Actualité artistique

Revivre Chaillot à la Bibliothèque François Mitterrand à Paris

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La BnF met en lumière les grands moments de danse qui ont rythmé l’histoire du Théâtre de Chaillot, devenu Théâtre national de la danse en 2016. L’exposition permet de redécouvrir les créations d’Isadora Duncan, de Maurice Béjart ou encore de Carolyn Carlson, et révèle toute la richesse des collections de cet établissement créé en 1878.

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L’affaire des faux meubles Boulle vient enfin d’éclater

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C’est le journaliste Vincent Noce qui, le premier, a annoncé dans « Le Quotidien de l’art » la mise en examen depuis le 11 janvier d’« une demi-douzaine de professionnels de l’ébénisterie et du marché de l’art », citant, entre autres, les noms des antiquaires Laurent et Olivier Kraemer (laissés en liberté sous contrôle judiciaire assorti d’une caution de 4,5 millions), de l’ébéniste Jacques Poisson et de l’expert Roland de l’Espée. Parmi la vingtaine de meubles cités dans cette affaire de faux meubles Boulle (du nom de l’ébéniste du XVIIe siècle André Charles Boulle, spécialiste des placages en marqueterie), figurent les deux cabinets vendus autour de 30 millions d’euros à Axa pour le Grand salon de l’Hôtel de La Vaupalière. Ils figurent de part et d’autre de la grande porte d’entrée avec, sur l’un un bas-relief de Louis XIV à cheval sur le vantail central, et sur l’autre deux L entrelacés. Avant-hier, la galerie Kraemer a dénoncé « un emballement juridico-médiatique à partir d’une seule analyse » et parle de « règlement de comptes » après l’affaire des faux-meubles de Versailles. Une affaire Boulle qui n’en est qu’à ses débuts.

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Sophie Auger-Grappin, nouvelle directrice au Creux de l’enfer

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Le Creux de l’enfer a été créé en 1988 et installé dans une ancienne coutellerie de Thiers, devenue une friche industrielle en 1956. Dans la lignée des mesures de décentralisation menées par le gouvernement de l’époque et le ministre de la Culture Jack Lang, le centre d’art contemporain a, dès le début, eut vocation à faire vivre ensemble art contemporain et artisanat local. Le centre a subi de nombreux changements depuis sa création il y a 30 ans. Son directeur émérite, Frédéric Bouglé, a notamment lancé, dans les années 2000, le cycle « Les enfants du sabbat » qui propose chaque année une exposition réalisée en partenariat avec les élèves de l’École supérieure d’art de Clermont-Ferrand et l’École nationale des Beaux-Arts. Le but de cette manifestation est de promouvoir la jeune création des régions Auvergne et Rhône-Alpes et montrer les bienfaits d’une production artistique décentralisée.
Sophie Auger-Grappin prend donc la direction d’un lieu dynamique et pour lequel elle a beaucoup de projets. Diplômée de l’École nationale supérieure des arts plastiques et de l’École d’Art et de Culture (EAC), ainsi que d’un DESS de développement culturel à l’université de Rouen, elle peut se vanter de connaître à la fois la théorie et la pratique culturelle. Sophie Auger-Grappin a fait ses preuves en passant par de nombreux postes à responsabilité. Après deux années, entre 2000 et 2002, au ministère de la Culture au Fonds d’incitation à la création (Fiacre), elle a été en charge de projets d’actions culturelles et d’expositions au Centre national d’édition Art Image (Cneai). Depuis 2008, elle dirige le centre d’art de Vélizy-Villacoublay Micro Onde pour lequel elle a beaucoup œuvré tout en étant, depuis 2013, directrice artistique du Centre céramique contemporaine La Borne pour les résidences d’artistes.
Sophie Auger-Grappin compte d’ores et déjà apporter des nouveautés au centre. Sa première volonté est d’affirmer et ancrer durablement l’attachement du Creux de l’enfer avec les artistes et entrepreneurs locaux dans une volonté de promouvoir les savoir-faire locaux. Elle souhaite maintenir les trois expositions annuelles mais aussi développer des manifestations hors-les-murs, dans les entreprises, les écoles, les associations, pour s’ancrer dans le territoire. Mais elle a surtout l’intention de faire se côtoyer art contemporain et artisanat, technicité et connaissances scientifiques. Enfin, elle compte faire reconnaître cette entreprise locale à un niveau national en lançant une procédure pour obtenir le label d’intérêt national. De nombreux projets attendent donc la future directrice du Creux de l’enfer, qui prévoit de faire du centre un lieu incontournable, localement et nationalement, réconciliant ainsi création contemporaine et attachement à un savoir-faire régional typique.

