Actualité artistique

Junya Ishigami, libre comme l’air à la Fondation Cartier

connaissance des arts -

Pour la première fois, la Fondation Cartier pour l’art contemporain consacre une exposition personnelle à un architecte. Cela ne devrait pas surprendre, car Junya Ishigami est aussi un authentique plasticien. Ses matériaux, ce sont l’espace et la lumière, qu’il décline à la fois dans ses projets de construction et ses installations (« Connaissance des Arts » n°763, pp. 74-79). En 2008, cet ancien collaborateur de SANAA avait été révélé par les studios de l’Institut de technologie de Kanagawa (KAIT). Transparence et légèreté étaient les maîtres-mots de ce bâtiment. « Le client demande des surfaces, l’architecte doit lui donner des espaces », affirmait l’architecte américain Louis I. Kahn, qui notait également qu’« un espace sans lumière naturelle ne pourra jamais appartenir à l’architecture ». Ishigami pourrait faire siennes ces maximes, tant elles éclairent sa démarche. Les lieux singuliers qu’il imagine ne prennent ainsi leur véritable signification que dans leurs usages et leur relation avec le milieu ambiant. L’architecte revendique d’ailleurs la nature comme principale source d’inspiration, comme forme ou comme processus. Pour mieux apppréhender la diversité de son travail, l’exposition présente une vingtaine de ses projets architecturaux en Asie et en Europe, à travers de grandes maquettes, des films et des dessins. Et invite à mettre son œuvre en regard du bâtiment de Jean Nouvel, autre apôtre de la transparence et de l’immatérialité.

Cet article Junya Ishigami, libre comme l’air à la Fondation Cartier est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Idée lecture : Les saintes de Zurbaran, le peintre couturier

connaissance des arts -

Ce n’est pas du récit de la vie des saintes peintes par Francisco de Zurabaran (1598-1664) que vient ici le plaisir de la lecture, car on trouve tous les détails sanguinolants de leurs martyres dans la Légende dorée écrite par Jacques de Voragine au XIIIe siècle. Non, ce sont les descriptions raffinées des costumes portés par les saintes, qui emportent l’adhésion. L’idée de Florence Delay est bonne : se concentrer sur la quinzaine de portraits de saintes martyres, peints par le peintre sévillan, et mettre en parallèle les récits de la vie de ces héroïnes portant la palme, la vie du peintre Zurbaran et le commentaire subjectif de l’auteure sur les tableaux, en insistant particulièrement sur les couleurs et les coupes de ces incroyables tenues : robe de soie corail, jupe couleur châtaigne, taffetas rouge sur acier bleu, étole entre menthe et réséda à plis très creusés, tunique brochée de fleurs d’or et d’argent, basquine brodée d’or et de perles… Chacune affiche une tenue différente. Sur Casilda de Tolède, par exemple, Florence Delay précise : « Au dos de la robe est greffé un grand nœud de taffetas gris bouffant, qui tombe jusqu’à terre » ou sur Agathe de Cortone : « Lilas de la jupe, bleu sombre du corselet, jaune citron des manches bouffantes, rouge-cerise de la cape-étole ». A cette simple lecture, on voit l’audace des accords chromatiques choisis par Zurabaran. En complément de cette approche nouvelle entre art et mode, pertinente pour ce « peintre-couturier » fils de drapier, Florence Delay consacre un petit chapitre à Balenciaga, celui que Christian Dior appelait « notre maître à tous » et qui seul, par sa rigueur et sa fantaisie, peut répondre au peintre sévillan. Elle souligne ainsi l’étonnant dialogue entre « le grand jeté de taffetas rose de sainte Emérentienne avec une robe du soir en soie rose de la collection d’hiver 1960 de Balenciaga ».

 

 

Cet article Idée lecture : Les saintes de Zurbaran, le peintre couturier est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Au-delà de la peinture avec Kusnir à la friche Belle de Mai à Marseille

connaissance des arts -

Argentin né en 1947, vivant depuis les années 1980 entre Paris et Marseille, Carlos Kusnir présente des installations pleines d’humour qui mêlent divers media, techniques et objets empruntés à la vie quotidienne : rideaux, chaises, vêtements, papiers peints, juxtaposés ou assemblés par collage, accompagnés d’éléments sonores. Ce sont autant d’extensions de son environnement, de constructions de souvenirs, de manipulations de la réalité.

