Actualité artistique

En décembre, faites le mur à la galerie Zeuxis !

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Les livres ouverts de Tanguy Tolita © Galerie Zeuxis

Fondée en 2015, la plateforme numérique Zeuxis, spécialisée dans les œuvres d’art abstrait, vient d’ouvrir sa seconde galerie-appartement, ou art room, un lieu d’exposition pensé comme « une maison de ville où les œuvres ponctuent chaque pièce ». Installé dans un bâtiment ancien, à deux pas de la place Saint-George, cet espace décloisonné de plus de 230 m² met en situation des centaines d’œuvres, qu’il s’agisse aussi bien de peintures et de sculptures que d’œuvres sur papier, de photographies ou d’objets d’art. Concept chaleureux et novateur, l’art room permet aux collectionneurs, avertis ou en devenir, de « se projeter dans un intérieur domestique familier avant d’acquérir l’œuvre de leur choix ».

Jérôme Pergolesi, Leslie, digigraphie sur papier Fine Art, 100 x 70 cm © Jérôme Pergolesi

Pour que l’art contemporain prenne ses quartiers sous votre sapin, Amélie Chalard, fondatrice de la galerie, a décidé de mettre en avant ses coups de cœur « petits formats » dans un accrochage spécial Noël. Plus de 250 œuvres commandées à une soixantaine artistes sont ainsi exposées tout au long du mois de décembre dans les art rooms Rive Droite et Rive Gauche de la galerie. Parmi les pièces à adopter, retenons notamment la série de gravure à l’eau-forte, intitulée Petit Possible, de Pola Carmen, les collages en relief de Christophe Gravis, le plateau en frêne à géométrie variable de Matthias Scherzinge ou encore les poèmes photographiques de Jérôme Pergolesi. Ces bien-nommés « Murs de Noël » permettent, pour moins de 400 €, de faire l’acquisition d’une œuvre unique et originale à glisser dans les petits souliers de ses proches.

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Décès de l’artiste brésilien Frans Krajcberg

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Né en 1921 à Kozienice en Pologne, Frans Krajcberg est le seul survivant d’une famille décimée par la Shoah durant la Seconde Guerre mondiale. Dès 1945, Frans Krajcberg souhaite exorciser sa souffrance dans l’expression artistique, suite à la perte des siens. Il fréquente alors le cours de Willi Baumeister, un des artistes du Bauhaus, qui lui conseille de séjourner à Paris. Hébergé quelques mois chez Marc Chagall, ce dernier l’aide à gagner le Brésil en 1947. À São Paulo, il présente ses premières peintures au Salon Paulista d’Art Moderne et à la Galerie Domus. Dès 1952, Frans Krajcberg s’installe dans un village du littoral dans l’État du Paraná puis dans la forêt ; la nature devient alors son atelier et il peint des natures mortes et des végétaux. Confronté aux incendies volontaires de forêt et à la destruction de sa maison, l’artiste développe un art militant et porteur d’un cri de révolte contre la destruction de la nature et de la vie. Sélectionné pour la 4e Biennale de São Paulo aux côtés de son ami le sculpteur Franz Weissmann, Frans Krajcberg reçoit le prix du Meilleur Peintre Brésilien en 1957.
Après un passage à Paris au début des années 1960, où il noue de grandes amitiés avec l’artiste Yves Klein et le critique Pierre Restany, il se réfugie en pleine nature, dans l’île d’Ibiza. Il y expérimente une technique qui le rendra célèbre, celle des empreintes de nature sur papier. Le Fonds municipal d’art contemporain de la Ville de Paris (FMAC) conserve notamment son Empreinte d’Ibiza, réalisée en 1961 à partir d’extraits de rochers et de pigment naturel sur papier japonais, assemblés sur bois. De retour au Brésil en 1964, où il s’installe à Cata Branca près de champs de minerais de fer, l’artiste commence à sculpter à partir de troncs d’arbres morts, de pierres et de blocs de manganèse. Lors d’un voyage en Amazonie, il découvre les ravages de la déforestation et témoignera de ce fléau en utilisant à la fois la macrophotographie et l’usage systématique de la terre, des racines et des troncs brûlés, qui sera au centre de son œuvre toute sa vie. Durant les années 1970, il multiplie les voyages en Amazonie. Son art en faveur de la préservation de la nature permettra à Pierre Restany de rédiger, en 1978, le Manifeste du Naturalisme Intégral ou Manifeste du Rio Negro, dans lequel il confronte sa propre vision de l’art à l’esthétique de Krajcberg. Dès 1980, il commence ses empreintes végétales polychromes et réalise de monumentaux « tressages de vannerie », inspirés de l’artisanat local.
Ses reportages photographiques sur les incendies de forêts, ses sculptures faites de bois, de pierre ou de charbon, ou encore ses stèles qu’il nomme ses « bois brûlés » ne répondent qu’à un seul leitmotiv, celui de rassembler des morceaux de nature pour leur redonner vie. Dans les années 1990-2000, Frans Krajcberg multiplie les expositions en Europe et en Amérique du Sud avant d’être l’invité d’honneur de la 32e Biennale de São Paulo en 2016. En 2003, l’Espace Krajcberg à Paris ouvre ses portes et présente aux visiteurs la donation des œuvres de l’artiste à la ville de Paris. Le travail de Frans Krajcberg initie une importante réflexion sur le rôle de l’art dans le combat de survie écologique.

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Cartier, commande spéciale chez Pierre Bergé & Associés

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Cette commande spéciale des années 1950 est estimée entre 60 000 € et 800 000 €. Jean Vendôme, disparu l’été dernier, est représenté par plusieurs créations, dont un beau collier d’inspiration végétale (de 5000 € à 10 000 €). « Ce pionnier de l’utilisation des pierres fines a inspiré toute la joaillerie française », rappelle l’expert Vanessa Soupault.

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Le saviez-vous ? : Nicolas Poussin

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Classique

La notion de classicisme dans la peinture française du XVIIe siècle est incarnée par Nicolas Poussin, un peintre qui, paradoxalement, fit l’essentiel de sa carrière non à Paris mais à Rome.
Appelé en 1640 par Richelieu, l’artiste est nommé premier peintre du roi. Mais il se rend compte qu’il n’est pas fait pour ce qu’on attend de lui : grands tableaux d’autel, vastes peintures allégoriques et, surtout, travaux de décoration de la grande galerie du Louvre. Il quitte la cour pour Rome dès 1642.

Nicolas Poussin, Le Massacre des Innocents, vers 1625, huile sur toile, 147 x 171 cm, Chantilly, Musée Condé © Photo de presse RMN.

Contre l’illusion

Nicolas Poussin peint lentement et procède par multiples touches, refusant la séduction d’un illusionnisme parfait. Comment ? Par des dessins successifs griffonnés à l’encre et au lavis – ces esquisses teintées et délavées à l’eau. Il se plaît à représenter des scènes antiques cultes telles que L’Enlèvement des Sabines qui illustre le moment où, selon Plutarque, la première génération de Romains enlève les Sabines pour les prendre pour épouses.

Nicolas Poussin, L’Enlèvement des Sabines, vers 1637-1638, huile sur toile, 159 x 206 cm, Musée du Louvre.

Postérité

Poussin, dont le corpus se lit comme une riposte aux extravagances du baroque italien, meurt sans avoir eu d’élèves mais en ayant contribué à la formation de Charles Le Brun. À la fin du XVIIIe siècle, il influencera l’éclosion du néoclassicisme. Au cours des deux siècles suivants, il inspire Delacroix et Ingres.

Nicolas Poussin, Les Bergers d’Arcadie, ou Et in Arcadia Ego, vers 1638-1640, huile sur toile, 85 x 121 cm, Musée du Louvre.

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions Pour les nuls.

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Nagakura Ken’ichi, le tressage au naturel à la galerie Mingei Japanese Arts

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Tout en restant fidèle à la tradition de l’arrangement floral, l’artiste innove et se libère des schémas académiques de tressage développés par les maîtres vanniers japonais depuis le milieu du XIXe siècle. Son œuvre, profondément organique, entremêle bambou, rotin, jus de kaki et argile dans une approche sculpturale délibérément contemporaine. Nagakura Ken’ichi, qui avait débuté sa vie professionnelle dans la teinture de kimonos, découvre avec son grand-père, grossiste en bambous, la passion de débiter, calibrer, puis tresser les fibres de bambous et les amalgamer avec de l’argile ou de la poudre minérale. Ces pièces, proposées entre 4000 € et 80 000 €, évoquent tour à tour la vigueur et la fragilité de la nature, son énergie unique, dans une expérience esthétique inédite qui reconnecte l’homme à l’univers.

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Trésor à vendre : une esquisse pour la bibliothèque du Palais du Luxembourg par Eugène Delacroix

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En 1837, le Palais du Luxembourg fait l’objet d’importants travaux d’agrandissement confiés à l’architecte Alphonse de Gisors (1796-1866), élève de Charles Percier. Le ministre de l’Intérieur, Adolphe Thiers, suggère à ce dernier de confier la réalisation du décor de la nouvelle bibliothèque au peintre romantique Eugène Delacroix. L’artiste, qui travaille en parallèle à la décoration de la bibliothèque des députés au Palais Bourbon, met six ans pour achever ce projet qu’il livre finalement en 1846.
Le programme iconographique conçu par Delacroix se développe sur la coupole ainsi que le cul-de-four situé au-dessus de la fenêtre centrale. Inspiré des grandes figures de la littérature et de

Détail de l’esquisse : la Victoire couronnant Alexandre © Piasa

l’Histoire antique, ce dernier se veut l’éminent reflet des riches collections de la bibliothèque du Palais. Ainsi, le décor du dôme s’inspire du chant IV de l’Enfer des Dante tandis que les pendentifs, qui soutiennent la coupole, abritent les figures allégoriques de l’Éloquence, de la Théologie, de la Poésie et de la Philosophie. L’hémicycle, dont Piasa met aujourd’hui en vente l’étude préparatoire, représente Alexandre, victorieux de Darius, roi des Perses, à Arbelles, faisant enfermer les œuvres d’Homère dans un coffre d’or laissé par l’ennemi.
Cet épisode, rapporté par les historiens latins (Quinte-Curce dans l’Histoire d’Alexandre le Grand et Plutarque dans ses Vies des Hommes illustres), traduit la supériorité de l’esprit et de ses œuvres sur les biens terrestres. Delacroix le mettra également en œuvre dans l’un des médaillons du Palais Bourbon.

Détail de l’esquisse : captives menant des enfants satrapes © Piasa.

L’esquisse proposée à la vente permet de documenter le travail préparatoire de l’artiste et met en lumière les modifications apportées à la composition finale afin de mieux adapter le sujet à la forme hémisphérique de l’abside. La mise en situation de l’esquisse sur une maquette du cul-de-four a sans doute tenu un rôle essentiel dans ces adaptations, comme en témoigne une lettre datée de 1869 adressée par Frédéric Villot, graveur et ami du peintre, au critique d’art et marchand Alfred Sensier : « […] lorsque la scène principale fut trouvée, ainsi que les épisodes, il en vint à l’esquisse peinte. […] il ne parvint à trouver l’artifice à employer en pareil cas qu’après bien des tâtonnements et à l’aide d’un petit modèle de voûte en bois ou en carton. » Cette étude a été acquise lors de la vente de l’atelier de Delacroix en 1864 avant d’intégrer différentes collections privées jusqu’à celle de son actuel propriétaire. Le Musée Delacroix à Paris conserve une maquette de conception similaire réalisée pour l’hémicycle de la bibliothèque de Palais Bourbon sur le sujet « Orphée vient policer les Grecs encore sauvages ».

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Albert Renger-Patzsch, la vérité vraie au Jeu de paume

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Des fers à repasser en série tout juste sortis d’usine, des végétaux en plan serré comme sous le microscope d’un biologiste, des bâtiments industriels semblables à un jeu de cubes, des forêts telles une armée de troncs d’arbres au garde-à-vous… Puissantes, graphiques, immédiates, les images du photographe allemand Albert Renger-Patzsch (1897-1966) hantent tous les livres d’histoire de la photographie. Si son nom n’est pas aussi connu du grand public que celui d’un Brassaï (1899-1984) ou d’un Man Ray (1890-1976), son rôle n’en reste pas moins incontestablement décisif. Dans les années 1920, à l’heure où la modernité s’invente, Albert Renger-Patzsch compte parmi ceux qui cherchent pour la photographie une émancipation totale, vers une expression propre, libérée de toute soumission aux règles héritées de la peinture. Avec une rigueur et un minimalisme exemplaire, il s’attelle dès ses 20 ans à « utiliser des moyens photographiques pour créer une photographie qui existe par sa nature même de photographie ». Un credo révolutionnaire et exigeant qu’il adopte alors et qui restera le sien jusqu’au dernier déclic.

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Passion du verre à Sars-Poteries

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Dans les années 1980, marquées par l’influence du Studio Glass, ils acquièrent surtout des œuvres d’artistes français, tels Alain et Marysa Bégou, Antoine Leperlier ou Jean-Pierre Umbdenstock. Puis, dans les années 1990, l’art du verre connaissant une grande vitalité et  s’exposant dans de nouvelles galeries, ils accompagnent cet élan en achetant les œuvres d’artistes venus de tous horizons, dont les plus renommés dans cet art spécifique : Dale Chihuly, le couple Libensky-Brychtova, Jaroslav Matous, Koen Vanderstukken, Udo Zembok, Ivan Mares, Tom Patti, Sibylle Peretti… Peu de temps avant son décès en 2016, Marcel Burg a légué toute la collection au MusVerre. Fondé il y a cinquante ans, riche de collections anciennes témoignant de la tradition industrielle verrière de la région de Sars-Poteries, dans le département du Nord, aux XIXe et XXe siècles, ce musée jouit désormais d’une nouvelle identité et d’un nouveau nom, dans son bâtiment flambant neuf inauguré en octobre 2016. Les collections offertes par Marcel Burg viennent à point nommé enrichir et élargir le panorama offert par ce musée, désormais l’un des plus importants en Europe pour le verre contemporain.

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[Visite Live] « Être moderne : le MoMA à Paris » à la Fondation Louis Vuitton

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Suivez notre rédacteur en chef, Guy Boyer, et pénétrez dans les premières salles de cette exposition-événement pour découvrir autrement les chefs-d’oeuvre des collections du Museum of Modern Art de New York.

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Cécile Bart, la peinture en mouvement

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En entrant dans la longue « cuverie » où le raisin fermentait autrefois, dans les cuves de cette propriété bourguignonne, on est happé par la pénombre. Les fenêtres sont hautes, rares ou fermées. Cécile Bart ouvre une porte qui donne sur les vignes et soudain surgit un immense écran noir. Pas vraiment noir, pas vraiment gris, à la fois translucide et opaque. Le trouble est immédiat. L’artiste précise bien que c’est un élément inabouti d’une œuvre en train de se faire et, joignant le geste à la parole, montre comment elle fabrique une de ses peintures/écrans. D’abord, tendre un tissu blanc de Tergal Plein Jour sur un cadre provisoire en bois. Puis passer la peinture avec une large brosse à papier peint jusqu’à ce que la toile en soit imbibée (et non teinte). Enfin, avec un chiffon en boule, effacer, ou plutôt essuyer cette peinture par de larges gestes afin de laisser respirer la trame du Tergal. Assécher le liquide pictural en enlevant le trop-plein. Dans le cas présent, le monochrome vaguement noir ne va s’animer qu’en fonction de la lumière que l’on va choisir d’octroyer au lieu où il se trouve. Si l’obscurité est forte, le noir devient plus profond, si la lumière vient d’ailleurs, il s’opalise. De profil, il se fait velouté comme un tableau noir en ardoise ; sur l’autre face, ou de biais, il peut s’éteindre… Mille possibilités s’offrent à cette stratégie qui consiste à jouer en même temps avec l’intensité lumineuse et le dispositif visuel spécifique mis en place dans chaque exposition. Dans les white cube habituels des galeries, Cécile Bart peut organiser ses peintures/écrans en paravents, en quinconces ou en lignes parallèles, flottantes ou fixées au sol ou au plafond, toujours rigides. Ou bien les coller au mur dans une composition plus moderniste et géométrique, forcément moins réfléchissante. Le rythme qui découle de cette scansion permanente diffère à chaque spectacle.

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À Florence, l’éternelle perfection de la ligne au palazzo Strozzi

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Marquée par le sac de Rome de 1527 puis, à Florence, par le retour au pouvoir des Médicis en 1532, cette période fut, dans les arts, celle du doute symbolisé par le maniérisme. Figé dans une fascinante stylisation par Bronzino, ce courant était parvenu, en conciliant la précision du dessin avec un irréalisme dans la figuration, la couleur et la lumière, à brouiller les frontières entre monde surnaturel et réel ainsi que sacré et profane. Pour sa part, Giorgio Vasari maintint l’équilibre entre l’héritage raphaélesque et le maniérisme tout en se révélant, à Florence, un architecte de génie. Dans l’art statuaire, la maîtrise de la ligne « serpentine », explorée par Michel-Ange, permit à Giambologna de renouveler la figuration, creusée, avec audace, hors de tout point de vue privilégié. Mais Florence n’évolua pas de façon univoque et la Contre-Réforme catholique sut faire entendre sa voix. Au palais Strozzi, l’invraisemblable accumulation de chefs-d’œuvre, bien souvent restaurés pour l’occasion, donne tout cela à voir.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Edgar Degas au Musée d’Orsay (2/2)

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir l’exposition « Degas Danse Dessin » qui se tient au Musée d’Orsay du 28 novembre 2017 au 25 février 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Un miracle pour Saint-Germain-des-Prés

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Christie’s s’est associé au Fonds de dotation pour le rayonnement de l’église Saint-Germain-des-Prés, (« Connaissance des Arts » n° 762, pp. 84-89). Des collectionneurs et des artistes comme Anish Kapoor, François Morellet, Yves Klein, Ronan Barrot, ou encore Wim Delvoye se mobilisent pour la conservation de l’édifice à travers une vente caritative le 4 décembre. Aux manettes de ce tour de force : Daniel Moquay, responsable des Archives Yves Klein. « J’ai vécu des années merveilleuses dans ce quartier. Des artistes et galeristes ont répondu à mon appel pour préserver cette église qui perdure miraculeusement depuis le VIe siècle. »

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Trois regards sur l’Europe à l’Atelier néerlandais

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Présentée dans le cadre de la Saison culturelle néerlandaise en France 2017-2018, l’exposition « L’Europe autrement » a pour ambition d’« approfondir et nuancer (notre) vision habituelle de l’Europe ». Photoreporter, flâneur, observateur critique et humaniste, Cartier-Bresson rassembla dans un livre devenu culte (Les Européens, 1955), le résultat de ses pérégrinations dans le Vieux Continent, au moment où la Communauté européenne fait ses premiers pas. Un peu plus de cinquante ans plus tard, en pleine crise financière, Nico Bick (né en 1964) entreprend, en 2008, de photographier les parlements de tous les États membres de l’Union européenne. Il est revenu avec des images qu’il a reproduites en d’immenses tableaux typologiques décrivant avec une précision chirurgicale ces temples du pouvoir, dédiés au débat politique et à la démocratie. Dans sa série Nation, Otto Snoek (né en 1966) s’est concentré sur les foules, les rassemblements nationalistes, les défilés, les commémorations. Saisies sur le vif, acerbes, ses images en contre-plongée et ses gros plans sur la foule et les visages suscitent un sentiment de malaise, une sensation de vertige, comme si, le temps d’un déclic, tout pouvait basculer.

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Vos idées de sortie : Japanorama au Centre Pompidou Metz

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir le panorama foisonnant et pluridisciplinaire de la scène artistique japonaise contemporaine présenté au Centre Pompidou Metz jusqu’au 5 mars 2018.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique.

 

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Le Louvre-Lens fête ses cinq ans du 2 au 10 décembre

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Jean de Cambrai, Deux pleurants provenant du monument funéraire de Jean de France, duc de Berry (1340-1416), après 1403, marbre ©Musée du Louvre, dist. RMN-GP / Philippe Fuzeau.

Après cinq années d’existence, l’heure est au bilan pour le Louvre-Lens. L’objectif d’attirer un public différent de celui de l’institution parisienne semble être atteint : « Plus de 20 % des visiteurs du musée sont originaires de l’agglomération de Lens-Liévin et près de 65 % des Hauts-de-France. Nous sommes en passe d’atteindre notre objectif d’ancrage local, indissociable d’un musée conçu pour s’enraciner dans la terre du Nord. », se réjouit Marie Lavandier, directrice de l’institution. Avec 450 000 visiteurs en 2016, le musée est en troisième position des établissements les plus fréquentés en régions. Son succès s’explique notamment par la gratuité de sa Galerie du temps qui retrace cinq mille ans d’histoire de l’art à travers l’exposition de 200 chefs-d’œuvre prêtés par le Louvre, dans un espace continu, long de 120 mètres. Sa programmation n’est pas figée car le parcours se renouvelle partiellement chaque année.

 

Johann Christian Neuber, Table offerte par le prince-électeur Frédéric-Auguste III de Saxe (1763-1827) au baron de Breteuil dite « Table de Teschen », 1779, bois, bronze doré, pierres fines et porcelaine de Meissen © RMN-GP (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle.

À l’occasion des cinq ans de l’institution, la Galerie du temps accueillera, dès le 2 décembre, 43 chefs-d’œuvre du Louvre, dont un ensemble exceptionnel de Trésors nationaux acquis par l’État pour le musée du Louvre au cours des cinq dernières années. Parmi eux, figurent notamment un portrait inédit de Pompée en marbre (106-48 avant J.-C.), deux pleurants du cortège funéraire du tombeau du duc de Berry (après 1403), La Lecture de la Bible (1755) de Jean-Baptiste Greuze ou encore la Table de Teschen (1779), un meuble de marqueterie de pierres dures unique au monde.
Outre le renouvellement de la Galerie du temps, le Louvre-Lens propose une programmation spéciale, entièrement gratuite et ouverte à tous du 2 au 10 décembre. Des manifestations festives comme un loto, un concert de Jordi Savall, en passant par la création d’une œuvre collective et un jeu d’énigmes seront au programme. L’équipe du musée organise également des tables rondes et des conférences portant sur la politique d’acquisition du Louvre ou sur un chef-d’œuvre de la Galerie du temps, tel que la célèbre huile sur toile de Paul Delaroche, Napoléon Bonaparte franchissant les Alpes, réalisée en 1848.

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