Actualité artistique

La Grande Galerie de Radio Classique : Edgar Degas au Musée d’Orsay (1/2)

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir l’exposition « Degas Danse Dessin » qui se tient au Musée d’Orsay du 28 novembre 2017 au 25 février 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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JonOne illumine la Fondation Clément

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Le temps où John Andrew Perello (né en 1963 à Harlem), alias JonOne, taguait sur les murs et les rames du métro de New York semble bien loin. Il est aujourd’hui un artiste reconnu, qui a multiplié ces dernières années les collaborations avec de grandes marques comme Guerlain, Lacoste ou LG, et dont les toiles à l’acrylique s’arrachent en galeries. Il n’a pas pour autant oublié d’où il vient et n’a rien perdu de sa fraîcheur créative. En témoigne l’exposition organisée à la Fondation Clément, en Martinique (un clin d’œil à ses parents nés dans les Caraïbes, en République dominicaine). Cette rétrospective réunit ses plus belles peintures, de ses premières toiles peintes dans l’atelier de l’Hôpital éphémère (un squatt établi à Paris, à l’hôpital Bretonneau, entre 1990 et 1995) jusqu’à ses créations récentes. « Ma peinture est corporelle, dans l’action : il y a du punch. C’est lié à l’énergie des couleurs que je voyais sur les trains peints à New York, comme le surgissement d’un flash de peinture dans la ville », explique-t-il dans le catalogue. Aussi marqué soit-il par le langage urbain – fondateur du groupe 156 All Starz, JonOne a fréquenté A-One, l’un des camarades de Jean-Michel Basquiat, puis Bando, qui l’a incité à venir à Paris en 1987 – son style rappelle surtout l’expressionnisme abstrait américain. Comment ne pas penser, devant l’énergie de ses toiles lumineuses, gestuelles, à l’esthétique de Jackson Pollock, de Willem de Kooning et de Joan Mitchell ?

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Vol d’un tableau de Giorgio de Chirico au musée des Beaux-Arts de Béziers

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Le 16 novembre, les gardiens du musée des Beaux-Arts de Béziers ont découvert, à l’heure de la fermeture, le cadre vide d’un tableau de Giorgio de Chirico, intitulée Composition avec autoportrait (1926). La toile semble avoir été découpée au cutter.
Réalisée en pleine époque cubiste, elle faisait partie de la collection de tableaux modernes ayant appartenu à Jean Moulin, natif de Béziers. Cette collection privée, qui réunit également des œuvres de Chaïm Soutine, Raoul Dufy, Othon Friesz, Pinchus Krémègne ou encore Suzanne Valadon, a été donnée au musée de Béziers en 1975 par Laure Moulin, sœur du héros de la Résistance. « Classé et inventorié en 2015 – il ne l’était pas jusque-là –, ce tableau, du fait de sa célébrité, n’est pas négociable sur le marché de l’art en France ou à l’international », précise la mairie de Béziers qui a porté plainte. L’enquête a été confiée au Service régional de police judiciaire de Montpellier mais se révèle compliquée puisque le musée ne possède aucune caméra de surveillance.
Composition avec autoportrait devait être exposé dans le futur musée de la maison natale de Jean Moulin, acquise par l’ancienne municipalité. Mais ce projet de réhabilitation, porté aujourd’hui par Robert Ménard, proche du Front national, est contesté par les Amis de la maison Jean Moulin.

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Le design essentiel de Pierre Chapo chez Magen H Gallery

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À cette occasion sera publiée une monographie avec des photographies de Bernard Saint-Genès, collaborateur à « Connaissance des Arts ». Né dans une famille d’artisans, Pierre Chapo reçoit une formation d’architecte aux Beaux-Arts de Paris. Après avoir sillonné les Amériques et l’Europe, il diffuse dès 1957 ses premiers modèles dans sa galerie à Paris, au milieu de meubles de Charlotte Perriand, Serge Mouille et Isamu Noguchi, dont il partage la vision essentielle. Cette rétrospective réunit une centaine de pièces des années 1960 et 1970 (à partir de 3500 €), issues de collections privées ou de l’entourage de l’artiste.

