Actualité artistique

Arabesques contemporaines à Vaux-le-Vicomte

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Vaux-le-Vicomte, c’est le temple du jardin à la française, façonné par André Le Nôtre au XVIIe siècle, puis revivifié dans les années 1920 par Achille Duchêne. Mais ce chef-d’œuvre n’en est pas pour autant figé. Les aléas naturels le poussent à évoluer. Ainsi, les buis du parterre des boulingrins, affligés de diverses pathologies, ont dû être arrachés, laissant un espace vaquant devant la façade sud du jardin. Comme la nature a horreur du vide, les propriétaires de Vaux ont lancé une consultation auprès d’artistes d’aujourd’hui pour concevoir une œuvre éphémère. Le photographe et designer Patrick Hourcade en est le lauréat avec un projet fidèlement inspiré de Le Nôtre. « Le fait de reprendre l’arabesque était une évidence », affirme Hourcade. Mais ses arabesques prennent la forme de rubans composés de 390 plaques d’aluminium, sur lesquelles se reflètent, comme sur les pièces d’eau, les états changeants du ciel. Ces rubans éphémères resteront en place de deux à cinq ans, le temps de trouver une solution pérenne pour le remplacement des broderies de buis.

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Matisse au cinéma à Nice

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Quand Matisse s’installa à Nice en 1917, il se mit à fréquenter la salle de ciné-concert de la Jetée-Promenade : « Je ne vais pas au cinéma chaque soir, comme cela a été dit, je pense, par Maurice Sachs. Ce serait trop. J’y vais quelques fois pour étudier ce que le cinéma apporte à l’art de peindre et réciproquement » (entretien au « New York Herald Tribune », mai 1933). Le musée Matisse se penche sur les liens entre le peintre et le cinéma dans le cadre de la biennale de Nice « L’Odyssée », dédiée cette année au centenaire des studios de La Victorine. Sans prétendre offrir un regard nouveau sur l’œuvre du maître, l’exposition n’en demeure pas moins intéressante par la diversité des approches où se mêle le plaisir d’une balade accompagnée d’extraits de films des premiers temps, de documentaires et d’hommages de cinéastes tels Jacques Demy et Agnès Varda.

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Mission Patrimoine en péril : les 18 sites emblématiques de l’édition 2019

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Viaduc des Fades
Auvergne Rhône-Alpes

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Le viaduc des Fades a été bâti en 1909. Avec ses piles de pont de presque 100 mètres de haut, il surplombe la vallée de la Sioule. Depuis la fermeture de la ligne de chemin de fer Lapeyrouse-Volvic en 2007, son imposant tablier n’est plus entretenu et se dégrade ; l’état de corrosion pourrait exiger un démantèlement pour raisons environnementales. Sa rénovation et sa mise en sécurité doivent permettre une ouverture prochaine au public. Un projet de vélorail pourrait encourager le développement touristique de cette ancienne région industrielle.

Château de Maulnes
Bourgogne-Franche-Comté

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À proximité de Tanlay et d’Ancy-le-Franc, le château de Maulnes n’a pas la renommée de ses voisins. Classé Monument historique, il est pourtant précieux car unique dans le paysage architectural de la Renaissance française. Construit entre 1566 et 1573 sur un plan pentagonal, il s’articule autour d’un escalier central et d’un puits alimenté par trois sources. Doté d’un logis orné de plafonds à en rayures et de décors peints, il s’agit sans doute d’un ancien château de chasse. Il a été acquis en 1997 par le conseil général de l’Yonne. Une première campagne de travaux a été menée entre 2011 et 2016, avec la restauration de trois façades. L’actuel projet consiste à intervenir sur les deux autres côtés, mais aussi sur les charpentes, les toitures et les planchers.

Glacière d’Étel
Bretagne

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Le patrimoine industriel aussi est à l’honneur ! Construit en 1946 et situé dans l’ancien quartier maritime à côté de la criée, cet édifice aujourd’hui désaffecté est emblématique de l’époque de la grande pêche en Bretagne et témoin d’une architecture industrielle d’après guerre. On y fabriquait jusqu’à 70 tonnes de glace par jour pour conserver les thons dans les bateaux. Outre la restauration et la mise en œuvre de l’étanchéité de la structure en béton armé du bâtiment et de la couverture, l’intérieur sera rénové et aménagé pour accueillir notamment l’office de tourisme et les collections du musée des Thoniers.

