Actualité artistique

La collection Dicker d’art amérindien intègre le Metropolitan de New York

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Au cours des deux dernières décennies, les collectionneurs Charles et Valerie Diker firent déjà don de vingt œuvres amérindiennes au Metropolitan Museum of Art. Les 91 œuvres récemment offertes au musée ont été rassemblées par les Diker pendant plus de quarante ans. Cette riche collection est le fruit d’artistes amérindiens travaillant dans leur propre tradition culturelle. On retrouve ainsi des figurines en ivoire du IIe siècle, des dessins de la fin du XIXe siècle représentant l’élite de la nation kiowa, en passant par des masques de danse à motifs animaliers ou anthropomorphiques datant du début XXe siècle. Des pots en céramiques du XIIe siècle ainsi que des habits traditionnels de la culture Wasco de 1870 complètent également cette collection, qui sera présentée au public au cours d’une exposition majeure durant l’automne 2018, au Metropolitan Museum of Art.

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Vos idées de sortie : Le Salon international du livre rare et de l’objet d’art au Grand Palais

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Cette semaine, Guy Boyer vous parle du Salon international du livre rare et de l’objet d’art au Grand Palais.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Le Salon du livre rare : Quand les livres invitent les objets d’art

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La grande nouveauté de l’année, c’est le mariage du livre rare avec l’objet d’art. Pour donner naissance à un salon d’antiquaire de plus ? Apparemment pas, la partie Objet d’art se présentant comme un cabinet de curiosités animé par des experts de tous horizons, chargés d’expliquer aux visiteurs les critères qui font l’intérêt et l’authenticité d’un objet. L’estampe reste néanmoins représentée par la dizaine de galeries spécialisées qui se mêlent aux libraires, ainsi que sur le stand de la BnF, invité perpétuel du salon, sur le thème de l’amitié entre la France et l’Amérique. L’ouverture du salon coïncide en effet avec le centenaire de l’entrée en guerre des États-Unis et avec la réouverture prochaine du musée franco-américain de Blérancourt après cinq ans de rénovation, qui devient à ce titre l’invité d’honneur de l’édition 2017. Le thème, repris par certains des cent soixante exposants, est illustré par toutes sortes de gravures, documents et ouvrages, remontant parfois au-delà de la naissance des États-Unis.

Autres invités de ce salon polymorphe : la Fédération des villages du Livre qui fleurissent du nord au sud de l’Hexagone, et l’Association des bouquinistes de Paris, dont l’histoire remonte aux étals du Pont-Neuf de la fin du XVIe siècle. Et Sempé en invité avec une vingtaine de dessins originaux sur le thème du livre. Les amateurs de technique s’intéresseront au stand de la reliure contemporaine, qui fait preuve d’une belle créativité, et ne manqueront pas le Moulin Richard de Bas, qui perpétue depuis cinq cent cinquante ans en Auvergne la tradition du papier chiffon à la cuve. Le livre étant un élément clé du patrimoine, le président de la foire, Henri Vignes, voudrait profiter des élections présidentielles pour « interpeller les candidats sur la place qu’ils réservent au patrimoine littéraire dans le prochain quinquennat ».

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Athènes se met aux couleurs de la Documenta

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Difficile d’obtenir le programme complet de la Documenta 14 à Athènes tant les informations arrivent d’horizons différents. De places en librairies, une quarantaine de lieux ont été choisis pour accueillir les œuvres de soixante artistes internationaux. Il ne faut pas manquer le film de Douglas Gordon, I Had Nowhere to go (2016), où l’on entend le réalisateur Jonas Mekas lire son autobiographie et qui sera diffusé au Stella Municipal Cinema (7 avril-16 juillet). Une performance de Prinz Gholam, My Sweet Country, anime le temple de Zeus pendant que celle de Guillermo Galindo réveille de ses sons le Conservatoire. Les photographies de Vilja Celmins et Hans Haacke ou les sculptures de Daniel Garcia Andujar et Sammy Baloji envahissent le EMST-National Museum of Contemporary Art tandis que les toiles de Myriam Cahn ou l’installation vidéo de Diller Scofidio + Renfro, Liquid Antiquity, occupent le Benaki Museum et les tapisseries de Beatriz Gonzalez le Conservatoire (Odeion). On l’aura compris, il y a de tout et partout et en même temps (certaines performances ont lieu chaque jour à heure fixe). Il faut donc se ruer sur le calendrier du site documenta.de pour ne rien manquer !

