Actualité artistique

Les œuvres inédites d’Helen Frankenthaler à la galerie Gagosian

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Reprenant la technique de Jackson Pollock, elle travaillait ses œuvres à même le sol dans l’esprit du Color Field Painting, avec une puissante invasion chromatique. Réalisée avec le commissariat de John Elderfield, cette exposition présente un rare ensemble d’œuvres de 1959 à 1962, souvent inédites, réunies pour la première fois depuis près de soixante ans et dont la galerie n’a pas souhaité communiquer les prix. On pourra découvrir treize peintures et deux œuvres sur papier réalisées au début de la carrière de cette artiste new-yorkaise, avec des compositions particulièrement vigoureuses et expressives en 1959-1960, comme Premières Créatures (1959), La Mer rouge (1959) et Pensées Méditerranéennes (1960). Son style évolue ensuite, plus apaisé à partir de 1961-1962, et proche d’une écriture calligraphique. Helen Frankenthaler a été la compagne de jeunesse du critique d’art Clement Greenberg, qui a focalisé l’attention sur l’École de New York en théorisant les différents courants de l’Expressionnisme abstrait américain. Elle a ensuite été l’épouse du peintre Robert Motherwell, dont la radicalité presque brutale de l’univers abstrait contraste de manière saisissante avec le sien, empreint d’une poésie diffuse et d’une joyeuse vitalité. Un catalogue comprenant un texte de John Elderfield accompagne cette exposition.

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Vos idées de sortie : La Méditerranée vue par Bernard Plossu à l’Hôtel des Arts de Toulon

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène aux bords de la Méditerranée grâce aux clichés inédits de Bernard Plossu exposés à l’Hôtel des Arts de Toulon.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Nouveau talent : Fethi Sahraoui, en passant

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« iPhone only » nous dit le profil de son compte Instagram. N’en déplaise aux inconditionnels du boîtier, Fethi Sahraoui est un pur produit de la génération Y. Né à six cents kilomètres au sud d’Alger, dans une région industrielle, c’est en autodidacte qu’il entre en photographie. Enfant, son nez ne décolle pas du dictionnaire des noms propres illustré, quand ses yeux s’attardent sur les pages consacrées à Capa ou Doisneau. À 19 ans, il achète son premier appareil et voit la vie en noir et blanc : les oiseaux (Pigeon Passion), les matchs de foot (Stadiumphilia)… Sahraoui fait des images comme il marche, sans façons. « J’essaie d’être un témoin », dit celui qui révère l’engagement d’un Josef Koudelka ou d’un Eugene Richards. En 2015, il rejoint le collectif 220 formé par les photographes algériens Yassine Belahsene, Houari Bouchenak, Awel Haouati, Youcef Krache, Sonia Merabet et Abdo Shanan. Tous ont en partage le goût de l’image-document, de la chronique ordinaire. En octobre dernier, Fethi Sahraoui se rend à la frontière sud-ouest de l’Algérie : c’est là, dans les « archipels urbains » que forment les camps sahraouis, qu’il saisit à l’iPhone le quotidien des réfugiés. Des Mercedes des années 1980 colonisent le paysage. « S’il n’existe pas de chiffres officiels, il s’agirait de la plus forte concentration de Mercedes au monde ». Un phénomène que l’artiste explique par le prix imbattable de ce modèle supposé increvable. En février, il retourne en pleine hamada et guette encore « l’impression d’insularité spatiale et temporelle » de ces terres arides. À peine rentré à Mascara, où il poursuit un master en Civilisation américaine, il se réjouit de reprendre une série commencée l’été dernier, Escaping the Heatwave : faute de pouvoir gagner la mer, des enfants trompent la mort et l’ennui, de canaux d’irrigation en château d’eau abandonné.