Moulins de la Fontaine
Centre-Val-de-Loire

À Thoré-le-Rochette, un site naturel d’exception accueille deux moulins, l’un du XIXe siècle, exploité jusque dans les années 1970, l’autre du XVIIe siècle qui présente un état de dégradation avancé. Sur ce dernier, des travaux doivent être urgemment menés tant sur la charpente et la couverture en tuile que sur les planchers et les menuiseries. Le projet de restauration, porté par l’association Zone i., prévoit la création d’un lieu culturel dédié à l’image et à l’environnement.

Bibliothèque Fesch à Ajaccio
Corse

Le plus atypique est sans conteste la bibliothèque Fesch d’Ajaccio. Sa salle patrimoniale, immense et tranquille, appréciée des étudiants en période de révisions, est installée depuis 1868 dans l’aile nord du Palais Fesch, bâti vers1830. Une extraordinaire collection de 12 310 livres y repose, envoyés en 1801 à Ajaccio par Lucien Bonaparte, frère de l’empereur Napoléon. Parmi ces ouvrages confisqués par les révolutionnaires, un livre d’égyptologie du XVIIe siècle de la collection de Colbert, des ouvrages du Moyen Âge et une trentaine d’incunables, c’est-à-dire des livres imprimés aux balbutiements de l’imprimerie, entre 1455 et 1501. Hélas l’accès aux collections en hauteur est dangereux du fait de la vétusté des escabeaux en bois et la galerie surplombant la salle est désaffectée en raison du délabrement de ses garde-corps. Le coût de la restauration s’annonce aux alentours d’1,2million d’euros. Elle permettra de valoriser le fonds auprès du grand public.

Moulin de Bar-sur-Seine
Grand-Est

Au moulin de Bar-sur-Seine, l’urgence est double : assurer la pérennité d’un édifice menaçant ruine, et transformer ce que les habitants qualifient de « verrue » en un nouveau lieu attractif. Construit dans les années 1860, cet ancien dépôt à grains de plus de 1000 mètres carrés sur cinq niveaux est le dernier vestige des grands moulins à pans de bois utilisant la force hydraulique installés sur la Seine à l’époque de la révolution industrielle. Les fuites d’eau de la toiture ont endommagé la structure déjà dévorée par les insectes xylophages. Estimés à un million d’euros, les travaux vont démarrer au printemps 2020 et se dérouleront en deux phases. La première concerne la charpente, la couverture et le remplissage des pans de bois (opération prévue avec un chantier école, en lien avec l’institut universitaire des métiers et du patrimoine de Troyes). Ensuite, les menuiseries extérieures seront reprises. À terme, ce bâtiment appartenant à un acheteur privé sera en partie dédié à des manifestations culturelles et à la promotion du vignoble champenois.

Beffroi de Béthune
Hauts-de-France

Dans les Hauts-de-France, le beffroi de Béthune doit s’offrir un lifting complet. Dominant la ville à 47 mètres de hauteur, il a été construit entre la fin du XIVe et le début du XVe siècle, à l’emplacement d’une première tour de guet en bois érigée en 1388 et détruite pendant la guerre de Cent ans. Doté d’un carillon à six cloches installé en 1546, il est l’un des rares édifices de Béthune à avoir résisté aux bombardements de la Première Guerre mondiale. Le beffroi souffre de fissures qui lézardent les façades, et de problèmes de toiture. Le programme de restauration, d’environ 1,3 million d’euros, s’accompagne de deux autres projets : ajouter des cloches au carillon et installer un nouvel éclairage extérieur.

Maison de Rosa Bonheur
Île-de-France

Ici, rien ne semble avoir bougé depuis le décès de la maîtresse des lieux, il y a cent vingt ans. Construit au début du XVIIe siècle sur les ruines d’un premier édifice du xve siècle, le château de By, à Thomery (Seine-et-Marne), a été transformé et réaménagé deux siècles plus tard par la peintre, sculptrice et photographe Rosa Bonheur (1822-1899). Lorsque Katherine Brault, l’actuelle propriétaire, a racheté les lieux, en 2018, tout était resté en place : les pièces à vivre meublées et décorées, le belvédère dominant la forêt, l’atelier de l’artiste avec sa blouse, ses palettes, ses pinceaux et, dans les greniers, les photographies, les lettres et les souvenirs de cette femme libre. Labellisé « Maison des illustres », le château est ouvert à la visite par petits groupes, mais d’importants travaux de préservation et de restauration sont nécessaires, estimés à 2,1 millions d’euros. Les charpentes, les menuiseries, les couvertures doivent être refaites sur l’ensemble des bâtiments, château et communs. Dans l’atelier construit par Jules Saulnier dans un style néogothique, des dégâts des eaux ont endommagé les décors peints, et la structure de l’édifice est menacée. Dans le parc de trois hectares jalonné de fabriques, la serre et la verrière sont en triste état, rongées par l’humidité, tout comme le petit pavillon Louis XVI, dont les fresques du plafond et le pavage en mosaïque de marbre sont en péril.