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Idée lecture : En selle pour le tournoi !

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Réalisé à Lille entre 1436 et 1440 et complété jusque vers 1500, l’armorial des membres de la Toison d’or, ordre de chevalerie fondé en 1430 par Philippe le Bon, duc de Bourgogne, est un trésor de la bibliothèque de l’Arsenal, à Paris, considéré depuis longtemps comme le plus beau manuscrit du XVe siècle de ce type. Michel Pastoureau en propose une nouvelle édition fac-similé comprenant les soixante-dix-neuf portraits équestres, certains simplement esquissés, accompagnés de plus de neuf cents écus armoriés de familles diverses. Le chapitre historique se trouve complété par un entretien à deux voix avec Jean-Charles de Castelbajac, artiste-couturier qui insiste, croquis à l’appui, sur la modernité des couleurs pures de l’héraldique, si chères au Pop Art, et en notant combien l’art du blason a pu rejaillir sur notre quotidien, dans le Code de la route par exemple. Le langage héraldique obéit de fait à des règles très strictes. En ce qui concerne les couleurs, celles-ci, limitées à six, se répartissent en deux groupes comprenant, le premier, le blanc et le jaune, et, le second, le rouge, le noir, le bleu et le vert, la règle interdisant de mêler, avec la couleur choisie pour le champ (fond) de chaque partie de l’écu, des couleurs de même groupe. Les armoiries n’étant plus privilège nobiliaire, chacun est donc libre d’en créer, mais sans fauter dans la juxtaposition des couleurs !

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Stéphane Lavoué lauréat du Prix Niépce 2018

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Présidé par Héloïse Conésa, chargée de la photographie contemporaine au département des Estampes et de la photographie de la BnF, le jury du Prix Niépce récompense cette année le photographe Stéphane Lavoué, parrainé par Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef de la revue « 6Mois ». Créé en 1955 par Albert Plécy, le Prix Niépce Gens d’images constitue la première récompense de photographie professionnelle à voir le jour en France. Il distingue chaque année le travail d’un photographe français, ou résidant en France, de moins de 50 ans.
Né en 1976, Stéphane Lavoué sort diplômé de l’École supérieure du bois à Nantes en 1998 avant de se tourner vers la photographie trois ans plus tard, au retour d’un séjour de deux ans en Amazonie brésilienne. Installé à Paris, il décide alors d’abandonner son ancien métier pour se consacrer tout entier à la photographie. Ses premières images sont ancrées dans l’actualité, avec notamment sa série Et Paris était en campagne ! Chirac-Jospin-Le Pen repérée par le journal « Libération ». Il entame alors une collaboration de dix ans avec le quotidien et entame son parcours en tant que photographe.
En 2006, il intègre l’agence Myop avant de rejoindre, en 2010, le groupe de portraitistes PASCO. Maniant l’art du portrait aussi bien que la photo reportage, Stéphane Lavoué devient un habitué des grands magazines français et internationaux. Il photographie artistes, hommes politiques, acteurs, écrivains et intellectuels, cherchant sans cesse à « fabriquer une bonne image, un bon portrait », en s’inspirant de l’univers des gens qu’il rencontre. Stéphane Lavoué affirme qu’à l’époque, « les portraits fleurissaient partout dans la presse », et qu’il fallait « montrer la « gueule » des gens », et en particulier des hommes politiques, comme Poutine qui a posé face à son objectif en mai 2008 pour « Le Monde ». En 2013, il réalise le conte photographique North East Kingdom of Vermont qui sera exposé au festival Images Singulières à Sète en mai 2015 et publié aux éditions 77 en 2017. Parallèlement, il effectue une résidence à la Comédie française et réalise les portraits officiels des 65 comédiens de la troupe, qui seront présentés dans l’exposition « Loges d’acteurs, domaine privé » jusqu’en janvier dernier. Après avoir documenté pendant un an la vie du port de pêche du Guilvinec, il présente actuellement son travail à la galerie Focale à Nyon, en Suisse, dans l’exposition « À terre ».
En tant que lauréat de l’édition 2018, Stéphane Lavoué bénéficie d’une dotation de Picto Foundation d’une valeur de 10 000 €, dont 6 000 € seront consacrés à la conception d’un objet d’artiste, ainsi que d’une dotation complémentaire en numéraire de 1 000 € offerte par Gens d’images. La Bibliothèque nationale de France va également acquérir plusieurs de ses tirages et l’artiste profitera d’une tribune pour présenter et commenter son travail lors d’un Atelier mensuel de Gens d’Images à la Maison européenne de la photographie.

