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Les 3 nominées du 11e Prix de dessin de la Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain sont…

Pour sa 11e édition, le Prix de dessin de la Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain met à l’honneur trois artistes plasticiennes résidant en Europe : Mamma Andersson, Leiko Ikemura et Juul Kraijer. Leur travail sera présenté au Salon du dessin 2018, au cours duquel sera dévoilée la lauréate le 22 mars.

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Le gouvernement espagnol impose à la Catalogne la restitution du trésor de l’Aragon

Depuis 1996, l’Aragon réclamait à sa région voisine, la Catalogne, le « trésor de Sijena », provenant du monastère royal Sainte-Marie de Sijena, fondé au XIIe siècle et situé dans la région désertique de Los Monegros. Ce monastère se trouve donc administrativement sur le territoire autonome d’Aragon et spirituellement en Catalogne puisqu’il dépend du diocèse de Lérida. En 1970, comme le bâtiment menaçait de s’effondrer, les nonnes se sont repliées à Barcelone dans un autre établissement de leur congrégation, l’Ordre de Malte, et le trésor a été mis en dépôt au musée diocésain de Lérida. Dans les années 1980-1990, l’Ordre de Malte vend le trésor du couvent au gouvernement catalan, sans en informer le ministère de la Culture ni la région d’origine des œuvres. Comme l’explique le site El Independiente : « Il n’y aurait eu aucun problème sur cette vente si le couvent de Sijena n’avait pas été déclaré Monument national en 1923, ce qui signifie que tous ces biens sont devenus un patrimoine national et ne pouvaient donc pas faire l’objet d’une transaction financière sans l’autorisation du gouvernement central, ce que n’ont jamais fait les moniales ni les autorités catalanes. C’est pour cela que l’Aragon considère qu’il s’agit d’une spoliation et que la région lutte depuis 2012 pour récupérer ces œuvres. »
Rendue publique en 1995, l’affaire est rapidement portée devant les tribunaux et donne lieu à une bataille judiciaire de près de vingt-deux ans. En 2016, la Catalogne restitue à la région aragonaise une cinquantaine d’œuvres appartenant au « trésor de Sijena », conservées jusque-là au musée national d’art de Catalogne. Le 11 décembre dernier, les quarante-quatre œuvres restantes quittent les réserves du musée de Lérida pour rejoindre le monastère de Sainte-Marie de Sijena, sous les sifflets de plusieurs centaines de manifestants catalans. Le trésor comprend notamment trois sarcophages en bois polychrome, des sépulcres, des fresques et plusieurs hauts-reliefs en albâtre datant du XVe siècle et réalisés par le sculpteur français Gabriel Joly. Le ministre de la Culture, Íñigo Méndez de Vigo, a ordonné aux responsables du musée de Lérida d’obéir à l’arrêt du tribunal de 2015 selon lequel il fallait rendre la collection Sijena aux Aragonais. Le retour des œuvres d’art dans le monastère a été rendu possible grâce à l’application de l’article 155 de la Constitution espagnole qui a permis, le 27 octobre, de mettre sous tutelle les institutions catalanes, après la déclaration d’indépendance du président Carles Puigdemont, qui, depuis son exil à Bruxelles, crie à la « spoliation ».

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Hessie ou le temps domestique aux Abattoirs de Toulouse

Née à Santiago de Cuba, Carmen Lydia Djuric, dite Hessie (1936-2017), vivait de­puis les années 1960 en France où elle avait épousé le peintre monténégrin Dado. Artiste discrète et mystérieuse, longtemps marginalisée, elle utilisait, à l’instar des « Nouvelles Pénélopes », la broderie, qu’elle mêlait à des matériaux pauvres, à des déchets, pour créer un langage minimaliste et subversif. L’exposition montre des séries sur tissu et papier, des collages, des pièces inédites. Art de résistance et de survie, art qui relie les êtres abandonnés comme le fil rassemble les morceaux de tissu, comme la poésie réunit les solitudes.