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Trésor à vendre : Louis-Philippe par Winterhalter chez Leclere

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Le 1er décembre, à l’Hôtel Drouot à Paris, Leclere met en vente une collection privée centrée sur le XIXe siècle. Au milieu de bronzes de Barye, d’un marbre de Carrier-Belleuse et d’une armoire néo-Renaissance en chêne sculpté de la maison Grohé, s’impose un portrait en pied de Louis-Philippe (1773-1850) peint par Franz-Xaver Winterhalter (1805-1873). Estimée entre 150 000 et 200 000 €, cette effigie du dernier roi des Français possède à son revers diverses inscriptions de provenance et le sceau du garde-meuble royal.
L’Allemand Winterhalter, formé à Munich et installé à Paris dès 1834, s’était fait remarquer par la reine Marie-Amélie et reçut une médaille au Salon de 1837. Un portrait de Louis-Philippe lui est commandé deux ans plus tard. On reconnaît ici la deuxième version de ce tableau célèbre puisque la première version représente Louis-Philippe en créateur du musée de Versailles, sur fond de Galerie des batailles. Cette deuxième version, datée de 1843, représente Louis-Philippe, la main droite posée sur la charte de 1830 puisque c’est après la révolution des Trois Glorieuses qu’il obtient le titre de roi des Français. Dans le tableau, cette charte si importante est figurée sur une table, devant la couronne, le sceptre et la main de justice. Derrière Louis-Philippe, on peut voir le parc de Saint-Cloud. Le tableau est important à plus d’un titre : d’abord parce qu’il reprend la pose du portrait en pied inspirée du portrait de Louis XIV appuyé sur le sceptre peint par Hyacinthe Rigaud, avec les grands rideaux de velours rouge et le tapis précieux ; ensuite parce qu’il souligne l’origine du pouvoir de Louis-Philippe (la charte de 1830, un document constitutionnel, alors que le sceptre des rois de France est relégué au second plan) ; enfin en marquant bien le statut de militaire du roi des Français avec une tenue de lieutenant général, portant l’écharpe et la croix de la Légion d’honneur plutôt que le costume du sacre des rois. Le tableau de la maison Leclere est légèrement plus étroit que celui conservé au château de Versailles. Manquent les rideaux des deux côtés de Louis-Philippe mais tous les éléments de la pompe royale ont été conservés.

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Vos idées de sortie : « Le Verre, un Moyen Âge inventif » au Musée de Cluny

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir l’exposition « Le Verre, un Moyen Âge inventif » qui se tient au Musée de Cluny, jusqu’au 8 janvier 2018.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

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Simone Pheulpin, textile géologique à la Chapelle expiatoire

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Lauréate du prix Le Créateur décerné par la Fondation Ateliers d’Art de France en 2015, l’artiste textile Simone Pheulpin empile et plie inlassablement depuis trente ans des bandes de tissu écru pour faire naître des sculptures organiques dont le rendu évoque la pierre fossilisée, l’écorce, le corail ou l’ivoire. Une technique personnelle sans équivalent, qui lui vaut d’être exposée dans la Chapelle expiatoire à Paris, monument commémoratif érigé à la demande de Louis XVIII en 1814 par l’architecte Pierre François Léonard Fontaine, géré par le Centre des monuments nationaux.

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Les gravures de Rembrandt exposées chez Glénat à Grenoble