Abbaye Sainte-Marie de Longues sur Mer
Normandie

Dans le Calvados, à proximité des plages du débarquement, l’ancienne abbaye bénédictine Sainte-Marie de Longues, fondée à la fin du XIIe siècle, fut fermée au XVIIIe siècle avant de devenir une exploitation agricole et ce, jusqu’au début du XXe siècle. Depuis plus de cinquante ans, les propriétaires œuvrent activement à la sauvegarde de cet ensemble. Après la restauration des toitures et la consolidation des murs des différents bâtiments, c’est le chœur de l’église, classée Monument historique dès 1915, qui est l’objet de toutes les attentions. Les fonds recueillis dans le cadre de la Mission Bern vont permettre de consolider les murs – construits avec de la pierre de Caen friable et régulièrement attaquée par le sel marin –, de remettre un toit identique à celui visible sur des gravures du XIXe siècle et de rouvrir les baies bouchées en installant des vitraux. Dans un second temps, il est envisagé de restaurer le réfectoire des moines, notamment sa couverture.

Amphithéâtre de Saintes
Nouvelle-Aquitaine

Appelez la Mediolanum ! La ville de Saintes fut longtemps la capitale de la Gallia Aquitania, l’une des trois provinces romaines de la Gaule antique. Elle en conserve encore de nombreux vestiges parmi lesquels l’un des amphithéâtres les mieux conservés de France. Implanté en périphérie, dans ce lieu-dit « le vallon des Arènes », il est de forme elliptique et de dimensions imposantes : avec ses 126 mètres sur 102, il peut accueillir entre 12 000 et 20 000 spectateurs. Les travaux de restauration, qui porteront aussi bien sur les deux portes dites « des Vivants » et « des Morts » que sur le podium, l’arène et les égoûts antiques, devraient permettre à la ville de Saintes d’y proposer une programmation culturelle et patrimoniale innovante.

Fort de Brescou
Occitanie

Le fort de Bescou, bâti au XVIe siècle à 2 kilomètres du cap d’Agde, sur la seule île de la côte languedocienne, fut repère de pirates, puis port militaire sous Richelieu, prison d’État jusqu’en 1852, puis longtemps ouvert au public. Dégradé désormais, il doit entamer des travaux d’urgence, avant de débuter une métamorphose pour accueillir des visiteurs avec une nouvelle scénographie. Espaces de reconstitutions historiques et immersion ludique dans le passé promettent une sensibilisation du public à la cause du patrimoine et de l’environnement.

Ruines du Château de l’Étenduère aux Herbiers
Pays de la Loire

Du château de l’Étenduère, situé aux Herbiers, entre Nantes et Niort, ne subsistent que trois murs sur une plateforme entourée de douves. Simple hébergement au XIVe siècle, hôtel noble au XVe siècle, l’édifice est fortifié au XVIIe siècle avant d’être incendié en 1794 lors des guerres de Vendée. Les ruines sont laissées à l’abandon pendant deux siècles. En 2016, l’association Passion patrimoine, avec le soutien de la commune, entreprend de défricher et nettoyer les lieux avec l’aide de bénévoles. Aujourd’hui, le projet est de reprendre les maçonneries et les arases et de traiter les fissures et enduits lors d’une première tranche puis de restaurer les douves et le pont d’entrée. L’objectif est d’ouvrir ce site au public, fermé pour des raisons de sécurité. Le projet vise également à y créer un théâtre de verdure de plein air, accueillant des rendez-vous musicaux et les grands événements de la ville.

Abbaye de Sénanque
Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Le monument le plus médiatisé de la sélection est la superbe abbaye de Sénanque, posée dans les champs de lavande à Gordes, dans le Luberon. Ce monastère cistercien fondé en 1148 accueillait chaque année près de 200 000 visiteurs, mais dut fermer précipitamment son église abbatiale en 2018. Suite à des travaux sur les sols, d’importants désordres structurels sont apparus, sans doute liés à la destruction d’une chapelle XIXe mitoyenne il y a quelques décennies. Le dôme menace de tomber en ruines. Des travaux importants doivent avoir lieu. Le budget prévisionnel de sauvegarde est lui aussi estimé à 1,2 million d’euros.

