Actualité artistique

Le truc en plumes de Julien Vermeulen

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Plumes de paon, d’autruche, d’aigrette, d’oie, de faisan ou de goura (variété de pigeon) : toutes les plumes des oiseaux élevés pour l’industrie alimentaire sont utilisées par le plumassier dans son atelier du Viaduc des Arts, à Paris. Dans le cadre d’un programme de visites monté par notre jeune collaboratrice Charlotte Petitjean, Art Faubourg 11, il nous a décrit toutes les étapes de fabrication des précieux ouvrages qu’il réalise pour la haute couture, la décoration ou la publicité. Après avoir été nettoyées et désinfectées par des entreprises spécialisées, les plumes sont teintes dans l’atelier ou à l’extérieur, « choisies une par une, recoupées une par une », éventuellement brûlées ou frisées pour obtenir certains effets, puis « collées une par une ». Un travail de fourmi, dont le résultat est spectaculaire !
Julien Vermeulen est lauréat des Ateliers d’Art de France (au niveau régional), et il a été repéré depuis quelques années déjà par de grandes maisons françaises comme Dior, Chanel ou Yves Saint Laurent. Avant-hier, lors du défilé Saint Laurent de la Fashion Week, ses bottes ornées de plumes d’autruche glycérinées ont fait un tabac. Il reçoit aussi des commandes officielles, comme la création et la restauration les plumets des musiciens et des fantassins de la Garde républicaine. Et on le sollicite pour la décoration de vitrines ou de lieux : prochainement, il va devoir orner un mur de 20m2 de quinze mille plumes pour une institution, dont il préfère ne pas dévoiler le nom… Les visites des autres ateliers, d’ébéniste, de doreur, de dominotier (papier peint) ou de souffleur de verre sont été prises d’assaut, mais on peut retrouver tous ces magiciens des métiers d’art sur le site de l’opération .

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Trésor à vendre : la création contemporaine d’Alaska à la galerie Orenda

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Les amateurs d’antiquités et autres trouvailles ennoblies par la patine du temps seront sans doute surpris de la modernité de cet objet. Et pourtant, l’œuvre New Woman, réalisée en 2017 par Rebecca Lyon, porte en elle le souvenir de traditions ancestrales.
Ce masque en cuivre et bois de cèdre peint est directement inspiré de modèles anciens, et plus particulièrement un masque de la culture alutiiq (peuple vivant sur la côte sud de l’Alaska) collecté dans les années 1870 par l’explorateur et ethnographe Alphonse Pinart, et aujourd’hui conservé au musée de Boulogne-sur-Mer. L’artiste s’approprie ici les éléments fondamentaux de cet art traditionnel, tels que la forme, la facture, les teintes et même le symbolisme, pour mieux les réinventer et élaborer un discours sur nos sociétés actuelles. L’artiste explique à propos de cette œuvre qu’elle incarne la renaissance des peuples autochtones d’Alaska et matérialise les interrogations quant à leur présence dans le monde contemporain. L’enjeu de Rebecca Lyon est ici de défendre l’identité culturelle de son peuple mais également d’affirmer son rôle d’artiste, qu’elle conçoit à la fois comme un passeur et un créateur.
Née en 1955 en Alaska, Rebecca Lyon a étudié à l’Université d’Anchorage avant de recevoir en 2002 une bourse du Musée national amérindien de la Smithsonian Institution. Ses œuvres ont été exposées au Pratt Museum d’Homer (Alaska), au Peabody Museum de Salem (Massachussetts) ou bien encore au musée de Boulogne-sur-Mer dans le cadre de l’exposition « Alaska Passé/Présent » (2016). Son travail a été présenté cette année à la galerie Orenda à Paris dans l’exposition « Quatre Directions ». Artiste engagée, Rebecca Lyon dénonce au fil de ses œuvres l’épuisement des ressources naturelles ainsi que la dégradation de l’environnement. Elle s’intéresse également aux droits des femmes et notamment à leur place dans la tradition artistique d’Alaska, le travail de sculpture y étant autrefois réservé aux hommes.