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Lyon organise sa première Biennale d’architecture

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C’est sur ce territoire même que Lyon organise sa première Biennale d’architecture, en s’intéressant justement à la fabrique de la ville. Comment ça marche ? Comment se formalise et se réalise un projet architectural et urbain ? Voilà en résumé les questions auxquelles cette manifestation ambitionne de répondre, grâce à la participation d’une trentaine d’équipes, sélectionnées à l’issue d’un appel à idées. Dans les propositions, on trouve un peu de tout : des expositions bien sûr, mais aussi des ateliers, conférences, performances et projections, qui permettent aux professionnels non seulement de dialoguer entre eux, mais aussi d’échanger et de débattre avec le public, y compris les plus jeunes. Parmi les dispositifs imaginés par les participants, signalons un jeu de simulation urbaine, où le joueur doit organiser la transition écologique d’une petite ville sur une période de cinquante ans. On note également une exposition stimulante, organisée par l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais, autour d’Athènes où, dans un contexte de crise économique profonde, sont à l’œuvre des processus de réappropriation urbaine des friches, hors des modalités habituelles du projet public ou privé. Car la ville de demain s’invente peut-être aussi à l’écart des chemins balisés par les professionnels de l’urbanisme et de l’architecture.

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Paris Tableau mise sur Bruxelles

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C’est l’épreuve du feu pour Paris Tableau Brussels, et sans doute une prise de risque. Mais ce choix stratégique est fort bien accueilli par les marchands, comme Jacques Leegenhoek, très content de cette « nouvelle expérience » ou Franck Baulme, qui trouve « formidable d’aller à Bruxelles ». Ce salon ultra-spécialisé en peinture ancienne élargit cette année son périmètre jusqu’en 1900 et compte bien capter la clientèle belge aisée, réputée pour son goût de la collection, ainsi que des acheteurs internationaux haut de gamme d’Europe ou des États-Unis. Lancé en 2011 par un consortium de dix marchands parisiens de peinture ancienne, Paris Tableau a réussi sa mise en orbite avec cinq éditions au palais Brongniart, sur un format volontairement restreint et très qualitatif, autour d’une vingtaine de galeries triées sur le volet. Après l’impact des attentats de 2015, qui avaient entraîné la fermeture prématurée de cette édition, Paris Tableau a tenté en 2016 une immersion au sein de la Biennale des antiquaires. Mais d’un commun accord, la décision a été prise avec la Biennale de ne pas reconduire l’expérience en groupe. Paris Tableau respecte donc son engagement de ne pas se tenir à Paris pendant trois ans, d’où le choix de Bruxelles. Pour cette édition spéciale, une exposition-dossier sera présentée autour du peintre Jacques-Louis David et de la naissance de son école bruxelloise. La Patinoire Royale accueillera donc vingt et un exposants, avec une dominante française : sept Parisiens (Didier Aaron, Franck Baulme, Jacques Leegenhoek, Talabardon & Gautier, Terrades, Claude Vittet, Canesso), ainsi que le Lyonnais Michel Descours. L’Italie a aussi la part belle, avec cinq participants : Maurizio Nobile, Giacometti Old Master Paintings, Porcini, Carlo Virgilio & C., Enrico Ceci. Et l’on compte trois galeries anglaises : Charles Beddington Ltd, Lullo Pampoulides, Colnaghi. La Belgique est bien sûr présente avec Costermans, Lowet de Wotrenge, Jan Muller ; les Pays-Bas avec Kunsthandel P. de Boer B.V, et l’Espagne avec Ana Chiclana. Pour le galeriste Franck Baulme, on sent des « frémissements » sur le marché avec le retour de clients étrangers. Sans oublier l’atout majeur de l’art ancien, son prix, qui reste abordable en comparaison de celui de l’art contemporain spéculatif, même pour des œuvres de très haute qualité.

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Le Prix Jean-François Prat 2017 annonce les finalistes de sa 6e édition

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Créé en 2012, le Prix Jean-François Prat vise à soutenir des artistes émergents de toutes les nationalités en menant à bien leur projet et en leur offrant une dotation économique. Cette année, ce sont les artistes peintres Jonathan Gardner et Avery Singer, basés à New York, et Li Qing, basé à Hangzou (Chine) qui concourent au premier prix de 20 000 euros. Les deux finalistes restants recevront un prix de consolation de 2000 euros. De plus, l’ensemble des candidats aura droit à une exposition au siège du Fonds de dotation Bredin Prat pour l’Art contemporain à Paris. C’est Florence Derieux, « curator-at-large » du Centre Pompidou Paris et marraine du prix, qui annoncera le gagnant le jour du vernissage de l’exposition, le 27 juin.