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La ville de Guernica réclame « Guernica » de Picasso au Musée Reina Sofia de Madrid

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Le gouvernement espagnol a répondu fermement à la mouvance nationaliste basque qui a sollicité, il y a quelques semaines, le transfert de Guernica, célèbre tableau de Picasso portant sur les horreurs de la guerre civile. L’œuvre ne reviendra pas au village qui a inspiré la toile. Le ministre de la culture, Iñigo Méndez de Vigo, a attribué cette décision à des raisons techniques : « Il est impossible de transporter Guernica, c’est une œuvre qui a des conditions de conservation bien trop difficiles », a-t-il affirmé, ajoutant par la suite qu’il n’avait pas non plus accordé son prêt au Mexique qui l’avait demandée.

Le débat autour de la réappropriation de la toile a surgi il y a quelques semaines, dans le cadre d’une exposition au Musée Reina Sofia de Madrid autour de la genèse et la postérité de Guernica. Une polémique similaire avait déjà entamée il y a près de trente ans, lorsque l’Espagne a réclamé la toile au MoMA à l’issue du franquisme.  Celle-ci y avait été déposée et l’œuvre est donc revenue en Espagne.

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Trésor à vendre : La Venise des Doges à la galerie Philippe Mendes

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Accroché sur le mur central de la nouvelle galerie Mendes de la rue de Penthièvre à Paris, ce plan de Venise impressionne par sa monumentalité (son pendant de même format représentant Paris a été acheté fin 2016 par le musée Carnavalet). Elle est l’œuvre du Bolonais Giovanni Maria Tamburini, un collaborateur de Guido Reni et admirateur du Dominiquin. Cet artiste est connu pour sa maîtrise de la perspective qu’il utilise dans des vues idéalisées de la ville de Bologne, peuplées des petits métiers de la rue. Pour cette vue cavalière de Venise, où l’on reconnaît le Palais des Doges, les deux colonnes de la place Saint-Marc et le Rialto, Tamburini part de gravures imprimées vers 1620. C’est pourquoi, même si la toile date de 1634-1641, on ne retrouve pas, au sud du Grand Canal, l’église de la Salute, commencée pourtant en 1631 mais qui ne pouvait pas figurer sur ces gravures datant de la décennie précédente. Ce plan faisait partie d’un cycle de six villes commandées par l’archevêque de Bologne, Girolamo I Colonna, pour orner sans doute une loggia de son palais romain. « Se spécialisant dans les vues cavalières, Tamburini affirme, dans nos plans de Venise et de Paris ici redécouverts, sa maîtrise de la perspective et des effets lumineux, souligne Philippe Mendes. Si leur importance historique est attestée par les documents d’archives du fonds Colonna de Rome, leur qualité stylistique est également indéniable, tant le trait est précis dans le détail des colonnes, des pinacles et des toitures. Tamburini exécute pour Girolamo I Colonna de véritables « portraits urbains » de Venise et de Paris, au caractère exceptionnel ». Combien pour cette Venise des Doges ? Autour de 160 000 euros.

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La galerie Perrotin ouvre deux nouveaux espaces d’expositions à New York et à Tokyo

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Après son succès dans l’Upper East Side, à New York, la galerie Perrotin s’agrandit et s’installe dans un espace de 2300 m2 au cœur de Lower East Side, un des quartiers les plus « branchés » de la ville. Elle sera inaugurée le 27 avril et organise, à cette occasion, une exposition personnelle de l’artiste colombien Ivàn Argote, au rez-de-chaussée. C’est cette même galerie qui lui a permis d’exposer pour la première fois ses travaux en France, en 2011. Quant à la galerie Perrotin Tokyo, elle sera inaugurée le 7 juin au sein du Piramide Building dans le quartier de Roppongi. C’est l’artiste français Pierre Soulages qui sera le premier à y exposer un ensemble d’œuvres récentes, dans le cadre d’une exposition personnelle.