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Saint-Denis à l’heure de la Commune au musée d’Art et d’Histoire de la ville

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Une occasion de mettre en valeur un fonds exceptionnel, le plus important au monde relatif à cet épisode. Pus d’une centaine d’œuvres (peintures, sculptures, gravures, manuscrits, dessins…), dont une quarantaine viennent d’être restaurées, offrent une vision historique, politique, sociologique et culturelle des événements. Notons que la Ville de Saint-Denis possède le fonds le plus important au monde sur la Commune de Paris de 1871 réparti entre le musée d’Art et d’Histoire, les archives municipales et la médiathèque centrale.

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Dans les harmonies secrètes de Claude Verdier

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Abstraits vus de près, figuratifs vus de loin, les tableaux et dessins de Claude Verdier des années 1960 exposés par la Galerie Antoine Villeneuve, à l’angle des rues de Beaune et de Verneuil, sont plus complexes qu’il n’y paraît. Grands paysages scandés de murets de pierres sèches, gros plans de troncs d’arbre ou de branchages, études de coquillages ou de noisettes, tous sont un hymne à la nature mais aussi à la création au sens large, à « cette vie frémissante qui circule à l’intérieur des matières », selon les mots de feu l’historien d’art Jean-Jacques Lévêque. Ancien élève d’André Lhote, décorateur de théâtre et graveur, Claude Verdier consacra une partie de sa vie à observer l’harmonie secrète des paysages qui entouraient sa maison de Goudargues, dans le Gard. Célébré de son vivant, il a bénéficié de plusieurs expositions à Paris et à l’étranger, puis d’une rétrospective au musée d’Uzès après sa disparition, avant de tomber dans l’oubli. Aujourd’hui, des personnalités qui l’ont connu, et en premier lieu l’écrivain Christian Giudicelli (prix Renaudot 1986), continuent à faire vivre son œuvre. À redécouvrir jusqu’au 7 octobre.

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Le gouvernement préserve le budget 2018 de la Culture

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Conforté, voire confortable, le budget 2018 du ministère de la Culture ne traduit en réalité aucune augmentation significative de la somme allouée par le gouvernement à ses actions de politique culturelle. Les crédits d’impôts, les taxes prélevées sur la billetterie des spectacles et l’audiovisuel public (qui perd cependant 36 millions d’euros par rapport à 2017) viennent ici largement garnir une enveloppe initiale de 3,6 milliards, correspondant à une légère hausse de 0,7 % par rapport à l’année dernière. Ces ressources seront utilisées en priorité pour développer l’accès à l’éducation artistique et culturelle (114 millions), favoriser le dynamisme des territoires (860 millions alloués aux crédits déconcentrés) et soutenir la création artistique contemporaine (783 millions).
Pour répondre à la promesse de campagne du Président Macron d’offrir à tous un accès à la culture, le projet de « Pass Culture » pour les moins de 18 ans devrait bénéficier de 5 millions destinés à « développer les outils numériques nécessaires à son déploiement ». Un premier pas, donc, vers la mise en place de ce projet ambitieux.
Le patrimoine n’est, quant à lui, pas en reste puisque 326 millions seront attribués à la restauration des monuments historiques, auxquels s’ajoutent 36 millions pour les « Grands Projets », parmi lesquels les travaux de rénovation du site Richelieu de la Bibliothèque nationale de France, la restauration du Grand Palais ou encore les aménagements de la Bibliothèque publique d’Information abritée par le Centre Pompidou. Un fonds de 15 millions permettra également aux collectivités « à faibles ressources » de rénover leur patrimoine. Le ministère a confié, en parallèle, à Stéphane Bern une mission pour la sauvegarde du patrimoine en région.
Si le budget du programme Patrimoine n’accuse qu’une très légère baisse de 0,1 %, d’autres domaines sont en revanche moins épargnés. Ainsi, les moyens alloués aux médias diminuant, France Télévisions voit ses crédits amputés de 29,8 millions et Radio France de 16 millions. Le budget des programmes « Recherche culturelle et culture scientifique » et « Livre et industries culturelles » diminuent quant à eux de 3,9 % et 2,1 % par rapport à 2017.

