Actualité artistique

Guillaume Robic devient le nouveau directeur du Patrimoine de Chaumet

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Diplômé de l’École du Louvre en 2001, Guillaume Robic est chargé de mission mécénat au musée du Louvre (2001-2002), puis au Centre des Monuments nationaux (2003-2006). Il intègre ensuite le ministère de la Culture et de la Communication où il travaille au montage de projets prioritaires, notamment celui de L’Agence France Museums (AFM) avec Tourism Development & Investment Company (TDCI) à Abu Dhabi. La mission de l’agence était de développer le projet de musée universel du Louvre Abu Dhabi, décidé le 6 mars 2007 entre la France et les autorités des Émirats Arabes Unis. Guillaume Robic participe également à l’animation du cercle de grands mécènes du ministère. En 2007, il intègre la Réunion des Musées nationaux – Grand Palais (RMN-GP) en tant que responsable du département mécénat et relations publiques avant de rejoindre le Centre Pompidou deux ans plus tard, où il contribue notamment au développement des relations internationales. En 2008, il co-fonde l’association Coal (Coalition art développement durable) où il occupe le poste de vice-président jusqu’en 2014. Il devient ensuite le vice-président d’Art of Change 21, une association créée à l’occasion de la COP 21. Depuis 2010, Guillaume Robic dirigeait le pôle communication de la Monnaie de Paris, une institution dont il a ainsi accompagné la profonde transformation. Le 1er janvier, il prendra ses fonctions en tant que directeur du Patrimoine de la Maison Chaumet.

 

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Henry Van de Velde, dessins secrets au Musée Horta

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Dans les années 1880 et jusqu’en 1893, ses toiles inspirées par le néo-impressionnisme puis par la touche vive et épaisse de Vincent Van Gogh, s’accompagnent de dessins et de pastels. Pour la première fois, une exposition dévoile ces œuvres graphiques peu connues : des scènes de la vie paysanne, des paysages, des portraits et des bouquets de fleurs, issus du département des Estampes et de la Réserve précieuse de la Bibliothèque royale de Belgique, ainsi que de collections privées.

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La Cité des métiers d’art et du design à Sèvres et Saint-Cloud ouvrira ses portes en 2020

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Le département des Hauts-de-Seine a approuvé la conclusion d’un bail emphytéotique administratif (BEA) d’une durée de trente ans avec l’État qui permettra la création d’une Cité des métiers d’art et du design à Sèvres et Saint-Cloud. Ce bail, réservé aux seules collectivités territoriales et aux établissements publics de santé, peut être utilisé en vue de la réalisation d’une opération d’intérêt général relevant de sa compétence. La future Cité des métiers d’art et du design sera en effet le résultat d’un projet culturel d’intérêt général.
Douze millions d’euros seront investis par le Département des Hauts-de-Seine pour créer la Cité, dans un ensemble situé en lisière de la Cité de la Céramique à Sèvres et du Domaine national de Saint-Cloud. Les travaux débuteront au second semestre en 2018, pour une ouverture prévue en 2020. Le souhait du Département est de concevoir un établissement culturel qui contribue à préserver les savoir-faire traditionnels de l’artisanat d’art et à développer les techniques et les méthodes innovantes liées à cette discipline, en particulier le design. Essentiellement composée d’ateliers, la Cité des métiers d’art et du design offrira également des espaces collaboratifs, un fablab, un incubateur des designers et un showroom. Le lieu sera ouvert à un large public pour favoriser et valoriser les métiers d’art et du design et permettra, à terme, de renforcer la dynamique culturelle du territoire des Hauts-de-Seine.