Façades des rues Victor Hugo et Bouillé à Saint-Pierre
Martinique

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À la Martinique, les maisons anciennes des rues Victor Hugo et Bouillé, axes principaux traversant la commune de Saint-Pierre, témoignent de l’aménagement urbain avant 1902 et de l’éruption de la montagne Pelée, du temps où la ville était prospère. Ces habitations à l’abandon devraient être réhabilitées tant au niveau de leurs façades que de leurs aménagements intérieurs.

Église de Morne-à-l’Eau
Guadeloupe

Sur l’île de la Guadeloupe, l’église paroissiale Saint-André, située sur la commune de Morne-à-l’Eau, a également été estampillée site emblématique. Construit vers 1930 par Ali Tur (1889-1977), architecte du ministère des Colonies de l’époque, ce grand vaisseau marque le passage d’une architecture en bois à une architecture en béton. La réfection de son clocher, en mauvais état et ne répondant plus aux normes sismiques, permettra de redonner accès à sa nef.

Temples tamouls des Casernes et du Gol Saint-Pierre et Saint-Louis
La Réunion

Du côté de l’océan Indien,à La Réunion, deux lieux de culte hindous, les temples tamouls des Casernes (sur la commune de Saint-Pierre) et du Gol (à Saint-Louis) seront les bénéficiaires de la dotation de la Mission Bern. Affecté au culte depuis 1850, le premier est un petit temple urbain devant lequel une marche du feu est organisée tous les 1er janvier ; le second, édifié en 1852 et consacré au dieu Vishnou, se caractérise par un important décor intérieur peint. Là encore, leur restauration participera à la valorisation des quartiers dans lesquels ils sont implantés

Le Relais Barcarel à Saint-Laurent-du-Maroni
Guyane

En Guyane, le relais Barcarel, bâti par un ancien bagnard dans les années 1880, lié au passé de ville pénitentiaire de Saint-Laurent-du Maroni, fut tour à tour magasin de cartes postales puis de matériel pour orpailleurs. Seul édifice à ossature en bois avec un remplissage en briques apparentes de la ville, il est fermé depuis vingt ans et doit faire l’objet d’une restauration générale afin d’accueillir des logements meublés dont deux aménagés pour des personnes en situation de handicap.

Phare de l’île aux Marins
Saint-Pierre-et-Miquelon

À Saint-Pierre-et-Miquelon, le phare de l’île aux Marins, achevé en 1876, a veillé sur l’accès au port de Saint-Pierre jusqu’en 1961 et raconte toute l’histoire des pêcheurs côtiers de l’archipel français de l’Atlantique nord. Intégrée à un parcours de visite présentant le patrimoine de l’île mais fortement dégradée, cette tour métallique haute de sept mètres doit être rénovée et sécurisée afin que ses abords puissent servir de site de rencontres et d’animations.

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La biennale des Confluences

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En référence à la géographie singulière de la métropole lyonnaise, le titre de sa 15e Biennale d’art contemporain – « Là où les eaux se mêlent » – est surtout emprunté au poète et nouvelliste américain Raymond Carver. Pensé comme « un écosystème, à la jonction de paysages biologiques, économiques et cosmogoniques » par l’équipe du Palais de Tokyo qui en assure le commissariat choral (Adélaïde Blanc, Daria de Beauvais, Yoann Gourmel, Matthieu Lelièvre, Vittoria Matarrese, Claire Moulène et Hugo Vitrani), ce nouvel opus investit, en marge du MAC Lyon et autres adresses balisées, les halles immenses et désaffectées des usines Fagor-Brandt, au cœur de l’ancien quartier ouvrier de Gerland. Parmi les cinquante-cinq talents qui agitent le programme, on guette les propositions de Léonard Martin, Nicolas Momein, Pamela Rosenkranz ou Trevor Yeung.

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Le musée Carnavalet lance un appel aux dons pour restaurer les œuvres de la Salle des Enseignes

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A la couronne d’or, enseigne d’aubergiste parisien, Collection du musée Carnavalet–Histoire de Paris ©musée Carnavalet

Le crowdfunding, ou financement participatif, a le vent en poupe dans les institutions parisiennes. Après « Adoptez une statue du Jardin des Plantes », lancé le 10 septembre par le Muséum national d’Histoire naturelle, c’est au tour du musée Carnavalet de faire un appel aux dons pour restaurer une partie de sa collection. Intitulée « Restaurez les enseignes du musée Carnavalet ! », la campagne a pour objectif de remettre en état vingt pièces, exposées dans la Salle des Enseignes qui reproduit une rue de Paris et ses divers commerces. Ces objets, datant du XVIe au XXe siècle, ont longuement été exposés aux intempéries avant d’entrer dans les collections de l’institution. Dans un Paris où les numéros de rue n’existaient pas encore, ils ont servi de points de repère. Les marchands devaient alors redoubler d’ingéniosité pour se démarquer visuellement et attirer les passants dans leurs boutiques.

