connaissance des arts

Salon de Montrouge, l’incontournable

Soutenu par la Ville depuis sa création, il est devenu un événement incontournable. Sa cohérence, son exigence, son audace ont fidélisé un public qui ne cesse de croitre (plus de trente mille visiteurs en 2016). Chaque édition est conçue dans un esprit d’ouverture et de métissage. Les directeurs artistiques Ami Barak et Marie Gautier l’ont bien compris en faisant dialoguer la photographie et la peinture, l’installation, la sculpture, la vidéo, la sculpture et la performance. Les cinquante-trois artistes venus de France, de Belgique, d’Espagne, du Royaume-Uni, mais aussi du Brésil, du Togo, de Colombie, du Maroc, de Russie, de Corée du Sud et de Chine, ont été sélectionnés par les commissaires et par un jury prestigieux du monde de l’art contemporain. Le Salon compte plusieurs prix présidés par Bernard Blistène, directeur du Musée national d’art moderne. Cette année un focus est mis sur la photographie par une exposition d’envergure, au Beffroi et hors-les-murs, et investit l’espace social, urbain et architectural de la ville. Elle rassemble certains des meilleurs talents repérés par les éditions précédentes du Salon, tels Clément Cogitore, Pauline Bastard ou Aurélien Mole.

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Les lauréats du concours « Talents contemporains » exposés à la Fondation François Schneider

Originaires de différents pays et issus de formations artistiques variées, les sept lauréats du concours « Talents Contemporains » (édition 2015), Akmar, Julie Chaffort, Rebecca Digne, Mathilde Lavenne, Benoît Pype, Alex Seton et Zhang Kechun, sont invités à exposer leurs travaux au Centre d’Art contemporain de la Fondation François Schneider à Wattwiller, en Alsace. Ayant pour ambition de décloisonner les médiums et les frontières, ce concours international récompense des installations, vidéos, photographies ou encore des sculptures formant « les talents » du XXIe siècle. Les œuvres exposées convergent vers le thème de l’eau et chaque artiste y apporte un regard différent, qu’il soit humoristique, poétique ou engagé. Grâce à ce concours créé en 2011, François Schneider soutient ces créateurs par l’acquisition de leurs œuvres et leur mise en valeur au Centre d’Art contemporain de la Fondation, par le biais d’une exposition et l’édition d’un catalogue. Cette exposition invite également à redécouvrir, dans le parc de la Fondation, des œuvres phares du XXe siècle sur le thème de l’eau, comme les sculptures de Niki de Saint Phalle ou celles de Pol Bury.

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Le Salon de Montrouge remet ses prix aux lauréats de sa 62e édition

Les lauréats de la 62e édition du Salon de Montrouge ont reçu leurs prix le 26 avril au soir. Marianne Mispelaëre, dessinatrice aux pratiques mixtes, a remporté le Grand prix du Salon-Palais de Tokyo. Son projet personnel sera donc exposé au Palais de Tokyo en 2018. Alexis Chrun s’est vu accorder le Prix des Beaux-Arts de Paris, ce qui lui vaudra une aide à la production de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Lara Huertas Millán est la gagnante du prix du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, dont elle recevra le soutien pour réaliser un projet inédit. En outre, quatre autres prix ont été remis par le jury. Koku Ferdinand est le récipiendaire du prix Adagp « Révélation Arts Plastiques » et obtient ainsi une dotation, tandis que Romain Gandolphe a droit à la résidence d’artiste Moly-Sabata et à une aide à la production. Pour finir, la plasticienne Suzanne Husky bénéficie d’un prix de la maison d’édition Tribew, qui lui dédiera un eBook monographique.
Le Salon de Montrouge réunit 53 artistes et a lieu jusqu’au 24 mai à Montrouge (Hauts-de-Seine). Ses commissaires sont Ami Barak et Marie Gautier.

