Actualité artistique

Les 12 modernes de l’été : Manguin, le fauve voluptueux

connaissance des arts -

Comme ses amis Matisse, Rouault et Marquet, Henri Manguin (1874-1959) avait fait ses premières armes dans l’atelier de Gustave Moreau. On ne pouvait rêver mieux pour aiguiser l’appétit de couleur que l’antre du maître à la palette d’émail ! Manguin poussera les stridences de la couleur jusqu’à la fameuse « cage aux fauves » du Salon d’automne en 1905. Moins radical cependant que certains de ses camarades du fauvisme, il se montre plus respectueux de la réalité sensible telle qu’il l’observe. Peintre des moments calmes, peintre de la joie de vivre au soleil, peintre de l’intimité familiale, peintre de la nature morte, peintre de la nudité, Manguin dompte la violence moderniste dans une constante recherche d’harmonie et d’équilibre. Reflet de sa propre existence, cette Arcadie moderne et sensuelle n’est jamais fade, car ce fauve si caressant conserve intact un sens très sûr de la dissonance.

Cet article Les 12 modernes de l’été : Manguin, le fauve voluptueux est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Votre photo du jour : Le cénotaphe de Baudelaire de José de Charnoy (1902) au cimetière de Montparnasse par David Jean

connaissance des arts -

Envoyez-nous, via notre compte Facebook, vos photos chocs de l’actualité de l’art !

Rejoignez-nous sur Facebook et sur Instagram.

Cet article Votre photo du jour : Le cénotaphe de Baudelaire de José de Charnoy (1902) au cimetière de Montparnasse par David Jean est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Le duo d’artistes McDermott & McGough consacrent un temple à Oscar Wilde à New York

connaissance des arts -

Conçu comme un espace de rassemblement séculaire, le Oscar Wilde Temple de New York est le fruit d’une synergie entre le Lesbian, Gay, Bisexual & Transgender Community Center of New York City (The Center) et l’église méthodiste The Church of the Village. Imaginée par le duo d’artistes McDermott & McGough dans les années 1980, cette installation combine sculpture, peinture et certains éléments spécifiques au site pour créer un environnement qui rappelle le « Aesthetic Movement », dont Oscar Wilde était le précurseur. Bien plus qu’un hommage à cette figure phare de la littérature anglo-saxonne, le projet encourage la tolérance envers toutes les orientations sexuelles et conteste leur exclusion par certaines institutions religieuses. « L’histoire d’Oscar Wilde a eu une énorme influence sur notre parcours personnel et artistique. Avec des jalons comme le mariage pour tous qui a été voté en Irlande […] nous avons finalement trouvé le bon moment pour mettre en place le travail que nous rêvions de faire depuis longtemps », a affirmé Peter McGough. Quant à, David McDermott, il déclare : « Le Temple doit être un endroit libre de doctrine religieuse, qui rend hommage à une figure pionnière de la lutte pour l’égalité des droits des gays, lesbiennes, bisexuels et transgenre. » Le Temple, qui sera inauguré le 11 septembre prochain, accueillera des cérémonies privées sous réservation, tels que des mariages ou des services commémoratifs. Tous les bénéfices iront aux programmes du Center, qui soutient la jeunesse LGBTQ risquant d’être sans-abri.

Cet article Le duo d’artistes McDermott & McGough consacrent un temple à Oscar Wilde à New York est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La pochette du nouvel album d’Indochine est signée Erwin Olaf

connaissance des arts -

Ce n’est pas la première fois qu’Indochine fait appel à la création contemporaine pour illustrer son univers visuel. Le groupe avait déjà collaboré avec l’artiste américaine Ana Bagayan pour la couverture de leur album Alice & June et avec Xavier Dolan pour leur vidéoclip College Boy, entre autres. Cette fois-ci, c’est au photographe néerlandais Erwin Olaf d’illustrer leur treizième album. Fidèle à son style, le photographe a créé une pochette d’album qui est bien loin de laisser indifférent. Celle-ci, qui met en scène treize enfants portant des costumes colorés avec des bannières inconnues, suscite bien des questions. Que veulent dire ces bannières ? Et pourquoi ces jeunes fillettes ont-elles un regard désabusé ? Si ces questions restent pour l’instant sans réponse, l’album « 13 » et l’exposition consacrée à son livret à la galerie Rabouan Moussion promettent d’apporter des solutions dès septembre prochain.

