connaissance des arts

Le plus vrai que vrai de Valérie Belin chez Bernard Magrez

Divines ou glaçantes, selon la vision qu’on a d’elles, les Super Models de Valérie Belin paradent au Château Labottière en compagnie des All Stars, vedettes obsessionnelles de nos nuits blanches, et des Natures Mortes trop parfaites pour être vraies… Malaise, ironie, discordances visuelles, le tout sous le patronage de couleurs implacables : une belle introduction à l’univers troublant de la photographe française.

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Carmelo Zagari, les yeux dans les yeux au Musée international des arts modestes

Pendant douze ans, Carmelo Zagari s’est retiré dans son atelier de Crespian dans le Gard. De cette introspection, le peintre a fait naître une centaine de portraits grand format : ses amis, sa famille, lui-même… Les regards des membres de son petit monde croisent le nôtre comme ils ont croisé le sien. On pense à Platon, pour qui les yeux d’autrui sont un moyen de mieux se connaître. Tout cet ensemble influencé par l’esthétique populaire du cirque, de la Commedia dell’arte, du carnaval et du tarot divinatoire, peut se lire comme un superbe autoportrait du peintre.

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La tempête selon Hugues Reip à Sète

Elle réunit les œuvres de quarante-sept artistes, de Yan Pei-Ming à Claude Lévêque, Martine Aballéa, Valérie Jouve ou Johan Creten qui, par la puissance de leur art, évoquent la menace et l’imminence de la tempête, de la première goutte d’eau au premier éclair, ou font résonner la peur mêlée de fascination éprouvée face aux éléments déchaînés, la foudre, le vent, le tonnerre… faisant de cette exposition un « événement indéfinissable ».

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Le Fonds Leclerc, fan des années 80

La bonne idée est d’avoir élargi le propos au-delà de la France et de la Figuration libre (Robert Combas, Hervé et Richard Di Rosa, Rémi Blanchard, François Boisrond, Catherine Viollet, qui ouvrent le parcours). En plus de deux cents œuvres pour la plupart issues de collections privées, l’exposition se penche sur d’autres courants et mouvements qui, ailleurs dans le monde, ont également puisé leur inspiration dans la rue, la culture populaire, la bande dessinée, la télévision, les médias… Les surprises sont nombreuses, et réjouissantes. Ainsi des Nouveaux Sauvages (Neue Wilden) actifs à Berlin et Düsseldorf, ou des Nouveaux Artistes de Leningrad (Afrika, Igor Veritchef, Inal Savchenkov). Réunis autour de Timour Novokov, ces derniers produisaient dans la clandestinité, ne faisant pas partie de l’art officiel soviétique. Enfin, une section est dédiée à New York, rendant hommage aux figures de l’art urbain que furent Kenny Scharf, Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. « Je ne voulais que des œuvres de leurs débuts, qui témoignent d’une joie de vivre et de peindre, juste avant les années Sida », précise Pascale Le Thorel.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Camille Corot, peintre de figures au musée Marmottan Monet (2/2)

Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir l’exposition « Corot. Le peintre et ses modèles » qui se tient au musée Marmottan Monet, jusqu’au 8 juillet.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Trésor à vendre : Dans les coulisses avec Degas

La vente Christie’s Londres du 27 février prochain promet déjà de bien beaux résultats si l’on s’en tient à la richesse de son catalogue. Parmi les lots phares, citons notamment Mousquetaire et nu assis de Pablo Picasso, un tableau de 1967 estimé entre 12 et 18 millions de livres, une toile de 1906-07 d’André Derain intitulé Londres. La Tamise au pont de Westminster, estimée entre 6 et 9 millions de livres ou encore une collection de dix œuvres abstraites de Frantz Kupka, Picabia ou encore George Braque.