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La Démolition du château de Meudon par Hubert Robert exposée à Sceaux

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Au printemps 2017, le musée du Domaine départemental de Sceaux organise une exposition-dossier en l’honneur d’une toile inédite du peintre français Hubert Robert datant de 1803, récemment acquise par le musée. Esquisse pour la composition définitive de La Démolition du château de Meudon (Los Angeles Getty Museum), cette huile d’Hubert Robert montre, dans un élan préromantique, le moment de la destruction de l’un des plus beaux symboles de l’Ancien Régime. L’exposition sera également enrichie d’une suite d’œuvres et de documents sur les châteaux disparus de Sceaux, Saint-Cloud et Meudon.

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François Bachy devient Président de la Cité de la mode et du design

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Né en 1960 à Saint-Cloud, François Bachy est connu du grand public pour sa carrière de journaliste éco et politique à TF1 de 1984 à 2012. Cette année là, il rejoint la Caisse des Dépôts en qualité de Directeur de la Communication et membre des comités de direction de la Caisse des Dépôts et du Groupe. Il vient d’être nommé Président de la Cité de la mode et du design et succède donc à Stéphane Keïta. Il aura donc pour tâche d’animer ce lieu ainsi que de créer des synergies avec la structure « 15 Montaigne » abritant notamment le Théâtre des Champs Elysées. La Cité de la mode et du design, installée dans le bâtiment vert des Docks signés par Jakob et McFarlane, s’est fait connaître par ses nombreux événements tels que Now ! le off pendant la Design Week ou des expositions comme Studio Blumenfeld (jusqu’au 4 juin). Elle abrite également le musée Art Ludique, l’Institut français de la mode et des bars et restaurants.

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L’univers génial de Roland Topor célébré à la BnF

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« Le monde selon Topor », c’est le titre qu’a donné la BnF à son exposition consacrée à l’un des plus originaux dessinateurs du XXe siècle, Roland Topor (1938-1997). Et quel monde ! On découvre, le temps d’une exposition, l’univers tout entier d’un dessinateur au style inclassable et provocateur. En proposant un parcours thématique sous une forme « labyrinthique », l’exposition aborde quatre grands thèmes dans lesquels Roland Topor a apporté sa contribution. Dans le premier temps de l’exposition, c’est le dessinateur de presse qui est mis à l’honneur. Après avoir abandonné ses études d’art, Topor a essentiellement collaboré à des revues et journaux à caractère humoristique dès la fin des années 1950. L’exposition présente ses premiers dessins en noir et blanc, datant de 1958, publiés dans la revue « Bizarre ». Empreints d’humour noir et de l’héritage Dada, ils mettent en scène, de manière récurrente, un personnage type, un homme en costume et chapeau melon. Considérant l’humour comme une soupape de décompression dissimulant ses angoisses, comme une réaction allergique à la réalité, Roland Topor ouvre la voie à une nouvelle vague du dessin d’humour, qui trouve un aboutissement dans les pages d’ « Hara Kiri » auquel il collabore entre 1961 et 1966. Sont exposés ses principaux dessins publiés dans le célèbre journal satirique, et ceux traitant davantage de l’actualité dans « Libération », « L’Enragé » ou encore « Action ». Parce qu’il ne se considère pas comme un véritable dessinateur de presse, Roland Topor publie le plus souvent des dessins détachés de l’actualité, dans lesquels son humour met à distance le fait et révèle le drame psychologique qui se joue en coulisse du banal quotidien. Il a également prêté son concours à des causes humanitaires. Ainsi, l’exposition présente ses dessins publiés dans une multitude de supports de presse français et étrangers, de Bizarre au journal Le Monde, en passant par « Hara-Kiri », le magazine « ELLE », le « New York Times », « Libération », ou encore « Die Zeit ». (Roland Topor, Affiche promotionnelle pour le journal « Hara-Kiri », 1961, BnF, Estampes et photographie ©Adagp, Paris, 2016.)

