et dessins, où brillent entre autres Giotto, Fra Angelico, Ghirlandaio, Botticelli, Filippo Lippi, Verrocchio, Pollaiolo, Léonard de Vinci et leurs ateliers ? Des prêts prestigieux, comme le Portrait de jeune homme de Lippi, conservé à Washington, étoffent le riche fonds florentin du musée.

Cet article Munich à l’heure florentine est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Jean-Michel Othoniel élu à l’Académie des beaux-arts

connaissance des arts -

Né en 1964 à Saint-Etienne, Jean-Michel Othoniel a lancé sa carrière d’artiste dans les années 1980, travaillant des matériaux inédits tels que la cire ou le soufre. Depuis 1993, il emploie le verre, en collaborant, notamment avec des artisans de Murano. En 1994, Jean-Michel Othoniel a participé à l’exposition « Féminin/Masculin » du Centre Pompidou, avant de devenir, deux ans plus tard, pensionnaire de la Villa Médicis à Rome. Cette étape l’a incité à créer un dialogue entre ses œuvres et le paysage extérieur, concevant des sculptures pour les jardins de la Villa, de la Collection Peggy Guggenheim ou encore pour l’Alhambra de Grenade en 1999. En 2000, l’artiste répond pour la première fois à une commande publique et transforme la station de métro parisienne « Palais Royal-Musée du Louvre » en Kiosque des Noctambules. Jean-Michel Othoniel est exposé dès lors dans de prestigieuses institutions comme le MOCA de Miami, la Fondation Cartier pour l’art contemporain, ou encore, en 2004,  au musée du Louvre dans les salles mésopotamiennes, pour lesquelles il réalise ses premiers colliers autoportants, dont la grande Rivière blanche acquise ensuite par le musée d’art moderne de la Ville de Paris. Le musée Delacroix lui a commandé, en 2012, une série de sculptures, et en 2013, le Mori Art Museum de Tokyo fait appel à lui pour un monumental cœur de perles de bronze doré, installé de façon pérenne dans son jardin japonais. Enfin, en 2015, Jean-Michel Othoniel réalise la première œuvre pérenne commandée à un artiste contemporain au sein du château de Versailles, à l’occasion du réaménagement du bosquet du Théâtre d’Eau avec le paysagiste Louis Benech. Il façonne alors trois sculptures-fontaines en verre doré, inspirées des chorégraphies du maître de danse de Louis XIV, Raoul-Auger Feuillet. Jean-Michel Othoniel, dont l’élection, entérinée le 14 novembre, sera soumise à l’approbation du président de la République, protecteur de l’Académie, rejoint les six membres de la section de Sculpture de l’Académie des beaux-arts : Jean Cardot, Claude Abeille, Antoine Poncet, Brigitte Terziev, Pierre-Edouard et Jean Anguera.

Cet article Jean-Michel Othoniel élu à l’Académie des beaux-arts est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Les céramiques aériennes de Thomas Bohle à Toucy

connaissance des arts -

Thomas Bohle est un céramiste autrichien, né (en 1958) à Dornbirn, où il a toujours son atelier, et jouissant d’une reconnaissance internationale. Un voyage d’études au Japon a définitivement orienté son esthétique vers la pureté éclatante des formes, sans que son art soit pour autant japonisant. Thomas Bohle s’est notamment signalé par ses pièces à double paroi, aux volumes pleins, mais pleins d’air : vases, coupes et bols aériens et parfaits.

Cet article Les céramiques aériennes de Thomas Bohle à Toucy est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Philippe Barbat nommé à la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture 

connaissance des arts -

Philippe Barbat a exercé pendant cinq ans la fonction d’adjoint au directeur chargé des Archives de France, avant de devenir conseiller en charge du patrimoine et de l’architecture au cabinet d’Aurélie Filippetti, alors ministre de la Culture et de la Communication. Il a été, dans ce cadre, responsable des secteurs de l’archéologie, des archives, des espaces protégés, des monuments historiques ainsi que des musées. En 2014, à l’arrivée de Fleur Pellerin en tant que ministre de la Culture et de la Communication, il s’est vu attribuer également le secteur de l’architecture dans ses fonctions. Depuis 2015, Philippe Barbat était directeur de l’Institut national du patrimoine (INP). Nommé à la tête de la Direction générale des patrimoines, il succède aujourd’hui à Vincent Berjot, directeur par intérim depuis juillet dernier. Sa mission principale sera de proposer au ministre de la Culture de nouvelles orientations pour les politiques patrimoniales.