Le détail du projet de loi de finance de la Culture est accessible sur le site du ministère.

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Les arts forains à l’honneur au Village Suisse

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Place à l’émerveillement durant cinq jours au Village Suisse, qui accueille le monde enchanté de l’art forain, pour lancer la saison 2017-2018. Une animation exceptionnelle qui permettra, au fil de la visite des quatre-vingts marchands d’art et d’antiquités du Village Suisse, de découvrir au détour des allées et des placettes des manèges de chevaux de bois, automates, carrousels ou jongleurs sur échasses provenant majoritairement de la collection du musée des Arts forains de Jean-Paul Favand.

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Première exposition solo de Fahamu Pecou par la Société Générale

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Né en 1975 à Brooklyn, Fahamu Pecou (« Connaissance des Arts » n°738) s’empare des codes du hip-hop, du marketing, de la culture populaire, pour s’interroger sur la place de l’individu dans la société, et en particulier celle de l’homme noir dans l’Amérique d’aujourd’hui. La Société Générale lui consacre une rétrospective et la galerie Backslash un accrochage autour de ses œuvres inspirées de la figure de l’écrivain James Baldwin.

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Elina Brotherus, artiste et modèle

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« Je ne peux que constater que le travail se construit en cycles, en fonction d’où la vie nous mène », écrit Elina Brotherus, photographe et vidéaste née en 1972 à Helsinki. Une vie qui, à la fin des années 1990, conduit la jeune femme à l’université Arts et Design d’Helsinki où, d’emblée, elle se choisit comme modèle, point de départ d’une aventure photographique qui, depuis presque vingt ans, série après série, explore la représentation de soi, la relation artiste-modèle, la création, le désir, la beauté ou le paysage. Et qui aboutit aujourd’hui à une œuvre puissante et sensible, dont les compositions précises et sans artefacts puisent leur équilibre dans une relation singulière avec la lumière, égale et douce, sans ombre, parfois brumeuse. Une œuvre qui s’approprie, avec liberté et impertinence, les grandes figures et les codes esthétiques de l’histoire de l’art pour mieux s’en distancier et proposer d’autres perspectives.

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Jochen Zeitz ouvre le plus grand musée d’art contemporain africain

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C’est l’œuvre de Jochen Zeitz, président-directeur général de Puma, célèbre compagnie de chaussures de sport. La fascination de Zeitz, né en 1963 à Mannheim (Allemagne), pour l’art africain contemporain remonte au début des années 1990. À l’époque, il s’investit en pionnier dans des actions de sponsoring de joueurs africains employés dans des clubs européens et engage des artistes africains pour créer le design des produits Puma. Après avoir constaté qu’il n’existe pas d’institution de grande envergure, sur le continent africain, susceptible d’offrir aux artistes africains une véritable plate-forme pour présenter leur art, Jochen Zeitz commence à orienter sa collection privée sur l’art africain contemporain et la diaspora, avec le rêve qu’un jour il pourra l’ouvrir au public au sein d’un musée. Un rêve qui se réalise donc dans un ancien silo à grain restauré par Heatherwick Studios, situé sur les quais au cœur du quartier historique V&A. Haut de neuf étages, ce complexe de verre et de béton accueille, sur six mille mètres carrés, outre les espaces d’exposition, des librairies, un restaurant et un toit-jardin de sculptures. L’objectif du musée est d’enrichir la collection, de créer des programmes pédagogiques et de susciter des dialogues interculturels.