Edgar Degas, Dans les Coulisses, pastel sur lin, vers 1882-1885, 66.7 x 37.5 cm © Christie’s

Mais une œuvre plus ancienne devrait tout particulièrement retenir l’attention des collectionneurs, privés comme publics : un pastel sur lin d’Edgar Degas réalisé vers 1882-1885, intitulé Dans les coulisses, qui temoigne du talent de coloriste de l’artiste comme de sa capacité à capturer l’essence de la vie moderne. Mesurant près de 67 cm de haut, l’œuvre représente un homme et une femme deprofil, se tenant debout dans les coulisses de l’Opéra à Paris. Le cadrage serré à l’extrême sur les personnages focalise l’attention du spectateur sur leur intimité supposée, tandis que l’action à proprement parler se déroule hors-champ, sur la scène. L’univers théâtral, thème cher à Degas, lui offre ici encore l’occasion de s’intéresser, non pas au spectacle, grand absent de la composition, mais bien au public dont l’attitude et les regards donnent toute son intensité dramatique à l’image.
Délicate et d’une saisissante intensité, cette composition sera choisie par Degas pour apparaître dans la suite des quinze d’estampes qu’il fait réaliser, vers 1888-1889, par le lithographe G.W. Thornley. Cette œuvre témoigne, en outre, d’une phase de transition dans la carrière de l’artiste qui délaisse progressivement la peinture à l’huile à partir des années 1880, lui préférant l’immédiateté du pastel.
Dans les coulisses est resté dans la famille d’Henri Rouart, ami proche et mécène de Degas, jusqu’en 1997, date à laquelle il est acquis par le propriétaire actuel. Très peu montré jusqu’à ce jour, ce pastel a été présenté pour la dernière fois au public en 2008, dans le cadre de l’exposition « Impressionist Interiors », à la National Gallery of Ireland.

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Voyage Connaissance des Arts : « Aix-en-Provence et Luberon : sur les pas de Paul Cézanne et Nicolas de Staël »

Du 4 au 6 mai 2018, Connaissance des Arts vous propose un voyage inédit sous le signe de l’art moderne et contemporain, sur les pas de Paul Cézanne, Nicolas de Staël et de grands noms de l’architecture et du design… De belles découvertes en perspectives !

Durée : 3 jours / 2 nuits, au départ de Paris

Les points forts du voyage :
• L’expertise de Connaissance des Arts
• La présence de Guy Boyer le premier jour
• En exclusivité, une visite privée de l’exposition Nicolas de Staël en Provence avec la participation
de Gustave de Staël en personne
• Une visite privée de l’atelier de Paul Cézanne
• La découverte des carrières de Bibemus où Paul Cézanne a peint de nombreuses toiles
• Un groupe restreint (25 personnes maximum)
• Un survol en hélicoptère de la montagne Sainte-Victoire (en option)

Séjour en pension complète, hébergement au Grand Hôtel du Roi René ****

Ce voyage vous invite à la découverte de Nicolas de Staël, dans le cadre de l’exposition organisée du 27 avril au 23 septembre 2018 par l’Hôtel de Caumont Centre d’art d’Aix en Provence, sur la période provençale de l’artiste. Une occasion de revenir sur les pas de cette figure majeure de l’art moderne lors d’une découverte du Luberon, où l’artiste vécut en 1953, mais aussi d’une visite privée de l’exposition en compagnie de son fils, Gustave de Staël. Un voyage sous le signe de l’art moderne mais aussi contemporain, à la découverte de grands noms de l’architecture contemporaine et du design au domaine du Château La Coste, dans cette région qui inspire encore de nos jours de nombreux artistes. De belles découvertes vous attendent…

> Informations détaillées et réservation :
Ou par téléphone : 01 85 73 38 35
Du lundi au vendredi de 9h30 à 19h, samedi de 9h à 13h
Télécharger la brochure :

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Décès de l’artiste américaine Sonia Gechtoff