A la sirène, XVIIe siècle, enseigne parisienne
Collection du musée Carnavalet–Histoire de Paris ©musée Carnavalet

La campagne de restauration permettra de dépoussiérer les œuvres, de consolider leur structure et de retirer les produits de corrosion. Au Chat qui dort, Au Bœuf normand, Au Soleil d’or et les dix-sept autres œuvres devraient revenir dans la salle, début 2020, aux côtés du Chat noir pour la réouverture, après trois années de travaux, de cet incontournable musée dédié à l’histoire de Paris.

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Nos amies les bêtes à la galerie Costermans

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Créé il y a cinq ans par l’antiquaire Philippe Heim, le Salon des artistes animaliers s’installe chez le plus ancien marchand de Bruxelles, la galerie Costermans. Une vingtaine de créateurs investissent les lieux. Olivier Bertrand, qui crée des animaux en carton, est invité dans la section Révélation. Jean-Christophe Grignard montre les photographies de ses voyages autour du monde. Stéphane Alsac peint des animaux sauvages à l’huile et à l’aquarelle. Et Jean-François Gambino, lauréat du prix de la Fondation Sandoz en 2007, sculpte des animaux.

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Vol et séquestration au château de Vaux-le-Vicomte

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L’histoire semble irréelle, et pourtant, dans la nuit de mercredi 18 au jeudi 19 septembre, les propriétaires du château de Vaux-le-Vicomte, situé à Maincy en Seine-et-Marne, ont été cambriolés. Vers quatre heures du matin, six malfaiteurs sont entrés par effraction dans la chambre habitée par les parents Vogüé. Après les avoir ligotés sans les blesser, les cambrioleurs ont fait ouvrir le coffre aux propriétaires âgés de 91 ans et ont dérobé principalement de l’argent liquide et des bijoux. Le parquet de Melun a ouvert une enquête et l’a confiée à la police judiciaire de Versailles. Le butin est estimé à près de 2 millions d’euros. Chaque année, le domaine de 500 hectares attire 250 000 visiteurs. L’incident ne perturbera pas l’ouverture du château, construit entre 1656 et 1661 pour Nicolas Fouquet, ni aujourd’hui, ni ce week-end, lors des Journées européennes du patrimoine.

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La vente d’art précolombien de Millon a bien eu lieu

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Déesse de la fertilité et de la terre « Coatlicue », Aztèque, Mexique, époque impériale, 1400-1520 ap. JC., vendue 97 005 € par Millon le 18 septembre à Drouot.

Il devient difficile de vendre des objets d’art précolombien aux enchères. Ces dernières années, plusieurs pays ont tenté, et parfois réussi, de suspendre des ventes comprenant des objets témoins des civilisations pré-hispaniques. Il est évidemment légitime que ces pays se manifestent quand les objets s’avèrent avoir été dérobés ou exportés illégalement, ou quand ils sont extrêmement importants et que les pays souhaitent engager une négociation privée plutôt que de devoir surenchérir dans une vente publique. C’est ce qui s’est passé pour cette vente orchestrée par la maison Millon le 18 septembre à Drouot. Quelques jours avant la vente, le Guatemala a demandé la restitution d’un fragment de stèle maya provenant du site archéologique de Piedras Negras, qui serait issu d’un pillage et dont il existerait une photo in situ. Même si un doute persistait sur l’identification de l’objet sur la photo, la collectionneuse qui le mettait aux enchères, Madame Aurance, a préféré retirer le bas-relief de la vente pour entrer en négociation amiable avec les représentants du Guatemala, et l’histoire devrait trouver une conclusion heureuse. Mais les demandes ne sont pas toujours justifiées. La veille de cette même vente, le Mexique a donné une conférence de presse pour expliquer qu’il demandait l’annulation de la vacation car elle contenait 95 objets considérés comme patrimoine national du Mexique, parmi lesquels figureraient de plus une vingtaine d’objets douteux. La demande avait de quoi surprendre : pourquoi réclamer la restitution de faux, et sachant que plusieurs pièces avaient des pedigrees longs comme le bras et étaient déjà passées en vente publique ou avaient été exposées dans des musées les décennies précédentes, pourquoi se manifester sans discernement, et si tard ? En l’absence de preuves, et après examen du dossier le matin même de la vente par l’OCBC, l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels, le procureur de la République a autorisé la dispersion. Elle s’est donc déroulée sans heurts, et a même enregistré de beaux résultats : les 94 lots de la collection Aurance (sans compter la stèle qui va retourner au Guatemala) ont réuni 860 000 € frais acheteurs inclus (avec 93% de lors vendus), et l’ensemble de la vente 1,2 M€. Parmi les belles enchères, citons un bas-relief maya cédé à 65 005 €; la déesse de la fertilité aztèque admirée à la Biennale Paris, grimpée à 97 005 €; et la très belle déesse aztèque de l’eau, Chalchiuhtlicue, exposée dans plusieurs musées et souvent publiée, qui a presque décuplé son estimation avec 377 005 €.