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Lise Sarfati : la chasse à l’homme à la Galerie particulière

C’est aussi la première fois que Lise Sarfati travaille sur des formats monumentaux, les treize tirages de cette série étant disponibles en 148 x 188 cm (4 éditions, à partir de 22 000 €), ou en 101 x 127 cm (4 éditions, à partir de 11 500 €). « J’ai travaillé sur la distance, pour créer un rapport ambigu de la relation de l’homme au paysage, précise-t-elle. Mes images sont de grand format mais, par leur équilibre, elles permettent au spectateur une liberté extrême : celle de s’attacher au paysage ou à la figure humaine. » Filmées par des caméras digitales de surveillance, ces silhouettes fugaces deviennent le détail d’un paysage virtuel, dans l’immense anonymat de l’espace urbain.

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Un Noël au Marché Dauphine

Comme un antidote aux marchés de Noël insipides, le Marché Dauphine lance une opération de séduction cet hiver. Objectif du plus grand marché couvert des Puces de Saint-Ouen : attirer de nouveaux visiteurs en quête de cadeaux personnalisés, rares et accessibles, et fidéliser ses aficionados. Tout commence par une fête sous ses trois mille mètres carrés de verrières fin novembre. Sur la place centrale, à l’ombre de la maison Futuro, habitat bulle de 1968 du designer Matti Suuronen installée in situ depuis 2013, un petit marché gastronomique s’installe, avec bar à huîtres et champagne. Pendant cette période de chasse aux cadeaux, les cent cinquante marchands adaptent leur offre. « Nous sommes le marché le plus accueillant des Puces en cette période de l’année. Nous voulons utiliser cet atout », commente la directrice du Marché Dauphine, Édith Lory. Elle et Béatrice Mellet, la propriétaire du marché, ont déjà lancé deux événements cette année : le Printemps de Dauphine et les Étés gourmands de Dauphine, axés sur l’art et la gastronomie.
En surfant sur la dynamique dont bénéficient les Puces ces dernières années, elles ont rajeuni l’image de leur marché. Les Gastropodes, restaurant ouvert sous les verrières de Dauphine en 2013, est très couru. Comme Ma Cocotte, cantine chic de la rue des Rosiers décorée par Philippe Starck, et le Mob Hotel, ouvert récemment rue Gambetta, il fait des Puces un lieu de plus en plus prisé des « millenials ». Pour autant, pas question pour Édith Lory de miser sur le tout contemporain : « Nos clients sont de nationalités de plus en plus variées, avec beaucoup d’Asiatiques et de Sud-Américains. Comme les tendances ne sont pas du tout les mêmes selon les pays, nous devons conserver notre diversité ». Les spécialités sont éclectiques : tableaux, estampes japonaises, jouets vintage, design, objets publicitaires, arts de la table, affiches de films ou cadres anciens. Le fameux Carré des libraires rassemble experts en BD, marchands de livres d’art, de photographies, de cinéma ou d’illustrés, et l’Espace musique enregistre la plus haute densité de disquaires en Europe. La qualité des marchands de tableaux du Marché Dauphine attire les amateurs et collectionneurs, fidèles, entre autres, aux stands de Michel Cabotse ou de Dominique de Francqueville, avec leurs œuvres des années 1850 à 1950. D’un textile ancien chez Leyla Lebeurrier-Ahi à un meuble design à la Velvet Gallery, d’une antiquité de charme sélectionnée par Laurent Martini et Pascal Sarazin à un rare vinyle déniché par Hugues Cornière, les bonnes idées de cadeaux sont effectivement légion.

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Le musée d’archéologie de Saint-Germain-en-Laye bientôt sur l’île de la Cité ?