Née en 1926 à Philadelphie, Sonia Gechtoff est diplômée de l’Académie des beaux-arts de Pennsylvanie en 1950 avant de quitter sa ville natale pour San Francisco, l’un des berceaux du mouvement de l’expressionnisme abstrait. Elle y côtoie des artistes comme Hassel Smith, Ernest Briggs, Byron McClintock mais aussi Clyfford Still, qui a profondément nourri sa démarche artistique. Ses peintures, souvent réalisées à grande échelle, et ses dessins abstraits démontrent l’importance que l’artiste donne au pouvoir expressif de la couleur, aux coups de pinceau spontanés et à la peinture à l’huile appliquée par couches épaisses. Son autoportrait, The Angel (1953-1955), est régi par des couleurs vibrantes et des touches de pinceau énergiques et très épais. Après avoir épousé un artiste expressionniste abstrait, James « Jim » Kelly en 1953 (avec lequel elle restera toute sa vie, jusqu’au décès de Kelly en 2003), le couple s’installe à New York et y multiplie les expositions. Le travail de Sonia Gechtoff est présenté notamment au Guggenheim Museum aux côtés de celui de Willem de Kooning, Franz Kline, Robert Motherwell et de Jackson Pollock. L’artiste obtient ainsi une reconnaissance nationale en 1954 et organise deux solo shows au Young Museum de San Francisco et à la Ferus Gallery de Los Angeles en 1957. Dans sa dernière exposition qui se déroule en 2015 au Denver Art Museum, sont présentées de nombreuses femmes artistes issues de l’expressionnisme abstrait. Les œuvres de Sonia Gechtoff sont aujourd’hui conservées dans plusieurs collections nationales américaines tels que le MoMA, le Guggenheim, le San Francisco Museum of Modern Art (SFMoMA), le Metropolitan Museum of Art (MoMA) et le Whitney Museum.

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Vos idées de sortie : La Biennale d’architecture d’Orléans

Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir la première édition de la Biennale d’Architecture d’Orléans qui présente 45 architectes contemporains internationaux jusqu’au 1er avril.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Les clichés fluides de Marc Trivier à Charleroi

Artistes, hôpitaux psychiatriques, abattoirs… ont longtemps formé, en images puissantes et rudes, l’univers de Marc Trivier, photographe belge né en 1960. Le paysage domine aujourd’hui son œuvre, qui n’en est pas moins poignante. Forêts, collines, arbres fantomatiques, brouillard noyant l’image comme le souffle du temps qui s’étire, ont été convoqués pour cette exposition poétique, angoissante, dérangeante. Ce n’est pas le sujet qui fait la photo, c’est l’œil.

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Signature d’une première convention pour le « Loto du Patrimoine »

En décembre dernier, l’Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé la création par la Française des Jeux d’un « Loto du patrimoine » dont une partie des recettes, reversées à l’État, permettra de financer la préservation des Monuments historiques. Une première convention relative à l’utilisation des recettes issues de ce jeu de loterie vient d’être signée entre le ministère de la Culture et la Fondation du patrimoine, lors d’une séance officielle qui réunissait au Palais de l’Élysée Françoise Nyssen, ministre de la Culture, Stéphane Bern, chargé d’une mission de recensement du patrimoine immobilier en péril, Guillaume Poitrinal, président de la Fondation du patrimoine, et Stéphane Pallez, présidente directrice générale de la Française des Jeux.
Le premier tirage du « Loto du patrimoine » aura lieu le 14 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, et s’accompagnera d’un nouveau jeu de grattage, dont les billets seront vendus chez les buralistes 15 € l’unité, à partir du 3 septembre. Ces tickets à gratter mettront en avant une vingtaine de monuments emblématiques de la variété du patrimoine français dont ils porteront les représentations. Cette double opération devrait permettre à l’État de récolter 15 à 20 millions d’euros qui viendront alimenter un fonds dédié au patrimoine en péril géré par la Fondation du patrimoine. Cette année, une centaine de projets de restauration, publics et privés, répartis sur l’ensemble du territoire français, pourront ainsi bénéficier d’une subvention, complétée la plupart du temps par une souscription populaire. La liste des projets retenus parmi les 1800 dossiers proposés par la Fondation du Patrimoine, rendue publique à la fin du mois de mars, devrait concerner aussi bien le patrimoine rural, militaire ou religieux que résidentiel, industriel ou relatif aux jardins. Cette sélection, établie par le Comité présidé par Stéphane Bern, prendra en compte l’intérêt patrimonial et culturel du projet, le caractère d’urgence de la restauration envisagée ainsi que la qualité des actions de valorisation qui l’accompagnent. L’importance des retombées économiques du projet ainsi que sa contribution au développement économique local est également un critère décisif. Afin de contribuer à la revitalisation des territoires, le Comité privilégiera les zones rurales et petites agglomérations, tout en respectant un équilibre géographique global.