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Un été au Centre d’Art Contemporain de châteauvert

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Du 20 au 23 juillet prochain, le Centre d’Art Contemporain de châteauvert accueillera la 3e édition estivale du festival du Film Autour De l’Art (FADA) en partenariat avec l’association de promotion, production et diffusion L’arrimage. Quatre jours de projections de films d’animation, de fiction et de documentaires pourront aider le public à mieux connaître et comprendre le monde de l’art. Du 8 juillet au 23 Novembre prochain, le Centre présentera sa nouvelle exposition sur la complexité de l’art du paysage, « Le Paysage en question », qui réunira l’œuvre de huit artistes de générations et nationalités différentes, dont Arthur Aillaud, Vincent Bioulès, Jérémy Liron ou bien encore Serge Pagnol. Le Centre d’Art Contemporain de Châteauvert accueille aussi tout au long de l’année des expositions temporaires sur les tendances de l’art du XXe et du XXIe siècle, ainsi que des œuvres monumentales d’artistes contemporains de renom, dans le Jardin des sculptures.

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Le pouvoir de l’éducation selon Anna Cutler, directrice du Tate Learning et fondatrice de Tate Exchange

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Directrice du Tate Learning, Anna Cutler est aussi à la tête de Tate Exchange, un nouvel espace et programme à la Tate Modern qui met en relation des artistes internationaux avec des visiteurs et d’autres secteurs, tels que la santé et l’éducation. Mais en quoi consiste réellement cet événement ?  Rencontre avec Anna Cutler pour en savoir plus sur ce projet novateur.

En quelques mots, qu’est-ce que le programme Tate Exchange ?

C’est une sorte d’expérimentation. Ensemble, des artistes internationaux et des collaborateurs de différents secteurs travaillent ensemble chaque année pendant 9 mois pour créer des workshops, débats et autres pratiques socialement engagées. Cette année, le projet a commencé le 28 octobre et s’est divisé en trois phases. Pendant la première étape, nous avons invité des artistes internationaux pour qu’ils produisent des œuvres pour l’évènement. Nous nous sommes ensuite attardés sur le développement de programmes de santé et éducation. Nous finissons sur un cycle de réflexion lancé par le public afin de réfléchir avec lui sur ce qui a eu lieu pendant les éditions précédentes.

Quel est l’objectif d’une initiative comme celle-ci ?

L’objectif est d’établir une connexion plus forte entre le public et l’art, de l’inviter à faire une véritable expérience des œuvres et des idées qui les mobilisent. Il s’agit de rapprocher l’art du spectateur, car ce dernier peut, parfois, le percevoir comme quelque chose de distant ou d’inaccessible.

Vous dites que Tate Exchange est aussi une manière de comprendre comment l’art est entré dans nos vies pendant ces 60 dernières années et de voir comment les artistes ont pu changer notre compréhension de l’art. Pourquoi cela ?

Les étages de la Tate Modern incarnent une ascension chronologique dans l’histoire de l’art : chaque étage reflète l’étape suivante de la création artistique. La Tate Exchange, située au dernier étage, serait l’évolution naturelle de l’étage précédent, à savoir, l’étage dédié à l’art vivant. C’est aussi, par là-même, le produit du reste des étages, et donc, des 60 dernières années de création.

Plus concrètement, à quoi ressemble Tate Exchange ? Pouvez-vous nous donner un exemple de ce qui s’y passe ?

La première chose à savoir de cet espace est qu’il est possible d’y faire ce qu’on veut. Il n’y a pas de contrainte ou d’obligation : personne ne force le visiteur à faire quoi que ce soit. Il est donc possible de venir juste pour prendre un thé et de repartir. La meilleure manière d’expliquer ce qu’est Tate Exchange serait peut-être de l’envisager comme une « boutique d’idées » : on s’y ballade, on peut entreprendre tout type d’activité, se proposer comme animateur, ou tout simplement, parler aux autres, que ce soit au personnel ou aux visiteurs. C’est probablement la partie la plus émouvante de ce projet : faire en sorte que les visiteurs se parlent et partagent des instants, des émotions, des perceptions. C’est un échange au sens où il y a un partage humain autour de la création artistique.

Anna Cutler interviendra au sujet du projet Tate Exchange dans le cadre du cycle de conférences « Communicating the Museum », qui se tiendra à Paris du 19 au 22 juin. Le thème de cette année, « Le pouvoir de l’éducation », abordera les transformations subies par le musée au cours des dernières années et proposera des nouveaux outils pédagogiques pour adapter la mise en place d’expositions aux nécessités des nouveaux publics.

