Actualité artistique

Conversation imaginaire entre Claude Cahun et Gillian Wearing à la National Portrait Gallery

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Indéniablement, ces deux femmes artistes ont connu des époques et des trajectoires éloignées. Claude Cahun fut avant tout une auteure proche des surréalistes (elle entretiendra une longue correspondance avec André Breton), dont le travail plastique ne sera découvert par le grand public qu’à partir des années 1990, quarante ans après sa disparition. À l’opposé, Gillian Wearing, qui fait partie avec Damien Hirst et Tracey Emin de la très médiatique génération Young British Artists, a rapidement bénéficié d’une forte reconnaissance institutionnelle au Royaume-Uni, obtenant le Turner Prize en 1997. Les points communs entre les deux artistes sont pourtant évidents, et judicieusement exploités par l’exposition : un même medium de prédilection, la photographie, l’usage systématique de maquillages ou déguisements et surtout, un art à forte intensité psychologique au service de l’exploration obsessionnelle des facettes multiples et changeantes de l’identité individuelle. Dans l’exposition Behind the Mask, Another Mask les petites et délicates photographies de Claude Cahun sont habillement présentées en groupes homogènes, de manière à éviter d’être écrasées par les grands formats de Gillian Wearing. L’artiste française fait des apparitions ludiques, déguisée en bouddha, en Orientale, en baigneuse ou en haltérophile au maillot. D’autres mises en scènes dégagent des tonalités plus érotiques, notamment lorsque l’artiste se dandine sous les traits d’une grande fille-poupée promise à Barbe Bleue, ou s’endort allongée au fond d’une armoire entre-ouverte. Plus loin, ce sont les facettes masculines de l’artiste qui pointent à la surface, à travers une galerie de dandys, de matelots ou d’hommes énigmatiques aux grosses lunettes industrielles. Puis, un visage parfaitement androgyne voit enfin le jour, au crâne rasé et au teint blafard. Claude Cahun, qui écrivait qu’elle considérait que son véritable genre était « neutre », semble ici avoir atteint le bout de sa quête identitaire. « masculin, féminin, Cela dépend de la situation. Neutre est le seul genre qui me convienne toujours » écrit-elle en 1928.

Gillian Wearing regarde aussi vers les profondeurs de la psychologie individuelle, mais aux déguisements grotesques et bizarres, elle préfère les prothèses hyperréalistes en partie fabriquées dans les ateliers du Musée Grévin, dans lesquelles elle insère son visage et se photographie. On retrouve ainsi l’artiste britannique sous les traits de Diane Arbus avant son suicide, d’un Andy Warhol à l’abdomen balafré, et de Robert Mapplethorpe avec sa canne au pommeau tête-de-mort, de sa grand-mère Nancy, de son grand-père George, de Jean sa mère, de son père Brian, de sa sœur, de son frère, ou de Gillian elle-même, sous son propre masque, et finalement, sous celui de Claude Cahun. Ces images sont troublantes : bien qu’on soit en mesure de reconnaître les yeux brillants de Gillian Wearing sous les masques, elles véhiculent un sentiment physique d’étouffement, mettent en lumière une forme de soumission morbide et d’aliénation nostalgique vis-à-vis de sa famille et de son entourage. Ce ton angoissant tranche radicalement avec le coming-out libératoire de Claude Cahun. Le va-et-vient continu entre deux démarches complémentaires donne son rythme à cette exposition intime qui, au fil des salles, donne graduellement le sentiment de comprendre un peu mieux, de s’approcher un peu plus près de ces deux grandes personnalités du monde de l’art. Et en même temps, on réalise que si des masques tombent, de nouveaux visages  continuent de pousser, continuant leur processus de mutation permanente.

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Flash expo : Rencontre avec Olivier Kaeppelin, commissaire de « A.R. Penck, rites de passage » à la Fondation Maeght

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Dans cette dixième vidéo, rencontre avec Olivier Kaeppelin, commissaire de l’exposition « A.R. Penck, rites de passage » à la Fondation Maeght.

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Laurence Calmels nommée directrice régionale de Phillips France

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La commissaire-priseur Laurence Calmels rejoint la maison de ventes Phillips en tant que directrice régionale pour la France. Elle aura pour tâche d’augmenter la présence de la maison de ventes au sein du marché français et de développer son réseau de collectionneurs.

Edward Dolman, président de l’entreprise, a accueilli ce nouveau membre de l’équipe avec enthousiasme : « Avec son expérience, son engagement auprès des clients et des collègues, et sa connaissance profonde du monde de l’art en France, Laurence est plus que la bienvenue dans notre équipe », a-t-il affirmé.

Avant de devenir conseillère, Laurence Calmels était partenaire de la maison de ventes Calmels-Cohen, où elle a participé à la mise aux enchères des collections d’André Breton et de Jean Arp.

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Quand Ingres imaginait l’Orient

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« Vous ne connaissez rien de l’Orient et encore moins des femmes qui vivent là-bas », assure la voyageuse à Ingres, pourtant auréolé de gloire pour son Odalisque à l’esclave, sortie tout droit d’un harem ottoman. On l’aura compris, le roman écrit par Patricia Almarcegui, professeur en littérature comparée à la Columbia University de New York, n’y va pas par quatre chemins et tente d’expliquer comment le peintre va changer sa vision de l’Orient grâce à lady Montagu qui avait, la première, visité le grand Est jusqu’au Japon. Lui reprochant « toutes ces femmes prostrées, nues, dans l’attente du désir, captives de leur nonchalance comme si elles n’étaient pas capables d’autre chose, dépourvues d’activité, d’intelligence… La femme réduite à un corps », elle le guide pour modifier cet Orient qu’il avait inventé à coup de poncifs, qui seront repris longtemps après lui. De ces discussions (comme de celles avec Delacroix sur la couleur ou avec son ami Delécluze sur le milieu de l’art en cette moitié du XIXe siècle), va naître le chef d’œuvre qu’est Le Bain turc peuplé de vingt-quatre femmes nues dont « les corps se complétaient entre eux pour former une composition mesurée et parfaite ». On y voit donc un peintre en manque d’inspiration, bousculé par les propos d’une femme libre et indépendante, se remettant en question pour créer un ultime tableau. On y croise Nerval et Baudelaire, Glück et une soprano. On y retrouve des extraits des journaux d’Ingres et surtout des lettres de cette voyageuse qui vécut pourtant un siècle avant le peintre. Un vrai roman, en somme.

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D’importantes mosaïques antiques retrouvées à Uzès 

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C’est lors de fouilles préventives, menées à l’occasion de la construction d’un internat, qu’une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) a trouvé des mosaïques témoignant de l’existence de la ville romaine d’Utecia. Ces vestiges procurent, pour la première fois, une véritable trace matérielle de la ville, dont on ne possédait que le toponyme et quelques minuscules fragments de mosaïques, retrouvées dans les environs d’Uzès.Le chantier révèle de nombreux vestiges datant du Ier siècle avant notre ère jusqu’à la fin de l’Antiquité (VIIe siècle), et plus rarement du Moyen-Âge. La trouvaille la plus remarquable est un pavement en mosaïque orné d’animaux et de motifs géométriques issu du Haut Empire. Cet ornement, conservé en excellent état, atteste de l’importante réorganisation spatiale et décorative des domus à l’époque. Les mosaïques seront étudiées et restaurées dans les jours qui suivent et ne reviendront pas sur le site. Le chantier de l’internat commencera une fois le travail des archéologues terminé.

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JR consacre une fresque monumentale aux habitants de Clichy-Montfermeil

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Depuis décembre 2016, JR a photographié près de 800 habitants, travailleurs et passants de Clichy et Montfermeil en train de rejouer des instants de leur vie quotidienne. Ces portraits photographiques en noir blanc ont ensuite été rassemblés par l’artiste pour créer une fresque monumentale, qui ne va pas sans rappeler les peintures murales de Diego Rivera. Comme ce dernier, l’artiste investit le grand format pour dépeindre la réalité sociale, qu’il choisit de refléter dans toute sa diversité. Il mêle donc le portrait du maire à celui d’un ouvrier, sans chercher à restituer leur position hiérarchique. Pourtant, cette image d’une cité capable de dépasser les différences sociales recèle aussi de véritables tensions, sur lesquelles l’artiste pose un regard critique : « Cette fresque dresse une image de Clichy-Montfermeil composé des portraits de différentes générations qui ont vu l’utopie de ce quartier se délabrer, la misère et les tensions sociales s’exacerber », affirme-t-il. Ce n’est pas la première fois que JR aborde ces problématiques dans son œuvre. La fresque s’inscrit dans un projet bien plus large de l’artiste, qui axe son travail sur les questions de la mémoire et des conflits sociaux de Clichy-Montfermeil depuis 2004.

L’œuvre est exposée au Palais de Tokyo jusqu’au 13 avril et sera ensuite transportée à l’avenue de Clichy avec le soutien des villes de Montfermeil, Clichy-sous-Bois et les ateliers de Médicis. Un documentaire conçu avec le réalisateur Ladj Ly viendra compléter ce travail de l’artiste.

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Kimono d’hier et d’aujourd’hui à Guimet

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La maison Matsuzakaya, fondée en 1611, est le grand promoteur de cet habit, d’abord porté comme vêtement de dessous par l’aristocratie, puis comme vêtement d’extérieur par les samouraïs, avant d’être adopté par toutes les classes de la population. De précieux exemplaires issus de cette maison forment le cœur de cette exposition. Mais le kimono n’est pas seulement un emblème du Japon : son rayonnement est universel. En effet, dès la seconde moitié du XIXe siècle, à la faveur du « japonisme » qui traverse l’art et le goût en Occident, le kimono s’impose chez les élégantes parisiennes. En témoignent l’art et la littérature, Monet, Huysmans, Proust… Puis le kimono devient un modèle très inspirant pour la haute couture française, de Paul Poiret à Madeleine Vionnet. Et leurs héritiers ne sont pas en reste : le kimono est toujours source d’inspiration pour Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, John Galliano, Franck Sorbier. Sans parler de leurs homologues japonais, les Yohji Yamamoto, Issey Miyake, Kenzo Takada et autres Junko Koshino, qui excellent à transcender leur prestigieux modèle, à travers des réinventions toujours étonnantes. L’exposition déroule ainsi pas moins de quatre siècles de créations.

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Nouveau talent avec NA ! : Anne Le Corno, designer-ébéniste

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Tout tourne autour des deux machines qui trônent dans son atelier-laboratoire : la machine-laser face à l’ancienne presse façon Boulle. Elles résument à elles seules le défi que s’est lancé Anne Le Corno, jeune ébéniste indubitablement contemporaine qui a remporté, en novembre dernier, le Grand Prix de la création de la Ville de Paris dans la catégorie Talent Émergent : « Je veux marier un outil industriel tel le laser, ou un outil numérique tel l’ordinateur… à l’artisanat, comme la marqueterie traditionnelle ». De ses deux ans de pratique du métier d’architecte, elle a gardé le goût de la « construction » et une façon de penser en fonction de l’espace. Elle a changé de cap par passion du matériau bois, se tournant vers l’ébénisterie et la marqueterie à l’École Boulle. Elle est intarissable sur les diverses essences : bois de rose, noyer français, palissandre des Indes et autres tulipiers ou sycomores. Sur le « veinage » qui l’inspire pour concevoir ses motifs, sur la précision du graphisme que l’on obtient en dessinant à l’ordinateur, sur la rigueur avec laquelle il lui faut aplanir les feuilles dans sa nouvelle machine pour la découpe au laser. Chaque étape exige des préparations minutieuses. Elle « enkrafte », grave, mais aussi assemble, incruste éléments par éléments selon les vieilles méthodes de l’« intarse »… L’important est de mêler les différentes techniques. Parmi ses réalisations novatrices, les Grandes Portes, en loupe de palissandre de Carélie, ébène blanc et chêne fumé, mais aussi un grand plateau au motif de labyrinthe, et quelques meubles très modernes et transformables. Elle insiste sur son désir d’interdisciplinarité, ses envies de travailler en relation avec d’autres créateurs et architectes d’intérieur qui, comme elle, signent un retour en force du « décor ».

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Culture soir : Pablo Picasso au château de Boisgeloup

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Cette semaine, Guy Boyer partage avec vous son coup de cœur pour la résidence cachée de Pablo Picasso à Boisgeloup, ouverte au public jusqu’au 27 mai. 

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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(Re)découvrir Pol Bury au palais des Beaux Arts de Bruxelles

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Connu surtout pour ses fontaines dans l’espace public (dont deux fontaines de sphères en acier poli miroir pour les jardins du Palais-Royal à Paris en 1985), l’artiste belge fut aussi peintre, sculpteur, créateur de bijoux et graphiste. Le palais des Beaux Arts de Bruxelles consacre une rétrospective à ce « philosophe de la lenteur » (Ionesco), depuis ses premiers reliefs mobiles de 1953 inspirés par les mobiles d’Alexander Calder jusqu’à ses fontaines monumentales en métal. Le parcours de l’exposition composé d’environ cent vingt œuvres (dont soixante-cinq installations motorisées en fonctionnement) et d’une sélection de documents, bijoux et travaux d’illustration, fait la part belle à quelques-uns de ses chefs-d’œuvre : 4087 cylindres érectiles, une installation monumentale de sept mètres de long prêtée par le Centre Pompidou ou encore une étrange sculpture en couleurs, 16 boules, 16 cubes sur 8 rangées de la Tate à Londres.

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Renoir sera mis à l’honneur dans l’Aube en juin

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En 1896, Pierre-Auguste Renoir acquiert une demeure à Essoyes, village natal de sa femme Aline dans la commune de l’Aube. C’est dans cette demeure que l’artiste passera désormais ses vacances. À l’écart des circuits de circulation des grandes villes, le peintre trouve une quiétude et une sérénité qui contribuent à nourrir son travail. Une tranquillité et une convivialité que la municipalité tente de faire revivre à travers une rigoureuse restauration de sa demeure dans le but de montrer au grand public le lieu qui permettait à l’artiste, dans ses propres mots, d’ « échapper aux fourmillements parisiens. »

Les réformes se fondent sur un rigoureux travail d’archive qui prend également compte les aspects biographiques qui ont pu façonner l’habitat, comme le style de vie ou les habitudes de la famille. En se rapprochant au plus près des personnages, le travail de restauration cherche moins à effectuer une reconstitution historique qu’à pénétrer dans le véritable cœur de l’environnement créatif qui a pu favoriser l’œuvre de l’artiste.  Cinq pièces dévoilent la vie du peintre dans toute son intimité : une cuisine, trois chambres à coucher et le salon-atelier, lieu de création mais aussi de rencontres amicales régulières. L’initiative, mise en place par la municipalité d’Essoyes, qui a racheté la maison à la famille Renoir, cherche à prolonger la vague d’intérêt qu’ont manifesté les visiteurs envers le lieu. Car si la demeure est révélatrice du quotidien du peintre, elle permet aussi de mieux comprendre son œuvre, le coloris vibrant et la touche vaporeuse de sa période « nacrée » étant les témoignages de cette vie heureuse à Essoyes.

Cet hommage à la figure de Pierre-Auguste Renoir se fait sur deux fronts, notamment grâce au partenariat entre Essoyes, le conseil régional du Grand Est et la ville de Troyes qui lui consacre une exposition au Musée d’Art moderne. « Un autre Renoir », titre de l’exposition, évoque déjà le parti-pris thématique qui la structure. Il s’agit de donner à voir l’autre facette de l’artiste : celle qui, comme sa maison d’été, est méconnue du public tout en s’avérant déterminante pour son œuvre. Une cinquantaine d’œuvres, issues majoritairement de collections publiques françaises, offrent une relecture de la carrière de l’artiste autour de cinq lignes thématiques. La première section invite à contempler la mythologie de l’artiste par le biais du regard qu’ont pu porter sur lui les personnes importantes à sa vie. Les salles suivantes s’attardent donc sur ses natures mortes, sa période à Essoyes, ses baigneuses et son influence sur Picasso. L’« autre Renoir » est donc, en somme, celui qui n’est pas vraiment connu par le grand public, celui dont la portée de l’oeuvre s’étend au-delà  des canotiers qui lui sont presque systématiquement associés.

Ce voyage dans l’univers de Renoir commencera dès l’été 2017, permettant ainsi d’apprécier dans toute leur luminosité les paysages qui ont pu inspirer l’artiste. C’est la maison d’Essoyes qui inaugure la période en ouvrant ses portes dès le 3 juin 2017. Cet évènement est suivi par l’exposition « Un autre Renoir », qui commence le 17 juin dans la ville voisine de Troyes. Un vaste programme d’animation sera aussi déployé sur l’ensemble du territoire aubois, permettant, entre autres, de découvrir des spécialités locales comme le champagne.

Cette double initiative s’inscrit dans une volonté de revalorisation culturelle de la région, qui s’est aussi affirmée avec l’ouverture du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine, cette même année.

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Une tapisserie de la cathédrale du Mans acquise par l’État

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La tapisserie, d’abord identifiée comme un « fragment de tapisserie des Pays-Bas méridionaux », appartenait en réalité à un ensemble de douze tapisseries représentant la Vie de saint Julien, premier évêque de la cathédrale du Mans. Au début du XVIe siècle, une partie de ces tapisseries a été offerte à la cathédrale par le chanoine Baudouin de Crépy. Seules six y sont encore conservées. Les autres ont été vraisemblablement dispersées à la Révolution française. Certaines ont été détruites, d’autres mises en vente, à l’instar de celle récemment acquise par l’État par voie de préemption, le 30 mars dernier. Elle représente Le passage miraculeux du gué, scène retraçant le cortège funèbre traversant la Sarthe miraculeusement solidifiée pour ramener le corps du saint au Mans. La procession est conduite par le maître de la cité, appelé le Defensor dans les textes. C’est ce personnage, aux attributs reconnaissables, qui a permis l’identification certaine de la tapisserie. Par ses qualités artistiques et techniques, elle a vraisemblablement été réalisée à Paris ou dans les Flandres, deux principaux centres de production textile de l’époque. Un projet de mise en valeur de la cathédrale a été lancé pour que le grand public et les fidèles puissent admirer ce chef-d’œuvre de la tapisserie de la Renaissance.

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La Bretagne dans l’œil moderne au musée de Pont-Aven

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Le parcours s’ouvre naturellement sur la figure d’Eugène Boudin, infatigable scrutateur du ciel, des infinies variations atmosphériques, dans sa manière si subtile. Le Normand aura peint quelque quatre cents toiles en Bretagne, dont une soixantaine rien qu’à Camaret. Son disciple Claude Monet visitera aussi le littoral breton. En 1886, il plante son chevalet  à Belle-Île. Un séjour dont on ne saurait mésestimer l’importance. En effet, l’artiste reste soixante-quinze jours au lieu des dix prévus, stimulé par le défi que lui lancent les éléments. C’est ici que prend forme le principe des séries ou des suites, promis à une éclatante postérité. Puis vient Signac, navigateur émérite, parcourant sans relâche les côtes de la Bretagne, de Groix à Saint-Malo, itinéraires dont ses lumineuses aquarelles gardent le souvenir. Ces maîtres laissent une empreinte profonde chez les artistes installés en Bretagne. On voit ainsi un groupe se constituer à Camaret, dans le sillage de Boudin. D’autres communautés se forment à Concarneau ou à Douarnenez. Leur évocation dans l’exposition contribue à livrer un tableau nuancé de la peinture en terre bretonne dans ces années 1870-1920.

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La Grande Galerie de Radio Classique : Rodin au Grand Palais 1/2

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène en musique dans l’univers d’Auguste Rodin à l’occasion de l’exposition « Rodin : l’exposition du centenaire » au Grand Palais.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Orange propose un MOOC d’histoire de l’art en partenariat avec la Rmn-Grand Palais

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Revoir un siècle d’art par séance : voilà ce que propose le MOOC « Une brève histoire de l’art », un enseignement en ligne visant à parcourir les grands moments de la création artistique des cinq derniers siècles. Le cours, étalé sur un total de cinq séances, permettra au grand public de rafraîchir ses connaissances en histoire de l’art en présentant les principaux chefs d’œuvre qui ont façonné la création artistique au cours du temps. Chaque cours inclura des vidéos et des ressources interactives, comme des forums de discussion, permettant de développer ses connaissances au-delà des enseignements fournis. Un quiz ludique à la fin de chaque séance permettra de s’auto évaluer et d’obtenir des « badges de connaissance » en fonction des compétences acquises. Deux heures sont à prévoir par séance, même si ce temps peut être adapté aux disponibilités personnelles de l’élève puisque les cours du MOOC sont accessibles 24h/24 et n’imposent donc pas de contrainte horaire.

Les inscriptions sont gratuites et ouvertes dès maintenant. Les participants doivent s’inscrire sur www.mooc-brevehistoiredart.com pour accéder aux cours dès qu’ils commencent, à savoir, le 24 avril.
Ce sera le 6e MOOC organisé par Orange en partenariat avec des institutions culturelles de renom.

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La justice replace la charge du droit de suite du côté de l’acquéreur

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Le 24 mars, la cour d’Appel de Versailles a tranché le procès qui avait été lancé contre Christie’s par le Comité professionnel des galeries d’art et le Syndicat national des antiquaires en 2011. L’arrêt judiciaire stipule clairement le verdict : « celui qui a la charge du droit de suite est bien celui qui doit en supporter le coût ». La charge du droit de suite, qui restitue à l’artiste ou à ses ayants droit un pourcentage du prix de son œuvre lors de sa revente, devra donc être assumée par l’acquéreur dorénavant. Ce verdict impliquera d’importantes conséquences pour Christie’s, qui devra non seulement se plier à ces nouvelles contraintes, mais peut-être aussi rembourser les acheteurs auxquels ils avaient prélevé cette charge. Christie’s avait mis en place cette procédure afin d’alléger les frais du vendeur et obtenir ainsi des œuvres intéressantes susceptibles de générer des bénéfices.

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