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Vos idées de sortie : Los Angeles, une fiction au Musée d’Art Contemporain de Lyon

Cette semaine, Guy Boyer vous parle de l’exposition « Los Angeles, une fiction » du Musée d’Art Contemporain de Lyon

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Matali Crasset dessine le nouveau MuMo

Le MuMo deuxième génération est arrivé. Ce musée itinérant créé par Ingrid Brochard fait circuler la création contemporaine auprès des enfants éloignés des institutions culturelles. À chaque fois que le MuMo arrive dans une région, une nouvelle exposition est montée par les directeurs du FRAC (Fond Régional d’Art Contemporain) implanté localement. Le MuMo a déjà rencontré 65 000 enfants en France, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et en Espagne. Fort de son succès, le MUMO fait peau neuve et Matali Crasset a été choisie pour repenser la nouvelle coquille du musée. Elle a voulu développer la convivialité du lieu d’exposition. Des ailes se déploient à l’arrivée du camion pour dévoiler et protéger les espaces extérieurs du musée où se déroulent les ateliers.  Des œuvres sont exposées dans des vitrines extérieures, telles des cabinets de curiosité. L’espace d’exposition est très confiné, la circulation y est facile et intuitive. Des tiroirs sont à la disposition du public qui peut les ouvrir pendant la visite. Matali Crasset s’est déjà engagée dans des projets liés à l’éducation puisqu’elle a accompagné par exemple un projet d’école innovant, Le Blé en herbe, à Trébédan en Bretagne. L’école a été réaménagée pour lui redonner une dynamique, ainsi qu’au village et ses alentours.

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Italianité migrante au Musée national de l’histoire de l’immigration

Après deux expositions consacrées aux immigrations polonaise (2011) et algérienne (2012), le palais de la Porte Dorée aborde l’histoire de l’immigration italienne en France, qui reste à ce jour la plus importante communauté étrangère sur le territoire français, soit deux millions de personnes. En jouant sur les clichés et les préjugés, rappelant la xénophobie dont ils ont été victimes, l’exposition retrace le parcours géographique, socio-économique et culturel des immigrés italiens en France, du Risorgimento (Unité italienne) des années 1860 à la Dolce Vita célébrée par Fellini en 1960. Tout en rendant hommage aux Italiens qui ont fait la France – pour les plus connus, les acteurs Yves Montand, Serge Reggiani et Lino Ventura, ou la famille Bugatti – la manifestation présente près de quatre cents objets de mémoire, extraits de films, cartes géographiques et œuvres d’art à travers un parcours où figurent de nombreux artistes, d’Amedeo Modigliani à la jeune Giulia Andreani.

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Le National Geographic expose ses photos les plus emblématiques au Muséum national d’Histoire naturelle

En 1888, un petit groupe d’aventuriers, de scientifiques et d’explorateurs se lance à la découverte du monde. Très vite, ils racontent et photographient leurs marches dans des jungles inaccessibles, leurs conquêtes de l’Himalaya ou encore les secrets du monde animal. Au début, le National Geographic est un modeste bulletin, identifiable grâce au cadre jaune de sa couverture. La photo n’y apparaît qu’en 1905, avec des photos prises au Tibet par deux explorateurs russes Gombojab Tsybikov et Ovshe Norzunov. Il deviendra progressivement le magazine qui aujourd’hui est diffusé dans 75 pays, en 33 langues. L’édition française existe depuis 1999. La ligne éditoriale du magazine ayant toujours été de transmettre la connaissance de la planète par le biais de la photo, c’est donc tout naturellement par la photographie que le magazine fête ses 125 ans d’existence. Dans la galerie de minéralogie du Muséum national d’Histoire naturelle, le visiteur pourra s’imprégner des photos et vidéos de l’exposition grâce à des procédés innovants et interactifs. Six sections ont été définies : l’exploration géographique, la recherche des mondes disparus, la Croisière Jaune et l’expédition Megatransect, les photographes emblématiques du National Geographic, le parcours de Jane Goodall et Dian Fossey et enfin les portraits iconiques comme celui du colonel Massoud par Reza ou de la jeune Afghane par Steve McCurry. Cette photographie parue en couverture du numéro de juin 1985 est devenue l’une des images les plus emblématiques du National Geographic.

