Actualité artistique

Sylvaine Parriaux devient la nouvelle Déléguée générale d’Admical

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Fondée en 1979, Admical est une association reconnue d’utilité publique qui a l’ambition de donner l’envie et les moyens aux entreprises et aux entrepreneurs de concrétiser leur rôle sociétal grâce au mécénat. Fédérant un réseau de plus de 190 adhérents, elle permet à la fois de développer le mécénat en France et de représenter les mécènes auprès des pouvoirs publics et médias comme un atout pour la société.
Admical renouvelle son équipe de direction composée d’un président exécutif, François Debiesse, et de deux déléguées générales adjointes, Charlotte Dekoker et Sylvaine Parriaux. Cette dernière vient d’être nommée par le Conseil d’administration d’Admical et succède ainsi à Bénédicte Menanteau. Après avoir été directrice de clientèles en agences de communication dont sept ans chez OgilvyOne, Sylvaine Parriaux change d’orientation professionnelle. Après un Master en management de la Responsabilité sociale de l’entreprise, elle rejoint Admical en 2010 où elle se charge du développement du réseau d’adhérents. En 2015, elle co-dirige le travail de repositionnement de l’association et occupe le poste de directrice adjointe, auprès de François Debiesse. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, elle affirme son ambition d’agir chaque jour afin que « la communauté d’avenir au service du bien commun », construite par Admical, soit plus forte et plus audacieuse.

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Que va devenir l’Hôtel Mezzara, le fleuron d’Hector Guimard ?

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Il reste seulement deux week-ends pour découvrir l’Hôtel Mezzara d’Hector Guimard, rue La Fontaine dans le XVIe arrondissement de Paris, qui est habituellement fermé au public. Une association de passionnés, Le Cercle Guimard, y organise en effet une exposition à l’occasion des 150 ans de la naissance du créateur. Uniquement ouverte les samedis et dimanches de 10h à 18h, et limitée à trois salles du rez-de-chaussée, l’exposition est intéressante : objets d’art, maquettes, photos et documents rappellent les moments forts de la carrière du maître français de l’Art Nouveau et rappellent le rôle des Ateliers Guimard. Mais c’est le lieu qui est à tomber ! Construit en 1910 pour Paul Mezzara, un industriel du textile, il est un condensé de l’art de Guimard et nous est parvenu miraculeusement en bon état.

Vue de la verrière zénithale qui surplombe le grand hall d’entrée de l’Hôtel Mezzara © Céline Lefranc

Après quelques marches, on pénètre dans le grand hall qui servait de show room à Mezzara, dominé par un spectaculaire escalier métallique et un grand vitrail zénithal. À gauche, on trouve une chambre qui donne sur la rue, où sont présentés la maquette et les plans de la maison. Mais surtout, côté jardin, trônent le grand salon et la salle à manger, seule pièce livrée meublée par Guimard, qui est restée absolument intacte, avec son décor peint, son dressoir, sa table et ses chaises. Pourtant, l’histoire mouvementée de la maison aurait pu entraîner d’irrémédiables pertes. Transformé en 1930 en école privée, puis revendu dans les années 50 au ministère de l’Éducation nationale, l’hôtel a servi jusqu’il y a deux ans de foyer à des lycéennes… Alors déclaré d’« inutilité publique » (!), il a été confié à France Domaine pour être mis en vente. En 2016, la maison, déjà inscrite à l’inventaire des Monuments historique, a été classée, et grâce à l’action du Cercle Guimard, qui a « facilité les contacts », la vente a été suspendue. Car l’association rêve d’en faire une maison-musée dédiée à Guimard et à l’Art Nouveau. « Barcelone a les maisons de Gaudi, Bruxelles celles d’Horta, alors qu’à Paris nous n’avons rien de ce genre », regrette un membre de l’association. Le Cercle Guimard cherche donc un mécène, un privé ou une entreprise, qui pourrait l’aider, ne serait-ce que les premières années. Dotée d’un tel soutien, elle pourrait passer avec le ministère de l’Éducation nationale une convention d’exploitation pour faire vivre le musée. Il faut savoir que l’avenir des maisons-musées n’est pas toujours rose. On ne compte plus ces lieux charmants mais trop confidentiels, qui somnolent sans visiteurs ou finissent par fermer. Mais en plein cœur du « Quartier Guimard », entre son hôtel personnel de l’avenue Mozart, les immeubles de la rue Agar et le fameux Castel Béranger, tous occupés par des particuliers et défendus par des portes infranchissables, l’Hôtel Mezzara serait ainsi le seul lieu de Guimard ouvert au public. Et à voir les queues de visiteurs qui se formaient ces derniers week-ends, grâce à un peu de presse et un bon bouche-à-oreille, il semble que le projet ait un fort potentiel !