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Nuit des Musées 2018 : nos idées de sorties

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Dans quelques jours, les musées de France, de Navarre et d’Europe vous ouvriront nuitamment leurs portes vous proposant toutes sortes d’activités ludiques et culturelles pour découvrir autrement leurs collections et leurs expositions du moment. Outre la gratuité de l’événement, on ne se lasse pas de l’expérience inédite à laquelle il nous donne accès une fois par an, celle de vivre le musée comme un lieu à la fois intimiste et festif. La manifestation permet également à des établissements souvent plus confidentiels de profiter d’un vaste plan de communication pour faire connaître leurs attraits au grand public.

Casque de CRS sans visière de 1968, Ministère de l’Intérieur, Musée des CRS, Vélizy, présenté dans l’exposition « 68, les archives du pouvoir » aux Archives nationales

Parmi les nombreuses activités recensées sur le site Web de la Nuit européennes des musées, signalons que plusieurs d’entre elles mettront à l’honneur la mémoire et les prolongements de Mai 68, dont nous célébrons cette année les 50 ans. Ainsi, le musée de la Préfecture de Police, situé dans le Ve arrondissement de Paris, organise un parcours commenté « Sur les pas de Mai 68 » dans le Quartier Latin, tandis que le musée national de l’Éducation-MUNAÉ de Rouen ouvre exceptionnellement ses réserves au public qui pourra découvrir sa riche collection d’affiches réalisées pour les manifestations de l’époque. Un mur d’expression ainsi que des ateliers de création d’affiches permettront aussi, aux petits comme aux grands, de s’approprier les images du mouvement. À découvrir également en visites nocturnes, l’exposition « 68. Les archives du pouvoir » aux Archives nationales, au sein de laquelle des étudiants du Conservatoire national supérieur d’art dramatique feront revivre les textes d’archives de 1968. Sous les musées, la plage ?

Visite de nuit au MahJ © Angela Di Paolo

Bien d’autres joyeusetés attendent les visiteurs du soir… En passant par Paris, ne manquez pas l’installation I will keep a light burning, réalisée spécialement par Renaud Auguste-Dormeuil dans la cour du musée Picasso, qui accueille actuellement l’exposition « Guernica ». L’artiste va reproduire le ciel étoilé de la ville de Guernica, tel qu’il était durant la nuit précédant le bombardement le 26 avril 1937. À quelques pas de là, le musée d’Art et d’histoire du Judaïsme vous invite à découvrir les mystères des textes hébraïques à la lumière des torches électriques… Pour sa première participation, la Conciergerie organise des visites contées autour de l’installation Détournement de l’artiste Stéphane Thidet, qui s’interroge sur la place de la Seine dans l’histoire de la capitale et de ses habitants. Au musée Cernuschi, musée des arts de l’Asie de la Ville de Paris, embarquez pour un voyage sensoriel à la découverte de l’exposition « Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs ». Au programme : expériences olfactives, cérémonie de l’encens et dégustation de thé !
Plaisirs des sens également garantis au MAC VAL, à Vitry-sur-Seine, où le studio SLURP vous invite à une visite gustative de l’exposition de Kader Attia « Les racines poussent aussi dans le béton » et des œuvres de la collection. À consommer sans modération après les performances dansées du chorégraphe Fouad Boussouf de la Compagnie Massala. Et pour poursuivre ce dialogue entre arts plastiques et cuisine, pourquoi ne pas faire un tour du côté du musée archéologique ARCHÉA, à Louvres, qui en guise de finissage de son exposition « Les petits pots dans les grands » vous propose de vous initier à la réalisation de soupes inspirées de recettes médiévales ? Puis direction le musée d’archéologie nationale, à Saint-Germain-en-Laye, qui des flûtes préhistoriques à la lyre d’Orphée fait revivre les sons du passé et de ses mythes grâce à la résidence de l’Ensemble Calliopée.

