Actualité artistique

Culture soir : Georges Braque et Henri Laurens au musée de l’Annonciade

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Cette semaine, Guy Boyer vous parle d’une exposition au musée de l’Annonciade de Saint Tropez qui confronte deux artistes cubistes : Georges Braque et Henri Laurens.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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La diffusion de l’islam au sud du Sahara racontée à l’Institut du monde arabe

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Tentez l’expérience. Feuilletez quelques ouvrages généralistes sur les arts de l’Islam et cherchez des informations sur l’Afrique subsaharienne. Vous ne trouverez rien ou quasiment rien. Dans le Dictionnaire des arts de l’islam de Jean-Paul Roux (éditions RMN) les monuments de Tombouctou et de Djenné, pour ne citer que ces deux villes du Mali, ne sont même pas mentionnés. Dans Les civilisations de l’Islam de Lucas Mozzati (Guide des arts, Hazan), le « continent noir » demeure terra incognita. Le cloisonnement des disciplines et des savoirs, le clivage entre historiens et anthropologues, explique en grande partie cette absence.  À de rares exceptions près, ceux qu’on appelait autrefois les « orientalistes » se sont en effet détournés de l’ « islam noir ». Fortement remise en question de nos jours, cette notion forgée à l’époque coloniale désigne un islam imprégné d’animisme et de fétichisme qui serait spécifique aux pays subsahariens, un islam « déviant », devenu depuis quelques années la cible des groupes djihadistes au Mali et dans le nord du Nigéria. La destruction des mausolées de Tombouctou, la « ville aux 333 saints », est encore dans les mémoires.

Présentée à l’Institut du monde arabe jusqu’au 30 juillet, l’exposition Trésors de l’islam en Afrique, aborde donc un sujet à la fois sensible et largement inédit.  Le grand mérite de l’exposition est aussi de vouloir « décloisonner les productions du monde arabo-musulman et celles de l’Afrique subsaharienne » à travers 300 œuvres patrimoniales et contemporaines. « L’objectif de ce projet est de déconstruire les préjugés qui ont façonné notre vision de l’histoire des relations entre le monde arabo-musulman et les pays au sud du Sahara », insistent les commissaires Nala Aloudat et Hanna Boghanim dans le catalogue. Un autre sous-titre eut sans doute été plus éclairant : «De Fès à Dakar », par exemple, convenait mieux que  « De Tombouctou à Zanzibar ». Au fur et à mesure du parcours, c’est aussi la composante africaine du Maghreb et la réciprocité des échanges entre le nord et le sud qui s’affirme. Succédant à l’exposition Aventuriers des mers (présentée au Mucem de Marseille jusqu’au 9 octobre), qui nous menait entre Méditerranée et océan Indien,  Trésors de l’islam en Afrique reflète un intérêt grandissant des institutions culturelles pour  l’histoire dite « globale » ou « connectée » qui passe outre les frontières nationales On notera d’ailleurs que le musée du quai Branly-Jacques Chirac met l’Afrique des routes à l’honneur (jusqu’au 12 novembre).

Consacrée aux « Chemins de l’islam », la première section de l’exposition de l’IMA distingue trois zones géographiques : la Corne de l’Afrique (Éthiopie) et la haute vallée du Nil (la région nubienne partagée entre le Soudan et l’Egypte), l’aire swahilie (cités- États portuaires de la Somalie au Mozambique) et l’Afrique de l’Ouest. L’ambiance demeure pacifique : l’islam progresse lentement à partir du VIIIe siècle le long des axes commerciaux. L’or, l’ivoire et les esclaves attirent des marchands venus d’Arabie, de Perse ou du Maghreb. Une stèle funéraire épigraphiée découverte à Gao (Mali) témoigne de l’adoption de l’islam par les élites sahéliennes au cours des XIe et XIIe siècles. Des élites, liées au commerce caravanier transsaharien, auxquelles la maitrise de l’écriture arabe va apporter un surcroit de prestige et de pouvoir. Les commissaires ont eu la bonne idée de faire de l’écriture le fil rouge de l’exposition. On retiendra le spectaculaire accrochage de tablettes coraniques et les précieux manuscrits de Tombouctou (dont le rocambolesque sauvetage est raconté dans un film). « L’islamisation est donc responsable de la création d’une nouvelle classe sociale qui, par la technicité de ses connaissances en arabe et par son accès privilégié aux textes de l’islam, devient la seule détentrice du savoir religieux et des fonctions qui y sont liées, dans le service du culte et l’exercice du droit » rappelle l’anthropologue Constant Hamès dans le catalogue.

Abdoulaye Konate, Non à la charia à Tombouctou (© Abdoulaye Konate, courtesy Primo Marella Gallery).