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L’Afrique envahit la Fondation Louis Vuitton

Intitulé « Les Initiés », le premier révèle quelques-uns des trésors collectés au cours de ces vingt dernières années par le milliardaire Jean Pigozzi, en étroite collaboration avec André Magnin (« Connaissance des Arts » n°756). Le deuxième, « Être là », est entièrement consacré à la scène artistique d’Afrique du Sud. Il réunit les peintures, les sculptures, les photographies, les installations et les vidéos de dix-sept créateurs d’aujourd’hui, des « aînés » William Kentridge, Jane Alexander, David Goldblatt et Sue Williamson, à la jeune génération postapartheid représentée par Bogosi Sekhukhuni, Jody Brand ou Athi-Patra Ruga, en passant par une sélection d’artistes nés dans les années 1970, comme Nicholas Hlobo, Moshekwa Langa et Zanele Muholi. Enfin, au dernier étage du bâtiment de Frank Gehry, la troisième exposition dévoile une sélection d’œuvres africaines ou en lien avec l’Afrique, conservées au sein des collections de la Fondation Louis Vuitton.

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L’artiste numérique Miguel Chevalier s’installe au Forum des Halles

Pionnier français de l’art numérique et virtuel, Miguel Chevalier installera l’une de ses dernières créations au Forum des Halles dès le 16 mai. L’installation, qui s’étalera sur 12 vitrines du niveau -2 des Halles, est composée de 7000 leds contrôlées individuellement par un programme informatique. Ces petits écrans colorés créent ainsi des chorégraphies lumineuses dont le rythme et le mouvement varient en fonction des moments de la journée. L’installation sera exposée de manière permanente dans le centre commercial, transformant ainsi ce lieu de passage en une véritable expérience esthétique de couleur et de lumière.

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L’Italie veut faciliter l’exportation de ses œuvres à l’étranger

Un nouvel article de loi propose de revenir sur une ancienne législation de 1939 qui limite l’exportation d’œuvres italiennes à l’étranger. Imposée pendant le fascisme, cette loi interdit d’acheter une œuvre cinquante ans après sa réalisation, ou si son auteur est décédé, à moins d’être en possession d’une licence d’exportation délivrée par les autorités. Aujourd’hui, le marché de l’art italien ressent encore les effets de cette législation : 80% des exportations sont des œuvres d’art contemporain. Afin d’élargir son offre à l’international, le gouvernement italien propose une nouvelle loi permettant à toute œuvre produite au cours des soixante-dix dernières années de ne plus passer par le bureau d’exportation de la surintendance du ministère des Biens culturels. De cette manière, les œuvres d’artistes tels que Lucio Fontana ou Alberto Burri pourront arriver plus facilement sur le marché. En outre, toute œuvre de n’importe quelle époque dont la valeur ne dépasse pas les 13500 euros pourra sortir du pays sans avoir à passer par un contrôle, empêchant ainsi l’État d’en bloquer la sortie en exerçant son droit de préemption.Cependant, la réforme a suscité la polémique au sein du monde de l’art. Certains estiment que cette mesure est un « pillage du patrimoine culturel » et ont créé une pétition en ligne demandant son annulation. En revanche, d’autres, comme le professeur d’économie de l’art Stefano Baia Curioni, considèrent qu’il s’agit d’une manière de lutter contre le marché noir des antiquités qui prospère depuis le début des années 1970. Le Sénat se prononcera sur la loi vers la fin du mois d’avril.

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Taschen publie un Schiele XXL pour lancer l’année Egon Schiele

Des publications sur le travail d’Egon Schiele (1890-1918), il en existe des tonnes insistant soit sur son ancrage dans l’Apocalypse joyeuse de la Vienne 1900, soit sur son caractère rebelle et les scènes sexuelles qu’il a choisi de montrer crûment. Cet ouvrage XXL allie ces deux versants et les complète d’un catalogue raisonné des peintures de sa dernière décennie, entre 1909 et sa mort. Tobias G. Natter, son auteur, est un spécialiste de Schiele et a été directeur du Leopold Museum de Vienne de 2011 à 2013, et conservateur en chef au Belvedere. En 2014, il a fondé son propre cabinet d’expertises et a publié le catalogue raisonné des peintures de Gustav Klimt. Dans l’ouvrage, il montre comment Schiele « étire ses sujets, les peint difformes et anguleux. Les côtes saillantes, les membres qui se contorsionnent et la peau maladive font du corps le réceptacle de l’angoisse. Le seul espoir de Schiele s’entrevoit dans la promesse du sexe ». En plus des nombreux détails d’œuvres, le livre de Tobias G. Natter reprend certains textes et poèmes de Schiele et montre son influence sur des artistes modernes comme Francis Bacon et Otto Muehl ou contemporains comme Julian Schnabel et Tracey Emin.