Installé au sein du château royal depuis 1867 à l’initiative de Napoléon III, le musée d’Archéologie nationale renferme une riche collection retraçant l’histoire de l’homme sur le territoire français, du paléolithique jusqu’au Premier Moyen-Âge. Selon Jean-Paul Demoule, ancien président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), l’institution « est décentrée, en périphérie de Paris, un peu caché. C’est symptomatique du rapport que les Français entretiennent avec leur passé ». L’archéologue estime que le site n’est plus à la hauteur des enjeux actuels : « l’installation à Saint-Germain s’explique historiquement par le relatif désintérêt des élites intellectuelles au XIXe siècle pour notre propre histoire. Pour elles, les Francs représentaient des barbares et les Gaulois des incultes…. On a relégué leurs vestiges à l’extérieur de la capitale. » Il rajoute que ces « élites considèrent encore que le “vrai passé”, la “vraie histoire”, l’authenticité intellectuelle, sont issus de la Grèce et de Rome, par l’intermédiaire de la Renaissance. Tout le reste n’existe pas ». Le Louvre présente en effet des collections d’objets égyptiens, grecs, romains, venus d’Orient, au détriment du paléolithique, du néolithique, de l’âge du bronze, de l’âge de fer, des Celtes ou encore des Francs.
C’est la raison pour laquelle Jean-Paul Demoule souhaite replacer le passé national à l’endroit qu’il mérite, c’est-à-dire au centre de Paris, face au musée du Louvre. Parallèlement, l’île de la Cité se cherche un nouveau projet, puisque le Tribunal de grande instance de Paris sera situé dans le XVIIe arrondissement en avril 2018. Installer le musée d’Archéologie nationale serait « un superbe projet scientifique et citoyen », aux yeux de Jean-Paul Demoule. Cependant, rien n’est tranché. Plusieurs habitants de Saint-Germain-en-Laye tiennent à leur musée d’archéologie et Hilaire Multon, historien et actuel directeur de l’institution estime que « Paris n’a pas le monopole de la culture ». Il rajoute que « dans le cadre du Grand Paris, mieux vaut au contraire avoir des équipements multiples dans la Métropole plutôt que de tout concentrer dans l’hyper centre parisien. » En attendant, le musée de Saint-Germain-en-Laye continue d’avoir une politique d’acquisition très dynamique et fait l’objet de remarquables travaux de restauration qui devraient s’achever en 2022.

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La saga des Eames au bord du Rhin

Mondialement connus pour la chaise qui porte leur nom, Charles (1907-1978) et Ray (1912-1988) Eames furent bien plus que d’incroyables designers. C’est là tout le mérite de cette passionnante exposition : révéler leur univers créatif dans tous les domaines qu’ils investirent avec brio, du graphisme au textile, de la photographie au film en passant par l’architecture avec l’incroyable maison qu’ils dessinèrent pour eux-mêmes, quintessence de leur utopie profonde.

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La 11e édition des Rencontres de Bamako annonce ses lauréats

Le 5 décembre, les lauréats des prix des Rencontres de Bamako – Biennale africaine de la Photographie ont été annoncés par Samuel Sidibé, délégué général des Rencontres de Bamako, Stephan Kutniak, directeur des échanges et de la coopération artistique de l’Institut français, et Marie-Ann Yemsi, commissaire d’exposition connue pour ses actions de promotion des artistes du continent africain.
Le jury, composé de personnalités influentes de la scène artistique africaine, a décerné le Prix Seydou Keita – Grand Prix des Rencontres de Bamako à Athi-Patra Ruga qui vit et travaille à Johannesburg et au Cap. Présenté dans le cadre de l’exposition panafricaine « Afrotopia », au musée national du Mali, son travail explore les frontières entre la mode, la performance et l’art contemporain. Sa dernière exposition personnelle s’est déroulée au Bass Museum of Art de Miami en 2016. Julien Creuzet a, quant à lui, reçu le Prix de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Artiste plasticien et poète vivant à Montreuil, il réalise des installations composites associant des objets du quotidien, des photographies et des vidéos. Ses œuvres, à la fois poétiques et politiques, font référence à ses héritages caribéens et à la pop culture. L’artiste algérien Fethi Sahraoui reçoit le Prix Léon l’Africain, une récompense qui est décerné chaque année, à un artiste émergent résidant sur le continent africain dont le travail illustre des questions sociales. Photographe autodidacte, il travaille uniquement avec un iPhone et cherche à documenter son pays à travers ses chroniques urbaines, en laissant une large place aux narrations intimes. Enfin, le Prix de l’Institut français/Afrique en créations/Prix du Jury a été remis à Gabrielle Goliath dont le travail est présenté dans « Afrotopia ». Dans une démarche pluridisciplinaire, elle pose un regard critique sur les préoccupations sociales de son pays, l’Afrique du Sud ; elle s’intéresse en particulier à la question des genres et aux violences faites aux femmes.
Créé pour l’édition 2017 des Rencontres de Bamako, le Prix Bakary Diallo permet à un étudiant du Conservatoire des Arts et Métiers Multimédia de Bamako de suivre l’enseignement du Fresnoy-Studio national des Arts contemporains pendant deux ans à l’aide d’une bourse d’étude. Le jury du prix, composé notamment de Samuel Sidibé, de Rébecca Lamarche-Vadel, membre du comité curatorial des Rencontres 2017 et d’Alain Fleischer, directeur du Fresnoy, a récompensé Moise Togo.