Grâce aux succès de ses dessins de presse, Roland Topor est sollicité par des éditeurs. Une partie de l’exposition est ainsi consacrée à sa carrière d’illustrateur. Amoureux des livres, il a collaboré à plus de cent ouvrages, que ce soit pour des couvertures d’éditions de poche d’un roman, pour des ouvrages réservés aux bibliophiles ou des textes anciens ou contemporains. On découvre ainsi ses dessins pour les livres de Charles Perrault, Félix Fénéon ou encore Emmanuel Bove. Datant des années 1970, cent-vingt dessins pour les Œuvres complètes de Marcel Aymé comptent parmi ses créations majeures. Lorsque l’on parcourt ses différentes créations, on est saisi par l’évolution esthétique de son œuvre. Dès le milieu des années 1960, il délaisse ses dessins en noir et blanc au tracé rudimentaire pour des images plus travaillées, où l’atmosphère et les compositions se densifient par les variations rythmiques de ses hachures. Dans les années 1970, Topor noue des liens avec la couleur par l’usage du crayon de couleur, de l’aquarelle et de l’encre de Chine. (Roland Topor, dessin pour la couverture de Histoires comme si, 1975, encre et crayons de couleurs, collection particulière ©Adagp, Paris, 2016. Photo Bertrand Huet.)

Mais Topor, c’est aussi un créateur de décors et de costumes de théâtre. Le troisième moment de l’exposition met en scène les nombreuses contributions de Topor dans l’univers du spectacle. La scénographie entremêle ses dessins pour des séquences de films et la projection des films eux-même. Ainsi, on peut admirer ses dessins pour la séquence « La Lanterne magique » du film Casanova de Federico Fellini, et des affiches de films et de spectacles comme celle du Tambour de Volker Schlöndorff. L’espace central de l’exposition est consacré à son œuvre la plus saluée dans le domaine du cinéma : La Planète sauvage, un film d’animation réalisé par René Laloux et sorti en 1973. Sont également projetés Les Escargots (1966) ou encore Marquis (1989), film sulfureux en hommage à Sade. Topor travaille aussi pour la télévision. Avec le réalisateur belge Henri Xhonneux et le producteur Eric Van Beureu, il conçoit Téléchat, une série télévisée pour enfants diffusée en France sur Antenne 2 dès 1983. L’exposition présente les marionnettes originales utilisées lors des émissions. Topor s’adonne également à la création de costumes et de décors de théâtre et d’opéra dans les années 1990, notamment pour La Flûte enchantée à Essen, Ubu Rex à Munich ou encore L’Hiver sous la table. (Roland Topor, maquette de costume pour Antoine et Cléopâtre de Shakespeare, costumes, décors et mise en scène de Topor, Staatstheater de Kassel, 1989, encre et crayons de couleurs, collection particulière, ©Adagp, Paris, 2016. Photo Bertrand Huet.)

