Actualité artistique

Trésor à vendre : Un nu du photographe Albert Rudomine

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Né en 1892 à Kiev, Albert Rudomine vient s’installer à Paris en 1917 où il devient modéliste pour le couturier Jean Patou avant d’entrer comme reporter au journal L’Illustration. Dans le courant des années 1920, il installe son studio rue de la Tour-Maubourg et y reçoit l’avant-garde de la scène artistique de l’entre-deux-guerres. Il se spécialise alors dans le portrait et l’étude du corps humain. C’est probablement à cette époque que fut réalisé ce tirage, intitulé Nu féminin à la tenture, qui permet d’apprécier les principaux aspects du style développé par Rudomine. Il représente une femme nue, vue de dos, agenouillée sur une large étoffe dont les motifs bigarrés et exotiques altèrent la lecture des différents plans de l’image tout en contribuant à sa sensualité. Cette scène d’intérieur à l’érotisme suave, où la silhouette féminine s’enlève sur un fond ornemental qui renverse la perspective, n’est pas sans évoquer les nus et autres odalisques réalisés à la même époque par Matisse (Figure décorative sur fond ornemental, 1925, MNAM ou Nu assis, de dos, 1917, Met, NY). Outre la dimension nettement picturale de sa composition, cette épreuve au charbon se distingue par ses caractéristiques techniques. Le tirage au charbon est une technique d’impression photographique mise au point en 1855 par le photographe Louis-Alphonse Poitevin, qui eut l’idée d’incorporer du noir de charbon à la solution de gélatine et de bichromate de potassium élaborée quelques années auparavant par le pionnier de la photographie Henry Fox Talbot. Ce procédé présente le double l’intérêt de produire des images très stables, les pigments étant emprisonnés dans des couches plus ou moins épaisses de gélatine, et de produire des tirages à l’aspect velouté, qui contribue ici à la beauté surannée de ce nu.

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Une toile de Félix Vallotton rejoint le musée Kröller-Müller d’Otterlo

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Le musée Kröller-Müller, qui rassemble la deuxième plus grande collection Van Gogh au monde, présente également des chefs-d’œuvre des maîtres modernes comme Monet, Seurat ou encore Mondrian. Un nouveau chef-d’œuvre a récemment rejoint les collections de l’institution. Il s’agit d’une huile sur toile de Félix Vallotton, intitulée Les filets, Honfleur, mise en vente par un collectionneur. Cette acquisition a été rendue possible grâce aux fonds récoltés par la loterie BankGiro et permet d’enrichir la collection de paysages du musée, après ceux de Monet, Corot, Pissarro, Cézanne ou encore Van Gogh. Elle fait également figure d’exception puisque la majorité des paysages de Vallotton sont dans les collections privées suisses et sont rarement mis en vente.
Vallotton s’est rendu célèbre par ses gravures. Cependant, il s’est largement prêté à l’exercice de la peinture en peignant de nombreux paysages qu’il découvre lors de ses longues promenades à bicyclette. Ses toiles elles-mêmes ont été créées en atelier. Ville côtière du Nord de la France, Honfleur est l’une des destinations favorites de l’artiste. Dans Les filets, Honfleur, deux marcheurs solitaires évoluent dans un paysage déserté et ravagé par les intempéries qui confère à la toile une atmosphère sombre et nostalgique, caractéristique de l’œuvre de Vallotton. Ce ciel pluvieux est contrebalancé par la lumière qui se dégage des nuages et fait briller les filets de pêches au premier plan. Après avoir fait l’objet de plusieurs restaurations réalisées par la conservatrice Madeleine Bisschoff, Les filets, Honfleur est désormais exposé dans les collections permanentes de musée Kröller-Müller.

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François Hébel à la tête de la Fondation Cartier-Bresson