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Décès du photographe Keiichi Tahara

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Discret, élégant et exigeant, le photographe Keiichi Tahara est décédé le 6 juin au Japon, son pays natal qu’il avait quitté pour Paris en 1972. Grand Prix Jeunes photographes à Arles il y a déjà quarante ans, Prix Nicéphore Niepce en 1988 et Grand Prix de la Ville de Paris en 1995, il était peu connu du grand public. Ses publications dans les magazines étaient très remarquées et ses livres, luxueux et grand format, ont connu un immense succès. En particulier, ceux de portraits d’artistes ou sur l’architecture 1900, de Prague à Bruxelles. La lumière était une composante essentielle de son travail en noir et blanc ou en couleur. « La lumière du Japon, toujours voilée, n’a rien à voir avec celle de la France, très brutale et perçante. Et la nature de la lumière, j’en suis persuadé, a une incidence sur le paysage, les gens et même la langue que l’on parle », disait-il. La Maison européenne de la photographie lui avait consacré une exposition sur ce thème en 2014 après lui avoir passé commande de l’œuvre Jardin Niwa (2001), qui trône dans le jardin devant l’hôtel Hénault de Cantobre.

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Le Musée des civilisations et de la Méditerranée de Marseille vous fait voyager de la Méditerranée à l’océan Indien

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Porteurs, aussi, de fabuleux récits de voyages de marins, de marchands, de pèlerins de toutes confessions ou de guerriers de tous horizons. Au fil du temps s’est développée une iconographie d’une richesse et d’une diversité inouïes (voir le hors-série n°739 de « Connaissance des Arts »). L’exposition à Marseille reprend 80% des œuvres présentées à l’Ima l’hiver dernier, suivant un parcours et une chronologie identiques (VIIe-début du XVIIe siècle). Mais tandis que l’Ima centrait son propos sur les intenses relations entre les Arabes et la mer, le MuCEM, lui, met l’accent sur la très ancienne histoire des échanges entre la Méditerranée et l’océan Indien. C’est là, entre ces deux zones géographiques aux extrêmes l’une de l’autre, que se sont déroulées les grandes aventures maritimes fondatrices du temps présent. Le musée marseillais dévoile ainsi cinquante œuvres nouvelles qui évoquent le monde cosmopolite sillonnant l’océan Indien en quête d’or, d’épices, de porcelaines et d’esclaves. De Lisbonne à Singapour, de l’or d’Afrique à l’argent d’Occident, des verreries de Venise aux cotonnades indiennes ou des porcelaines aux épices venues des mers de Chine, cette exposition est une véritable leçon d’histoire de notre monde, incontournable.

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André Delpuech est le nouveau directeur du Musée de l’Homme

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Le 10 avril dernier, André Delpuech, Conservateur général du patrimoine, a été nommé directeur du Musée de l’Homme. Il s’occupe donc, désormais, de la promotion de l’établissement auprès des opérateurs scientifiques et culturels, aussi bien au niveau national qu’à l’international. Avant d’occuper ce poste, il était chargé de l’unité patrimoniale des collections des Amériques du musée Quai Branly-Jacques Chirac. Inauguré en 1938, le Musée de l’Homme a la vocation de présenter le genre humain dans ses variations anthropologiques, historiques et culturelles. Depuis sa rénovation en 2015, le musée a tenté d’adapter cette initiative aux enjeux de notre époque. Cette volonté a bien été prise en compte par André Delpuech, qui affirme : « Le Musée de l’Homme n’est plus le musée des civilisations exotiques que l’on connaissait, de même qu’il n’est pas seulement un musée de préhistoire. Il est aujourd’hui le musée de l’aventure humaine, du biface au Smartphone. »

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L’objet du mois : Bol à coulures de laque Urushi

