connaissance des arts

Dans les hautes sphères de Vladimir Skoda

L’acier est son élément, la sphère, sa forme de prédilection, et l’univers du cosmos son terrain de jeu. Sculpteur né en 1942 à Prague, Vladimir Skoda travaille en volume en entretenant une pratique constante du dessin. À la galerie Catherine Issert, il présente des œuvres réalisées entre 1980 et 2018 autour de la distorsion et de la vision (de 1600 € pour un dessin à 70 000 € pour une grande sculpture) et, en contrepoint, il participe à une exposition collective de sculptures au Château Sainte Roseline. Après un apprentissage du travail du métal en Tchéquie, Vladimir Skoda arrive à Paris en 1968, où il étudie aux Beaux-Arts dans l’atelier de César. Il reste profondément habité par la passion de l’ouvrage du métal qui lui permet d’incarner sa vision poétique de l’astronomie, dont témoignent les titres de ses sculptures : Géométrie non euclidienne, Cinq Corps de Platon IV, Soleil noir, Sphère de ciel – ciel de sphères

 

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Dans le cerveau de Jan Fabre à la Fondation Maeght à Saint-Paul

Il se définit comme un « guerrier et serviteur de la beauté ». La Fondation Maeght accueille l’homme de théâtre, chorégraphe et artiste belge Jan Fabre pour une exposition consacrée à ses sculptures et à ses dessins, traitant de la pensée, du corps et de l’imaginaire en dialogue avec les découvertes scientifiques. Chez ce trublion, le motif du cerveau (de Velázquez, de Stephen Hawking, d’un athée…) devient tour à tour une source, une terre, un personnage, dans des œuvres créées spécialement pour l’événement. L’étrangeté de ses sculptures en marbre, leur blancheur, leur opalescence répondent aux associations libres de ses dessins et collages.

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Les Qing en Occitanie au musée des Beaux-Arts à Gaillac

Le château de Foucaud rouvre en juillet avec une exposition aussi exceptionnelle que spectaculaire sur l’art des lettrés chinois de la dynastie des Qing qui régna du XVIIe au XXe siècle, avec des œuvres sortant pour la plupart pour la première fois des collections du musée d’Art de Pékin. Parmi elles, de nombreux et immenses rouleaux de plus de treize mètres déployés dans leur intégralité (ce qui est rarissime), aux côtés de nombreux objets d’art décoratif, de calligraphies et de peintures. Une belle histoire de coopération culturelle franco-chinoise, qui offre aussi l’occasion de mieux comprendre la philosophie de Confucius.

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[Visite Live] Nicolas de Staël en Provence à l’Hôtel de Caumont

Jusqu’au 23 septembre, l’Hôtel de Caumont-Centre d’art à Aix-en-Provence explore l’art de Nicolas de Staël à travers sa production provençale des années 1953 et 1954. Découvrez le parcours de l’exposition avec Guy Boyer, directeur de la rédaction de Connaissance des Arts.

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Les métamorphoses de Claude Lévêque au Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur

À l’occasion des manifestations de Marseille-Provence 2018, Claude Lévêque imagine une installation immersive et sonore métamorphosant les espaces du Frac. Il invite les visiteurs à pénétrer dans un univers où leur présence devient partie prenante d’un dispositif qui ébranle leurs souvenirs et leurs perceptions. L’artiste réalise aussi à cette occasion une installation inédite à La Chapelle de la Vieille Charité. Le public est convié à circuler d’un lieu à l’autre pour expérimenter ces deux installations durant tout l’été, entre le quartier du Panier et la Joliette.

 

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L’été de Picasso : Picasso concret ?

Tous les chemins mèneraient-ils à Picasso ? Ou bien est-ce l’attirance des contraires qui font se rejoindre le maître des Demoiselles d’Avignon et les maîtres de l’art concret ? Le sens viscéral et passionné de la réalité d’un côté, et l’abstraction froide de l’autre ? Cette exposition parie sur des rencontres insoupçonnées, des croisements entre un Picasso expérimentateur et transgressif des catégories et des savoir-faire consacrés, parfois aussi un Picasso presque abstrait et, de l’autre côté, de plus jeunes artistes en quête de radicalité mais touchés, même négativement, par l’art du grand aîné.