Cet article Au-delà de la peinture avec Kusnir à la friche Belle de Mai à Marseille est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

L’écume et les rêves au MuMa au Havre

connaissance des arts -

Superbe bâtiment de verre et d’acier, ouvert sur la mer à l’entrée du port, le Musée d’art moderne André Malraux (MuMA) est l’endroit idéal pour explorer, comme le fait cette exposition, l’imaginaire marin tel qu’il s’est développé chez les artistes, du milieu du XIXe siècle jusqu’à aujourd’hui. Après avoir, durant des siècles, inspiré l’effroi, l’océan devient objet de fascination, à mesure que l’investigation scientifique en révèle des aspects totalement inconnus jusque-là.

Cet article L’écume et les rêves au MuMa au Havre est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Inclassable Albert Oehlen au Palazzo Grassi à Venise

connaissance des arts -

Né en 1954 à Krefeld, élève de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen s’est progressivement imposé comme l’un des artistes allemands les plus en vue de ces dernières décennies. Peintre, son travail semble voué à une incessante expérimentation, mêlant figuration et abstraction, images publicitaires, autoportraits ironiques, gestualité « néo-expressionniste » et dessin par ordinateur, travail de la main et techniques modernes. L’exposition retrace la totalité de son parcours.

Cet article Inclassable Albert Oehlen au Palazzo Grassi à Venise est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La Grande Galerie de Radio Classique : Monet et l’abstraction américaine au musée de l’Orangerie (2/2)

connaissance des arts -

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

Cet article La Grande Galerie de Radio Classique : Monet et l’abstraction américaine au musée de l’Orangerie (2/2) est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Philippe Mohlitz, immersion dans la gravure aux Beaux-Arts de Bordeaux

connaissance des arts -

Le graveur bordelais Philippe Mohlitz, né en 1941, est à l’honneur au musée des Beaux-Arts de sa ville. La quarantaine d’estampes récemment données au musée par l’artiste donne une idée des univers étranges qui le hantent depuis quarante ans. L’exposition est accompagnée d’un ensemble de sculptures en bronze et en argent, ainsi que de dessins. L’événement s’associe à la Fête nationale de l’estampe, qui a lieu le 26 mai.

Cet article Philippe Mohlitz, immersion dans la gravure aux Beaux-Arts de Bordeaux est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Réouverture de la Maison de la reine de Versailles le 12 mai.

connaissance des arts -

Depuis 2008, la valorisation du domaine de Trianon est devenue une priorité pour la direction du château de Versailles, qui souhaite mettre en lumière ces lieux témoins de l’Histoire de France.  Le Petit Trianon a été rénové en 2008, puis ont suivi les appartements présidentiels du Grand Trianon en 2016 et enfin, la Maison de la reine, en 2018.
Au cœur du Hameau, construit entre 1783 et 1787 par l’architecte du roi Richard Mique pour Marie-Antoinette, la Maison de la reine avait grand besoin d’une restauration intégrale, aussi bien de sa façade que de ses intérieurs. Le programme engagé depuis 2015 avait non seulement pour but de restaurer intégralement les structures maçonnées, les charpentes, les couvertures afin de consolider la structure mais aussi de remeubler le lieu de façon tout à fait exceptionnelle. Les décors intérieurs et les pièces principales de la Maison de la reine et de la Maison du Billard ont été entièrement refaits et retrouvent aujourd’hui le raffinement d’antan.
Les savoir-faire de l’artisanat français ont été mis à l’honneur dans cette remise à neuf pour laquelle de nombreux corps de métiers ont contribués, sous la direction de Jacques Benoît, conservateur général au château de Versailles, en charge des châteaux de Trianon et de Jacques Moulin, architecte en chef des Monuments historiques.
Les mémoires de travaux du XVIIIe siècle ainsi que l’aménagement effectué au début du XIXe siècle pour l’impératrice Marie-Louise, petite-nièce de Marie-Antoinette ont permis de refaire à l’identique les sols, les menuiseries et les peintures. Grâce à cette importante documentation Jacques Moulin a pu remettre en état la maison normande et l’intérieur Empire, avec les meubles de la petite nièce de Marie-Antoinette, Marie-Louise. La recréation des jardins tels qu’ils étaient à l’époque vient parachever cette rénovation d’exception. Dès demain, le public pourra aller admirer le lieu dont la rénovation a été entièrement financée par Dior.