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Guillonnet ivre de lumière à la Maison Caillebotte

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Octave Guillonnet intervient ainsi dans divers lieux publics, comme le lycée Lakanal ou l’Hôtel de ville de Paris, tandis que sa participation au décor du Pavillon des colonies à l’Exposition universelle de 1900 a attiré sur lui les faveurs des autorités. Plus tard, Guillonet fournit des cartons pour des vases de Sèvres et illustre même les menus de l’Élysée. À côté de cette production d’apparat, Guillonnet explore une veine plus sensuelle, nourrie de ses séjours sur les deux rives de la Méditerranée. La Propriété Caillebotte, en soixante tableaux, résume ce voyage au pays de la lumière.

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Camille Claudel plébiscitée par les musées français chez Artcurial

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« Longtemps restée dans l’ombre de son maître Auguste Rodin aux yeux du grand public, Camille Claudel a ce soir été célébrée par les collectionneurs du monde entier », déclarait hier Bruno Jaubert, directeur associé du Département Art Moderne d’Artcurial. De fait, la vente de vingt œuvres de Camille Claudel organisée ce lundi chez Artcurial à Paris a largement emporté l’enthousiasme des collectionneurs, atteignant un montant total de près de 3 600 000 €, soit plus du triple de l’estimation globale. Si le bronze L’Abandon, daté vers 1886, a été adjugé pour 1 187 000 € à un collectionneur international, douze œuvres achetées par préemption vont quant à elles rejoindre les collections de six institutions muséales françaises, à savoir le musée Camille Claudel, les Musées de la Ville de Poitiers, le musée d’Orsay, le musée Rodin, la Piscine de Roubaix et la Maison Camille Claudel. La salle a salué de ses applaudissements chacune de ces acquisitions.
Le musée Camille Claudel, qui a ouvert ses portes en mars dernier à Nogent-sur-Marne, a ainsi acheté quatre œuvres parmi lesquelles un portrait au pastel de Louise Claudel, sœur de l’artiste, adjugé à 33 800 €. Cette œuvre, datée de 1887, devient le pastel de Camille Claudel le plus cher jamais vendu aux enchères. Un autre record est battu par le lot n° 3, une terre cuite intitulée Étude II pour « Sakountala », et préemptée par le musée d’Orsay pour un montant de 467 800 € ; cette esquisse détient dorénavant le record du monde de vente aux enchères pour une terre cuite de l’artiste. Enfin, le plâtre La petite Châtelaine à la natte courbe, adjugée 492 600 € à un collectionneur européen, constitue le troisième record établi par cette vente mémorable du 27 novembre qui contribue à « inscrire définitivement [l’œuvre de Camille Claudel] au panthéon de la sculpture moderne ».