« Picasso à tous les étages ! Picasso et la donation Albers-Honegger »
Du 8 juillet au 7 octobre
Espace de l’Art concret
Château de Mouans, Mouans-Sartoux
06370 Mouans-Sartoux

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Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Sans titre » de Valérie Gans

Satire du monde de l’art et de la société, Sans titre met en scène un artiste sur le déclin qui se fait opportunément manger par des requins à Bali, son compagnon déboussolé qui va jusqu’à tomber amoureux d’une femme, un galeriste peu scrupuleux qui en profite pour faire monter la cote des œuvres restées dans l’atelier, un oligarque russe qui paie des fortunes un tableau de ce « Bacon du XXIe siècle », et un chat courageux qui traverse la France pour retrouver son maître… Bien écrit et caustique à souhait.

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Un panorama de l’Art Nouveau au musée des Beaux-Arts de Nancy

Créée en 1901, l’Alliance provinciale des industries d’art, plus connue sous le nom d’École de Nancy, réunit des industriels, des artistes et des architectes décidés à intervenir dans tous les champs des arts décoratifs, en resserrant les liens entre artisanat d’art et production de série. Dès les années 1890, Émile Gallé, Antonin Daum, Victor Prouvé, Louis Majorelle… partageaient l’ambition d’embellir le cadre de la vie quotidienne, au travers de cet Art Nouveau inspiré par l’harmonie des formes végétales. Organisée hors les murs par le musée de l’École de Nancy sous la houlette de Valérie Thomas et Jérôme Perrin, l’exposition met en lumière les processus de création, les innovations techniques, les matériaux utilisés, ainsi que les lieux de diffusion des œuvres (catalogues ou magasins). Plus de trois cents pièces composent ce panorama très complet des productions Art Nouveau, dans les domaines du mobilier, de la verrerie, de la céramique ou du textile. La riche collection du musée de l’École de Nancy est particulièrement à l’honneur, mais le parcours bénéficie également de prêts du musée des Beaux-Arts de Lyon, du Kunstmuseum de Düsseldorf et du musée d’Orsay, avec pas moins de vingt-six pièces, dont le bureau Forêt (1900) d’Émile Gallé.

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Restitution d’un pastel d’Adelaïde Labille-Guillard, spolié pendant la Seconde Guerre mondiale par les nazis

Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a salué la restitution d’un pastel, faisant partie des MNR, acronyme désignant « les œuvres revenues d’Allemagne à la fin de la seconde Guerre mondiale, après avoir été pour la plupart d’entre elles spoliées à des Juifs, et confiées à la garde des musées nationaux, dans l’attente de leur restitution à leurs légitimes propriétaires ou ayants droit ». Réalisé par Adélaïde Labille-Guillard, artiste peintre, miniaturiste et pastelliste française, ce portrait vient d’être rendu à la famille de Gunzbourg, à laquelle il appartenait. Ce pastel intitulé « Portrait de Catherine Flore Clodion, née Pajou », représente le visage encore enfantin de l’unique fille du sculpteur Augustin Pajou. Très vraisemblablement volé par les Allemands, qui occupèrent le domicile de la famille de Gunzbourg guerre, l’œuvre s’est par la suite retrouvée sur le marché. Elle a alors été achetée par le marchand d’art allemand Hildebrand Gurlitt, dans le but de la placer dans le musée voulu par Hitler à Linz. Ce n’est qu’en 1968, alors que le tableau a été mis en vente à Munich, qu’il a été retrouvé, puis restitué à la France deux ans plus tard. À partir de cette date, l’œuvre a été inscrite sur « l’inventaire de récupération artistique », puis confiée au musée du Louvre, dans le département des arts graphiques, en attendant de retrouver les ayants droit de son propriétaire. Depuis 2013, une grande campagne politique a été mise en place afin « d’identifier les propriétaires au moment de la spoliation, sans attendre que leurs héritiers se manifestent », affirme le ministère de la culture dans un communiqué, tout en appuyant sur le fait que cette politique a été largement renforcée ces dernières années, avec l’appui du Ministère de l’Europe, des Affaires étrangères et de la Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS). C’est dans ce contexte que l’œuvre a pu revenir aux ayants droit de Pierre et Yvonne de Gunzbourg.