Cet article Réouverture de la Maison de la reine de Versailles le 12 mai. est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Chronique sorties : Le vin et la musique à la Cité du Vin à Bordeaux

connaissance des arts -

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h pour ses « Chronique Sorties ».

Cet article Chronique sorties : Le vin et la musique à la Cité du Vin à Bordeaux est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Décès du peintre danois Per Kirkeby

connaissance des arts -

Depuis des années, nous voulions réaliser pour « Connaissance des Arts » un reportage dans l’atelier de Per Kirkeby, le peintre et sculpteur danois né en 1938. Malade et isolé dans son atelier situé dans une île de la mer du Nord, il était difficilement accessible. Grâce à l’insistance de notre auteur Franck Claustrat, fin connaisseur de la scène nordique, nous avions pu pénétrer dans son antre et publier les photographies de sa compagne Mari Anne Duus montrant ses productions récentes (« Connaissance des Arts » N°749). L’artiste devait alors présenter son travail au château de Chambord, un projet malheureusement avorté mais suivi, l’année suivante, d’une exposition à l’Ecole nationale des Beaux-Arts d’octobre à décembre 2017 autour de ses sculptures architectures de briques. L’intérêt de ce reportage in situ était de montrer les liens de Kirkeby avec la nature environnant son atelier. On y voyait comment il pouvait ouvrir les murs de son espace et être en parfaite communion avec les arbres, comment il pouvait réaliser ses grands formats aux couleurs pures et au geste violent. Car Kirkeby est le peintre des paysages, un expressionniste dans la lignée de Munch et de Nolde. Depuis 1979, il allait régulièrement dans l’île de Laeso où il avait acheté une maison à colombages agrandie d’un atelier de vastes proportions. Sculptures minimalistes, gravures au trait rapide, détrempes sur toiles aux couleurs mates et aux formes dynamiques. L’œuvre de Kirkeby fait le passage entre les œuvres des artistes du mouvement Cobra et les grands peintres allemands contemporains comme Baselitz, Lüpertz ou Förg. A propos de ses peintures « entre paysage et compréhension de la nature en relation avec le temps », Franck Claustrat rappelait la phrase de Kirkeby : « La peinture est la réalité… Elle n’existe que lorsque le tableau est réussi, alors on a la paix pour un petit moment. »

 

 

 

 

Cet article Décès du peintre danois Per Kirkeby est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

La vente Rockefeller pourrait ne pas atteindre le milliard de dollars

connaissance des arts -

La première vente du soir, celle du 8 mai consacrée aux tableaux modernes, a fait de beaux résultats. Tous les lots ont été vendus et cette première vacation a elle seule a permis à Christie’s de pouvoir annoncer qu’il s’agit du record pour une vente de collection privée, avec un résultat global de ventes (646 millions de dollars), largement supérieur à celui de la vente Yves Saint Laurent-Pierre Bergé en 2009 (373 millions d’euros). Les bons prix ont été ceux espérés et dans la fourchette haute : 115 millions de dollars pour La Fillette à la corbeille fleurie (1905) de Picasso, 70 millions de dollars pour L’Odalisque couchée aux magnolias de Matisse, 84,5 millions de dollars pour les Nymphéas de Monet… On le voit, l’annonce d’un résultat global à un millard de dollars était en passe d’être atteint, surtout que le lendemain, le 9 mai, le service de Sèvres fabriqué pour Napoléon en 1807 s’est envolé à 1,8 million de dollars et que la peinture américaine a fait de bons scores (107 millions de dollars) avec plus de 14 millions de dollars pour un De Kooning, 9,8 millions de dollars pour The Rivals de Diego Rivera et 8,5 millions de dollars pour le Paysage près d’Abiquiu (1931) de Georgia O’Keeffe, sans oublier les 11,5 millions de dollars pour le Portrait de George Washington de Gilbert Stuart. Le 10 mai, le mobilier européen a atteint 8 millions de dollars et les arts non occidentaux 12 millions de dollars dont 2,5 millions pour la seule figure chinoise d’Amitayus de la période Kagxi. Ne restent donc plus que les résultats des ventes en ligne pour avoir un résultat total. Celui-ci devrait s’approcher de la barre fatidique mais pourrait bien ne pas franchir le seuil du milliard. Quoiqu’il en soit, le résultat de la vente Rockefeller restera historique et prouve l’importance du pedigree.