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Disparition de l’illustrateur Pierre Le Tan

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Né à Neuilly en 1960, Pierre Le Tan grandit dans un milieu très artistique puisque son père est le peintre vietnamien Lê Phô. Dès la fin des années 1970, il se spécialise dans le dessin d’illustration et fait la une du « New Yorker ». Viennent ensuite des commandes pour « Vogue », « Madame Figaro » ou « Harper’s Bazaar ». On voit ses dessins originaux, marqués par des traits hachurés et par des couleurs tendres aquarellées, dans des publicités pour Gucci ou Lanvin et sur les affiches de foires comme le Salon du dessin. Il illustre également les romans de Marcel Aymé, Raymond Carver ou Patrick Modiano. On croisait Pierre Le Tan dans toutes les foires d’art ancien et toutes les ventes aux enchères spécialisées tant il aimait et collectionnait les objets.

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Faux tableaux : le présumé faussaire de l’affaire Ruffini arrêté

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Tout commence il y a trois ans, lorsque La Vénus attribuée à Lucas Cranach est saisie durant l’exposition de la collection du prince du Liechtenstein à l’Hôtel de Caumont d’Aix-en-Provence. Suite à une lettre anonyme visant Giuliano Ruffini, la juge française Aude Buresi a été chargée d’une enquête pour faux, escroquerie et blanchiment, et plusieurs œuvres ont été décrochées des musées ou saisies des salles de vente. Le David contemplant la tête de Goliath attribué à Orazio Gentileschi est retiré des salles de la National Gallery à Londres, le Saint François présenté dans l’exposition « El Greco in Italia. Metamorfosi di genio » à Ca’dei Carraresi à Trévise est saisi, tout comme le Portrait d’homme attribué à Frans Hals (classé trésor national par le Ministère de la Culture) et un Saint Jérôme attribué au Parmesan. Dans le cadre de l’enquête, la juge a lancé des mandats d’arrêt européens contre Giuliani Ruffini, son fils Mathieu Ruffini (tous deux arrêtés au printemps dernier) et Lino Frongia. Ce dernier, connu pour son goût et sa pratique de copies des maîtres anciens, a été interpellé la semaine dernière. Les trois présumés faussaires seront convoqués le 10 octobre à Bologne pour examiner la demande de transfert en France. Affaire à suivre…

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Passion patrimoine à Neuilly chez Aguttes

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Durant les Journées européennes du patrimoine, les 21 et 22 septembre, la maison de ventes Claude Aguttes investit pour la troisième année consécutive l’hôtel particulier Arturo López à Neuilly-sur-Seine, demeure de style Louis XVI qui fut l’écrin de fêtes fastueuses dans les années 1950. Ouvert à des visites guidées durant ce week-end, l’hôtel sera remeublé à l’aide d’objets d’art et de meubles anciens, vendus ensuite le 23 septembre dans la salle de bal, dite « salle des coquillages ». Parmi les lots phares de cette vacation, un exceptionnel piano-girafe à l’effigie de l’empereur Napoléon et de Marie-Louise de Habsbourg, un portrait de l’empereur Alexandre Ier de Russie (estimé de 50 000 € à 80 000 €), du mobilier signé de grands noms de l’ébénisterie comme une desserte de Leleu (estimée entre 15 000 € et 20 000 €), des objets rares, de curiosité et des objets de collection tels qu’un plateau en placage d’ivoire réalisé par Ferdinand Duvinage (estimé 15 000 €).