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Quand Montpellier créait son musée

C’est à l’initiative d’un libraire et marchand d’art, Abraham Fontanel, qui entraîna dans sa démarche quelques notables, que fut investi le Collège des jésuites pour l’occasion. Une école de dessin gratuite vit le jour en même temps, pour donner à de jeunes talents la chance de développer leur potentiel. François-Xavier Fabre la fréquenta, bien avant de fonder, en 1825, le musée qui porte aujourd’hui son nom.

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La donation du poète libanais Salah Stétié au musée Paul Valéry

Né en 1929 à Beyrouth, au Liban, à l’époque du protectorat français, Salah Stétié est l’auteur d’une œuvre poétique extrêmement abondante, à laquelle s’ajoutent des essais et des traductions de poètes arabes. Très proche des écrivains majeurs du XXe siècle tels que Pierre Jean Jouve et Henri Michaux, il a écrit plus de deux cents livres en collaboration avec de nombreux artistes comme Raoul Ubac, Pierre Alechinsky, Antoine Tapiès, ou encore Zao Wou-ki. Ancien étudiant de la Sorbonne dans les années 1950, Salah Stétié a été également ambassadeur du Liban aux Pays-Bas (1982-1984) et au Maroc (1984-1987), puis secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Liban. Son œuvre, écrite en français, est traduite dans la plupart des langues d’Europe et en arabe, ce qui fait de lui l’un des passeurs entre l’Orient et l’Occident. Ses écrits qui célèbrent la culture française et les traditions de la poésie arabe se font l’écho de ses propres origines. Au cours de ces dernières années, Salah Stétié a reçu de nombreux prix dont le Grand Prix de la Francophonie décerné par l’Académie française en 1995 pour l’ensemble de son œuvre et le Grand Prix des Biennales internationales de poésie de Liège en 2007.
La donation que Salah Stétié vient de consentir au musée Paul Valéry réunit soixante-dix œuvres – peintures, dessins, photographies ou encore sculptures -, quatorze manuscrits et cent quatre-vingt-sept livres réalisés par le poète en collaboration avec des artistes. Le choix du musée Paul Valéry et de Sète n’est pas anodin pour Salah Stétié puisque la ville est en accord avec la personnalité même du poète. Ouverte sur la Méditerranée, elle accueille des artistes stimulés par l’idée que les liens fraternels entre les hommes peuvent se tisser par la création littéraire et plastique. La donation illustre les œuvres de plus de quatre-vingt-huit artistes parmi lesquels on peut citer Jean Anguera, Antoni Tàpies, Jean-Paul Agosti, Claude Viallat, Pierre Dubrunquez ou encore Georges Mathieu. Largement autobiographique, cette collection met en image les variations et les constantes des goûts artistiques de Salah Stétié durant plus de cinquante ans de carrière. Le 9 décembre, le musée Paul Valéry a inauguré, dans ses collections permanentes, une nouvelle salle dédiée au poète libanais, dans laquelle sera exposée par roulement une sélection représentative de ce corpus exceptionnel. L’institution prolonge ainsi le dialogue noué avec le poète depuis l’exposition « Salah Stétié et les peintres » en 2012-2013.

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Jean Glibert, peintre et architecte dans l’âme au palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Depuis ses débuts dans les années 1960, la forme, le volume, la lumière, la couleur sont indissociables dans ses créations où il est question de tensions, de poussées, de tractions, de rythmes. Ses nouveaux travaux s’inspirent directement de l’architecture du palais des Beaux-Arts et interagissent avec l’espace qu’ils occupent.