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Siège social des éditions Glénat, de la Fondation et du Fonds Glénat pour le patrimoine et la création depuis 2004, le couvent Sainte-Cécile, à Grenoble, met à l’honneur une collection de gravures à l’eau-forte originales de Rembrandt. Récemment acquise par le Fonds Glénat, elle a été rassemblée par le britannique Neil Kaplan en 1984 et est essentiellement constituée de portraits. Ces gravures révèlent tout le génie de l’artiste et permettent de mieux d’appréhender son processus de création. Elles témoignent également de sa grande maîtrise du clair-obscur. En 1963, Karel G. Boon, directeur du Cabinet des estampes du Rijksmuseum d’Amsterdam affirmait ainsi : « Dans l’histoire de l’art graphique, il arrive rarement qu’on puisse identifier complètement une technique au génie d’un seul artiste ; cependant, on peut dire que la gravure à l’eau-forte, au XVIIe siècle, c’est Rembrandt. » La présentation permet, en outre, de souligner l’importance de la pratique de l’autoportrait chez Rembrandt laquelle lui permettait d’apprendre à représenter, avec toujours plus de sincérité et de profondeur, les expressions et les passions humaines.
Cette exposition temporaire constitue une occasion unique de voir réunies les 68 gravures qui composent ce remarquable corpus. Un « Cabinet Rembrandt » sera aménagé dans l’ancien parloir de nonnes du couvent Sainte-Cécile et ouvert au public courant 2018. Il permettra de présenter par roulement une sélection de ces œuvres d’une extrême fragilité dont les conditions de conservation interdisent une exposition prolongée. Comme le rappelle Marianne Fabre, chargée des partenariats au Fonds Glénat pour le patrimoine et la création :  « Ces œuvres en papier demandent une mise au noir. Il faudra donc faire une rotation qui permettra de respecter ces besoins de conservation ».

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Modigliani, blockbuster assuré à la Tate Modern

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En alignant douze des nus féminins de Modigliani, la Tate espère « faire un carton ». Il faut dire que lors de leur première présentation en 1917, la police fit une descente à la galerie Berthe Weil pour en interdire l’exposition publique. Un siècle plus tard, la censure ne devrait pas s’exercer ici mais le succès est programmé car, accompagnées de sculptures et de portraits peints de ses amis artistes, les toiles de Modi le maudit sont des valeurs sûres.

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Pour Noël, faites inscrire votre nom sur une table de la salle Ovale de la BnF

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Dans le cadre de sa souscription publique pour la rénovation du quadrilatère Richelieu, la BnF propose à ses donateurs d’associer leur nom, ou celui d’un de leurs proches, à différents éléments emblématiques de son exceptionnelle salle de lecture. Surnommée « Le Paradis ovale », en raison de son plan elliptique et des délectations qu’il offre à l’intellect, cet espace a été conçu dans les années 1890 par l’architecte Jean-Louis Pascal (1837-1920) et doté d’un décor de mosaïques, de dorures et de peintures à la hauteur de ses vastes proportions comme de sa spectaculaire verrière. Les travaux de restauration et d’aménagement prévus par la BnF visent à rendre cette salle de lecture entièrement libre et gratuite d’accès.
Pour se faire, l’institution propose aux amoureux des livres et du patrimoine d’adopter, pour 2000 €, une place de lecture, en remerciement de quoi chaque donateur pourra faire inscrire son nom, ou celui d’un tiers, sur l’une des tables en chêne ciré qui accueillent les lecteurs. Un don de 5 000 € peut également être fait en faveur des villes dont le nom est inscrit dans les cartouches dorés qui ceinturent la verrière centrale. Enfin, sur les treize paires de colonnes cannelées en fonte qui soutiennent la demi-voûte, onze peuvent encore être adoptées pour la somme de 6 000 €.
Cet appel aux dons, mené en partenariat avec France Loisirs, succède à une première campagne de financement participatif, lancée en 2016, et qui a déjà permis de récolter 500 000 €. Le coût total des travaux envisagés par la BnF devrait quant à lui atteindre les 3,8 millions d’euros.

Pour participer à la campagne de rénovation de la salle Ovale, rendez-vous sur le site Internet de la Bibliothèque nationale de France.

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George Condo 3/3 – Se Libérer de la Tradition

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George Condo donne ses conseils aux jeunes artistes sur la façon de trouver leur propre voie, leur propre identité. En comparant plusieurs périodes de peinture, en se référant à Picasso, Matisse, Cézanne, Yoko Ono ou Lawrence Weiner, Condo affirme que le défi est de se libérer de toutes les conventions académiques pour trouver son propre style. L’important est d’être honnête dans son travail et de suivre une réflexion qui prenne en compte le croisement de plusieurs formes d’art.