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Séverine Lepape nommée directrice du musée de Cluny

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Une tête, pas si nouvelle, arrive au musée de Cluny. Séverine Lepape, docteure en histoire médiévale à l’EHESS, a été nommée directrice de l’institution par le ministère de la Culture, Franck Riester. Depuis 2014, elle était responsable de la collection Edmond de Rothschild dans le département des arts graphiques du musée du Louvre. Avant cela, Séverine Lepape a été pendant treize ans à la Bibliothèque nationale de France, dans un premier temps en charge de la collection des estampes et dessins des XVe et XVIe siècles, puis de la réserve du département des estampes et de la photographie. Elle a également enseigné dans plusieurs grandes écoles, comme l’École du Louvre, l’École nationale des Chartes ou encore l’Institut national du patrimoine. Elle succède à Elisabeth Taburet-Delahaye qui part à la retraite après quatorze années à ce poste. La nouvelle directrice aura notamment pour mission de préparer la réouverture complète du musée au printemps 2021. Séverine Lepape assure actuellement, avec Michel Huynh et Caroline Vrand le commissariat de l’exposition « Mystérieux coffrets » qui se déroule au musée de Cluny jusqu’au 6 janvier 2020. Elle est aussi commissaire de l’exposition « Albrecht Altdorfer » au Louvre, qui se tiendra d’avril à août 2020.

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Focus œuvre : Le Roi visitant la manufacture des Gobelins

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Sous Louis XIV, l’art est destiné à glorifier le roi et, en 1662, ce dernier souhaite voir mis en scène ses propres exploits. Les quatorze tapisseries qui composent la tenture de l’Histoire du Roi racontent les principales actions politiques, militaires et diplomatiques du souverain. Les compositions sont imaginées conjointement par Charles Le Brun et le peintre flamand Adam-François Van der Meulen. Tissée entre 1673 et 1680, Le Roi visitant la manufacture des Gobelins n’est en rien une représentation fidèle de la visite officielle de Louis XIV en octobre 1667, mais une occasion de montrer les plus belles créations des ateliers. On reconnaît entre autres sur cette tapisserie un tableau de Le Brun (Le Passage du Granique, relatif à l’histoire d’Alexandre), deux tapisseries de la Tenture des Maisons royales (Fontainebleau au fond à gauche, avec ses deux hérons, Versailles à droite), un guéridon faisant partie du Mobilier d’argent au premier plan, et une table d’ébénisterie en plein centre de la composition.

La tapisserie présentée dans l’exposition « Créer pour Louis XIV » à la galerie des Gobelins ©ASLM

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Le Mexique demande l’annulation d’une vente d’objets archéologiques pré-colombiens

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Le débat sur la restitution des œuvres n’est pas seulement réservé aux musées, il touche également les ventes aux enchères. Le mercredi 18 septembre, la maison Millon dont organiser une vente d’objets de la collection de Manichak et Jacques Aurance. Celle-ci comporte des pièces archéologiques préhispaniques que l’Institut national d’anthropologie et d’histoire (Inah) revendique comme patrimoine culturel du Mexique. Le gouvernement mexicain demande ainsi l’annulation de la vente de plus de 120 objets (dont 95 qu’il considère comme provenant de son patrimoine culturel), « comme un premier pas vers la restitution ». D’après l’ambassadeur du Mexique, Juan Manuel Gómez Robledo, la commercialisation de ces objets « encourage le pillage, le trafic illicite et la contrefaçon » et « prive ces pièces archéologiques de leur essence culturelle, historique et symbolique, pour les réduire à des articles décoratifs ». En rappelant le discours qu’a prononcé le président Macron à Ouagadougou en novembre 2017 (« Je veux que d’ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique »), l’ambassadeur en appelle aux autorités françaises pour le retour du patrimoine de Teotihuacan, du Guerrero et de Oaxaca au Mexique. « Au niveau juridique, les Mexicains peuvent réclamer les œuvres en cas de preuve de recel. Dans le cas de la vente de Millon, ils peuvent demander la restitution, mais la vente se fera sûrement », explique Jacques Blazy, expert en art précolombien.
Ce n’est pas le cas d’autres objets inclus dans la vente par Millon. La semaine dernière, un fragment de stèle maya issu du site archéologique de Piedras Negras a été retiré de la vente à cause de son origine. Il a été avéré que cette stèle numéro 9 venait d’un pillage, avant de rejoindre la collection des époux Manichak et Jean Aurance. Le Guatemala a demandé sa restitution et, pour le moment, une négociation à l’amiable est en cours entre le pays d’Amérique latine et la maison de ventes aux enchères. « L’erreur qu’a commis Millon est d’avoir mis en vente ce fragment du site de Piedras Negras, un objet dont il a été prouvé qu’il a été pillé, et qui n’aurait jamais dû être dans le catalogue », réagit Jacques Blazy. Suite à ce retrait, le Mexique, et peut-être également la Colombie, dont l’ambassade a « noté avec préoccupation, lors de l’expertise qu’ils ont réalisée, la présence de pièces qui pourraient faire partie du patrimoine colombien », a l’espoir d’obtenir également gain de cause. « Lorsque le Mexique demande la restitution d’objets, cela plaît et nous montre du doigt comme des pilleurs », continue l’expert. Il existe un cas récent de restitution de pièce archéologique de la France au Mexique. En 2015, un bas-relief olmèque de Xoc datant de trois millénaires, avait été rendu aux autorités mexicaines. À l’instar de la stèle numéro 9 de Piedras Negras, la demande de restitution reposait sur la preuve que ce bas-relief avait été dérobé en toute illégalité dans la Ville d’Ocosingo (Mexique).