Cet article La pochette du nouvel album d’Indochine est signée Erwin Olaf est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Vendredi Lecture : Histoires d’architecture

connaissance des arts -

La ville des romans, c’est bien sûr Venise. La Sérénissime est le décor de ce premier volume des Lionnes de Venise de Mireille Calmel, qui raconte une histoire d’enlèvement en 1627. Une gravure mystérieuse d’un imprimeur vénitien est au cœur de cette intrigue très grand public. À lire sans modération sur un bon transat. L’architecture ancienne est également majeure avec l’historien de l’art et romancier Adrien Goetz, qui a choisi la Villa Kérylos de l’avocat archéologue Théodore Reinach comme cadre et sujet principal de son nouveau roman. Cette demeure de style grec, située à Beaulieu-sur-Mer et réinterprétée en 1900 par l’architecte Emmanuel Pontremoli, lui permet d’évoquer les décors à l’antique, le mobilier aux bois précieux (dont le célèbre Pleyel inventé pour Fanny Reinach, l’épouse de Théodore, qui n’en pouvait plus de cette réinvention peu confortable) et cette Grèce rêvée au centre de notre culture européenne. Autre architecture propice au rêve, celle du sud des États-Unis. Dans Après l’incendie, un roman rappelant l’Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell, il est question d’une maison coloniale construite en 1784, brûlée en 1941 et réaménagée par une excentrique décoratrice à la mode avec du chintz et des papiers peints panoramiques de chez Zuber, des pots à gingembre chinois retrouvés dans les greniers et des portraits de famille. « Tu ne mesures pas ce que cela représente de vivre dans la maison que ta famille possède depuis cinq générations, explique l’héroïne. Tu ne comprends pas que cette maison est vivante, qu’elle a des exigences, des humeurs, des vengeances. » Car Saratoga la coloniale est aussi puissante qu’un être humain, née du sang des esclaves et « bâtie sur les larmes ».

Pour finir, un bon polar. Nocturne au Louvre suit pas à pas Nicolas, fraîchement nommé directeur de la sécurité du musée. Dès son arrivée, les incidents se succèdent : des tableaux sont dévissés des cimaises, Les Noces de Cana tombent… Nicolas, transformé en aventurier, traque les malfaiteurs. La meilleure scène, une ronde de nuit digne d’un épisode de Belphégor, donne la chair de poule. Si la chute n’est pas aussi retorse que prévu, le héros, qui s’affranchit de l’auteure pour prendre son destin en main, est vraiment attachant.

Les Lionnes de Venise (1), par Mireille Calmel, éd. XO (352 pp., 19,90 €).
Villa Kérylos, par Adrien Goetz, éd. Grasset (350 pp., 20 €).
Après l’incendie, de Robert Goolrick, éd. Anne Carrière (318 pp., 22 €).
Nocturne au Louvre, par Brigitte Joseph-Jeanneney, éd. Cohen&Cohen (256 pp., 20 €).

Cet article Vendredi Lecture : Histoires d’architecture est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Alfred Lombard, le fauve provençal à la galerie Alexis Pentcheff

connaissance des arts -

Après le vif succès de la rétrospective organisée en 2014 avec la famille de l’artiste, il reste encore d’immenses pans de son œuvre à remettre en lumière. Né à Marseille, Alfred Lombard (1884-1973) a un parcours original, qui le conduit du fauvisme provençal à la décoration monumentale. Il s’est notamment consacré en 1931 à la décoration de la chapelle du paquebot Atlantique, puis en 1934, à celle du Normandie. Plus motivé par la recherche expérimentale, il n’éprouve pas de son vivant l’envie de faire commerce de son travail, exposant juste deux fois dans des galeries parisiennes, dans les années 1920. Provenant de son fonds d’atelier, ces dessins très variés (de 200 € à 2000 €) couvrent toutes les périodes de son œuvre, de l’illustration à la théorisation sur le rythme, la composition, les couleurs.

Cet article Alfred Lombard, le fauve provençal à la galerie Alexis Pentcheff est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages

Les liens ci-dessous sont des flux RSS d'informations gratuites en provenance d'autres sites internet ayant un rapport avec les cours et stages de peinture et plus généralement l'art . la Société Française de l'Aquarelle n'est en aucune façon responsable du contenu de cette zone grisée.