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L’exposition comprend une cinquantaine d’œuvres, chacune recouverte de dizaines, voire de centaines de couches de laque. Ce bol, comme les autres pièces exposées, fait partie des outils du quotidien du laqueur. « Avec lui nous entrons dans l’atelier de l’artisan, dans un monde méconnu », poursuit Patrick Mestdagh. La laque s’accumule d’une manière aléatoire, crée des coulures noires et rouges. Parfois apparaissent aussi des traces de vert. Les laques de couleur jaune, verte ou marron ont été élaborées bien avant la période Meiji (1868-1912), tandis que les laques bleue, violette ou blanche sont apparues plus récemment. Certains des objets de l’atelier ont plusieurs vies. Quand le laqueur se sépare de son bol, celui-ci renaît après polissage pour devenir un autre objet, utilitaire ou décoratif. Il sert par exemple lors de la cérémonie du thé, pour contenir des friandises. La galerie Mestdagh présente aussi une table basse, qui n’est autre que l’établi du laqueur, devant lequel il travaille assis par terre. Figure également une grande boîte rectangulaire, qui contenait les outils. « Nous avons aussi le tablier du laqueur, une pièce étonnante, décorée de projections de laque », se réjouit le marchand. Ces objets, qui n’étaient pas destinés à être montrés, reflètent la vie intime de l’artisan. « L’audace de notre projet, avec cette collection et cette exposition, suit le fil conducteur de notre galerie, qui a toujours voulu se situer hors des sentiers battus », conclut  Patrick Mestdagh.

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Votre photo du jour : Philippe Ramette et Jérôme Sans au Polygone Riviera pour l’expo « Éloge de la déambulation » à Cagnes-sur-mer par Caroline Dubois

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Décès de l’artiste conceptuel Stanley Brouwn

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On peut définir l’art conceptuel comme un mouvement d’art contemporain apparu dans les années 1960, qui prend racine non pas dans l’esthétique d’une œuvre mais dans son concept ou bien l’idée qu’elle cherche à donner de l’art. D’origine surinamaise, Stanley Brouwn vivait aux Pays-Bas, où il travaillait. Il enseignait également l’art à la Kunstakademie de Hamburg. De nature discrète, il a suscité la curiosité du public et des autres artistes pendant de nombreuses années. Ses travaux commencent en 1960-1961 avec une œuvre intitulée Pas de piétons sur le papier. La plus grande partie de son travail est basée sur un système métrique de pas, plus ou moins grands, imprimés sur feuilles de papier vierge. Il tire son inspiration de la vie de tous les jours et de la richesse de vie de la ville d’Amsterdam. Ses œuvres pourraient laisser penser qu’elles sont inachevées ou simplistes mais c’est dans cette simplicité conceptuelle que l’artiste s’exprimait. Il laisse en quelque sorte l’imagination du public prendre le pas. Remettant en cause les systèmes métriques traditionnels, il a créé des étalons se rapportant aux parties de son corps. « Je suis devenu une distance », disait-il alors.

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Une compagnie aérienne présente une galerie d’art à 10 000 mètres d’altitude

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C’est la première galerie d’art réalisée à plus de 10 000 mètres d’altitude. Puisant son inspiration dans les personnalités voyageant à bord de La Compagnie, le Street Artiste new-yorkais Kevin Lyons a imaginé quarante personnages aux multiples facettes pour décorer les 80 hublots de la cabine signature d’un des avions de la compagnie française qui opère depuis 2014, des vols exclusivement classe affaires entre Paris et New-York. Connu grâce à ses dessins de personnages sur les produits des marques Nike, Adidas ou encore Chanel, Kevin Lyons invite jusqu’au 31 août les passagers à prendre en photo leur personnage préféré et à l’afficher sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #KevinLyonsxCo.

 

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Le Street Artist BRUSK envahit la galerie Laurent Strouk

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Né en 1976 à Saint-Priest, près de Lyon, le Street Artist BRUSK s’intéresse au graffiti en 1991. C’est à partir de ce moment décisif qu’il commence à se servir de la ville comme on se sert d’une toile et à figer son univers visuel sur toutes sortes de supports urbains : trains, terrains vagues, friches… Diplômé de l’école des Beaux-Arts de Saint-Étienne, l’artiste utilise une technique sophistiquée, mêlant peinture aérosol, acrylique et feutres gouachés, qui lui permet de créer des explosions de couleur auxquelles il intègre des figures humaines ou animales. Ces coulées de couleur sont un moyen plastique, pour lui, de porter un regard critique sur des sujets sociaux comme l’immigration ou le réchauffement climatique. À voir à la galerie Laurent Strouk du 8 juin au 15 juillet.