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Fondée en 2003 selon la volonté d’Henri Cartier-Bresson et de son épouse Martine Franck, la Fondation Henri Cartier-Bresson conserve à ce jour les fonds des deux artistes. Cette fondation privée reconnue d’utilité publique est l’un des hauts lieux parisiens de la photographie. Logée depuis sa création dans le XIVe arrondissement où les activités se poursuivent jusqu’à l’été prochain, l’institution déménagera en octobre 2018 dans le Marais, au 79 rue des Archives, un quartier stratégique puisqu’il abrite un grand nombre de musées et de galeries d’art. Pour développer ce projet, la directrice de la fondation, Agnès Sire, a cédé son poste à François Hébel, depuis le 2 novembre. Elle souhaite désormais se consacrer à la direction artistique et au commissariat d’expositions. Ancien directeur de Magnum Photos et des Rencontres d’Arles, fondateur du festival Foto/Industria de Bologne et du Mois de la Photo, François Hébel a consacré sa carrière à l’univers de la photographie. Il ne s’agit pas de la première collaboration entre Agnès Sire et François Hébel. Ils ont déjà travaillé ensemble à l’occasion des projets culturels au sein de Magnum.
Avec 900 mètres carrés de superficie, les nouveaux locaux de la Fondation Henri Cartier-Bresson offriront le double de surface par rapport à l’ancienne adresse. L’établissement occupera un ancien garage entièrement transformé par les architectes de l’agence Novo et accueillera des salles d’expositions, une bibliothèque de recherche ainsi qu’un plus grand espace dédié aux archives. La Fondation Henri Cartier-Bresson inaugurera sa nouvelle adresse avec une grande rétrospective des œuvres de Martine Franck.

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L’œuvre du mois : « Le Dormeur et le nu » de Jean Hélio 

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« La femme symbolise Paris qui ouvre ses volets sur le monde. Il s’agit de son épouse Pegeen. L’homme dormant est un thème récurrent dans l’œuvre de Hélion », explique Perrine Le Blan, directrice à la galerie Malingue. Jean Hélion avait un jour expliqué à l’historien de l’art Daniel Abadie que lorsqu’il était prisonnier, pendant la guerre, il dormait par terre, rêvant de pain et de femmes. Le retour à la figuration vient-il de ses fantasmes d’homme emprisonné ? Non, car le processus était engagé avant les hostilités. La trajectoire d’Hélion est unique. Il fut d’abord un peintre adulé, encensé en France et aux États-Unis. Outre-Atlantique, l’abstraction était saluée comme le nouvel art et Hélion était associé à ce mouvement. Mais il écrivit à Raymond Queneau qu’il ne se laisserait pas « enfermer dans le système ». À cette époque, on ne lui a pas pardonné ce qu’on tolérait chez Picasso : ne pas créer d’une manière linéaire. Aux yeux des critiques, des galeristes, des collectionneurs, il a trahi la modernité. Aucun marchand ne voulait plus de lui. La galeriste Denise René par exemple, qui, répondant à une question sur Hélion, s’écria : « ce peintre qui est mort en 1930 ? ». Daniel Malingue, qui expose vingt-cinq œuvres de l’artiste centrées sur les années 1940, raconte qu’Hélion disait ne pas avoir voulu faire de la figuration, « mais que les figures sont sorties de ses formes abstraites et se sont composées différemment ». Selon lui, « Hélion a influencé le Pop Art ».

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Mitchell/Riopelle, à la ville comme à la scène au Musée national des beaux-arts du Québec

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Entre admiration et détestation, émulation et jalousie, la peintre américaine Joan Mitchell (1925-1992) et le peintre canadien Jean-Paul Riopelle (1923-2002) ont partagé leur vie pendant vingt-cinq ans à Paris puis à Vétheuil, engageant un dialogue autour de l’abstraction. Pour la première fois, une exposition retrace leurs carrières artistiques respectives à l’aune de leur relation, présentant soixante œuvres majeures fruits de leur travail et de leur histoire d’amour.

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Découverte d’un bain rituel juif dans le quartier médiéval de Saint-Paul-Trois-Châteaux

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Du XIIIe au XVe siècle, Saint-Paul-Trois-Châteaux accueille une importante communauté juive dont les membres s’installent autour de l’actuelle « rue juiverie », dans un quartier réservé. Cité épiscopale placée sous l’autorité du Saint-Empire romain germanique, la ville offre aux juifs un certain espace de liberté, les mettant notamment à l’abri de la politique antijudaïque menée par les rois de France.
Dans le cadre du projet de valorisation de son centre historique, la commune a invité une équipe de chercheurs de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) à procéder à une étude approfondie du bâti de ce secteur. Ces investigations ont permis de révéler la présence d’un mikvé (mikvaot au pluriel), bain rituel dévolu aux purifications corporelles, dans le sous-sol d’une maison jusque-là envahi de déchets en tous genres. Une fois la cave évacuée, les archéologues ont pu apprécier l’agencement de cette petite salle voûtée de 7 m sur 4 m, dotée de deux soupiraux, dont la configuration correspond à celle des mikvaot médiévaux déjà documentés. Cette hypothèse est corroborée par la présence au sol de 20 à 30 cm d’eau, alimentés en continue par une résurgence d’eau souterraine. Ces caractéristiques incitent à penser que ce bassin servait en réalité aux ablutions rituelles des membres de la communauté juive de Saint-Paul-Trois-Châteaux. Ce type de structure est un élément fondamental du mode de vie traditionnel associé au judaïsme qui voit dans l’immersion un principe de purification tant physique que spirituelle. Ainsi, il est notamment recommandé aux femmes de se rendre au mikvé après leurs menstruations ou à la suite d’un accouchement, mais également aux jeunes gens dans le cadre de la préparation de leur mariage.
Peu de constructions semblables nous sont parvenues et seule une dizaine de mikvaot sont à ce jour conservés en Europe, parmi lesquels le bain rituel de Montpellier, mis au jour en juillet dernier, et qui compte parmi les plus beaux exemplaires de ce type de structures. La découverte de Saint-Paul-Trois-Châteaux (qui reste encore à confirmer) permet de mettre en lumière un aspect encore méconnu de notre histoire, celui de la présence et du mode de vie des communautés juives dans les sociétés médiévales européennes.

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Décès du couturier Azzedine Alaïa

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Né en 1940 à Tunis, Azzedine Alaïa intègre l’école des Beaux-Arts de Tunis en section sculpture avant de s’installer à Paris dans les années 1950. Il se forme alors auprès de Christian Dior, de Guy Laroche puis de Thierry Mugler en travaillant pour la haute société parisienne. Sa créativité se nourrit de ses rencontres et de ses collaborations avec des personnalités légendaires telles que Louise de Vilmorin, Arletty ou Greta Garbo.
En 1979, il fonde sa propre maison de couture et développe un style anatomique inimitable en enveloppant de cuir, de stretch ou de jersey des corps savamment ciselés. Ses créations, indissociables de la génération des supermodels, peuplent les podiums de silhouettes sculpturales et fuselées aux morphologies aussi puissantes que sensuelles. Perfectionniste, Azzedine Alaïa maîtrisait toutes les étapes de la réalisation d’un vêtement, depuis le tracé du patron jusqu’à l’assemblage des étoffes. Consacré par deux Oscars de la Mode en 1985, son travail fera l’objet de plusieurs expositions au sein desquelles ses propres créations dialoguent avec les œuvres de Picasso, de Warhol ou encore de Basquiat (Groninger Museum, 1998, et Guggenheim Soho, 2000). La rétrospective organisée en 2013 par le Palais Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris, mettait en lumière les influences de la création moderne comme contemporaine sur le style sculptural et sophistiqué du couturier.

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La carrière antique de la Corderie à Marseille sera préservée

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Les vestiges grecs d’une carrière datant des origines de la cité phocéenne ont été découverts récemment, lors de la construction de cent neuf logements boulevard de la Corderie. Suite à une mobilisation citoyenne, Françoise Nyssen, ministre de la Culture, a décidé de placer une partie du site en instance de classement. Une pétition avait en effet rassemblé plus de 9 000 signataires. Sur les 6 500 m² que compte la carrière, 635 m² devraient donc être préservés. Le groupe immobilier Vinci, à l’origine des travaux, s’est également engagé à mettre en valeur les vestiges sur lesquels sera finalement construit un immeuble de huit étages. La Corderie sera présentée à la Commission régionale du patrimoine et de l’architecture le 29 novembre afin que l’inscription aux monuments historiques soit actée et définitive. La prochaine étape sera le classement.

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Fêtez Noël aux Puces avec les « Hivers Givrés » du Marché Dauphine

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Suite au succès des « Printemps » puis des « Étés gourmands » de Dauphine, le plus grand marché couvert des Puces de Saint-Ouen annonce la première édition de ses « Hivers Givrés », à découvrir à partir du 25 novembre. Dédié aux achats de Noël, cet événement festif sera placé sous le signe du partage. Entre les collections de vinyles, de bijoux d’artistes et d’accessoires vintage, en passant par les estampes japonaises et le mobilier classique et industriel, le Marché Dauphine propose un riche panel de cadeaux uniques pour les petits et les grands. Pour l’occasion, le Marché Dauphine invite le public à faire emballer ses cadeaux dans la Maison Futuro, véritable OVNI architectural élaboré par le finlandais Matti Suuronen en 1968 et exceptionnellement ouvert à la visite. Des produits de haute gastronomie pourront également être dégustés sur place comme le champagne Waris Hubert, les bières artisanales de la brasserie De L’Être ou encore les huîtres Utah Beach de Patrick Liron.
En complément de ces festivités très hivernales, l’exposition « Lydie fait un saut aux Puces », organisée au 1er étage du Marché Dauphine, permettra au public de découvrir le travail de l’artiste française Lydie Arickx qui réalisera notamment une performance inédite durant la soirée inaugurale du 25 novembre.

À l’occasion de cette soirée de lancement, une coupe sera offerte aux lecteurs de Connaissance des Arts qui se présenteront avec le numéro de décembre ouvert à la page de l’article sur l’événement. Rendez-vous jeudi pour la parution de notre nouveau magazine et dès à présent sur le site du Marché Dauphine pour télécharger votre invitation !

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Culture soir : Entre ciel et terre, le globe et l’architecte à la Cité de l’Architecture et du Patrimoine

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Le troublant parfum de l’Antiquité à Toulouse

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Comment les Grecs sollicitaient-ils leurs sens dans les grandes étapes de leur vie : le mariage, les sacrifices aux dieux, les banquets, les funérailles ? Tissus teints pour certaines occasions, huiles et parfums, musiques et prières, mets particuliers recréent pour le visiteur l’environnement chatoyant, odorant et… bruyant qui fut celui de Périclès et de Platon.

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Le saviez-vous ? : Munch, Klimt, Schiele

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Dans la lignée du Fauvisme en France, le mouvement expressionniste se développe de 1900 à 1925 en Allemagne, en Autriche et dans les pays du Nord. Comptant parmi les premières révolutions esthétiques du XXe siècle, l’Expressionnisme se caractérise par une exploitation inédite de la force expressive de la couleur comme par la mise en œuvre de formes nerveuses aptes à faire rejaillir les sentiments intérieurs. Munch, Klimt et Schiele se présentent comme les grands représentants de cet art de la subjectivité.

Edvard Munch, cri et mélancolie

Le peintre norvégien Edvard Munch (1863-1944) a su créer un style consistant à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Son œuvre la plus emblématique est Le Cri (1893), qui connaît aujourd’hui encore un immense retentissement en raison de sa force évocatrice. Toute la composition semble participer à cette angoisse par le jeu des courbes qui convergent vers la bouche. Le spectateur se retrouve face au personnage central, ce qui lui donne l’impression de vivre la scène. Munch a réalisé plusieurs versions de ce tableau, jouant sur la variation des lignes et des couleurs.

Edvard Munch, Le Cri, 1893, tempera sur carton, 91 x 73,5 cm, Galerie nationale, Oslo.

Gustav Klimt, figure de proue de la Sécession viennoise

Les œuvres de l’Autrichien Gustav Klimt (1862-1918) sont caractéristiques de la Sécession viennoise, que les Français et les Belges appellent Art Nouveau et les Allemands Modern Stil. L’utilisation de la feuille d’or caractérise notamment le style du peintre. C’est une des raisons pour lesquelles ses toiles fascinent tant encore aujourd’hui. L’un de ses œuvres les plus célèbres, Le Baiser (1908-1909), est un véritable hymne à l’amour où l’or, par sa densité et son opacité, contraste avec le traitement peint des visages.

Gustav Klimt, Le Baiser, 1908-1909, huile et feuille d’or sur toile, 180 x 180 cm, Palais du Belvédère, Vienne.

Egon Schiele, un art interdit aux mineurs

Corps contorsionnés, mains disproportionnées ou yeux exorbités… L’Autrichien Egon Schiele (1890-1918) est condamné à trois semaines de prison pour avoir laissé une mineure voir ses œuvres. Le juge ordonne même que l’un de ses dessins soit brûlé dans la salle du tribunal.

Egon Schiele, Femme assise genoux pliés, 1917, gouache, aquarelle et crayon gras sur papier, 46 X 30,5 cm, Galerie nationale, Prague.

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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Fin des désaccords entre les héritiers du sculpteur Arman

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Suite au décès du sculpteur le 22 octobre 2005, sa fille, Marion Moreau (qui représente également sa sœur, Anne Fernandez, sa nièce, Madison et l’enfant naturel de l’artiste, Yves) a contesté trois mois plus tard le testament de son père, signé en avril 2005. Ce document précisait que Corice Arman était la légataire universelle. Marion Moreau a notamment dénoncé la donation de la maison de Vence, le « Bidonville » à sa belle-mère. Plus d’une demi-douzaine de conciliations avaient échoué jusqu’à présent. Selon la Fondation A.R.M.A.N., Marion Moreau et Corice Arman ont finalement conclu un accord le 7 novembre à New York et siègeront ensemble dans un Comité ARMAN, qui doit s’établir avant la fin de l’année. Ce Comité sera chargé d’authentifier les œuvres d’Arman, de préparer le catalogue raisonné et de développer un projet de musée. Marion Moreau précise en effet que cette réconciliation « va permettre à la Fondation de mieux répondre à toutes les sollicitations dont elle fait l’objet aujourd’hui. Que ce soit pour des expositions, des publications, et bien d’autres projets en cours. »

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Anne-Hélène Hoog devient la nouvelle directrice du musée de la BD d’Angoulême

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Depuis 1998, Anne-Hélène Hoog occupait le poste d’historienne-documentaliste, puis de conservatrice, au MahJ de Paris où elle était en charge des archives, des collections ainsi que des expositions. Au cours de ses vingt années au sein de cette institution, elle a permis la création d’un fonds bande dessinée et a été le commissaire de plusieurs expositions majeures consacrées à ce genre artistique, telles que De Superman au Chat du Rabbin en 2007-2008, Les mondes de Gotlib en 2014 ou plus récemment René Goscinny- Au-delà du rire, inaugurée fin septembre.
Après avis favorable du conseil d’administration de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, Anne-Hélène Hoog a pris, depuis le 6 novembre, ses fonctions de directrice du musée de la bande dessinée à Angoulême, ville qu’elle connaît bien puisqu’elle y a réalisé une partie de ses études. Parmi ses plans d’actions privilégiés, Anne-Hélène Hoog se donne notamment pour mission de renforcer l’attractivité du musée par le renouvellement du parcours muséographique et de développer des espaces dédiés aux enfants. La conservatrice a également l’ambition d’enrichir et de valoriser les collections à travers des expositions ayant une portée à la fois nationale et internationale.

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Trésor à vendre : Aladin et la lampe merveilleuse de Robert Combas

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Avec ses formes cernées soigneusement de noirs, ses visages sortis d’une planche de bande-dessinée et ses couleurs vives, cette toile de Robert Combas de deux mètres de haut correspond bien aux critères de la Figuration Libre, un mouvement, né en 1979, autour de cet artiste lyonnais et des frères sètois Hervé et Richard Di Rosa. S’appropriant avec désinvolture aussi bien les images publicitaires, la BD, la science-fiction que les grandes œuvres de l’histoire de l’art classique, ces artistes rompent avec le sérieux de l’époque. C’est dans l’illustration et l’imagerie style Épinal qu’il faut chercher le chaînon manquant pour comprendre l’art de Combas.

Robert Combas, Sans titre, 1986, détail du visage du génie © Cornette de Saint Cyr

Pour cette toile sans titre, il s’inspire du cadrage des tableaux de la Renaissance avec la table au premier plan, vue ici dans une plongée un peu naïve qui permet de faire l’inventaire : fourchette, assiette, couteau, cuillère, verre et plat de spaghetti fumant. La femme au chignon, les bras croisés sur le ventre, et le génie aux yeux verts semblent tirés des Mille et une nuits, même si à l’origine l’histoire d’Aladin ne fait pas partie de ce recueil persan de la fin du VIIe siècle. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que l’histoire de ce jeune homme, négligeant les trésors cachés dans une caverne pour ne garder que la lampe renfermant un bon génie, va être connue en France. La traduction des Mille et une nuits par Antoine Galland, publiée en 1717, va être reprise en 1902 par le docteur Mardrus, un ami d’André Gide, qui accentue encore le côté exotique et orné des textes originaux.
C’est ce luxe et cette luxuriance que reprend Robert Combas dans son tableau. Même s’il n’a pas vu les planches du XIXe siècle (conservées, entre autres, au musée de l’Image d’Épinal ou au MuCEM de Marseille), l’artiste reprend aux tableaux symbolistes la silhouette orientale du vase (à la place de la lampe), le décor floral et le ciel peuplé d’yeux ouverts. Les couleurs exacerbées (le rose tyrien du fond, le violet du visage du génie) rapprochent l’œuvre des films animés des années 1940 de type Fantasia. Avec Combas, Aladin rencontre le Sâr Péladan et Walt Disney.

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Art[ ]Collector. Artistes et collectionneurs

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Art[ ]Collector est une initiative privée philanthropique lancée par les collectionneurs Jacques et Évelyne Deret pour soutenir et promouvoir des artistes et  « partager [notre] engagement avec de nouveaux collectionneurs et amateurs ». Dans le cadre d’un partenariat, La Patinoire Royale/Galerie Valérie Bach invite l’artiste Mehdi-Georges Lahlou à compléter l’événement.

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