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Décès de l’éditeur photo Robert Delpire 

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Né en 1926, Robert Delpire a dédié sa vie à la photographie. En 1953, à 23 ans, il lance sa revue Neuf où il publie notamment Doisneau, Breton, Capa, Sarrte ou encore Cartier-Bresson. En 1958, il sort Les Américains, ouvrage devenu un classique qui rassemble notes et photographies prises sur le vif au cours de ses voyages aux États-Unis. Il est ensuite directeur artistique de la revue L’Œil, avant de créer une agence de publicité Delpire au début des années 1960. Éditeur, auteur, mais aussi galeriste dès 1963. Il expose, à Paris, des photographes et illustrateurs comme Savignac. De 1982 à 1996, il est à la tête du Centre national de la photographie, période au cours de laquelle il publie la première collection de poche dédiée à la photographie, « Paris Poche ». Reprise par les éditions Actes Sud, cette collection photographique est la plus vendue au monde. En 2009-2010, la Maison Européenne de la Photographique lui consacre une exposition, « Delpire & Cie », et plusieurs livres hommages sortent cet automne.

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Robert Delpire, conteur d’images

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C’est un livre carré à la reliure en toile blanche protégée par une couverture en papier-calque avec, en gros plan, un œil. Celui de Robert Delpire, photographié par Sarah Moon. C’est plutôt un regard, tant celui-ci est pénétrant, voire inquiétant. Pourtant, quand on ouvre ce livre constellé d’icônes – de Niépce à Koudelka, de Marey à Cartier-Bresson – accompagnées de courts textes, on est d’emblée conquis par l’intuition visuelle éblouissante et le sens de l’amitié qui jaillissent des mots de cet éditeur rare, dont le rôle considérable dans l’histoire de la photographie n’est plus à démontrer. Robert Delpire, né en 1926, a confié à Michel Christolhomme ses textes, préfaces, entretiens, qui ont jalonné sa longue et riche carrière de « montreur d’images ». Créateur de la collection culte Photo Poche, il livre ici sa vision du travail d’artistes majeurs de notre temps. Un grand moment.

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Carlos A. Picón prend la tête de la galerie Colnaghi à New York

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Fondée à Paris en 1760 par l’Italien Giovanni Battista Torre, la galerie proposait essentiellement des instruments scientifiques, des livres et des estampes, avant de s’installer à Londres où elle fut reprise par Paul Colnaghi en 1788. D’abord réputée pour la qualité de ses estampes, la galerie se spécialise dans la vente de peintures, de gravures et de dessins de maîtres anciens tels que Rembrandt, Vermeer, Raphaël, Botticelli ou encore Rubens. Depuis sa création, Colnaghi a toujours souhaité développer des relations avec les musées européens et américains mais aussi avec les collectionneurs privés du monde entier. Pour continuer d’établir de nouveaux liens avec de nombreuses institutions, les propriétaires de la galerie depuis 2015, Jorge Coll et Nicolas Cortés, ont décidé d’ouvrir un nouvel espace d’exposition permanent à New York, dans l’Upper East Side. Le conservateur du département de l’art grec et romain du Metropolitan Museum, Carlos A. Picón quittera ses fonctions pour devenir cette année le nouveau directeur de la galerie new-yorkaise. Il sera chargé de développer l’expertise de Colnaghi dans le domaine de l’art ancien et l’art classique mais aussi d’attirer de nouveaux clients américains.

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L’argentique selon Anne et Patrick Poirier à la MEP

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« Nous aimons la “cuisine”, le hasard, l’expérimentation qui sont aussi à l’œuvre dans nos autres moyens d’expression. Cette exposition est une déambulation qui retrace cinquante ans de nos vagabondages argentiques, entre essais et techniques traditionnelles, pièces uniques et séries », disent ces « détectives de l’histoire » attachés à l’esthétique de la ruine. À l’instar de leurs maquettes de sites archéologiques, carnets ou herbiers, les photographies d’Anne et Patrick Poirier soulignent la fragilité de la mémoire et la nécessité d’en témoigner. Photogrammes de crânes, de fleurs ou de verres brisés évoquant des vanités à la fin des années 1960, images de vestiges architecturaux rehaussés à l’aniline dans la série prémonitoire Villes mortes, Syrie (1992), photos de fleurs scarifiées dans L’Ame de Gradiva (1997), l’exposition se poursuit avec la série Tapis (2016) réalisée à partir d’images du centre historique d’Alep ou de Hatra sélectionnées sur Google Earth.