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L’âge d’or du baroque vénitien au musée des Beaux-Arts d’Ajaccio

Coincé entre le siècle des Génies et celui de la Gloire, pour paraphraser deux expositions célèbres sur les XVIe et XVIIIe siècles vénitiens, le XVIIe siècle reste négligé. Le baroque vénitien constitue pourtant une période très riche. En témoigne une exposition au musée Fesch, qui propose un panorama de la période la plus dense de la peinture vénitienne (entre 1630 et 1670) montrant la fortune particulière de certains sujets : portraits et autoportraits d’artistes, allégories des arts, visions célestes, héros et héroïnes de la Bible ou de l’histoire antique, thèmes macabres et de mort violente…

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Trois lauréats français pour les 30 ans du Praemium Imperiale

Cette année, pour son 30e anniversaire, le Praemium Imperiale a récompensé le peintre franco-belge Pierre Alechinsky, le sculpteur japonais Fujiko Nakaya, ainsi que l’architecte français Christian de Portzamparc. L’italien Riccardo Muti et Catherine Deneuve font aussi partie des lauréats. Le « Prix d’encouragement jeunes artistes » a quant à lui été remis à la Shakespeare School Foundation, une formation anglaise. Créé en 1988 par la plus ancienne fondation culturelle du Japon, la Japan Art Association, le prix Praemium Imperiale est une récompense artistique qui couvre cinq disciplines : la peinture, la sculpture, l’architecture, la musique, le théâtre et le cinéma confondus. Dès 1997, une nouvelle distinction s’est ajoutée à ces récompenses : le prix d’encouragement pour les jeunes artistes. Elle a pour spécificité de sélectionner des artistes de toutes les nationalités et de choisir des lauréats pour leur rayonnement international. Le jury regroupe chaque année un comité international de six conseillers, composé de personnalités de la sphère publique ou privée.
Depuis la naissance du prix en 1988,149 artistes ont été récompensés et on peut compter parmi eux Christo et Jeanne-Claude, Frank Gehry, Jean-Luc Godard, Zaha Hadid, David Hockney ou encore Anish Kapoor et Renzo Piano. Chaque lauréat reçoit la somme de 15 millions de yens (environ 117 000 euros) et se voit remettre un diplôme et une médaille par Son Altesse Impériale le prince Hitachi, frère cadet de l’empereur. Cette année, la remise de prix aura lieu le 23 octobre au Meiji Kinenkan.

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Pierre Soulages, une leçon de peinture à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny

Comment se constitue une œuvre ? La Fondation Pierre Gianadda, qui fête ses 40 ans, fait un beau cadeau à ses visiteurs. Elle offre l’occasion exceptionnelle d’approcher ce mystère, en parcourant, de 1948 à nos jours, le travail d’un immense artiste, Pierre Soulages : vingt-quatre œuvres issues de la collection du Musée national d’art moderne, jamais montrées ensemble, seize peintures dont deux goudrons sur verre, trois brous de noix, cinq dessins, auxquelles s’ajoutent trois brous du musée de Rodez et quelques pièces de collections particulières. Jusqu’à une peinture de juin 2017, prêtée par Pierre et Colette Soulages. Une vie, en somme. Dont on pense toujours qu’elle a été consacrée au noir, voire à l’« outrenoir »,  ce néologisme que le peintre a créé pour définir le noir fluide qui recouvre la toile, alors qu’à travers toutes ses expériences pour le travailler, c’est la lumière qu’il poursuit. Le noir, l’état antérieur à la lumière. Contrairement à ce que prétendait un chanteur populaire, le noir n’est pas noir, c’est bien autre chose.

 

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En piste au musée de Bourgoin-Jallieu !