Intitulée Non à la charia à Tombouctou, une installation textile de l’artiste malien Abdoulaye Konaté figure un sabre suspendu au-dessus de la cité historique. L’œuvre sert de préambule à l’évocation des mouvements djihadistes qui se propagent du Cap-Vert au Soudan actuel au cours des XVIIIe et XIXe siècles. Consacrée aux « Gestes du sacré », la deuxième section révèle la diversité des pratiques et des architectures religieuses. Mausolées du Soudan ou de Tombouctou, tombes à pilier de la côte swahilie, mosquée du Vendredi à Djenné (Mali) s’éloignent des formes connues dans le monde arabo-musulman. Les masques utilisés lors de certaines cérémonies musulmanes en Côte-d’Ivoire comptent parmi les objets les plus surprenants de l’exposition. Certains d’entre eux étaient portés pendant l’aïd el-fitr, fête de rupture du ramadan, jusque dans les années 1960.  Les objets, œuvres et documents liés aux puissantes confréries soufies permettent de retisser des liens entre le nord et le sud du continent africain. Les bannières de l’artiste algérien Rachid Koraïchi, font face aux toiles de Mbaye Babacar Diouf, d’origine sénégalaise. Imprégnés de spiritualité soufie et grands lecteurs de maîtres mystiques, tous deux sont liés à la Tijâniyya, une confrérie dont le centre spirituel se trouve à Fès. Et tous deux font un large usage de l’écriture dans leurs œuvres. Un ensemble impressionnant de recueils ou tuniques talismaniques et d’amulettes témoignent du pouvoir magique attribué à l’écriture arabe dans les sociétés subsahariennes. L’invention de nouveaux alphabets clôt la dernière section, consacrée aux arts du quotidien (boubous d’Afrique de l’Ouest, tissus, cuirs et bijoux) et aux appropriations de formes et de techniques donnant naissance à des styles locaux (calligraphie). Au Cameroun, l’écriture bamoun dont on connaît sept versions successives fut créée à la fin du XIXe siècle …  Après l’introduction d’exemplaires du Coran dans le pays.

Rappelons, pour conclure et revenir à l’actualité la plus brûlante, que Trésors de l’islam en Afrique fut la dernière exposition visitée par François Hollande au cours de son quinquennat. Il s’y est rendu le samedi 6 mai en compagnie du roi Mohammed VI.  L’intérêt du souverain marocain n’a rien qui puisse surprendre. En janvier, le Maroc a réintégré l’Union africaine. Depuis un an, les déplacements de Mohammed VI dans les pays subsahariens se comptent par dizaines et les accords de coopération par centaines. Le nouveau Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat a accueilli récemment L’Afrique en capitale. L’Institut Mohamed VI, inauguré dans la capitale en 2015, forme à l’imamat et à la prédication des étudiants et des étudiantes venus du Maroc et de France mais aussi du Mali, du Nigéria, de Côte-d’Ivoire, du Sénégal ,de Guinée et du Nigéria  afin de contrer la progression du wahhabisme. La Tijâniyya, confrérie soufie, joue un rôle non négligeable dans la diplomatie chérifienne. Et un vol direct Fès-Dakar  permettra prochainement aux pèlerins sénégalais de se recueillir sur la tombe du fondateur Ahmed Tijani.

A lire : Trésors de l’islam en Afrique De Tombouctou à Zanzibar. Catalogue de l’exposition, SilvanaEditoriale. Jean-Loup Amselle, Islams africains : la préférence soufie, Editions Le bord de l’eau.

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Mort de l’artiste allemand Johannes Grützke

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Obligé de fuir la guerre, Johannes Grützke a appris à peindre en autodidacte avant de prendre en 1962 à son retour à Berlin, des cours avec Oskar Kokoschka. Son style s’affirme très vite : il peint des personnages grotesques en contre-plongée et en gros plan qui attirent le regard. Johannes Grützke utilisait l’humour et l’ironie pour dénoncer les travers de la nature humaine mais aussi ceux de la politique. Johannes Grützke créait également pour le théâtre des décors et des costumes

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Boris Chouvellon et Guillaume Talbi, lauréats de la Résidence Saint-Ange 2018

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Créée en 2015 par Colette Tornier, la Résidence Saint-Ange, Installée à Seyssins, près de Grenoble, accueille chaque année deux artistes. Les lauréats sont sélectionnés par un comité de professionnels et résident pendant une durée de trois à quatre mois. La Résidence Saint-Ange se situe au cœur du domaine de la Tour Saint-Ange, maison forte du Moyen-Âge, dans un bâtiment conçu par l’architecte française Odile Decq. La résidence s’adresse aux artistes âgés de 25 à 45 ans ayant fait une partie de leurs études en France, quel que soit leur nationalité. À l’issue de la résidence, une exposition du travail des artistes est organisée dans une institution partenaire.