Exposition « Nicolas Schöffer. Rétroprospective » au LaM de Villeneuve-d’Ascq © N. Dewitte – LaM

Pour célébrer la culture, les musées s’illuminent ! Le LaM de Villeneuve-d’Ascq ponctuera votre visite de la rétrospective Nicolas Schöffer de dix micro-mapping sur des sculptures et des végétaux, ainsi que sur la façade du bâtiment, tandis qu’au MusVerre, à Sars-Poteries, l’installation tactile, sonore et lumineuse Lights Contact mettra en scène le corps des spectateurs, les transformant en véritables instruments. Sur la Maison-atelier Foujita, dans l’Essonne, les œuvres de l’artiste se dévoileront à la nuit tombée sur la façade du bâtiment, pendant que mille et un motifs dentelliers animeront les pierres de la Maison de la Dentelle à Argentan.

Babylone 2068 : Escape Game Villa Arson

Enfin, pour les visiteurs en quête d’imprévus, trois événements ont plus particulièrement retenu notre attention. Les musées des Antiquités et des Beaux-Arts de Rouen inventent le speed searching : chercheurs et chercheuses se mettront à la disposition des visiteurs et leurs parleront des œuvres qui les inspirent et font écho à leurs travaux. Au musée départemental Arles Antique, l’atelier #TagueCésar vous permettra de customiser des bustes du plus célèbre des imperatores avant de participer à une murder party inédite pour démasquer l’auteur d’un « Meurtre au musée Bleu » ! Quant aux étudiants de l’École nationale supérieure d’art de la Villa Arson, ils vous invitent à un jeu d’évasion grandeur nature sur la colline Saint-Barthélémy, à Nice, sur laquelle les dieux règnent dorénavant en maîtres…

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Terres saintes au MUba Eugène Leroy à Tourcoing

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Embrassant seize siècles de patrimoine chrétien, cette exposition coproduite avec l’Institut du monde arabe reprend, dans une nouvelle scénographie et enrichie d’œuvres inédites, la manifestation parisienne de l’année dernière (« Connaissance des Arts » n°763, pp. 7-12). De l’apparition d’une religion nouvelle dans l’Empire romain aux Églises d’aujourd’hui, elle retrace l’histoire riche et complexe des Chrétiens du Proche et du Moyen-Orient. Malgré les récentes tragédies, elle témoigne d’un avenir possible.

 

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Humains, trop humains au Tate Britain de Londres

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Dans les années 1950, bravant les diktats alors en vogue de l’abstraction, du Minimal Art et même du Pop Art, un groupe d’amis peintres réinvente à Londres la peinture figurative réaliste autour de Francis Bacon et de Lucian Freud… Ils traquent la fragilité humaine dans le corps même, dans la chair si démunie dans sa nudité. Vingt artistes britanniques sont exposés, exprimant toute une « humanité » angoissante, avec des peintres moins connus en France comme Frank Auerbach ou Paula Rego, et des contemporains. On fait la queue dehors devant le musée, les tableaux étant exceptionnels et rarement montrés.

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L’artiste Fabrice Hyber élu à l’Académie des Beaux-Arts