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Vendredi lecture : Antoni Clavé l’expérimentateur à la BnF

Antoni Clavé, œuvre gravé, catalogue raisonné, texte en français, anglais et espagnol, éd. Skira (260 pp., 700 ill., 99 €).

C’est avec ses aînés et compatriotes Francisco Bores, Manuel Angeles Ortiz et Joaquín Peinado qu’Antoni Clavé (1913-2005) a commencé sa carrière au sein de l’École de Paris. Espagnol pour les Français, français pour les Espagnols, Clavé a difficilement trouvé sa place, dans l’ombre de Miró et Tapiès pour la face espagnole, de Dubuffet et Soulages pour le versant français. Avec l’exposition de ses gravures à la Bibliothèque nationale de France (jusqu’au 25 février) et la parution de ce catalogue raisonné, vient enfin le temps de la reconnaissance de ce peintre « qui évitait de choisir ses modèles dans le monde extérieur des apparences visuelles » (Tomàs Llorens). Figuratif avec ses Natures mortes et ses Toreros très picassiens, partiellement abstrait avec ses Compositions et ses Pochoirs, Clavé expérimente toujours, du graphisme-graffiti à l’assemblage en gravure et au gaufrage. L’occasion idéale de découvrir cet artiste singulier.

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La Belle Époque de Toulouse-Lautrec à la Fondation Pierre Gianadda

La France, engouée de japonisme, remettait alors en vogue l’estampe et se passionnait, depuis la libération de l’affichage public en 1881, pour un nouveau type de publicité lithographique en couleur. Lautrec eut la révélation des potentialités artistiques de l’affiche avec France-Champagne de Pierre Bonnard. En 1891, le succès remporté par sa première affiche du Moulin Rouge venant remplacer celle (1889) de Jules Chéret le propulsa au premier rang pour sa capacité à saisir des étincelles de vie dans un expressionnisme sans fard et hors de tout carcan classique. En près de vingt ans de production, Lautrec signa trente et une affiches et plus de trois cent soixante lithographies, publiées dans des journaux illustrés, albums ou bien revues spécialisées telles que « Les Maîtres de l’affiche » (1895-1900). Toutes ces œuvres significatives figurent bien entendu à Martigny avec celles d’artistes ayant œuvré jusqu’à l’avant-Première Guerre mondiale, tel Pablo Picasso qui, en digne héritier de Lautrec, grava une suite intitulée Saltimbanques (1904-1905).

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Décès de l’artiste conceptuel belge Jef Geys

Jef Geys dans l’exposition collective « Le destin des châteaux croisés », Château Shatto, Los Angeles, 2018 © Elon Schoenholz. Courtesy Air de Paris, Paris and Château Shatto, Los Angeles