La dernière partie de l’exposition met en scène un Roland Topor artiste. On retrouve ainsi ses dessins indissociables de son mouvement « Panique » créé en 1962 avec Arrabal et Jodorowsy, qui tourne en dérision le groupe surréaliste et surtout son chef de file André Breton. Ce mouvement n’est pas régi par un manifeste mais par un groupe d’amis qui combat une conception dogmatique de l’art et tout idée de sérieux. Bien qu’il côtoie des artistes qu’il considère comme sa « famille » artistique, Pol Bury, Daniel Spoerri, Jean Tinguely, tous héritiers de Duchamp, Topor souhaite être libre de tout courant artistique. Dès les années 1960, il pratique la technique de la linogravure et utilise le livre comme objet de diffusion et de création dans lequel il réunit ses dessins et ses textes de presse. Artiste mais aussi écrivain, Topor est l’auteur de romans illustrés dont La princesse Angine et Le Locataire chimérique, de nouvelles, de pièces de théâtre et de chansons. Dans une interview, Topor explique que l’écriture et le dessin ne font qu’un et sont deux possibilités de « salir » le papier. Pour clôturer l’exposition, la BnF a créé une vitrine dans laquelle on retrouve plusieurs types de livres parfois accompagnés de dessins originaux et de manuscrits, des jeux de société conçus par Topor, des livres pastiches, des livres-gags et des curiosités devenues la visée d’amateurs bibliophiles. Ses dessins de presse, ses illustrations de romans ou ses films d’animation, en passant par la création de décors et costumes de théâtre, Topor se distingue par son incroyable polyvalence. La scénographie de l’exposition est là pour l’exprimer, mais aussi pour démontrer la présence d’une extrême porosité entre la presse et l’art contemporain dans la carrière même de Roland Topor. Dessinateur de presse pas comme les autres, c’était un artiste plutôt qu’un journaliste, « déconneur » plutôt qu’ « humoriste ». Doué d’un formidable esprit de conceptualisation, Topor crée des dessins flirtant avec l’onirisme, qui ne sont pas sans évoquer l’univers d’Odilon Redon, et nous invite ainsi dans son imaginaire insolite et merveilleux. (Roland Topor, Les fruits de la Passion, 1981, encre et pastel, BnF, Estampes et photographie, ©Adagp, Paris, 2016.)

 

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La Fondation Ishibashi s’arrête à l’Orangerie

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Ils sont prêtés par le Bridgestone Museum of Art de Tokyo, pour lequel de nouveaux bâtiments sont en cours de construction. Il s’agit d’une des plus belles collections privées japonaises d’art occidental et japonais du siècle derner. Shojiro Ishibashi (1889-1976), fondateur de l’entreprise Bridgestone (le plus grand fabricant mondial de pneus), s’est adonné à l’art dès son plus jeune âge auprès de son professeur Sakamoto Hanjiro, artiste et amateur de peinture occidentale. Ses premiers achats sont des œuvres de Aoki Shigeru (1882-1911) dont il acquiert notamment Fruits de la mer, 1904, une des œuvres emblématiques de cet artiste considéré comme l’un des peintres les plus importants de l’ère Meiji. Dès la fin des années 1930, l’industriel entreprend d’élargir sa collection à l’art occidental, tout en poursuivant ses achats d’œuvres d’artistes japonais. Il fait construire, en 1952, un musée au centre de Tokyo et crée la Fondation Ishibashi. Shojiro Ishibashi a transmis sa passion à ses enfants et petits-enfants qui ont nourri la collection, riche aujourd’hui de plus de deux mille six cents pièces.

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Patrick Hourcade, vol de nuit chez Rodin

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Cet esthète au parcours éclectique, touche-à-tout de talent, s’offre ici le plaisir d’une visite nocturne inédite qui prend la forme de vingt et une photographies tirées à vingt exemplaires, de format moyen (50 x 65 cm, 4000 €) ou de très grande taille (160 x 220 cm, 7500 €). C’est aussi la première fois que la galerie Livinec s’aventure à exposer de la photographie. Patrick Hourcade, qui a été l’élève d’André Chastel et le directeur artistique du magazine « Vogue Paris », a également collaboré avec de grands photographes, comme Guy Bourdin et Helmut Newton. Ici, pour mieux travestir l’image, il a utilisé une astuce : recouvrir l’objectif d’un bas nylon noir, trame dont l’effet de flou vient renforcer la pénombre et le mystère de ses clichés « volés »…

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Les images choc de Samuel Gratacap