Cet article La vente Rockefeller pourrait ne pas atteindre le milliard de dollars est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Nouveau talent : L’art biomorphique de Matthew Ronay

connaissance des arts -

Exposées sur des socles, les sculptures du plasticien se développent en courbes, cylindres et autres rotondités. À la visite de son atelier de Brooklyn, on découvre également nombre de dessins qui déploient le même répertoire de formes. Matthew Ronay a toujours réalisé des croquis, puis de plus grands formats, de manière spontanée, immédiate et presque surréaliste, précise-t-il. « Mes dessins portent sur l’inconscient ou le ressenti, et s’inscrivent dans une pratique proche de la méditation, avant que ne vienne le temps de la sculpture. » Lorsqu’on évoque la référence au biomorphisme européen, il cite les noms de Fernand Léger et de Serge Charchoune. Ayant découvert ce dernier dans le catalogue de « The Spirituel in Art : Abstract Paintings 1890-1985 » du Los Angeles County Museum of Art (Lacma), il se passionne depuis pour ce peintre français d’origine russe. Mais Matthew Ronay évoque aussi le Nouveau Roman, et le fait d’aimer s’imposer des règles dans la conception de l’œuvre. Quand il passe à l’élaboration de ses sculptures, chacune lui demande près d’une centaine d’heures de travail. Il polit le bois avec patience et recompose les structures qui lui sont venues intuitivement à l’esprit devant sa feuille. Il aime ce labeur artisanal, qui accentue l’extrême attention portée au matériau, s’accompagnant parfois de la musique minimale de Terry Riley, dans une dévotion quasi tantrique. La troisième partie du travail consiste à appliquer ses couleurs vibrantes. Volontairement, son univers demeure rétif aux définitions trop strictes, même si l’on peut y voir des références au paysage ou aux cellules qui composent notre corps. « Cela m’a fait réaliser que l’abstraction vient d’une appréhension différente de la nature. Et au cours de l’histoire, les artistes, s’étant plongés dans leur inconscient, ont souvent abouti à ces formes qui portent sur l’évolution en général. »

Cet article Nouveau talent : L’art biomorphique de Matthew Ronay est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Idée lecture : La Champagne sculptée

connaissance des arts -

Si, lorsque l’on parle de sculpture en Champagne, l’Ange au sourire de Reims vient aussitôt en tête, il est des chefs-d’œuvre beaucoup plus tardifs que l’on doit désormais citer. À la Renaissance, après les dures guerres de Religion, une quantité d’œuvres en trois dimensions ont envahi les chapelles et les églises champenoises. Un premier maniérisme, datant des années 1530, caractérise La Mise au tombeau de Montiers-la-Celle par Claude Bornot, avec ses drapés mouillés et ses nœuds en bouchon. Certains artistes, formés sur le chantier de Fontainebleau, vont introduire les raffinements importés par les sculpteurs italiens. Les créations de Dominique Florentin ou du Maître des figures fines surprennent par leurs déhanchements et leurs ornements délicats. Bardés des mille renseignements inclus dans cette Bible, il ne vous reste plus qu’à arpenter la Champagne méridionale à la recherche du Retable de la Passion de Saint-Pierre-Saint-Paul de Chaource ou du Christ à la colonne de Saint-Nicolas de Troyes.

 

Cet article Idée lecture : La Champagne sculptée est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Simone Boisecq au Musée des Beaux-Arts de Reims

connaissance des arts -

Artiste discrète issue d’une famille bretonne installée à Alger, Simone Boisecq (1922-2012) fréquenta, à Paris,  Brancusi, Picasso, Vieira da Silva… Le musée qui possède douze de ses sculptures révèle aujourd’hui la richesse de sa production graphique à travers une trentaine de feuilles. Formes solides comme des menhirs, inspirées de ses Villes sculptées, arbres totems, forêts inquiétantes : Boisecq trace son sillon entre abstraction et surréalisme, entre le minéral et l’organique.