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Voir Walker Evans à Paris

Dans sa correspondance, Henri Cartier-Bresson, qui exposa ses images avec l’Américain et le Mexicain Manuel Álvarez Bravo à la galerie Julien Levy en 1935 confiera en 2001 : « Si le travail de Walker Evans ne m’avait pas profondément stimulé, je ne serais pas resté photographe ». Originaire du Missouri, Walker Evans voulait pourtant être écrivain. Il traduisit Baudelaire, Cendrars et Gide. Sa rencontre à New York avec Berenice Abbott, qui lui fait découvrir Eugène Atget et ses clichés vernaculaires du Vieux Paris, l’adoube photographe à 24 ans. D’emblée, Evans fera de la culture populaire son sujet de prédilection, s’intéressant « à la manière dont l’utile se transforme en […], à ce qui sert ou ce qui a servi – et ce jusqu’au rebut », écrit Clément Chéroux, commissaire de l’exposition, dans le catalogue. La rétrospective propose un parcours thématique à travers plus de quatre cents œuvres et documents, dont un florilège de cartes postales sur les milliers amassés par le photographe collectionneur. Ses clichés, réalisés dans un style documentaire, relèvent d’une démarche artistique revendiquée par l’auteur, anticipant celle des artistes conceptuels des années 1960.

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Carolee Schneemann remporte le Lion d’or 2017 de la Biennale de Venise

Pionnière de la performance féministe et du Body Art, Carolee Schneeman a souvent suscité la polémique avec son approche crue à la sexualité et à l’objectification de la femme. Pourtant, si son œuvre faisait scandale dans les années 1960, le monde de l’art semble prêt à l’accepter aujourd’hui. En témoigne la prestigieuse récompense que propose de lui accorder Christine Macel, commissaire de la 57e édition de la Biennale de Venise. En effet, après l’aval du conseil d’administration, l’artiste devrait recevoir un Lion d’or honorant l’ensemble de sa carrière. Une carrière longue et prolifique qu’elle a entreprise, il y a près de 60 ans, en tant que peintre expressionniste, avant se consacrer à d’autres médiums, dont son propre corps. Le prix sera remis à Carolee Schneemann le 13 mai lors de la cérémonie d’inauguration de la Biennale à Ca’ Giustinian.

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Disparition de l’artiste turc Yüksel Arslan

Né à Eyüp, un faubourg d’Istanbul, en 1933, Arslan a commencé très jeune le dessin et le graphisme. Sa première exposition personnelle a lieu en 1955, montrant l’intérêt de l’artiste pour l’art rupestre et l’art moderne. Avec l’écrivain Ferit Edgü, il veut fonder un mouvement artistique, le phallisme, une posture inspirée de Sade et de Lautréamont. Dès sa deuxième exposition, il se fait remarquer par l’écrivain Edouard Roditi, qui parle de son travail à André Breton. Voilà Arslan inclus dans la nébuleuse surréaliste et à Eros, l’Exposition internationale du surréalisme, mais ses dessins ne peuvent pas sortir de Turquie. Ce n’est qu’en 1961 qu’il vient à Paris et est exposé par le galeriste Daniel Cordier, le marchand de Jean Dubuffet et de Matta. Il commence ses « artures », mélange d’écriture, de rature et de peinture, en 1962. Débutent alors des séries d’œuvres comme Le Capital, L’Homme ou Les Influences. Il ne s’agit pas d’art brut mais de dessins ressemblant à des planches d’encyclopédie, réalisées par un artiste obsédé par le corps et la folie humaine. Y figurent également des extraits de textes manuscrits de philosophie, psychiatrie ou psychanalyse. Dès 1968, son art prend une charge politique. D’où la censure qui s’abat sur lui en Turquie. Il a fallu attendre les années 2005-2006 pour que son pays natal lui rendre hommage avec une importante rétrospective en 2010. Le Lam de Villeneuve-d’Ascq a programmé une exposition-dossier sur Arslan, une première dans un musée français, du 24 juin au 15 octobre en prolongement de son exposition « André Breton et l’art magique ».

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