 

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Louvre Abu Dhabi, le musée sur la mer

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De nuit, la géométrie ouvragée de son dôme illuminé égrène sur le ciel bleu obscur d’Arabie des myriades d’étoiles. De jour, on devine de très loin sa coupole presque plate, silhouette aux contours tremblants dans l’extrême chaleur de l’air. Mais il ne s’agit ni d’un mirage, ni d’une oasis surgie aux rivages de ce Golfe dont Arabes et Persans se disputent le nom. Bien au contraire, il faut lui reconnaître une incontestable qualité (loin d’être la seule) : le bâtiment du Louvre Abu Dhabi a si bien intégré le paysage qu’il semble en faire partie depuis toujours.
C’est un peu le credo de son architecte, Jean Nouvel (né en 1945, lauréat du Pritzker Prize en 2008), qui se revendique depuis toujours bâtisseur contextuel. « Le premier critère d’un bâtiment contextuel, c’est l’époque, et nous sommes au XXIe siècle, souligne-t-il. Et l’édifice ne surgit pas de nulle part : son environnement est géographique, historique, humain, expression d’une civilisation et d’une poésie toujours singulières, qu’il doit révéler. » Édifié sur le sol des Émirats arabes unis (E.A.U.), le Louvre Abu Dhabi est donc beaucoup plus qu’un simple musée de plus dans le monde.

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Fanny Gonella à la tête du Frac Lorraine

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Après des études en histoire de l’art à l’École du Louvre et à la Sorbonne Paris I, la participation de Fanny Gonella au programme d’échange de l’Office franco-allemand pour la jeunesse (OFAJ) lui permet de travailler à la Kunsthalle de Hambourg. Elle intègre ensuite la galerie neugerriemschneider à Berlin et monte l’espace indépendant Korridor (2005-2006). Conservatrice pour le Blau Orange Prize en 2007, Fanny Gonella reçoit le programme curatorial Kurator à Rapperswil, en Suisse, entre 2008 et 2009. En tant que commissaire indépendante, elle réalise plusieurs expositions à Vienne, Copenhague, Paris, Berlin et récemment Tel Aviv. Entre 2010 et 2014, elle est conservatrice au Bonner Kunstverein, à Bonn, où elle a monté des expositions sur Claire Hooper, Timur Si-Qin ou encore Anna Virnich. En 2013, elle reçoit la bourse de recherche de New York de l’Institut Français, en partenariat avec Independent Curators International. Depuis 2014, elle occupait le poste de directrice artistique de la Künstlerhaus de Brême où elle a organisé plusieurs expositions monographiques. Désormais à la tête du Frac Lorraine, Fanny Gonella envisage sa première exposition intitulée « Vous me rappelez quelqu’un » comme un acte d’ouverture. Cette exposition, qui ouvrira ses portes du 23 février au 17 juin 2018, prendra la forme d’une rencontre entre deux entités : la collection du 49 Nord 6 Est – Frac Lorraine et sa dernière exposition à la Künstlerhaus de Brême où sont présentés les travaux de jeunes artistes internationaux comme Jade Fourès-Varnier ou encore David Panos.
La nomination de Fanny Gonella au poste de directrice du FRAC Lorraine s’inscrit dans un processus inédit ayant associé les équipes des trois FRAC du Grand Est et dans le cadre d’un recrutement souhaité d’une équipe de trois directeur.ices. Les candidats ont d’abord été sélectionnés sur la base d’un projet pour un des trois FRAC. Suite à cette pré-sélection, ils ont été invités à former des trinômes porteurs d’un projet commun pour les FRAC du Grand Est. Chaque membre du trinôme devait opter pour un axe fédérateur : la médiation, l’action territoriale ou le rayonnement international. Le jury final, composé des gouvernances des FRAC, des partenaires fondateurs et des personnalités qualifiées dont une directrice d’un FRAC en exercice, a examiné la qualité de chaque projet artistique, l’orientation spécialisée de chaque direction et l’harmonisation de l’action des trois structures associatives.
À l’issue de la délibération, Felizitas Diering, Marie Griffay et Fanny Gonella ont respectivement été nommées à la direction des FRAC d’Alsace (Sélestat), de Champagne-Ardenne (Reims) et de Lorraine (Metz). Selon le communiqué du Ministère de la Culture, les trois directrices voient « la mise en réseau des FRAC du Grand Est comme l’occasion de travailler au sein d’un modèle coopératif qui permet de mutualiser les savoirs, les idées et les contacts », précisant que « tout en maintenant l’autonomie artistique de chaque lieu, un espace de discussion sera mis en place, notamment afin d’échanger autour des projets respectifs […] Les trois axes (action territoriale, action internationale et médiation) seront développés en coopération ».