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L’Académie des Beaux-Arts compte désormais 54 membres et 46 correspondants. Après l’artiste Jean-Marc Bustamante, le photographe Brésilien Sebastiâo Salgado et le peintre Gérard Garouste, c’est au tour du plasticien Fabrice Hyber d’entrer à l’Académie des Beaux-Arts, après avoir été refusé une première fois le 14 décembre dernier.
Né en 1961 en Vendée, Fabrice Hyber est un artiste hybride, à la fois entrepreneur, médiateur et créateur déluré. Ses œuvres sont liées entre elles, comme avec le public et le lieu dans lequel elles se trouvent. En 1991, le plasticien a créé le plus gros savon du monde, pesant 22 tonnes et moulé dans une benne de camion. Dans les années 1990, apparaissent ses « POFs », (Prototypes d’Objets en Fonctionnement) qui doivent être testés par le public lors des expositions. Son but est de prendre des objets de tous les jours et d’en changer leurs relations, leurs fonctions et leur représentation. En 1995, Fabrice Hyber a transformé le musée d’art moderne de la ville de Paris en « Hybermarché » où tous ces « POFs » étaient exposés. En 1996, un « salon de coiffure professionnel » a été installé par ses soins au Centre Pompidou pour l’exposition « Féminin-Masculin, le sexe de l’art ». En 1997, à 36 ans, il devient le plus jeune artiste à recevoir le Lion d’or la de la Biennale de Venise, au cours de laquelle il avait transformé le Pavillon français en studio d’enregistrement et de diffusion d’émissions télévisées. Dans les années 2000, sa carrière évolue et son nom aussi. L’artiste a d’ailleurs indiqué sur son site : « À partir du 1er mai 2004, j’ai décidé, en pleine possession de mes moyens, c’est-à-dire en pleine santé, de supprimer le « t » de hybert ». L’évolution de sa réflexion prend tout son sens en 2005, au cours de son exposition « Nord-Sud » au Frac des Pays de la Loire. Pour cette exposition, Fabrice Hyber avait planté in situ plus de 70 000 arbres de différentes espèces, en travaillant parallèlement avec d’autres artistes et architectes autour des fonctions de la maison.  Désormais, ses recherches artistiques ne cessent de repenser l’art, les objets qui nous entourent et les relations qu’ils ont entre eux et avec le public.
Le 25 avril dernier,  Fabrice Hyber a donc été élu au fauteuil, précédemment occupé par Chu Teh Chun (1920-2014) dans la section de Peinture. Son entrée à l’Académie des Beaux-Arts annonce un regain d’originalité pour l’institution, où souffle déjà un vent nouveau, grâce à l’arrivée de Jean-Marc Bustamante, le nouveau directeur de l’Ensba. Aux côtés de Fabrice Hyber ont aussi  été élus : Coline Serreau, au fauteuil de Pierre Schoendoerffer (1928 – 2012), dans la section des « Créations artistiques dans le cinéma et l’audiovisuel », et Pierre Collin, au fauteuil de René Quillivic (1925- 2016), dans la section de « Gravure ». Parallèlement, Jean Luc Monterosso, co-fondateur et ancien directeur de la Maison européenne de la photographie, a également été élu correspondant de la section « Photographie ». Les artistes de renom récemment élus promettent beaucoup pour l’avenir de l’Académie des Beaux-Arts.

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Vente aux enchères : Le japonisme à la source

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Cette collection de quarante-neuf estampes, datant du XVIIIe au début du XXe siècle, a fait partie d’un ensemble plus vaste, acheté à Paris entre 1895 et 1903. La vogue du japonisme faisait alors fureur. Ces estampes, gravures sur bois populaires vendues au prix d’un bol de nouilles au Japon, séduisaient les plus grands esthètes parisiens, Edmond de Goncourt en tête. « On les trouvait chez Siegfried Bing ou Hayashi Tadamasa, marchand et collectionneur dont plusieurs estampes de la vente portent le cachet », commente l’expert Alice Jossaume, du cabinet Portier. Les plus célèbres artistes de la spécialité, comme Hokusai, Utamaro et Hiroshige, sont au catalogue. Parmi les temps forts, on note cinq œuvres du mystérieux Toshusai Sharaku, peintre à la carrière fulgurante (1794-1795), dont l’identité demeure inconnue. Son portrait en buste du comédien Osagawa Tsuneyo II sur fond micassé gris est estimé entre 60 000 €  et 80 000 €. Un impressionnant ensemble de douze estampes d’Utamaro s’annonce également, dont une Jeune Femme arrangeant une épingle à cheveux (de 30 000 € à 40 000 €).

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[FLASH EXPO] Artistes, robots et intelligence artificielle au Grand Palais

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Dans ce nouvel épisode de notre web-série « Flash Expo », conçue en partenariat avec la Société Générale, nous vous dévoilons les merveilles technologiques et esthétiques de l’exposition « Artistes et Robots » présentée actuellement au Grand Palais.

