La part du blanc

88 pages, 44 peintures (aquarelles) qui illustrent de façon "réaliste" les textes écrits depuis qqs années sur un site de partage: "skitour"
En fait, se poser la question du blanc ou de l'espace qui n'est pas occupé par la couleur, c'est un peu ce que l'on dit entre les mots, les mots inventés pour mentir, le blanc du papier ou le vide ne mentent pas. Le blanc peut circuler dans l'espace. Le blanc ne raconte pas d'histoire, il est fluidité au delà du narratif. Le blanc serait le silence dans l'espace, une structure silencieuse qui aussi solidement que la structure noire d’un dessin préparatoire montrerait le chemin d'une volonté intuitive. (En fait je ne dessine pas avant de peindre afin de laisser une grande part au geste spontané du pinceau). La part du blanc, c'est cette part que je laisse au vide...Un peu comme la part des anges, ce pourcentage d'alcool qui va s'évaporer. Bien que, en y réfléchissant de plus près... Je m'explique. Dans l'aquarelle, cette part blanche que je laisse donne la structure du dessin en négatif. Le blanc du papier s'impose par sa présence, présence du vide qui en dit autant que le plein. J'aime prendre comme exemple le travail sur le feuillage d'un arbre. Le pinceau indique la forme en positif, le vide qui demeure entre les feuilles évoque lui aussi une forme de feuillage...Le plein et le vide s'articulent entre eux quand tout va bien, quand le geste traduit une vision synthétique.! Ce qui est vrai avec le feuillage de l’arbre l’est aussi avec tout paysage, toute représentation du réel. Le vide est structure, le blanc peut être lumière ou neige au soleil… Je ne lis pas la neige. Je la pratique le ciel venu. Lire la neige, c'est creuser dedans, découvrir ses couches et deviner Son poids, sa densité, ses différentes nuances de blanc, ce qui la recouvre entre deux couches. Le sable rosé d'un coup de sirocco et le parfum de là-bas, la ligne bleue glace d'un coup de bise. Lire le chaud et le froid, le Sahara et le vent glacial du nord. Je ne lis pas la neige, je m'en goinfre, je la dévore des yeux, des jambes, je la sens depuis que je suis né, dedans, par un mois de décembre. Dans ma ligne bleue, dans mes sapins noirs des Vosges. Nez dedans, Je la sens dans tous mes poils, toujours j'en redemande, insatiable d'elle. Cette passion de la neige me transporte encore, j’ai skié sur tous les continents de la terre, de l’Europe en passant par l’Afrique, l’Asie, l’Australie, Les Amériques. Toujours dans mon sac à dos, une boite d’aquarelle, toujours là même. 40 ans au moins que mes pinceaux la caressent. 40 ans aussi que mes skis caressent les sommets enneigés… Les textes qui accompagnent les aquarelles ont été écrits pour « skitour » qui est un site web de partage des topos de ski. J’ai voulu garder une représentation réaliste dans cette série d’aquarelles. « La part du blanc » se situe au croisement entre liberté d’une vision d’artiste et préoccupation documentaire pour ces « illustrations » de texte. Toutes aquarelles© adagp Alain Gegout. 40x30 sur papier « le moulin du coq »325grm Prix : 30 € TTC. Catalogue offert avec l’acquisition d’une œuvre. Thoiry le 15 mai 2017
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Contactez l'artiste : gegoutalain@gmail.com