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Giacometti et Gruber, la passion du dessin à la galerie de la Présidence

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Entre 1935 et 1948, grâce à la proximité de leurs ateliers à Montparnasse (rue Hippolyte-Maindron et Villa d’Alésia), ils se rencontrent fréquemment et échangent au sujet de leur pratique artistique. Fils du maître-verrier Jacques Gruber, cofondateur de l’École de Nancy, Gruber est immergé dès l’enfance dans un univers d’une grande créativité. Influencé par Braque au début, il est très marqué par les grands maîtres de la Renaissance allemande, dont Dürer et Altdorfer, et découvre avec fascination l’univers graphique de Jacques Callot. Disparu prématurément à 36 ans, Gruber reste méconnu, et l’atmosphère de ses œuvres est imprégnée de l’austérité des années de guerre. Cette exposition, qui réunit pour la première fois Giacometti et Gruber, présente un ensemble de peintures et de dessins qui se font écho, avec des prix qui débutent autour de 15 000 € pour les travaux sur papier de Gruber.

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Le musée de l’Armée de Paris revient sur 1870, « l’année terrible »

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Cette exposition, riche de quelque trois cent vingt pièces, œuvres d’art, objets ou documents, est d’autant plus intéressante qu’elle présente les deux points de vue, français et allemand, sur la question, et dans des perspectives chronologiques longues, qui vont des guerres de libération allemandes, en 1813, jusqu’au Traité de Versailles en 1919 ; et  des guerres d’unification de l’Allemagne débutant en 1864 (avec le Danemark, l’Autriche, la France) jusqu’à la crise dite de la « Guerre en vue » en 1875. Les événements de 1870, « année terrible » selon Victor Hugo, furent amplement illustrés par les artistes, qu’ils fussent  missionnés ou accrédités, comme Wilhelm Trübner, mobilisés comme Ernest Meissonier, Édouard Detaille ou Édouard Manet, impliqués dans les faits comme Gustave Courbet ou simplement témoins, tels Jean-Baptiste Carpeaux, Camille Corot, Adolph von Menzel. Sans oublier Alphonse de Neuville, un peintre spécialisé dans les scènes militaires. Mais les images les plus émouvantes sont probablement les photographies, dont l’exposition présente de superbes ensembles.

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Liu Bolin fait une performance à la Surfrider Foundation Europe pour soutenir la protection des océans

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Afin de sensibiliser le public aux modes de consommation toxiques à l’environnement, la Surfrider Foundation Europe accueille une performance engagée de l’artiste Liu Bolin dans ses locaux à Biarritz. Souvent appelé « l’homme invisible », Liu Bolin se dissimule dans toutes sortes d’environnements depuis 2005, année où il entreprend sa série photographique Hiding in the city. Cette démarche artistique, à cheval entre la performance et la photographie, est une manière pour lui d’affirmer un regard critique sur le monde qui l’entoure. Cette fois-ci, l’artiste disparaîtra dans un mur de déchets aquatiques afin de dénoncer la pollution des océans. Ces déchets ont été récoltés par des élèves de classe élémentaire à Biarritz lors de collectes organisées par le dispositif Art Campus de Surfrider. La performance de Liu Bolin sera retransmise en live stream le 11 juin prochain dès 10h et sera accessible via le lien suivant : www.surfrider.eu/someonedisappears .

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La Norman Foster Foundation inaugure son siège à Madrid

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Préparer les nouvelles générations d’architectes, de designers et d’urbanistes aux contraintes professionnelles de l’avenir, tel est le but de la Norman Foster Foundation, dont le nouveau siège a été inauguré le 1er juin dernier à Madrid. La direction de l’institution a été prise en charge par Maria Nicanor, historienne d’art et commissaire d’exposition au V&A Museum de Londres et au Solomon R. Guggenheim. En encourageant une approche interdisciplinaire de la recherche, la Norman Foster Foundation soutient des projets d’architecture novateurs qui brisent les barrières entre le design, la technologie, l’art et l’urbanisme. Le nouveau siège de la fondation, qui possède des archives de plus de 74000 des projets de Norman Foster, continuera à mettre en place des initiatives éducatives cherchant à encourager un urbanisme novateur, dont certaines en collaboration avec d’autres institutions. Afin de célébrer cette nouvelle étape, la fondation a organisé un forum de discussion autour du futur de l’urbanisme qui s’est déroulé tout au long de la journée du 1er juin.

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