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Sugimoto, toujours hors du temps à Londres et à Paris

À Londres, « Snow White » dévoile une collection de photographies issues de l’envoûtante série des Theaters, ces théâtres laissés à l’abandon en Amérique et en Europe, débutée en 1978. À Paris, « Surface Tension » déploie un ensemble d’images de la série des Seascapes, commencée en 1980. Pour Sugimoto, la contemplation méditative de la ligne d’horizon des mers du monde entier établit une connexion entre le présent et le passé. Le cadrage, toujours identique, donne une continuité immuable à la série (à partir de 70 000 €). À Paris, Sugimoto présente aussi cinq sculptures en verre optique issues de la série des Five Elements.

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Ruppert Pupkin et Oan Kim, lauréats de la 3e édition du Prix Swiss Life à 4 Mains

Créé en 2014, le Prix Swiss Life à 4 Mains récompense tous les deux ans un photographe et un compositeur-interprète en les accompagnant dans la réalisation d’un projet artistique commun conçu autour d’un thème imposé. En 2015, Julien Taylor et Arthur Lavandier avaient ainsi créé l’opéra de chambre Bobba autour de l’univers de Chagall, tandis qu’en juin dernier SMITH et Antonin Tri Hoang présentaient l’installation Saturnium, inspirée du thème « Le Rêve des Formes », au Palais de Tokyo à Paris. Pour sa 3e édition, le Prix est accordé à Ruppert Pupkin et Oan Kim pour leur projet Digital After-Love, que restera-t-il de nos amours ?, qui met en œuvre les restes numériques d’une obsession amoureuse moderne dans un kaléidoscope musical et photographique. Les lauréats reçoivent chacun une dotation de 15 000 € pour la réalisation de cette création, qui se sera présentée dans l’exposition consacrée à Robert Doisneau qui se tiendra à partir du mois de décembre 2018 au musée de la Musique  de la Philharmonie à Paris. Digital After-Love sera également décliné sous forme d’un livre-audio dans la collection Les Musicales d’Actes Sud.

Digital After-Love © Oan Kim

La Fondation Swiss Life, qui œuvre aussi bien dans le domaine de la création artistique que de la santé durable et du soutien au bénévolat des collaborateurs de Swiss Life, fêtera ses dix années d’existence en 2018 à travers l’organisation de différents événements. Afin de pouvoir intégrer à cette programmation la présentation du projet lauréat de son Prix, elle a décidé de raccourcir le processus de sélection de cette 3e édition en choisissant le second duo finaliste de l’édition précédente. Anne-Marie Lasry, directrice de la Fondation Swiss Life, a salué la qualité des lauréats et remercié leurs marraines Clémentine Deroudille, journaliste, auteure et commissaire d’exposition, et Laetitia Guillemin, iconographe et intervenante au sein du département Photographie des Gobelins.
Auteure, compositrice, chanteuse et actrice, Emmanuelle Destremau, alias Ruppert Pupkin, voyage entre les scènes Rock, les plateaux de théâtre et le cinéma. Diplômée en Lettres Modernes et en Histoire de l’Art, elle a suivi une formation théâtrale avec Bruno Wacrenier au Conservatoire Gabriel Fauré à Paris, avant de se consacrer à la réalisation de documentaires, à la création de pièces sonores et musicales ainsi qu’à la publication et à l’interprétation de nombreuses pièces de théâtre. Dans son premier album, paru en 2016, elle dévoile « des chansons fragiles et rugueuses aux accents joyeusement désespérés ».
Évoluant entre le milieu de la photographie documentaire et celui de l’art contemporain, Oan Kim est à la fois photographe, réalisateur et musicien. Il a étudié les arts plastiques à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et la composition musicale au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris. Son travail, qui explore « les limites coulissantes de la réalité représentée et de la subjectivité » a déjà fait l’objet d’une vingtaine d’expositions personnelles à travers le monde et de nombreuses expositions collectives. Co-fondateur de l’agence de photographes M.Y.O.P., il a reçu différents prix de photographes ainsi que plusieurs bourses et commandes d’institutions. En 2009, il a également publié chez Actes Sud Je suis le chien Pitié, un ouvrage conçu en collaboration avec l’écrivain Laurent Gaudé.