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Culture soir : Gaston Chaissac au musée de l’Abbaye Sainte-Croix aux Sables d’Olonne

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Vous les femmes ! au Kunstmuseum de Bâle

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Vierge incorruptible ou vile prostituée, héroïne de vertu ou dangereuse séductrice… la représentation de la femme s’affirme en force à la Renaissance. Riche de plus cent dessins, œuvres graphiques et peintures, l’exposition explore l’ambivalence qui, avec l’apparition du sujet autour de 1500, s’attache d’emblée à la figure féminine pour rester ancrée pendant de longs siècles. Une leçon d’histoire de l’art, mais aussi d’histoire sociale.

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Question de gravité à Tourcoing

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Osant poser par terre ses Bourgeois de Calais, Rodin, le premier, s’affranchit du socle. Du socle sacro-saint, qui rehaussait, pompeux ou discret, toute sculpture depuis les siècles des siècles ! Un autre culotté – il s’appelait Brancusi – posa un socle sur l’autre, élevant une Colonne sans fin. Ce que voyant, un troisième larron, le minimaliste Carl Andre, poussa l’audace jusqu’à plaquer au sol une sculpture plane… En avoir ou pas, un socle, et c’est notre perception de la sculpture dans l’espace qui se trouve bouleversée. Belle et grave question !

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Hélène Orain, la dame du Palais de la Porte Dorée

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Cette énarque promotion Willy Brandt a succédé en 2015 à Luc Gruson, un des initiateurs de celui-ci au côté de Jacques Toubon : « Je suis arrivée au moment où, en s’appuyant sur le travail mené depuis l’ouverture, on pouvait envisager de nouveaux projets ». Conçu comme un bâtiment de propagande pour l’Exposition coloniale de 1931, le lieu n’est pas facile. « Nous nous inscrivons aujourd’hui dans la continuité du projet tel qu’il a été conçu par la mission Toubon, avec quelques inflexions, notamment pour mieux intégrer les immigrations post-coloniales et penser la crise actuelle des migrants. » En constante augmentation, l’exposition « Ciao Italia » a réuni quatre-vingt-dix mille sept cent vingt-trois visiteurs en six mois (un record !), le public compte environ 15 % de personnes éloignées de la culture, grâce à une politique volontariste menée avec un réseau de partenaires. L’exposition « Lieux saints partagés » mènera de la Terre Sainte à la Turquie en passant par Lampedusa. En 2019, le musée accueillera « Paris-Londres » : « Ce sont deux anciennes capitales d’empire colonial reconverties en capitales culturelles, grâce notamment aux expressions musicales de leurs immigrations postcoloniales », déclare Hélène Orain. Un projet qui tient à cœur à cette fan de raï et de rap…

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Dessiner le paysage contemporain à la galerie Brame & Lorenceau

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Avec ses dessins, l’artiste adresse une ode à la nature qui est en train de disparaître dans le monde entier. Un dessin aux couleurs douces, observé comme à travers la gaze légère de sa mémoire (de 1500 € à 20 000 € pour les plus grands). Un paysage d’une sensibilité rare mais très contemporaine, où forêts et environnements urbains bétonnés se succèdent pour mieux perdurer.