Cet article Simone Boisecq au Musée des Beaux-Arts de Reims est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Martin Margiela au Palais Galliera et au MAD de Paris

connaissance des arts -

Martin Margiela est fêté à Paris avec une « Saison Margiela » déclinée en deux expositions : « Margiela, les années Hermès » au Mad et « Margiela Galliera » au musée de la mode de la Ville de Paris. Né à Louvain en 1957, le créateur  étudie la mode à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers dès 1977 et devient le fer de lance de la nouvelle vague de couturiers belges au sein du groupe surnommé Les Six d’Anvers. Après avoir été l’assistant personnel de Jean Paul Gaultier de 1984 à 1987, il ouvre sa propre maison en 1988 à Paris. De 1997 à 2003, il occupe le poste de directeur artistique de Hermès pour la ligne féminine. À travers plus de cent trente silhouettes, vidéos de défilés, pièces d’archives et installations spéciales, l’exposition au Palais Galliera met en lumière vingt années de création, du printemps-été 1989 au printemps-été 2009. Martin Margiela a créé un style unique, s’appuyant sur la théorie philosophique de la déconstruction. Il ne s’agit rien moins que de débusquer ce qui se cache sous le vêtement, de dévoiler les étapes de sa fabrication, du patron au fil du bâti. Adepte du « rien ne se perd, tout se transforme », il récupère des vêtements démodés qu’il recoud à la main. Margiela questionne l’identité en inventant des habits surdimensionnés, des robes de poupée à taille humaine, des manteaux en trompe-l’œil. Une œuvre avant-gardiste qui mêle avec raffinement sensibilité et métaphysique.

Cet article Martin Margiela au Palais Galliera et au MAD de Paris est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Le roi Azzedine au Design Museum à Londres

connaissance des arts -

Après l‘hommage rendu par Olivier Saillard à Paris, voici la consécration d’Azzedine Alaïa au Design Museum de Londres, lieu prestigieux transformé par John Pawson. « The Couturier » avait conçu lui-même cette rétrospective peu avant de disparaître. Rebelle, refusant de se plier aux défilés mais bon vivant recevant dans sa cuisine, sculpteur créant ses robes à la main à même les mannequins, outsider indépendant mettant en valeur le corps féminin… Il aura régné sur les plus belles femmes du monde de 1980 à 2017 grâce à ses célèbres robes noires à zip ou rouge vif, futuristes ou à l’antique.

 

Cet article Le roi Azzedine au Design Museum à Londres est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Sabine Schormann, nouvelle directrice de la Documenta de Cassel

connaissance des arts -

Après une grande période de troubles lors de la quatorzième édition de la Documenta en 2017, la plus importante manifestation d’art contemporain souhaite repartir sur de bonnes bases pour faire de nouveau de la Documenta un événement incontournable et surtout fiable. En effet, l’édition 2017, dédoublée entre Cassel et Athènes, a été entachée par un déficit de 5,4 millions d’euros à la fin des deux manifestations. Les dépenses exorbitantes d’une des expositions les plus dotées au monde ont failli signer la fin de cette manifestation. Le directeur artistique Adam Sczymczyk et la directrice générale Annette Kulenkampff ont été vivement pointés du doigt pour la mauvaise gestion du budget, à tel point que cette dernière a quitté son poste un an avant la fin de son contrat laissant la Documenta dans une position plus que délicate. La ville de Cassel est alors venue à la rescousse de la Documenta en faisant un prêt exceptionnel et en épongeant la dette, permettant de repartir du bon pied.
Pas moins de cinquante-quatre candidats se sont présentés pour briguer le poste de directeur général qui a finalement été attribué à Sabine Schormann. Diplômée de philologie et d’histoire de l’art à l’université de Mayence, elle s’est particulièrement illustrée à la tête des fondations d’entreprise de la compagnie d’assurances VGH et de la fondation de la Caisse d’épargne toutes deux basées en Basse-Saxe à Hanovre. Son expérience dans l’histoire de l’art mais également dans le milieu du courtage et de l’assurance semble être les raisons principales de sa nomination. En effet, bien que la ville de Cassel ait épongé l’énorme déficit qui menaçait la Documenta de l’année dernière, la nomination de Sabine Schormann arrive à point nommé pour se lancer dans les préparatifs de la documenta 15 qui aura lieu en juin 2022. En plus de rassurer le public, les professionnels et la ville de Cassel, la nouvelle directrice devra avant tout choisir un nouveau directeur artistique pour la quinzième édition qui donnera le thème et l’atmosphère de la prochaine manifestation et ainsi « regarder vers l’avenir », comme le souhaite le maire de Cassel Christian Geselle.

Cet article Sabine Schormann, nouvelle directrice de la Documenta de Cassel est apparu en premier sur Connaissance des Arts.

Pages