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Il n’existe pas de faux-semblant entre Samuel Gratacap et ses modèles, ceux que l’on nomme les migrants, qui s’offrent au regardeur dans la réalité de leur quotidien. Ils sont photographiés dans des camps de réfugiés, notamment à Choucha, en Tunisie, ou à la prison de Zaouia, en Libye, visités durant plusieurs années. Les grands formats dépassent la taille même des spectateurs et les attirent dans cet univers de déshérence. Pourtant, l’artiste ne cherche pas à témoigner sur les pays en conflit, mais à infiltrer des zones d’enfermement qu’on ne voit généralement pas en photo. « Dès mes études en art, j’ai visité un centre de rétention. Je voulais dépasser mes propres a priori, aller à la rencontre de l’histoire des personnes qui y vivent et découvrir un lieu qui, dans notre monde sursaturé d’images, n’en présente pas. » Ce sentiment de frustration l’amène ensuite à réfléchir sur les questions migratoires, qu’il immortalise dans cette frontière ténue entre photographie plasticienne et photojournalisme. Parce que ses œuvres sont, paradoxalement, esthétiques, elles permettent à l’œil de se poser longuement pour s’approcher d’une certaine vérité. Ce sont les mouvements des avant-gardes qui ont conduit Samuel Gratacap à s’intéresser à l’art. « Au XXe siècle, pour Dada ou les situationnistes, l’art était lié à la politique de manière intrinsèque et j’ai voulu réaliser mon premier stage avec un collectif d’artistes italiens post-situationnistes qui s’appelle Stalker. » Plus attentif aux histoires individuelles qu’à la géopolitique, il recherche toujours « la richesse d’un point de vue photographique » et a instauré une telle confiance, visible à l’image, qu’il capture la justesse des événements en véhiculant de l’empathie. « D’ailleurs, si au départ, je pouvais définir mes sujets comme des migrants, ils sont devenus, au fil des ans, des amis. »

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Les dix premiers artistes retenus pour les chantiers du Grand Paris Express

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Plus grand projet urbain européen, le Grand Paris Express peut aligner les records : 200 km de lignes de métro automatique, 68 gares nouvelles… Mais à ces projets de transformation urbaine, il fallait ajouter de la vie et du mouvement, le travail d’artistes qui viendraient apporter un supplément d’âme. Sous la direction artistique de José-Manuel Gonçalvès, le directeur du 104, des tandems artistes/architectes ont été proposés. Dix paires ont été révélées ce matin :

-Laurent Grasso interviendra sur le plafond de la gare de Châtillon-Montrouge bâtie par David Trottin (Périphériques).

-Yann Kersalé, l’as de la lumière, interviendra sur le centre technique d’Aulnay de l’architecte Mark Wilson (Groupe-6).

-Ivan Navarro créera une pièce en néons jouant sur la perspective dans la gare Villejuif Institut Gustave-Roussy de l’architecte Dominique Perrault.

-Pablo Valbuena travaillera sur le grand escalier de la gare d’Issy RER de Jérôme Brunet (Brunet-Saunier Architecture)

-Avec ses miroirs brisés et ses inscriptions, Michelangelo Pistoletto donnera du sens (avec le mot Respect) à la gare de Champigny Centre de Thomas Richez.

-Ann Veronica Janssens, avec ses effets lumineux, investira un profond escalier de service de la gare Saint-Maur-Créteil construite par Cyril Trétout.

-Le collectif danois Superflex interviendra sur la passerelle et la gare Fort d’Issy-Vanves-Clamart de Philippe Gazeau.

-Le collectif croato-autrichien Numen/For use enrichira la gare Vitry-Centre de Frédéric Neau (King Kong).

-Thierry Boutonnier créera une forêt du Grand Paris Express, constituée de Paulownia, devant chacune des gares.

-Le duo Berger et Berger sera présent à la gare d’Aulnay de l’agence Beckmann N’Thépé.

En complément à ces dix tandems, une collection d’œuvres itinérantes signées Tobias Rehberger et Thylacine, Céleste Boursier-Mougenot ou Ramy Fischler envahira l’espace public, et plusieurs structures comme Coal ou Collectif Parenthèse interviendront sur l’ensemble des chantiers à venir.

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Culture soir : Elias Crespin à la Maison de l’Amérique Latine

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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