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Les quatre finalistes du Prix Marcel Duchamp 2017 exposés à Beaubourg

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En partenariat avec l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (Adiaf), qui initia le Prix Marcel Duchamp en 2000, le Centre Pompidou expose les quatre finalistes l’édition 2017. L’occasion de découvrir les œuvres inédites de Maja Bajevic, du duo Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, de Charlotte Moth et enfin de Vittorio Santoro, que l’on avait découvert en 2012 lors de son exposition à la Fondation Ricard. 

Retrouvez toute l’actualité du mois des expositions du Grand Paris, en régions et à l’international dans notre numéro d’octobre.

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David Hockney offre à Beaubourg une toile estimée 25 millions

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Impressionné par la qualité l’accrochage de sa rétrospective au Centre Pompidou signée par Didier Ottinger, David Hockney s’est révélé très généreux en offrant à Beaubourg une immense composition de 2011. Il faut dire que les collections du musée national d’Art moderne sont très pauvres en œuvres de l’artiste anglais puisqu’il n’avait jusqu’alors qu’un seul portrait dessiné. En 1999, lors de l’exposition autour du Grand Canyon de David Hockney, le musée avait tout fait pour acheter une œuvre importante mais n’avait pas les moyens pour l’acquérir. « C’est une huile qui vaut autour de 25 millions d’euros, assure le marchand de David Hockney, Jean Frémon de la galerie Lelong. Elle était dans l’atelier du peintre car celui-ci, n’ayant pas besoin de vendre ces grandes œuvres, les garde précieusement et surveille où elles seront conservées ». D’où ce don à Paris, après ceux faits au Metropolitan Museum et au MoMA de New York ou à la Tate de Londres. Même si elle est impressionnante avec ses trente-deux panneaux et qu’elle rappelle le travail de Matisse ou du Douanier Rousseau, dixit Bernard Blistène, le directeur du musée national d’Art moderne, cette toile The Arrival of spring in Woldgate, East Yorshire reste d’un traitement assez simple, naïf même. Un Fromanger à la sauce Worcester. Elle décrit la nature au printemps près de sa ville natale de Bradford. Réalisée à partir de clichés faits avec son IPad, elle est également le fruit de nombreux dessins et huiles préparatoires. Le nouveau président des Amis du Centre Pompidou, Léopold Meyer, s’est dit heureux de ce don, qui restera exposé jusqu’au 23 octobre dans le forum du Centre Pompidou, et donc accessible à tous gratuitement.

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Picasso, la nature matière au Musée du Domaine départemental de Sceaux

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Le parcours de visite s’articule en six sections. Un premier ensemble est consacré aux paysages réalisés par Picasso entre l’été 1907 et l’été 1909 (dont l’huile sur toile de grand format L’Arbre de 1907) ; une série de dessins est dédiée aux baigneurs autour d’un tableau majeur du peintre, Le Paysage aux deux figures (1908). Une section intermédiaire présente un dessin grand format où les tracés anguleux alternent avec les lavis d’encre de Chine (L’Arbre, 1944), ainsi que dix-sept gravures à l’eau-forte illustrant L’Histoire naturelle de Buffon (1936), commande du marchand Ambroise Vollard. S’il représentait animaux et végétaux dans son œuvre, Picasso détournait aussi des éléments naturels dans ses compositions où sable, bois et végétaux étaient collés et cousus sur la toile. Point d’orgue de l’exposition, le motif de la femme-fleur, orchestré autour du lumineux Nu dans un jardin de 1934.

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