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Trésor à vendre : Une exceptionnelle Vierge à la Grenade de Botticelli

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En 1487, la magistrature florentine des Massai di Camera commande à Sandro Botticelli, peintre et ami des Médicis, un tondo avec Vierge et Enfant pour orner leur salle des audiences du Palazzo Vecchio. L’artiste, alors à l’apogée de sa carrière, crée sa célèbre Madone à la Grenade, tableau de forme circulaire aujourd’hui conservée au musée des Offices de Florence. Le maître florentin institue ainsi un nouveau type de Vierge à l’Enfant dont le succès lui vaudra de nombreuses commandes de répliques. Le panneau cintré mis en vente par Audap & Mirabaud compte parmi les quelques versions en taille réduite de cet illustre modèle qui nous sont parvenues.
Botticelli reprend ici, quasiment à l’identique, le motif central de la Vierge à l’Enfant qu’il intègre, non pas dans un espace céleste peuplé d’anges, mais devant un parapet et une porte architecturée ouvrant sur un paysage à l’arrière-plan. Ces éléments, caractéristiques de la peinture Renaissance, matérialisent les différents plans du tableau et lui donnent ainsi sa profondeur. L’Enfant et sa Mère tiennent dans leur main gauche une grenade fendue dont le jus, associé au sang du Christ, symbolise la Passion et la Résurrection, tandis que les graines qu’elle abrite sont une image de la communauté des croyants. Commandé par des particuliers, ce type d’œuvre était destiné à la dévotion personnelle.
Si la composition du tableau a bien été réalisée par Botticelli, l’exécution de l’œuvre aura, elle, probablement été confiée à ses collaborateurs. Cependant, la qualité du traitement des visages ainsi que l’utilisation audacieuse des rehauts d’or sur les nimbes et le paysage témoignent de l’intervention du maître.
Outre son éminent modèle, ce tableau présente un état de conservation exceptionnel, qu’il s’agisse aussi bien du support (du bois de peuplier) que de l’éclat de ses couleurs d’origine. L’histoire de cette œuvre, qui n’avait plus été vue depuis sa dernière acquisition en 1913, explique également la préservation de ses éléments de peinture à la feuille d’or. Ce type de rehauts, appliqués par-dessus la couche de vernis, disparaît généralement à force d’usure ou de restaurations excessives.

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Le mystère Degas au musée d’Orsay

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« Mais comment parler peinture ? » Le cri de Paul Valéry (1875-1945) trahit toute l’ambition secrètement blessée de l’écrivain, l’indépassable frustration de ne pas trouver les mots qui rendront lumineux le mystère de la création. Non point celle, divine, dont glosent les religions, mais bien celle qu’on voit, touche, éprouve, ressent, celle qu’il faut bien imputer au génie, la création de l’œuvre d’art. Loin d’être un incipit, la phrase survient à la fin du troisième chapitre de ce Degas Danse Dessin que le marchand Ambroise Vollard (1866-1939) lui a commandé et qu’il fait enfin paraître à la toute fin de 1936.
Difficile de faire entrer l’ouvrage dans une catégorie bien définie. De par sa forme, d’abord. Il est édité en feuilles, suivies de vingt-sept œuvres de Degas (1834-1917) sans lien avec le texte, reproduites par le graveur Maurice Potin, et dont Vollard possédait les originaux, pastels ou dessins, pour les avoir achetés aux ventes de l’atelier de Degas en 1918. Ce n’est pas une publication grand public. Avec un tirage d’environ trois cent vingt exemplaires, il est rare et son prix avoisine mille euros d’aujourd’hui. Le carnet du marchand, racheté avec une partie des archives Vollard par le musée d’Orsay en 2010, atteste de la notoriété des acheteurs, Pablo Picasso en tête.