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L’artiste Gerhard Richter signe l’étiquette de Château Mouton Rothschild 2015

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Loin d’être une simple opération de communication, l’illustration de l’étiquette du Château Mouton Rothschild par des artistes contemporains est devenue une véritable tradition qui renouvelle, avec modération, le sempiternel dialogue entre l’art et le vin. Ce rendez-vous annuel est né de l’initiative du Baron Philippe de Rothschild (1902-1988) qui, en 1924, commande à l’affichiste Jean Carlu une étiquette pour saluer sa première « mise en bouteilles au château ». En 1945, pour commémorer la victoire des Alliés, le Baron Philippe réitère l’expérience en se tournant cette fois vers l’illustrateur Philippe Jullian. Il n’en fallait pas plus pour que dès l’année suivante ce rendez-vous annuel, qui prend aujourd’hui le nom de « L’Art et l’Étiquette », soit instauré. Si les premières réalisations sont confiées à des amis personnels du Baron, tels que Jean Hugo, Léonor Fini ou Jean Cocteau, bien d’autres grands créateurs seront par la suite sollicités pour participer à ce capiteux projet. Braque, Dali, Miró, Chagall et Picasso mais également Warhol, Soulages, Bacon, Balthus ou plus récemment David Hockney et Jeff Koons, vont chacun à leur tour mettre leur art au service de la signature visuelle du vignoble et contribuer ainsi à la création d’une collection plus que savoureuse. Ce corpus est aujourd’hui exposé dans les salles du château, qui abrite également le musée du Vin dans l’art.

L’étiquette de Château Mouton Rothschild 2015 illustrée par Gerard Richter.

Mouton Rothschild appartient aujourd’hui aux trois enfants de la Baronne Philippine (1933 – 2014), Camille et Philippe Sereys de Rothschild, ainsi que Julien de Beaumarchais de Rothschild. Ce sont donc ces nouveaux propriétaires qui ont choisi de confier l’illustration de l’étiquette du millésime 2015 à l’artiste allemand Gerard Richter, figure majeure de l’art contemporain, dont l’œuvre allie aussi bien la peinture et la photographie que l’art figuratif et l’abstraction (voir à ce sujet notre hors-série Gerhard Richter au Centre Pompidou et au musée du Louvre). Né en 1932 à Dresde, Gerard Richter est diplômé de l’Académie d’Art de Dresde en 1951 et débute comme décorateur mural en République Démocratique Allemande. Désireux de développer son art en toute liberté, il se réfugie à l’Ouest en 1961 et crée ses premières « photos-peintures », avant d’explorer toutes les potentialités de l’abstraction à partir des années 1970. Il se saisit également de nouvelles problématiques en travaillant, dans les années 1980, autour de la question de la réinterprétation des genres traditionnels de la peinture. Cherchant sans cesse à réinventer ses domaines d’intervention plastique, il développe, à partir de 2011, une technique inédite de peinture sous verre, « à la fois aléatoire et savamment maîtrisée », à partir de laquelle il a notamment réalisé l’étiquette de Château Mouton Rothschild. Intitulée Flux, ce processus consiste à compresser de la peinture émaillée entre un support en Plexiglas et une plaque de verre pour faire surgir une composition née de l’enchevêtrement aléatoire des couleurs. Avant de fixer définitivement le mouvement de la peinture, l’artiste photographie les couleurs encore fluctuantes « lorsque leur composition lui semble ponctuellement harmonieuse ». L’illustration conçue par Richter reflète ainsi l’essence du grand vin qu’elle habille, une matière vivante, fille du hasard et de la technique, où la sensualité côtoie l’équilibre de la composition.

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Jean Prouvé, l’incompris à la Fondation Luma

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Depuis 2000, la cote de Jean Prouvé n’a cessé de croître, soutenue notamment par les galeries de design parisiennes Jousse Entreprise, Downtown, 54 et Patrick Seguin. Si les tables, chaises, brise-soleil et portiques d’aluminium du concepteur nancéien font des prix dans les foires Design Miami/Basel et à la Fiac à Paris, ses constructions démontables et transportables atteignent des records aux enchères (3,2 M€ pour une Large Maison tropicale pour Brazzaville en 2007, 1,5 M€ pour une Structure nomade en 2011). Mais cette « fièvre » provoquée par les collectionneurs d’art contemporain ne doit pas faire oublier que Jean Prouvé fut avant tout un génial inventeur et un homme engagé dans une architecture sociale, qui dessina des habitats d’urgence tels que la Maison Les Jours Meilleurs à la demande de l’abbé Pierre en 1956. « Les angles et les volumes, tout comme les couleurs et les matériaux utilisés, donnent à ses constructions un aspect élégant et sobre, entre artisanat et industrie. Elles sont le témoignage d’un mode de production et d’un savoir-faire qui ont aujourd’hui disparu du paysage industriel français. Malheureusement, au fil du temps, l’aspect pratique des maisons de Jean Prouvé est abandonné, cédant sa place à un intérêt seulement esthétique, « vintage ». C’est donc pour remettre en avant le côté fonctionnel de l’architecture de Jean Prouvé que nous avons invité Laurence et Patrick Seguin à présenter ces constructions démontables, réunies pour la toute première fois, au parc des Ateliers d’Arles », déclarent Maja Hoffmann, présidente de la Fondation Luma, et Matthieu Humery,
 directeur du programme des archives vivantes de la même fondation.

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Claire Barbillon nommée à la tête de l’École du Louvre

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Après un CAPES en Lettres Classiques en 1982, Claire Barbillon enseigne au collège de la Fère. En 1985, elle intègre le Service culturel du musée d’Orsay en tant que responsable des publics scolaires et des enseignants, puis du secteur des publications audiovisuelles et multimédias. Dix ans plus tard, elle crée la revue du musée, intitulée Quarante-huit/Quatorze. Elle obtient ensuite un doctorat en histoire de l’art à l’Université Paris X-Nanterre avec une thèse consacrée aux Canons et théories de proportions du corps humain en France (1780-1895), sous la direction de Pierre Vaisse. Spécialiste de la sculpture de la seconde moitié du XIXe siècle et d’historiographie, Claire Barbillon devient pensionnaire à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) en 1999, maître de conférences à l’Université Bordeaux Montaigne (2001-2003) et à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense (2008-2014), puis professeur à l’Université de Poitiers depuis 2014.
Titulaire de la chaire d’Histoire de l’art au XIXe siècle et au début du XXe siècle à l’École du Louvre de 2011 à 2014, Claire Barbillon connaît bien l’institution puisqu’elle y a occupé le poste de directrice des études de 2003 à 2011, avant de contribuer à la création de sa nouvelle classe préparatoire aux concours de restaurateurs du patrimoine. Durant cette période, elle obtient également son habilitation à diriger des recherches (HDR) grâce à ses travaux sur le relief au XIXe siècle, menés à l’Université Bordeaux Montaigne sous la direction de Dominique Jarrassé.
Membre du Conseil scientifique du musée Rodin, Claire Barbillon a été, cette année, co-commissaire de l’exposition Bourdelle et l’antique, une passion moderne, présentée jusqu’en février 2018 au musée Bourdelle. Sa nomination à la tête de l’École du Louvre est historique puisqu’elle devient la première directrice de cette école depuis sa création en 1882. Elle succède à Philippe Durey, qui devient chargé de mission auprès du président-directeur du musée du Louvre, Jean-Luc Martinez.

 

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André Derain, le réel transfiguré à la galerie Michel Giraud

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« Il ne faut pas étudier mais deviner » disait Derain, qui, dès 1910, allait « à la recherche des secrets perdus de la peinture ». Pionnier du fauvisme avec Matisse, acteur du cubisme cézannien avec Picasso, il inventa une manière de peindre inédite, le « Réalisme magique ». En écho à l’exposition du Centre Pompidou, la galerie Michel Giraud présente un accrochage centré sur cette notion clé de l’œuvre de Derain, avec des tableaux de 1910 à la fin de sa vie, provenant pour certains de collections privées.

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(Not) Desperate Housewives à la Monnaie de Paris

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En 1972, les co-directrices du Programme d’art féministe de l’École des arts de Californie (CalArts) créaient une installation géante à l’échelle d’une maison transformée par vingt-cinq femmes artistes, Women House. Aujourd’hui, la Monnaie de Paris en collaboration avec le National Museum of Women in the Arts de Washington réunit quarante artistes femmes des XXe et XXIe siècles autour de la notion d’espace domestique. Points de vue féministes, poétiques, politiques et nostalgiques alternent avec les œuvres de Louise Bourgeois et de Niki de Saint Phalle, jusqu’à celles de la génération de Joana Vasconcelos.

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Pour Noël, l’art et la littérature se marient au Carré Rive Gauche

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Conçu comme « un véritable Salon du Livre à l’échelle du quartier » Saint-Germain, le Carré Littéraire est le nouveau rendez-vous de Noël des marchands d’art du Carré Rive Gauche. Du 6 au 23 décembre, il propose une déambulation artistique et littéraire qui, de showrooms en galeries d’antiquaires, vous amènera à la rencontre d’une cinquantaine d’auteurs et de leurs ouvrages. Ces derniers prennent en effet résidence pour quelques semaines dans les galeries participantes qui conçoivent pour l’occasion, un accrochage spécifique faisant référence au thème du livre présenté. Le Cabinet de Porcelaine de la rue Verneuil présentera ainsi le catalogue de l’exposition « L’Expérience de la Couleur » en présence, ce mercredi, de Christine Germain, directrice du département du Patrimoine à Sèvres. 1831 Gallery accueillera, quant à elle, Charles Pépin, auteur de 50 nuances de Grecs et de Quand la beauté nous sauve. Rue de Lille, chez Alexandre Piatti, vous pourrez découvrir l’ouvrage de Nicolas Hugedé autour de l’œuvre du peintre Georges Cheyssial tandis que le style troubadour sera à l’honneur à la galerie Bazin qui reçoit Elsa Cau, auteur de Le style troubadour : l’autre romantisme. Des conférences sur les thèmes de l’art et de la littérature seront également organisées au Centre National du Livre et dans certaines des galeries participantes qui aborderont notamment les thèmes de l’émotion esthétique, de la virilité ou encore de l’art de la conversation à l’âge classique.

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La restauration du « Portrait de Suzanne Bambridge » révèle l’empreinte du pouce de Gauguin

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Paul Gauguin, Portrait de Suzanne Bambridge, 1891, huile sur toile, 70 x 50 cm, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Après la sauterelle de Van Gogh, c’est au tour du pouce de Gauguin, ou plus précisément de son empreinte, de nous plonger dans la réalité du travail de l’artiste. Sous le microscope des restaurateurs, la peinture n’en finit pas de nous révéler ses secrets en trois dimensions…
L’affaire commence en 2016, en Belgique, lorsque les Musées royaux des Beaux-Arts lancent une campagne de financement participatif pour la restauration du Portrait de Suzanne Cambridge de Paul Gauguin. L’œuvre est la première toile réalisée par l’artiste sur le sol tahitien, lorsqu’il arrive sur l’île en 1891, mais elle constitue également le premier (et rare) portrait frontal exécuté par ce dernier. Acquis en 1923 par l’institution bruxelloise, ce tableau avait été conservé en Polynésie jusqu’en 1912 avant de connaître de multiples transports et stockages qui avaient provoqué des lacunes dans la couche picturale. Différentes restaurations, plus ou moins adaptées, avaient également altéré l’éclat originel de ses couleurs et la précision d’exécution de certains détails du costume. Cette histoire mouvementée justifiait bien une levée de fonds de 45 000 € pour le nettoyage et l’analyse de l’œuvre.

Détail de l’empreinte du pouce de Paul Gauguin dans la couche picturale du Portrait de Suzanne Bambridge © Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique

Onze mois d’intervention ont permis au restaurateur Etienne Van Vyve de rendre toute sa vivacité au regard du modèle que différentes couches de peinture avaient assombri. Les lacunes ont, quant à elle, été comblées à l’aquarelle, une technique qui présente le double intérêt d’être réversible et d’imiter au plus près la matière mate mise en œuvre par Gauguin. Les analyses menées sur la toile ont mis en évidence les différentes restaurations anciennes mais elles ont surtout révélé que Gauguin avait lui-même repris le portrait dont la matière s’est, apparemment, rapidement dégradée. C’est sans doute lors d’une de ces modifications que l’artiste a laissé l’empreinte de son pouce dans l’épaisseur de la peinture. La découverte de cet émouvant détail participe d’une forme d’archéologie de la peinture qui, au-delà d’une approche stylistique et iconographique, envisage le tableau comme un vestige de l’acte créateur, capable de nous renseigner sur les conditions matérielles de sa création. Le progrès des techniques d’analyse non-invasives permet aux musées de toujours mieux documenter l’histoire de leurs œuvres qui deviennent autant de capsules temporelles, capables de nous emmener tantôt dans le pays d’Arles avec Van Gogh, tantôt sous les tropiques avec Gauguin.
Dévoilé le 29 novembre dernier, le portrait restauré de Suzanne Cambridge a intégré les collections permanentes du musée Fin-de-siècle de Bruxelles, où il rejoint deux autres œuvres de Gauguin : Conversation dans les prés. Pont-Aven (1888) et Le calvaire breton (1889).

Découvrez en vidéo les étapes de la restauration du Portrait de Suzanne Bambridge :

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Picasso et sa chère Maya à la Gagosian Gallery

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Figurée en toréador ou en belle plante sculpturale, photographiée dans la mer avec son frère Claude et sa petite sœur Paloma, la bien nommée Maria de la Concepción, alias Maya, est née en 1935. Lorsque la liaison de Picasso avec sa mère Marie-Thérèse Walter battait son plein et que Dora Maar rongeait son frein… On n’imagine pas dans quelle prison dorée vivaient la fille et la mère, ni ce que cachent les merveilleuses photos inédites, les charmants papiers découpés, les dessins, les lettres, les tableaux, les sculptures, toutes ces œuvres tirées de la collection personnelle de Maya et présentées chez Gagosian par sa fille, Diana Widmaier-Picasso. On a oublié que Marie-Thérèse s’est SUICIDÉE… Les « détails intimes » exposés ne présentent que le côté adorable de ce couple père-fille, et les pièces tout à fait majeures de ces années 1930 et 1940 sont plus que des portraits de famille people.

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Christelle Téa lauréate du Prix SOON Paris et R.L.D. Éditions 2017

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Le Salon de l’Œuvre originale numéroté (SOON) et R.L.D. Éditions, imprimeur et éditeur d’art depuis 1973, se sont associés pour mettre en valeur et soutenir le travail des artistes contemporains européens. Le prix permet de favoriser la place de l’estampe dans le monde artistique et d’encourager les artistes lauréats à poursuivre leur recherche et leur travail de création autour de l’œuvre multiple sur papier. Cette année, le jury était composé de trois membres de la maison d’édition, la directrice, Corinne Dutrou, le chef d’atelier, Christian Mameron et le directeur de collection, Sébastien Desplat, des membres de la direction de SOON ainsi que de plusieurs personnalités du monde l’art contemporain et de l’édition. Après délibération, la commission du prix a choisi de récompenser l’artiste plasticienne Christelle Téa (né en 1988). Depuis quelques années, cette dernière utilise l’encre de Chine pour réaliser des portraits dessinés sur le vif de personnalités diverses comme des artistes, des collectionneurs, des artisans ou encore des historiens et des chefs d’orchestre. Durant l’année 2016-2017, elle réalise une série de dessins dans le service de médecine maxillo-faciale de l’hôpital Necker. Ces travaux représentent notamment les réunions entre chirurgiens ou les rendez-vous entre les médecins et leurs patients. Pour la prochaine édition du Salon, la lauréate du Prix SOON & R.L.D. Éditions 2017 réalisera, suivant le principe de la « carte blanche », une œuvre originale imprimée de très grand format dans les ateliers parisiens et bourguignons de la maison d’édition R.L.D. Dix exemplaires de cette création imprimée seront édités par la maison d’édition.

Découvrez en vidéo la présentation de la lauréate du Prix SOON 2017 par Philippe Piguet, directeur artistique du Salon SOON :

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Alexander Eiling, un commissaire qui sait regarder à la Kunsthalle de Karlsruhe

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En trente-cinq peintures et cinquante-cinq dessins, il veut prouver que Cézanne a supprimé les limites entre les genres. « Lorsque l’on regarde certaines feuilles de Cézanne, on découvre des analogies formelles entre des personnages et des paysages. » Et c’est vrai que les Rochers de l’Estaque semblent aussi animés que le ventre d’une sculpture de Puget copiée par Cézanne et que sa Veste sur une chaise, portrait d’un personnage absent, ressemble comme deux gouttes d’eau à la silhouette plissée de la Sainte Victoire. « Les crânes peints par Cézanne, dit-il, sont plus vivants que la glaciale madame Cézanne et l’arbre figurant derrière le portrait du jardinier Vallier se poursuit naturellement par le bras du personnage ». Depuis huit ans qu’il est à Karlsruhe, Alexander Eiling a bâti une série de grandes monographies, de Chardin à Corot et Delacroix. Déjà pour Degas, en 2014, il avait appris au public à retrouver les poses de la peinture d’histoire dans celles de ses danseuses et cavaliers.

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Nouveau talent : Local Architecture Network, l’agence qui monte

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Ils se rencontrent pendant leurs études à l’École d’architecture de La Villette, et ne se quittent plus. Le Napolitain Umberto Napolitano (ill. : à droite) et le Grenoblois Benoît Jallon (ill. : à gauche) passent leurs diplômes ensemble et répondent de concert au concours pour la Maison du Futur. Qu’ils gagnent, grâce à des « nouvelles » qu’ils écrivent sur l’art de mieux vivre au quotidien tout en consommant moins de territoire, dans la lignée des travaux du théoricien de l’architecture italien Aldo Rossi. Repérés par EDF, ils construisent le Centre des Archives de l’entreprise (2007). Puis ils publient un premier livre, qui fait l’effet d’une bombe : Vous pouvez être jeune et architecte. Cette insolence mâtinée de professionnalisme les lance définitivement. Le duo dynamique est bourré d’idées. Bientôt surgit une tour Euravenir à Lille en 2010, et une autre sur l’île de Nantes, en 2013. Mais c’est avec leur projet de Bègles (2009-2016) qu’ils affirment leur conception de la mutation et de l’adaptabilité, d’une évolution du logement collectif : prévoir une  architecture plus grande dès le départ et qui, au fil des ans, s’empilera en hauteur selon les besoins de chacun, façon containers superposés. « Il n’y a pas que le végétal qui soit écologique », dit en souriant le Napolitain. La consécration vient avec l’énorme projet de réhabilitation du Grand Palais/Palais de la Découverte, livré en principe en 2022-2024. Ils se nourrissent de tout, écrivent toujours, inventent, donnent des conférences partout. Leur exposition « Paris Haussmann », montrée au printemps dernier au Pavillon de l’Arsenal à Paris, fut un franc succès. Dernier projet annoncé : déménager leur agence de plus de quarante personnes dans le 11e arrondissement, au cœur de la ville, dans un ancien parking.

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Culture soir : Malick Sidibé à la Fondation Cartier à Paris

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Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Magritte, moderne et contemporain à Bruxelles

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« Au-delà d’une rétrospective à rebours (le parcours débute avec la dernière œuvre achevée et se termine avec les tableaux du début), cette exposition témoigne de la permanence de son œuvre dans l’art moderne et contemporain », explique Michel Draguet, directeur des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. Riche de la plus importante collection au monde d’œuvres du peintre, le musée Magritte réunit, jusqu’au 18 février 2018, cent cinquante tableaux, sculptures, photographies, installations, films… d’artistes comme Marcel Broodthaers, Andy Warhol, Jasper Johns, César, Sean Landers, David Altmejd ou Gavin Turk. Entre clins d’œil, hommages et citations, ces derniers se nourrissent, chacun à sa manière, des recherches et des réflexions menées par Magritte autour du réel, du rêve, de l’objet, de l’image, du langage. En parallèle, l’Atomium de Bruxelles propose, jusqu’au 10 septembre 2018, une immersion en 3D dans l’univers surréaliste de l’artiste. Projections d’œuvres agrandies, jeux de lumières, effets sonores plongent le spectateur au cœur des tableaux et de leur mystérieuse magie. Idéal en famille !

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