Né en 1934 à Bourg-Léopold, ville située dans la province belge du Limbourg, Jef Geys se forme à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers avant de s’installer à Balen, où il enseigne l’art pendant plus de trente ans dans une école pour jeunes filles. Cette activité d’enseignant lui offre le cadre idéal au développement d’une critique personnelle de la société et de l’art, qui fonde sa pratique artistique. S’inscrivant dans la lignée du Bauhaus et de l’art conceptuel, il construit, durant plus de cinquante ans une œuvre complexe et perturbatrice où coexistent les évocations de sa vie privée et de son environnement quotidien, ainsi que les interprétations de son rapport au monde. Ses créations se nourrissent de ses expériences artistiques, pédagogiques et familiales, dont il conserve méticuleusement les vestiges matériels, photographies, retranscriptions de conversations ou objets, qu’il répertorie, en véritable archiviste, avant de les intégrer à ses œuvres. Réflexif, son art se fait également communautaire et social, comme en témoignent notamment son projet pour la Biennale de Venise 2009, intitulé Quadra Medicinale, qui propose une variation sur les thèmes du biotope, ou bien encore son solo show, présenté actuellement à la galerie Max Mayer à Düsseldorf, qui prend pour point de départ onze toiles de Martin Douven, un peintre autodidacte originaire de sa ville natale.

Vue de l’exposition « Le Tour de France 1969 d’Eddy Merckx », Air de Paris, Paris, 2018 © Marc Domage Courtesy Air de Paris, Paris

Héritier de Marcel Duchamp, Jef Geys prône un art subversif, non-élitiste et décloisonné, et va jusqu’à suggérer au Musée royal des beaux-arts d’Anvers de dynamiter leur bâtiment, en réponse à leur proposition d’exposition individuelle en 1970. Cette volonté de remettre en question le système établi et d’en dénoncer la corruption s’illustre pleinement dans le goût de l’artiste pour les jeux de contrastes et la mise en présence de forces contradictoires au sein de ses œuvres.
Méconnu du grand public, Jef Geys, dont le travail fait l’objet d’une reconnaissance internationale, est considéré comme l’un des artistes belges les plus influents de l’après-guerre. Avant la Biennale de Venise de 2009, il représente la Belgique en 1991 aux Biennales internationales d’art de São Paulo et participe également à la Documenta 11 de Cassel en 2002. L’œuvre de l’artiste fait actuellement l’objet de deux expositions, l’une chez Château Shatto à Los Angeles, intitulée « Le Destin des Châteaux Croisés », l’autre chez Air de Paris à Paris, ayant pour titre « Le Tour De France d’Eddy Merckx 69 ». Deux autres expositions, à l’élaboration desquelles l’artiste a étroitement collaboré, verront également le jour à Portland, à la Yale Union et au MAC’s – Grand-Hornu en Belgique en avril prochain.

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Stephen Shore, maître incontesté de la contemporanéité au MoMA

À tout juste 20 ans, l’Américain Stephen Shore (né en 1947) quitte la Factory d’Andy Warhol pour se lancer sur la route, saisissant la poésie du quotidien, la lumière changeante et les subtilités de la couleur. Durant quelque cinquante ans, sa curiosité et son goût pour l’expérimentation le mèneront de la couleur au noir et blanc, de l’instantané à la chambre sur trépied et jusqu’à Instagram, dont il a fait un espace de diffusion privilégié de sa production, conçu à la manière d’un journal.

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Art Capital : le bon plan des estampes

Les habitués des grandes foires comme la Fiac seront un peu déroutés. Quand on entre sous la verrière du Grand Palais, à l’occasion d’Art Capital, l’espace est divisé en quatre salons différents : les Artistes français, les Indépendants, Comparaison et le Dessin et la peinture à l’eau. De plus, les quatre salons exposent directement les artistes, sans le filtre des galeries, ce qui aboutit à des confrontations d’œuvres parfois surprenantes. Mais l’intérêt de ce grand rassemblement est justement de permettre à des artistes de tous les horizons d’exposer dans un lieu prestigieux, et de toucher un public qui n’a pas l’occasion de venir dans les ateliers. Les prix sont eux aussi bien différents de ceux pratiqués dans les grandes foires marchandes. On trouve des toiles à partir de 1 000 € et des estampes à partir de 200 €. Notamment du côté des Artistes français, société héritière des grands salons officiels créés par Colbert, qui fût fondée en 1881 à l’initiative de Jules Ferri, où la section Gravure offre, de par les techniques employées, une belle homogénéité.

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