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Piano et Rogers superstars à Beaubourg

Le 31 janvier 1977, le public découvre un édifice inédit : structure porteuse et installations techniques rejetées sur son pourtour pour libérer les espaces intérieurs, transparence, couleur… À l’occasion du 40e anniversaire du Centre Pompidou, le Musée national d’art moderne consacre une salle de son parcours à un hommage aux auteurs de ce bâtiment devenu emblématique de l’architecture contemporaine.

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Franz Gertsch, au-delà du réel au musée Jenisch

Prophète en son pays, l’artiste suisse, né en 1930, y a déjà, à Berthoud, un musée qui lui est personnellement dédié. Sa veine hyperréaliste lui a valu les honneurs de la scène internationale (Documenta, Biennale de Venise) et la reconnaissance en Suisse comme en Allemagne. Mais en France, ce n’est qu’en 2014 qu’une exposition lui est consacrée, aux Abattoirs de Toulouse. Peignant d’après photographie, Franz Gertsch s’attache à des thèmes récurrents : portraits rapprochés, scènes de groupe, paysages et végétation. Maître de la gravure sur bois, il a même mis au point dans ce domaine une nouvelle technique qui, par son un effet de criblé, autorise des nuances extrêmement subtiles. C’est à cet aspect de l’œuvre de l’artiste que s’attache aujourd’hui le musée Jenisch, spécialisé dans les œuvres sur papier. Intemporels, les visages et les plantes, rendus dans un monochrome d’une délicatesse insensée, interrogent, dérangent presque. Hyperréalistes, ces œuvres sont le fruit d’une technique extrêmement patiente. Presque anachronique, le projet de l’artiste se révèle ainsi, bien plus profond et métaphysique que le simple rendu du réel.

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Un exceptionnel fonds d’archives sur l’architecture du château de Versailles enfin numérisé

Numériser pour mieux conserver, tel est le nouvel adage des responsables de fonds de documents graphiques. Archives de guerre, fonds photographiques, collections de dessins ou d’estampes…, l’extrême fragilité de ce type de corpus rend leur exposition plus que délicate et leur mise à disposition du public quasiment impossible. Heureusement les technologies numériques permettent à présent d’exploiter tout le potentiel scientifique et artistique de ces documents sans porter atteinte à leur conservation.
En 2013, le Centre de recherche du château de Versailles, en partenariat avec les Archives nationales, la Bibliothèque nationale de France (Bnf) et le laboratoire Équipes Traitement de l’Information et Systèmes (ETIS), lance le projet Verspera pour la numérisation et la modélisation des plans du château de Versailles sous l’Ancien Régime. Cette vaste opération vise à valoriser et à mettre à disposition du public 9 000 documents graphiques relatifs au château, aux jardins et à la ville de Versailles, datés de la fin des années 1660 au début du XIXe siècle. Cet ensemble exceptionnel comprend aussi bien des plans généraux, des coupes et des élévations que des détails d’architecture ou de décoration, issus du travail des premiers architectes du roi tels que Louis Le Vau, Jules Hardouin-Mansart, Robert de Cotte ou Ange-Jacques Gabriel. Les quelque 16 000 images numériques accessibles depuis de 11 décembre sur le site du centre de recherche du château de Versailles documentent ainsi deux siècles d’évolution architecturale du domaine et témoignent de l’excellence et raffinement de l’architecture française sous l’Ancien Régime.
Le projet Verspera a également permis au laboratoire ETIS de développer un logiciel de modélisation 3D facilitant les restitutions numériques de certains espaces disparus de l’ancienne résidence royale. Du 22 décembre au 31 mars, le site de Paris des Archives nationales proposera au public de découvrir le projet Verspera au travers d’un making of de la campagne de numérisation mais également via la présentation de la reconstitution de la petite Galerie Mignard, aujourd’hui disparu.

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Sumer inspiratrice au XXe siècle à la Fondation Joan Miro

Cet hiver, la Fondation Joan Miro accueille une exposition, intitulée « Sumer et le paradigme moderne », illustrant l’influence exercée par la Mésopotamie, à la suite de fouilles opérées en Irak et Syrie, sur les artistes du XXe siècle. Si un Le Corbusier ne pouvait qu’être attiré par l’architecture de ses temples à volumes cubiques imbriqués, bien d’autres, de Moore à Giacometti, furent sensibles aux témoignages d’une culture si riche en mythes fondateurs.

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