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Le livre comme œuvre d’art au salon Pages(s)

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La centaine d’exposants internationaux de ce salon consacré au livre d’artiste et à la bibliophilie contemporaine souhaite, plus que jamais, montrer la richesse de la forme traditionnelle du livre. Comment l’habiller de matériaux précieux, le graver, le réaliser à la main, parfois au rythme d’un par an, le garnir de peintures ou de dessins originaux pour en illustrer le contenu, très souvent dédié à la poésie.

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Les sons et les rêves à la Fondation Calouste Gulbenkian à Paris

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La Fondation Calouste Gulbenkian présente une exposition d’un genre nouveau, mêlant des sons et des rêves inspirés par douze artistes contemporains dont Gabriel Abrantes, Genesis Breyer P-Orridge, Tim Etchells et Apichatpong Weerasethakul. Immatérielle, conçue comme un disque, elle a été mise en musique par le compositeur allemand F. M. Einheit et son ensemble et enregistrée dans le merveilleux jardin de la Fondation Calouste Gulbenkian à Lisbonne. Bercée par des chants et des mandalas, cette expérience singulière fait appel à notre capacité à créer des images mentales abstraites.

Découvrez le teaser de l’exposition :

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Édito : Tout va vraiment bien dans les centres d’art ?

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L’occasion de faire un tour d’horizon des cinquante et une structures très variées réunies sous le sigle d.c.a. (association française de développement des centres d’art contemporain), de faire intervenir une cinquantaine d’artistes à partir de vidéos, performances, lectures et concerts, de montrer la richesse de leurs éditions et publications. « Les centres d’art, assure Émilie Renard, la directrice du centre d’art de Noisy-le-Sec et vice-présidente de d.c.a., sont des générateurs de créativité, des lieux d’expérimentation et des espaces de liberté. Ils sont très réactifs, aident à la production des œuvres et, ainsi, soutiennent les artistes. Chaque année, plus d’un million et demi de visiteurs voient les quelque deux mille artistes exposés et les mille œuvres produites. » Si l’on se contente d’écouter ce discours enthousiaste, on se dit que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Pourtant, loin des flonflons de ce joyeux anniversaire, les langues se délient et l’on se souvient de la disparition de centres d’art comme Le Quartier de Quimper ou Le Lait de Tarbes. Le premier, créé il y a vingt-cinq ans, a fermé ses portes l’an dernier après la suppression de la subvention municipale, la Ville rejetant la faute sur l’État, qui a baissé ses dotations. Malgré les efforts de sa dynamique directrice, Jackie-Ruth Meyer, le second a dû quitter Les Moulins Albigeois, que le Département a décidé de vendre, et doit se réfugier en 2019 à l’hôtel Rochegude d’Albi, bien trop petit cependant pour un centre d’art. Les rééquilibrages budgétaires menacent également certains centres d’art d’Alsace ou d’Auvergne Rhône-Alpes. Le vrai problème des centres d’art contemporain en France vient de leur manque de visibilité car ils poussent à l’ombre des Fonds régionaux d’art contemporain ou des grands musées. Si La Criée de Rennes, la Villa Noailles d’Hyères, le CAC de Meymac ou l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne ont conquis leur notoriété dans l’Hexagone et à l’international, nombre de petites structures souffrent de ce manque de reconnaissance. Pourtant, la visite du Cairn de Digne-les-Bains, avec ses sculptures en pleine nature, de la Chapelle Saint-Jacques de Saint-Gaudens, mi-baroque mi-minimaliste radical, ou de la Synagogue de Delme, complétée par le bâtiment fantôme des architectes Berdaguer et Péjus, méritent vraiment le détour, pour reprendre l’expression favorite des guides touristiques. Que ce vingt-cinquième anniversaire vous incite à partir sur les routes de France à la découverte de ces structures essentielles dans le maillage artistique français, mais régulièrement en danger.

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La musique au secours de Notre-Dame du Raincy ?