 

Cet article Philippe Barbat nommé à la Direction générale des patrimoines du ministère de la Culture  est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Bai Ming renouvelle la céramique chinoise chez Françoise Livinec

connaissance des arts -

Dans le sillage des grands aînés qui avant lui ont osé défier les règles de la tradition picturale – nous pensons bien sûr à Zao Wou Ki ou au coréen Lee Ungno –, Bai Ming entre en abstraction dès les années 1990. S’il travaille l’encre à la façon du calligraphe, dont le pinceau vertical affronte le papier horizontal, ce n’est pas seulement selon la technique millénaire de ses ancêtres, mais c’est fondamentalement en référence à sa quête stylistique personnelle où se révèle sa passion pour la cartographie, son inclination à une vision binaire de l’espace dans lequel son imaginaire aime à se transporter au ciel pour mieux regarder la terre, pour mieux appréhender le passage du temps. Mais quand tombent les frontières entre réalité et abstraction, surgit la difficulté du vide, de la (re)création. Que chercher si ce n’est la troublante perception d’un soi-même en évolution, pris dans le mouvement imperceptible et constant du monde, du temps, de l’homme…? Son approche de la peinture à l’huile marque sa détermination à appartenir à un mouvement avant-gardiste, à exprimer son époque et sa personnalité. Debout, face au chevalet – à l’occidentale –, Bai Ming affirme la puissance du créateur et, dans l’espace limité de la toile, domine l’émotion unique et si violente d’un homme en prise avec la transcendance de la Nature. Ni les fleuves ni les monts n’existent plus et sa nouvelle symbolique échappe aux codifications. Mais ne retrouve-t-on pas l’évocation inconsciente de ses montagnes natales, érodées de griffures, semblables à celles laissées par le temps sur ses paysages intérieurs…
Le chemin qui mène Bai Ming de la peinture à la céramique se fait naturellement puisqu’il passe son enfance non loin de Jingdezhen, haut lieu des manufactures impériales chinoises de la porcelaine depuis le XIIIe siècle. Par ailleurs, marqué dans son adolescence par un incendie qui a détruit la demeure familiale, il est fasciné par le feu et sur lui s’acharne à prendre comme une implacable revanche. Après avoir abordé les formes des objets du quotidien et la porcelaine des arts appliqués, suivant sa réflexion première, il porte la terre-matière à une expression artistique pure. Il se joue des transparences, des engobes lactés, des profondeurs sous-jacentes, des accidents et de l’aléatoire. Il malmène sans jamais la blesser cette terre qui lui ouvre l’inconnu ; il s’y perd pour mieux définir sa pensée. « Plus je maîtrise la technique, plus je trouve la technique secondaire, la matière devient l’incarnation de mes idées », affirme-t-il. Dépasser la contrainte par la contrainte – 72 étapes de fabrication sont nécessaires à l’élaboration de chacune de ses pièces –, détourner les objets usuels et en modifier les échelles, métamorphoser les décors traditionnels en jeux graphiques abstraits, inventer un répertoire personnel de formes, de signes et de lignes, identifier sa propre écriture au-delà de toute caractéristique connue, tel est le propos de cet immense artiste qui renouvelle avec vigueur une admirable tradition.

Cet article Bai Ming renouvelle la céramique chinoise chez Françoise Livinec est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Dans les profondeurs du baroque à Luxembourg

connaissance des arts -

L’Europe du baroque se nomme Jacob Jordaens (1593-1678), José de Ribera (1591-1652), Van Dyck (1599-1641), Michele Desubleo (1602-1676) et, si elle parle flamand, espagnol ou italien, elle utilise pourtant le même langage pictural, fait d’ombres et d’éclairages dramatiques, de couleurs tendres et flamboyantes, de sentimentalité et de poésie parfois échevelée. Trente œuvres magistrales sont ici réunies de façon exceptionnelle, avant de repartir, pour certaines, au Musée royal des beaux-arts d’Anvers qui rouvrira ses portes en 2019.

Cet article Dans les profondeurs du baroque à Luxembourg est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Quentin Bajac nommé directeur du Jeu de paume à Paris

connaissance des arts -

Quentin Bajac, historien de la photographie de 53 ans, va remplacer Marta Gili à la direction du Jeu de paume à Paris. Après avoir commencé sa carrière au musée d’Orsay, il a été conservateur en chef pour la photographie au Centre Pompidou en 2007, avant d’être nommé directeur de la photographie du prestigieux MoMA à New York en 2013, première nomination d’un Français à ce poste dans l’histoire du musée. En 2017, Quentin Bajac a ainsi été l’un des commissaires de l’exposition « Être moderne, le MoMA à Paris » de la Fondation Louis Vuitton en 2017. Il avait alors candidaté au poste de directeur de la Maison européenne de la photographie (MEP) à Paris en janvier dernier, finalement attribué à l’ancien chef de la photographie de la Tate Modern de Londres, Simon Baker. Quentin Bajac prend donc aujourd’hui la tête des équipes du Jeu de paume, un centre d’art sans collection propre mais réputé par la qualité de sa programmation artistique et culturelle, dont le budget annuel s’élève à 7 millions d’euros.

Cet article Quentin Bajac nommé directeur du Jeu de paume à Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages