Actualité artistique

Culture soir : La collection Burrell au musée Cantini à Marseille

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

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Décès du photographe sud-africain David Goldblatt

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« C’est une perte considérable pour l’Afrique du Sud et le monde de l’art. C’est une légende, un professeur, une icône nationale et un homme d’une profonde intégrité qui nous quitte », déclarait ce matin Liza Essers, directrice de la Goodman Gallery qui représente l’artiste à Johannesburg. Le photographe David Goldblatt, observateur critique de la société sud-africaine, est décédé ce matin à l’âge de 88 ans. Le public français avait récemment pu découvrir son travail grâce à la rétrospective que lui consacrait le Centre Pompidou à Paris jusqu’au 13 mai dernier.
David Goldblatt est né en 1930 à Randfontein (Afrique du Sud) dans une famille d’immigrés juifs lituaniens. Il a commencé sa carrière comme photographe de presse en 1948, devenant le témoin de la mise en place du régime de l’apartheid et de son développement jusqu’à sa suppression en 1994. Pendant 70 ans, il a parcouru son pays natal pour raconter son histoire, ses mutations sociales et sa géographie dans toute leur complexité. En 1973, il a publié, avec la prix Nobel de Littérature Nadine Gordimer, son premier livre photographique, On the Mines, consacré aux mines d’or en déclin de sa région natale. Puis, en 1975, avec Some Afrikaners Photographed, il s’est intéressé aux agriculteurs afrikaners avant d’entamer la série documentaire Structures, qui s’est développée sur 40 ans. En 1989, il a fondé à Johannesburg le Market Photography Workshop qui réunit une école de photographie, une galerie et des ateliers. Il fut également le premier artiste sud-africain à faire l’objet d’une exposition au MoMA à New York en 1998. Son œuvre, saluée en 2006 par le Hasselblad Award et en 2009 par le prix Henri Cartier-Bresson, est tout entière façonnée par un esprit d’égalité et de tolérance qui donne à chacun de ses clichés sa justesse et sa puissance. « David Goldblatt ne saisit pas le monde avec l’appareil. Il cherche à se débarrasser des idées préconçues sur ce qu’il voit avant de les sonder davantage avec son instrument de prédilection – l’image photographique. », Nadine Gordimer, 1983.

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L’art du Bénin envahit Marseille en juin

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Commençons notre tournée marseillaise par la Poste Colbert à deux pas de la Bourse de commerce de Marseille et de la rue de la République. Cet imposant édifice, construit par Joseph Huot à la fin du XIXe, est fermé depuis 2010 et ne devrait ouvrir ses portes qu’en 2019 après la phase actuelle de réhabilitation menée par Roland Carta. Cet architecte, collectionneur et mécène, a profité d’une pause d’un mois dans le chantier pour proposer à l’artiste Dominique Zinkpè, qui était en résidence dans son agence dans le cadre des Ateliers Quel Amour !, de présenter ses travaux récents (du 23 au 30 juin). D’une part, des peintures réalisées à plusieurs mains, où l’on reconnaît les silhouettes torturées qui peuplent les œuvres de l’artiste né en 1969 à Cotonou. D’autre part, des sculptures évoquant l’immigration où l’on retrouve les ibedjis, ces petites figures en bois symbolisant des jumeaux dans la tradition béninoise. De Dominique Zinkpè, on peut voir des dessins chez art-cade, la galerie des grands bains douches, en compagnie des fers de Marius Dansou, des masques de Kifouli Dossou et de la Reine des amazones de Zanfanhouédé (du 22 juin au 28 juillet). De son côté la galerie Agama expose les œuvres de Camille Tété Azankpo, un peintre togolais qui détourne les panneaux publicitaires et les bassines émaillées pour en faire des collages contemporains (du 24 juin au 4 août). Enfin, la galerie Polysémie, sous le titre de « Collection Africa 2 », réunit pêle-mêle et à l’ombre tutélaire de Frédéric Bruly Bouabre, des œuvres de Ibrahima Dieye à Rafiy Okefolahan (du 19 juin au 21 juillet). « Ces expositions, soulignent Christophe Guillot et Stéphanie Stein, à l’origine d’Ars Ultima, un fonds de dotation de micro-mécénat, lancent un projet triennal estival pour montrer la créativité africaine émergente mais aussi pour tisser des liens avec les opérateurs de l’art contemporain français privés et publics comme l’école des Beaux-Arts de Marseille ou Mécènes du sud ». Cette année, la mini-saison béninoise est placée sous l’égide de Dominique Zinkpè mais chaque édition, pendant trois ans, aura un artiste de référence différent.

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Trésor à vendre : Un avant de tambour Mbembe, icône de la collection Durand-Dessert

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« Leur curiosité intellectuelle inébranlable et leur soif d’autres dimensions de l’art ont guidé les Durand-Dessert d’une manière naturelle, de la créativité des artistes d’avant-garde contemporains aux racines mêmes de l’art contemporain : les arts traditionnels d’Afrique. » Exposée en 2008 à la Monnaie de Paris, la collection d’art africain de Liliane et Michel Durand-Dessert, pionniers de l’art contemporain et amateurs éclairés d’arts primitifs, sera dispersée ce mercredi chez Christie’s Paris. Si cet ensemble unique dresse un véritable panorama des principaux centres artistiques sub-sahariens, de l’Afrique de l’ouest à l’Afrique centrale, les époux Durand-Dessert se sont cependant plus particulièrement intéressés aux productions du sud-est du Nigeria, à une époque où seule une poignée d’initiés avait su déceler leur beauté.
L’avant de tambour Mbembe présenté par Christie’s compte parmi les pièces insignes de la collection en raison tout d’abord de son ancienneté, puisqu’il a probablement été réalisé entre les XVIIe et XVIIIe siècles. Mais également de sa rareté : moins de vingt exemplaires de ce type statuaire particulier sont aujourd’hui conservés dans des institutions ou des collections privées. Figuré en position assise, ce personnage de 75 cm de haut a été sculpté dans un tronc de bois dur dont l’usure exalte la dimension poétique du sujet. Il s’agit vraisemblablement de la représentation d’une femme de guerrier légendaire ayant donné naissance au premier descendant mâle du clan. Illustrant le style robuste et monumental de la sculpture Mbembe, la figure séduit par la douceur sereine de son visage aux courbes élégantes comme par la « beauté sensible et vibrante » de sa surface érodée. Cette statue anthropomorphe faisait originellement partie d’un grand tambour à fente horizontal, placé au centre d’un village Mbembe, autour duquel s’organisaient les rituels de la communauté. Après la disparition de la partie centrale de l’instrument sous l’effet des intempéries, les figures d’ornement placées aux extrémités étaient généralement conservées et vénérées en tant que statues d’ancêtres.
Cette tradition sculpturale nigériane méconnue fut mise en lumière pour la première fois en 1974 par la marchande d’art Hélène Kramer dont l’exposition « Ancêtres M’Bembé » réunissait onze avants de tambours, parmi lesquelles le futur exemplaire de la collection Durand-Dessert (acquis en 1993). Présentée à la Monnaie de Paris en 2008, l’œuvre a également rejoint le MoMA en 2014 pour l’exposition « Warriors and Mothers : Epic Mbembe Art » et s’est depuis imposée comme la pièce la plus emblématique de la collection Durand-Dessert.

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Partie remise pour la foire Sublime

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Prévue pour octobre 2019 sur la place Vauban devant les Invalides, puis à la place de la Concorde, la foire parisienne Sublime vient d’être annulée pour cette année. Ses organisateurs parlent d’un report et d’un dîner le 12 octobre pour évoquer les contours de sa première édition prévue pour 2020. Pendant ce temps-là, La Biennale Paris (8-16 septembre) annonce les noms de quelques-uns de ses 85 participants, de la AR-PAB galerie de Lisbonne à la Whitford Fine Art de Londres. « Cette trentième édition, assure Mathias Ary Jan, le président du SNA organisateur de La Biennale Paris, constitue une étape majeure dans l’histoire de cet événement. Elle lui donne l’occasion de se réinventer pour répondre aux nouvelles réalités du marché de l’art ». Dans les faits, c’est donc la confirmation de son annualisation, l’invitation à Jean-Charles de Castelbajac en tant que directeur artistique, l’exposition de la collection napoléonienne Pierre-Jean Chalençon et le maintien d’une commission d’admission des œuvres sous le regard de la Compagnie nationale des Experts (CNE) et du Syndicat français des Experts professionnels en œuvres d’art et objets de collection (SFEP). Concomitamment au report de Sublime, La Biennale Paris annonce l’arrivée de Jacques Bailly, de Cuellar de Zürich ou de la galerie Costermans de Bruxelles, bien qu’il ne s’agisse pas de transferts de l’une à l’autre foire.

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Maria Lassnig, fragments d’un autoportrait au Kunstmuseum de Bâle

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Peintre de la sensation de soi, Maria Lassnig (1919-2014) a placé son propre corps au centre de son œuvre. Quatre ans après la disparition de cette grande dame de l’art autrichien du XXe siècle, l’hommage organisé en collaboration avec l’Albertina de Vienne prend la forme d’une rétrospective de l’œuvre sur papier. Graves ou drôles, quatre-vingts dessins et aquarelles mettent en lumière son concept de « body-awareness » (conscience du corps) dans un dialogue constant entre sensation et réalité.

 

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[Entretien] Les mondes codés de Ryoji Ikeda au Centre Pompidou à Paris

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Compositeur et plasticien japonais, Ryoji Ikeda développe depuis les années 1990 une œuvre singulière où en conjuguant bruits blancs et ondes sinusoïdales et à travers des performances et des installations audiovisuelles, l’artiste explore le code informatique, les mathématiques, les sciences de la vie, enfin toutes les matières technologiques les plus innovantes. Dans l’univers du code informatique, du code binaire formé de série de 0 et de 1 qui se retranscrive visuellement en noir et blanc, pour son exposition au Centre Pompidou, Ryoji Ikeda propose deux œuvres : code-verse et A [continuum] qui se matérialisent en une salle noire et en une salle blanche, deux univers à la fois opposés et complémentaires. Des œuvres partitions que le regarder peut vivre et expérimenter à travers l’ouïe et la vue et plus globalement à travers son corps et ses mouvements. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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Le Bauhaus à la lettre selon Adobe

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Fermée brutalement en 1932 par le régime national-socialiste allemand, l’école du Bauhaus laissait derrière elle de nombreux projets inachevés… Adobe Systems, à qui l’on doit les célèbres logiciels Photoshop ou encore Indesign, s’est associé à la Bauhaus Dessau Foundation pour faire revivre ces trésors cachés du design moderne à travers la création de cinq nouvelles polices de caractères, destinées à enrichir le catalogue Adobe Typekit. Cette délicate mission a été confiée au designer Erik Spiekermann qui, accompagné d’étudiants et de professionnels de la typographie, a exploré les archives du Bauhaus à la recherche de croquis et de projets d’alphabets inédits. Soucieux de modernité et de fonctionnalisme, les artistes typographes du Bauhaus ont travaillé à renouveler la graphie de l’alphabet latin à l’aide de formes géométriques combinables, sacrifiant parfois la lisibilité du caractère sur l’autel du design expérimental.

« Joschmi » et « Xants » les deux premières polices de caractères issues du projet « Hidden Treasures of the Bauhaus Dessau ».

Affiche de l’exposition de l’École du Bauhaus à Weimar en 1923 conçue par Joost Schmidt, Bauhaus-Archiv Berlin © VG Bild-Kunst, Bonn 2017

Tout l’enjeu de l’équipe du projet « The Hidden Treasures-Bauhaus Dessau » était donc de créer de nouvelles polices, capables de séduire les graphistes du XXIe siècle, tout en maintenant perceptible leur filiation. Joschmi et Xants, les deux premières-nées d’une série annoncée de cinq polices, sont dès à présent disponibles dans le catalogue d’Adobe. Elles doivent respectivement leur nom (et leur design) à Joost Schmidt (1893-1948), professeur de calligraphie, de publicité et de typographie à l’École de Weimar puis de Dessau, et à Xanti Schawinsky (1904-1979), professeur au Bauhaus puis au Black Mountain College, qui eut une influence décisive sur le théâtre expérimental et l’art de la performance.
Quoi de mieux qu’un illustre modèle pour attirer l’attention sur de nouveaux produits ? D’autant plus quand il s’agit d’outils de création graphique dont on peine souvent à retenir les caractéristiques et les noms… En 2017, Adobe s’associait ainsi au musée Munch Museum d’Oslo pour créer une nouvelle gamme d’outils digitaux (en l’occurrence des « brushes ») à partir des différentes formes de pinceaux utilisés par le peintre, que le musée conservait dans ses réserves.

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Récit d’une vie : Jean Cotelle, peintre mystérieux

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Rares sont les expositions totalement inédites. C’est le cas de celle consacrée par le château de Versailles au peintre Jean Cotelle (1646-1708), qui n’est ni plus ni moins qu’une révélation. Même si l’on formule plus d’hypothèses que de certitudes sur la vie de l’artiste, car de Jean Cotelle, nulle correspondance, peu d’archives, et une longue litanie d’œuvres aujourd’hui détruites ou perdues. Quasi-certitude : il naît en 1646 à Paris, dans la paroisse Saint-Gervais. Son père, Jean Cotelle le Vieux (1607-1676), ornemaniste et peintre ordinaire du roi, a travaillé pour Fouquet ou Anne d’Autriche à Fontainebleau et pour divers décors des chantiers royaux. Le jeune Cotelle évolue dans un milieu cultivé : trois de ses sœurs épouseront des peintres et Simon Vouet a été témoin au mariage de ses parents. Auprès de qui se forme-t-il ? Il est plus que probable que son père l’a guidé dans son apprentissage, peut-être bientôt relayé par le portraitiste Claude Lefebvre. Entre 1665 et 1670, le voici en Italie, à Rome, pour un séjour dont on ignore presque tout. On devine cependant, et c’est un point important pour la suite de sa trajectoire, qu’il a pu voir dès ce moment les œuvres de Francesco Albani (1578-1660), dit L’Albane, maniériste qualifié de « peintre des Grâces » et dont le plus fervent admirateur n’est autre que Louis XIV lui-même.
À son retour à Paris, Cotelle présente à l’Académie royale de peinture et de sculpture Le Ravissement des Sabines. Il sera reçu en 1672, dans la section des miniaturistes, avec L’Entrée du roi et de la reine à Paris sous des figures allégoriques, deux œuvres aujourd’hui perdues. Peut-être Charles Le Brun l’emploie-t-il à cette époque à la décoration des Grands Appartements du roi à Versailles. On le retrouve, en 1678-1680, chargé par Philippe de Vendôme, prince du sang, de travaux de peinture et dorure à l’Hôtel du Temple (démoli en 1853). Un peu plus tôt, il lui a été demandé d’illustrer de miniatures deux volumes des Campagnes de Louis XIV, précieux témoignage aux yeux du roi, aujourd’hui conservé à la Bibliothèque nationale de France. En 1680, le voici engagé par Monsieur, frère du roi, à Saint-Cloud, pour le décor du fameux cabinet des Bijoux. On perd la trace des tableaux de Cotelle, probablement relatant l’histoire d’Énée, bien avant l’incendie du château en 1870, disparus comme les trois illustrations des Fables de La Fontaine demandées en 1690 par le prince de Condé à Chantilly, ou le Portrait de Catherine Touchelée fait en 1682, ou encore Naissance de la Vierge, exécuté avec François de Troy pour une chapelle toulousaine la même année. Le sort semble s’acharner sur les œuvres de Jean Cotelle.

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