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Notre-Dame de la Consolation, un édifice achevé en 1923 par les frères Perret et classée monument historique en 1966, est reconnue dans le monde entier. Son architecture moderne, fine, inspirée des plans basilicaux, d’une longueur de 56 mètres et d’une hauteur de 50 mètres, se dégrade au fil du temps. La composition hétérogène du béton armé, matériau novateur lors de sa construction, composé d’eau et de chaux, altère gravement le rôle des armatures en fissurant la structure. Déduction faite de la part légale d’attribution de l’état, 600 000 euros sont nécessaires aux travaux de consolidation du bâtiment protégé. Il y a quelques mois, au bénéfice de la restauration, deux jours de tournage du premier film d’Otto Bathurst Robin Hood (Robin des bois), produit par Leonardo Di Caprio, se sont déroulés dans la nef. Pour la suite, le Père Benoist a imaginé une programmation culturelle d’expositions et de concerts ouverts à tous, offrant à chacun la satisfaction de faire vivre ses sens.

L’oeuvre évolutive du sculpteur Fra Delrico, lauréat 2016 du Prix Evariste Jonchère de l’association des artistes Taylor © Laëtitia Watson

Dimanche 12 novembre, les visiteurs ont été accueillis par l’œuvre monumentale évolutive, aux doubles visages et multiples facettes, du sculpteur Fra Delrico (Frédérico Alagna). Celui-ci a passé quelques nuits à créer, au sein même de l’église, une oeuvre de 4 mètres de haut dans une matière surprenante. L’évolution de la sculpture reste inconnue. Les pensées créatrices de Fra demeurent énigmatiques. Il faudra se rendre sur place le week-end du 19 et 20 mai 2018 pour voir naître le nouveau visage de l’objet d’art lors de sa performance en projection. À l’initiative du talentueux ténor Yago Falck, un concert lyrique a ensuite eu lieu, ovationné par des spectateurs attentifs et ravis. La saison artistique est lancée ! Le Père Frédéric Benoist, curé de la paroisse, ainsi que tous les artistes qui soutiennent le projet de restauration du clocher attendent le public pour les prochains événements.
Tous les dons peuvent être adressés directement au presbytère du Raincy, 40 allée du Jardin Anglais 93340 Le Raincy, libellés à l’ordre de « ADSD Restauration clocher ND du Raincy » (Association Diocésaine de Saint Denis). Lieu de culte et lieu culturel dès sa réalisation et jusqu’à aujourd’hui, Notre-Dame de la Consolation du Raincy se fait l’écrin de l’art et ses artistes successifs. Il ne manque plus que vos dons pour préserver ce joyau architectural habillé des vitraux majestueux de Maurice Denis et Marguerite Huré illuminés de la lumière des jours.

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Un rare autoportrait de Paula Modersohn-Becker offert au MoMA et à la Neue Galerie de New York

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Paula Modersohn-Becker (1876-1907), à qui le musée d’Art moderne de la Ville de Paris consacrait en 2016 une exposition monographique, est une figure majeure de l’avant-garde allemande. En seulement dix années de carrière, cette artiste méconnue du grand public, a su développer un style audacieux caractérisé par l’utilisation de la force expressive de la couleur et une sensibilité extrême dans le traitement de sujets intimistes, tels que les autoportraits ou les figures maternelles.
Le tableau que viennent d’acquérir conjointement le MoMA et la Neue galerie de New York est le seul autoportrait de l’artiste conservé aux États-Unis et la première peinture de Paula Modersohn-Becker à rejoindre des collections new-yorkaises. L’œuvre, daté de 1907, devient également la plus ancienne peinture exécutée par une artiste femme à entrer en possession du MoMA. Self Portrait with Two Flowers in Her Raised Left Hand appartient à la série d’autoportrait réalisés par l’artiste alors qu’elle était enceinte de sa fille, née le 2 décembre 1907. Paula Modersohn-Becker, alors âgée de 31 ans, décédera le 21 novembre des suites de son accouchement. Elle demeure la première femme artiste à s’être représentée enceinte, ouvrant ainsi la voie à une approche éminemment intime de la maternité.
Cet autoportrait, remarquable tant par l’audace de sa palette que par son intensité psychologique, est tout à fait représentatif de l’œuvre Paula Modersohn-Becker, qui se situe à la charnière du Fauvisme et de l’expressionnisme allemand.

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