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Votre photo du jour : Bruno Boudjelal devant les photos d’Abdo Shanan à la Friche Belle de mai à Marseille par Guy Boyer

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L’héritage de Camille Claudel en vente chez Artcurial

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Dans la maison de famille de Camille Claudel reposait un trésor : dix-neuf œuvres originales, soit dix-sept sculptures de l’ex-compagne de Rodin et deux plâtres du maître. Cet ensemble, confié à Artcurial, provient en ligne directe de Camille Claudel, via la descendance de sa sœur Louise. En 1913, Camille est internée à Ville Evrard, puis à Montdevergues, près d’Avignon, où elle vivra encore trente ans. « Lorsqu’elle doit quitter son atelier du quai de Bourbon, ses œuvres sont rapatriées chez ses parents », explique Bruno Jaubert, directeur associé chez Artcurial. La maison de ventes présente, outre des bronzes, des terres cuites, des plâtres et des œuvres préparatoires aux créations les plus célèbres de l’artiste. Ainsi, deux esquisses en terre cuite (de 50 000 € à 70 000 € chacune) annoncent la version finale de L’Abandon, qui apparaît ici en grand modèle fondu par Blot entre 1886 et 1905 (de 600 000 € à 800 000 €).

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Camille Henrot : le temps, vite au Palais de Tokyo

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Intitulée « Days are Dogs », en référence à l’expression anglaise « Dog Days » qui désigne les jours de canicule, l’exposition se déroule en sept parties thématiques correspondant aux jours de la semaine. « J’explore le concept de semaine
 en tant qu’invention humaine (à la différence des jours et
 des années solaires, ou des mois lunaires) qui a colonisé la conception du temps à l’échelle de la planète entière. Il s’agit d’une construction qui nous renforce autant qu’elle nous aliène, en structurant de multiples dépendances », explique l’artiste qui convoque une large palette de médiums : film, dessin, sculpture, installation. Les œuvres exposées se font l’écho de l’origine mythologique des jours de la semaine : le dieu de la guerre Mars pour mardi, le dieu-messager Mercure pour mercredi, la déesse de l’amour Vénus pour vendredi, etc. Ainsi le film Tuesday (Mardi) met en scène des situations de compétition, l’installation Office of Unreplied Emails (Bureau des emails sans réponse) fait référence à nos messageries pleines à craquer, et la sculpture Gemini (Gémeaux) évoque le désir contenu dans L’Origine du monde de Courbet. Une méditation, selon l’artiste, sur « la dépendance et la liberté ».

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L’oeuvre du mois : Le « Minotaure de la Suite Vollard » par Picasso

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« La composition est magnifique. Tout l’espace est rempli par le Minotaure, seul le coin inférieur gauche est accordé à la jeune femme », souligne l’expert Hélène Bonafous-Murat. Finement gravée, la tête sauvage du Minotaure, qui serait Picasso lui-même, s’oppose à la fraîcheur de la femme, qui n’est autre que Marie-Thérèse Walter, âgée de quarante ans de moins que lui. Picasso a attaqué avec force sa plaque en cuivre, sachant qu’il n’avait pas de repentir possible. Le blanc et le noir jouent les contrastes et donnent de la force à la scène. « Cette image révèle toute la puissance de l’art du maître, c’est un de ses chefs-d’œuvre », conclut avec admiration Hélène Bonafous-Murat. Cette feuille fait partie d’une Suite Vollard complète et entièrement signée, clou de la cinquantième et dernière vente des collections Henri Petiet, orchestrée comme un spectacle par Ader à l’Opéra-Comique (vente les 25 et 26 novembre). Il s’agit d’un ensemble de cent gravures nées d’un contrat mystérieux passé entre Picasso et son marchand Ambroise Vollard : Picasso devait créer cent gravures, dont trois portraits de Vollard, en échange desquelles ce dernier devait lui donner des tableaux. De Monet, de Cézanne ? Picasso remplit son contrat entre 1933 et 1937. Quelques années après le décès accidentel de Vollard, le marchand Henri Petiet rachètera, en 1943, les estampes du Fonds Vollard, dont l’intégralité de la Suite, aujourd’hui estimée autour d’1 M€. On ne saura jamais combien Petiet a vraiment déboursé. Aucune trace comptable n’a été trouvée.

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