Le cirque a de tout temps fasciné et inspiré les artistes. Du milieu du XIXe siècle aux années 1960-1970, peintres et sculpteurs ont manifesté leur intérêt pour l’univers circassien. Des œuvres hautes en couleur (Georges Rouault, Alphonse Cornet, Thomas Gleb…) venues des plus grands musées de France – musée d’Orsay, Centre Pompidou, musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée – et de collections privées évoquent les acrobates, les écuyères, les clowns célèbres ou les chapiteaux. Des costumes exceptionnels (François Fratellini, Bernard Buffet…), des vêtements et accessoires de mode (Hermès) complètent l’ensemble.

 

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Initiez-vous à l’art contemporain avec les Conférences de Connaissance des Arts !

Nous vous donnons rendez-vous chaque mois dans notre Auditorium, situé au 10, boulevard de Grenelle à Paris, pour assister à la présentation d’un thème par la présidente de l’Association Internationale des critiques d’art (AICA).
Chacune de nos conférences vous permettra de mieux appréhender l’histoire de l’art contemporain et d’approfondir votre connaissance de ses grands thèmes et réflexions.

Inscrivez-vous dès à présent à l’ensemble du cycle de 10 conférences au prix préférentiel de 200€ : Réserver le Cycle  Ou choisissez à la carte les conférences de votre choix au prix de 25€ par conférence Pourquoi s’intéresser à l’art contemporain ?
le 20.09.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’abstraction lyrique & l’abstraction géométrique
le 18.10.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Le Pop Art & le Nouveau Réalisme
22.11.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

L’art conceptuel & l’art minimaliste
20.12.2018 – 18h30 à 20h00 : Réserver

Fluxus & l’art vidéo
24.01.2019 – 18h30 à 20h00

La saga du Body Art
21.02.2019 – 18h30 à 20h00

L’art cinétique : illusions d’optique
28.03.2019 – 18h30 à 20h00

L’art des villes & l’art des champs
18.04.2019 – 18h30 à 20h00

Les mille et une façons de faire de l’art : rituels, process & protocoles
23.05.2019- 18h30 à 20h00

L’art contemporain, la publicité, la mode & le marketing
20.06.2019 – 18h30 à 20h00

Journaliste et critique d’art, Elisabeth Couturier écrit régulièrement pour les magazines « Art Press », « l’Œil » ou encore « Historia » et a notamment produit plusieurs émissions de radio sur l’art pour France Culture, dont l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Auteure de la collection de films de 26 minutes Les petits secrets des grands tableaux et commissaire pour l’Institut français de l’exposition « Tableaux-tables », elle donne régulièrement des conférences sur l’histoire de l’art et les principaux mouvements contemporains.

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Sous le soleil de Cross au musée des Impressionnismes-Giverny

En 2012, le musée Marmottan Monet s’attachait à montrer la place déterminante qu’occupa Henri-Edmond Cross (1856-1910) au sein du néo-impressionnisme, dominé par Georges Seurat et Paul Signac. Mais depuis 1998 et l’exposition organisée à la Chartreuse de Douai, aucun accrochage monographique n’avait rendu au peintre pointilliste l’hommage qu’il méritait. En une centaine de peintures, d’aquarelles et de dessins, le musée des Impressionnismes de Giverny lui consacre une très belle rétrospective. Le parti pris chronologique choisi par Marina Ferretti permet de mesurer la rapidité de son évolution, depuis ses débuts académiques marqués par les leçons de Carolus-Duran (1837-1917), jusqu’aux compositions solaires du début du XXe siècle, stylistiquement assez proches des premières œuvres fauves de Matisse et Derain. Entre-temps, le peintre a découvert la lumière du Midi et rencontré à Paris, en 1884, Georges Seurat, Paul Signac, Albert Dubois-Pillet et Charles Angrand à l’occasion du Salon des indépendants. Cross n’adoptera la technique du pointillisme qu’en 1891 (l’année de la mort de Seurat), en des tableaux aux tonalités claires, hymnes à la beauté des paysages méditerranéens de Saint-Tropez, du Lavandou ou des îles d’Or. À deux pas des jardins de Claude Monet, ne manquez pas l’occasion de redécouvrir ce peintre discret, maître des harmonies douces.

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