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Le tombeau à pleurants de Philippe Pot bientôt restauré au Louvre

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Détail du gisant de Philippe Pot © Musée du Louvre, dist. RMN / Raphaël Chipault

Parmi ses nombreux attraits, le musée du Louvre abrite une remarquable, et très pédagogique, collection de sculptures françaises médiévales qui retrace l’évolution de l’art statuaire depuis le Haut Moyen Âge et l’art roman jusqu’au XVe siècle et les prémices de la Renaissance. L’art funéraire occupe au sein de ce corpus une place remarquable et l’un de ses témoignages les plus frappants est sans conteste le tombeau de Philippe Pot, grand sénéchal de France, réalisé quelques années avant la mort de ce dernier, vers 1480-1483. Réalisée en pierre calcaire polychrome, cette sculpture monumentale (1,80m de haut pour 2,60m de long) représente un cortège de huit pleurants, porteurs d’écus armoriés et voilés de noir, soutenant sur leurs épaules la dalle funéraire sur laquelle est allongé le gisant du défunt représenté en chevalier. Sans doute conçue par Philippe Pot lui-même, l’œuvre renouvelle le type du tombeau à pleurants inauguré par Claus Sluter à la chartreuse de Champmol au début du XVe siècle. Puissante et expressive, elle plonge le spectateur au cœur de la réalité des cérémonies des funérailles de la fin du XVe siècle autant qu’elle rend un hommage grandiose à celui qui, ayant servi les ducs de Bourgogne Philippe III le Bon et Charles le Téméraire et devenu chevalier de la Toison d’or, se rallia au roi de France Louis XI qui le fit grand sénéchal de Bourgogne (équivalent de gouverneur).

Détail des pleurants du tombeau de Philippe Pot © Musée du Louvre, dist. RMN / Raphaël Chipault

Imposant et monumental, le tombeau a cependant souffert d’une histoire mouvementée. Conservé à l’abbaye de Cîteaux jusqu’à la suppression de cette dernière sous la Révolution française, il rejoint les collections de la famille dijonnaise de Vesvrotte au début du XIXe siècle. Il est alors tour à tour présenté dans les jardins, parcs et espaces intérieurs de leurs différents hôtels particuliers. Redécouvert par un conservateur du Louvre, il est acquis par l’institution en 1889 et connaît encore quelques déménagements avant d’être installé dans l’Aile Richelieu du musée en 1993. Ce périple justifie aujourd’hui une nouvelle intervention sur le monument laquelle devra se dérouler dans les salles de sculptures médiévales, en raison sans doute de la fragilité structurelle de l’ensemble mais surtout de son poids, chaque pleurant pesant 350 kg et la dalle funéraire 1 tonne à elle seule ! Contrairement à l’opération mise en place en février dernier par le Mauritshuis de La Haye, la campagne de restauration aura lieu à huis clos, loin des yeux du public, et la salle du tombeau ne sera de nouveau accessible qu’en novembre prochain.
Les études menées en 2016 et 2017 par les restaurateurs du Centre de recherche et de restauration des musées de France (C2RMF) ont permis de définir les différentes actions de restauration à mener. Encrassé, le tombeau fera d’abord l’objet d’un dépoussiérage général, geste incontournable de la conservation préventive, puis de différentes opérations de nettoyage, visant notamment à débarrasser l’œuvre des traces de produits de projection laissées par un précédent moulage. Le retrait de l’encrassement brun des blasons, l’atténuation des phénomènes de brillance et le nettoyage des zones de pierre à nu permettront de redécouvrir l’œuvre dans son état originel. Une deuxième phase d’intervention concernera la vérification et le refixage de la polychromie, la reprise de certains bouchages, l’élimination des retouches anciennes ou encore l’harmonisation de surface. À l’issue de cette campagne, une monographie sur le tombeau de Philippe Pot sera publiée dans la collection Solo aux Éditions du Louvre.

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Les frémissements de Susumu Shingu au Mudam Luxembourg

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Maître du dévoilement de l’harmonie du monde dans des œuvres sculpturales poétiques dynamisées par l’eau et le vent, le Japonais Susumu Shingu (« Connaissance des Arts » n° 709, pp. 64-69) est à nouveau à l’honneur en Europe dans une grande exposition rétrospective au Musée d’art moderne Grand-Duc Jean (Mudam) de Luxembourg et, en écho, à la galerie parisienne Jeanne Bucher Jaeger avec des œuvres inédites. Pour ceux qui se rendraient à Athènes, signalons également l’installation à demeure d’un « mobile » de Shingu dans le nouvel Opéra de Renzo Piano.