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Idée lecture : Le Louvre exfiltré

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Ce roman est constitué de trois récits successifs écrits par des femmes liées à  Jacques Jaujard (1895-1967), le directeur du Louvre pendant la Seconde Guerre mondiale : sa femme, sa nièce et sa maîtresse. La première entremêle son envie d’enfant aux détails de l’exfiltration de La Joconde et du Radeau de la Méduse vers le château de Chambord. La seconde, tout en observant les transformations de son corps d’adolescente, évoque le deuxième déplacement des chefs d’œuvre, de Chambord vers l’abbaye de Loc-Dieu. La troisième, en charge du recensement des œuvres spoliées par les Nazis, termine cette histoire du Louvre pendant l’Occupation. Quelques jolies descriptions de La Grande Odalisque d’Ingres, du Nouveau-Né de Georges de La Tour (pourtant conservé à Rennes) et du Massacre des Innocents (à Chantilly) permettent aux lecteurs de patienter entre les scènes de sexe inutilement récurrentes. N’est pas Annie Ernaux ou Virginie Despentes qui veut. On ne comprend pas certaines libertés avec la trame historique (pourquoi déplacer la salle des Martyrs du Jeu de Paume au Louvre, par exemple ?) alors que tout le récit est basé sur des faits historiques précis. On en vient à se demander s’il ne serait pas mieux de se replonger dans l’histoire de Jacques Jaujard racontée par Christiane Desroches Noblecourt ou dans les mémoires de Rose Valland, dont les épisodes très réels comportent plus de surprises et de rebondissements que ce premier roman.

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Les Micro-folies à la conquête de l’Hexagone

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Imaginée par Didier Fusilier, président du Parc et de la Grande Halle de La Villette, et installée pour la première fois en 2017 à Sevran, la Micro-Folie est un outil ludique et astucieux de démocratisation culturelle. Conçue comme un pavillon à géométrie variable, elle peut être implantée dans tout type de structure (médiathèques, halls de mairie, centres commerciaux, etc.) et présente l’intérêt d’être à la fois simple à installer et peu onéreuse. Depuis sa création, elle a essaimé sur tout le territoire et même à l’étranger, où elle assure la diffusion de la culture française et la promotion de la Francophonie. Au cœur de chacun des dispositifs conçus à ce jour (35 en France actuellement) se trouve une galerie d’art virtuelle, appelée Musée numérique, qui illustre en haute résolution plus de mille chefs-d’œuvre appartenant à des collections nationales, régionales et internationales. Dès l’origine du projet, porté par le ministère de la Culture et coordonné par La Villette, douze institutions muséales lui ont apporté leur soutien, parmi lesquelles le musée d’Orsay, la Réunion des musées nationaux ou encore le château de Versailles. Autour de ce noyau d’images mis à la disposition du plus grand nombre s’articulent différents modules complémentaires choisis, ou inventés, en fonction du lieu d’implantation : ateliers de création, borne de réalité virtuelle, scène, ludothèque, espace de lecture partagée ou encore café associatif. L’objectif affiché est donc de créer un espace d’apprentissage et d’échanges capable d’inciter les populations les plus éloignées de la culture à se rendre au musée. Fort de son succès, le projet Micro-Folie s’apprête à connaître une nouvelle phase de déploiement qui, un an après le lancement du « Catalogue des désirs » par Françoise Nyssen, confirme l’ambition du gouvernement d’amener la culture près de chez nous, et pourquoi pas à notre porte.

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L’art multiple de Sylvie Auvray à la galerie Laurent Godin

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L’exposition de Sylvie Auvray est construite à la manière d’un cadavre exquis. Sa résidence à l’université de Long Beach, en Californie, lui a permis d’expérimenter de grands formats de céramique, mais aussi des dessins, présentés à Paris, qui ont entraîné une nouvelle série de peintures et de plâtres (à partir de 3000 €). L’artiste aime brouiller les pistes mais concède qu’elle s’est inspirée d’un livre acquis au Japon sur les kappas, animaux mythologiques aux multiples interprétations.

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