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Décès de Christian Goudineau, grande figure de la recherche archéologique en France

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« Nous perdons une très grande figure de la recherche archéologique française », regrette Françoise Nyssen, ministre de la Culture, dans un hommage, rendu ce 14 mai, à Christian Goudineau. Il était non seulement une figure de l’archéologie française mais aussi penseur et « éclaireur dont le regard sur notre passé était de ceux qui nous permettent de mieux comprendre notre présent et de mieux envisager notre avenir », affirme la ministre.
Agrégé de Lettres classiques, Christian Goudineau est devenu professeur des universités à partir de 1968 jusqu’à 1984. Date marquante, puisqu’il a prononcé cette année-là sa leçon inaugurale au Collège de France afin de devenir titulaire de la chaire des Antiquités Nationales. Christian Goudineau était l’un des meilleurs connaisseurs des techniques et des productions antiques de céramique sigillée italique de Bolsena. Ses études font encore autorité aujourd’hui. Ce n’est pas surprenant, puisqu’en plus d’avoir assuré le poste de directeur des Antiquités historiques de Côte d’Azur de 1969 à 1982, Christian Goudineau a siégé au Conseil Supérieur de la Recherche archéologique, et ce depuis 1978. Son « Rapport sur l’Archéologie nationale », remis au Premier ministre en 1990, a d’ailleurs été repris en partie quelques années plus tard. Celui-ci évoquait le besoin pour l’archéologie de disposer de ressources financières qui l’aiderait à passer d’une archéologie de « sauvetage » à une archéologie « préventive ». Grâce à lui, l’archéologie a pris un coup de jeune.

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La Havane inaugure une sculpture de Cárdenas offerte par un marchand français

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La cérémonie d’inauguration de la Colonne d’été s’est déroulée le 18 avril en présence de l’Ambassadeur de France à Cuba et des représentants cubains du Ministère de la Culture. L’œuvre a été installée en plein cœur de la ville, dans l’enceinte du site historique d’El Templete, où fut fondée en novembre 1519 la ville de San Cristóbal de la Habana, ancêtre de La Havane. Construit en 1828, ce bâtiment de style néoclassique est aujourd’hui converti en musée et inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Offerte par le marchand parisien Robert Vallois, la Colonne d’été est une pièce unique, réalisée en 1972, en marbre bardiglio de Carrare. Elle permet de rendre hommage à ce sculpteur majeur du XXe siècle, non seulement à Cuba, mais également à l’échelle internationale. Agustín Cárdenas est né à Matanzas et s’est formé à l’Académie des Beaux-Arts de San Alejandro en 1943, choisissant aussitôt la taille directe sur bois car son père était tailleur. Sa première exposition a eu lieu à La Havane en 1953 et c’est là qu’il rencontre le peintre surréaliste Jorge Camacho. Celui-ci le présente à André Breton en 1961 à Paris. Breton lui permet d’exposer en 1956 dans sa galerie À l’étoile scellée. Installé à Meudon-Bellevue et à Nogent-sur-Marne, Cárdenas va sculpter le bois en totems et autres compositions aux lignes souples, mais aussi le marbre à Carrare et à Pietrasanta et surveiller des fontes en bronze. Il est mort en 2001 à Cuba, où il vivait depuis quelques années. Cette sculpture, possible grâce à la générosité de son marchand parisien, lui rend un hommage très mérité.

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Décès de l’artiste Warli Jivya Soma Mashe

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C’est chez lui, à Dahuna taluka (état de Maharashtra à l’ouest de l’Inde), où il vivait depuis l’âge de onze ans, que l’artiste Warli est mort le 14 mai des suites d’une longue maladie. Né à Dhamangaon en 1934, il incarnait cet art traditionnel indien pour lequel il avait reçu en 1976 le National Award for the tribal Art et qui sera poursuivi par ses deux fils et sa fille. Cet art Warli, qui a commencé par des fresques sur les murs, a pris son essor dès les années 1970 en apparaissant sur des toiles et dessins et a peu à peu séduit le monde de l’art international. Jivya Soma Mashe a exposé, entre autres, à la Jehangir Art Gallery de Bombay, au Palais de l’Europe à Menton et au Centre Pompidou dans l’exposition organisée par Jean-Hubert Martin, « Les Magiciens de la terre ». Ses représentations de filets géants et de petits personnages, issus de la vie quotidienne et des légendes Warli, sont alors devenus célèbres à travers le monde par leur vie et leur mouvement : « Il y a des êtres humains, des oiseaux, des animaux, des insectes. Chacun bouge, jour et nuit. La vie est mouvement », disait-il.

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Le saviez-vous ? : Le symbolisme et la peinture onirique

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Estimant que le réel n’est pas réductible à la matière, les peintres dits « symbolistes » préfèrent suggérer un monde imaginaire fait de signes et de symboles. Ce courant aux contours peu définis est un état d’esprit et non une école.

Gustave Moreau, la passion de la mythologie

Le souhait d’échapper à la pensée rationaliste imposée par la science est le caractère dominant du symbolisme. Les paysages oniriques de Gustave Moreau (1826-1898) font de lui le chef de file de ce mouvement. Ce sont près de 8 000 pièces que lègue Gustave Moreau, illustrant pour la grande majorité d’entre elles des figures bibliques et mythologiques, l’artiste ne cessant de revisiter la tradition littéraire et ses légendes. Dans L’Apparition (1875), qui illustre un épisode de l’Évangile de saint Mathieu, la tête coupée et dégoulinante de sang de saint Jean Baptiste est offerte à Salomé, danseuse orientale. L’histoire de la fille du roi Hérode est l’un des thèmes emblématiques de la fin du XIXe siècle.
« Un mystique en plein Paris ? » C’est ainsi que l’écrivain Joris-Karl Huysmans décrit Gustave Moreau dans son manuel de l’esthète décadent À rebours (1884). Sa peinture visionnaire séduira aussi bien Dalí que Breton.

Gustave Moreau, L’Apparition, non daté, huile sur toile, 142 x 103 cm, musée Gustave Moreau, Paris

Odilon Redon, l’inconscient fait œuvre

Pour mettre « la logique du visible au service de l’invisible », Odilon Redon (1840-1916) explore le monde de l’imaginaire qui devient le thème central d’une œuvre très personnelle où l’inconscient est sa source d’inspiration. Redon appelle « Noirs » l’ensemble de son œuvre de jeunesse réalisée principalement au fusain et à l’encre dans des teintes sombres pour mieux souligner les ombres et les tourments de l’âme humaine. Son premier album de lithographies s’intitule Le Rêve (1879).
L’artiste s’ouvre peu à peu à la lumière à partir de 1890, s’exclamant : « J’ai épousé la couleur ! » Ses thèmes deviennent moins tourmentés, plus lyriques. Il va même jusqu’à réaliser des fresques décoratives où les jaunes et les oranges éclatent. En marge des courants artistiques, Redon est incompris du public de son temps. Ce sont les surréalistes, au début du XXe siècle, qui, les premiers, perçoivent l’étrange génie de ses motifs extraordinaires.

Odilon Redon, Le Cyclope, vers 1914, huile sur carton monté sur panneau de bois, 66 x 53 cm, musée Kröller,-Müller

Hodler et le parallélisme

Le peintre suisse Ferdinand Hodler (1853-1918) évolue de l’académisme vers le symbolisme. Dans La Nuit, chef-d’œuvre du genre, l’artiste se représente arraché à son sommeil par le fantôme de la Mort et entouré de dormeurs enlacés. Caractéristique de la manière du peintre, ce tableau met en œuvre un procédé abondamment utilisé par ce dernier nommé le « parallélisme ». Hodler définit ce principe de composition comme « toute sorte de répétitions de formes semblables, associée à des répétitions de couleurs ».

Ferdinand Hodler, La Nuit, 1889-1890, huile sur toile, 116,5 x 299 cm, Kunstmuseum de Berne

Deux expositions mettent actuellement à l’honneur les artistes symbolistes en France : « La porte des rêves – Un regard symboliste », à découvrir à la Propriété Caillebotte à Yerres jusqu’au 29 juillet et « Âmes sauvages. Le symbolisme dans l’art des pays baltes », présentée au musée d’Orsay jusq’au 15 juillet.

Apprenez-en plus et faites le tour du monde des arts à travers les siècles avec L’Histoire de l’Art pour les nullissimes, par Alexia Guggémos, aux Éditions « Pour les nuls ».

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