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Un musée d’Art urbain va ouvrir à Toulouse-le-Château dans le Jura

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Situé au cœur de la Bourgogne-Franche Comté, la France accueille un nouveau musée novateur où les artistes pourront exposer leur travail au public mais également y vivre. Dans la résidence La Villa MediStreet du MAUSA, les artistes profiteront d’un atelier durant toute la saison estivale et l’automne 2017. Ce nouveau musée sera donc un lieu de création et de vie pour les grands noms du Street Art tels que L’Atlas, Rero et Futura, qui pourront directement rencontrer et échanger avec le public. Un café littéraire, un restaurant bio, des jardins partagés et un futur office du tourisme Triangle d’Or seront également mis à disposition des visiteurs. Pour soutenir l’ouverture de ce nouveau musée, les éditions du MAUSA et l’artiste franco-suisse M. Chat organisent une collecte de fonds, et pour chaque don de 100€ une « brique collector M. Chat » sera offerte ainsi qu’un billet d’entrée gratuit pour le musée.

 

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Trésor à vendre : un vase en porcelaine venu de Chine à Drouot

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La semaine des arts d’Asie qui se tiendra du 19 au 23 juin à l’hôtel Drouot, regroupera des objets asiatiques mis en vente par plusieurs maisons. Dans ce cadre, un vase datant de l’époque Qianlong, quatrième empereur de la dynastie Qing qui régna sur la Chine de 1735 à 1796, sera mis aux enchères le 22 juin par la maison Jean-Marc Delvaux. Estimé entre 300 000 et 400 000 euros, ce vase en porcelaine de forme balustre et hexagonal à col ouvert est décoré en bleu, avec des branches fleurissantes de kakis, de grenades, de lotus, de chrysanthèmes, et de pêches. Les bords supérieurs et inférieurs sont peints d’une frise de grecques. Sur la base sont dessinés six caractères de Qianlong en zhuanshu. Ce vase sera exposé à Drouot salle 16 le jeudi 22 juin de 11h à 18h et mis en vente à 19h.

Retrouvez notre rubrique Marché de l’art avec les ventes aux enchères du mois, les plus belles expositions dans les galeries mais aussi les plus grandes foires dans le magazine Connaissance des Arts de juin 2017.

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Pompidou, un regard moderne au château de Chambord

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Parmi la rafale de rendez-vous marquant cet anniversaire, celui-ci donne à voir la collection personnelle de « Pompon », second président de la Ve République, dans toute son audace. De La Femme 100 têtes de Max Ernst, achetée en 1930, à un portrait de Jacques Villon acquis quelques jours avant sa mort en 1974, c’est plus de trois décennies de grand art que Pompidou et sa femme Claude accrochent tour à tour dans leur appartement du 24 quai de Béthune, à Matignon puis à l’Élysée. Fontana, Raysse, Vasarely, Giacometti, Matta ou Soulages… Les quelque quatre-vingts tableaux, dessins et sculptures (sans oublier les meubles du designer Pierre Paulin pour l’Élysée) montrés sous les voûtes à caissons de Chambord, retracent en cinq séquences les affinités électives du couple esthète : Maîtres modernes, Abstractions, Nouveau Réalisme, Art cinétique, Figurations. Agrégé de lettres classiques, amateur de poésie et auteur d’une anthologie, Pompidou fait avant tout la part belle à l’art de son temps : « J’essaie d’être de mon époque », se plaît à répéter le « conservateur d’avant-garde », convaincu avant l’heure que la culture est une « affaire d’État ».

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Le MoMA achève sa première phase de rénovation et entreprend plus de réformes

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Suite à la rénovation de la partie est du musée qui avait été entreprise il y a près d’un an, Glenn D. Lowry, directeur du MoMA, estime qu’il y a encore des travaux à faire. Il a donc annoncé que cette première phase d’expansion se poursuivrait à l’ouest du musée où seront rajoutés près de 15 000m2 d’espace d’exposition. Cette expansion cherche à accomplir trois objectifs principaux : accueillir des expositions plus approfondies, tout d’abord, mais aussi construire un espace plus accueillant et plus en harmonie avec le style architectural de Manhattan. Conçues par l’atelier d’architecture Diller Scofidio + Renfro en collaboration avec Gensler, l’ensemble de ces réformes agrandira d’un tiers les installations de l’institution. Le MoMA ne fermera pas et continuera à accueillir des expositions pendant ces travaux, dont la fin est prévue pour 2019.

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Vos idées de sortie : Annie Leibovitz à la Fondation Luma à Arles

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène à la Fondation Luma à Arles où la photographe américaine Annie Leibovitz a déposé ses archives.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Le musée d’art Hyacinthe Rigaud de Perpignan se réinvente

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Au cœur du vieux Perpignan, l’ancienne et fière capitale des rois de Majorque rapportée à la France par la grâce du Traité des Pyrénées (1659) mais demeurée en son âme catalane, on plonge dans un entrelacs de rues étroites. Là, se trouve une de « ces vieilles demeures sans aucun luxe apparent, percées de hautes fenêtres à volets de bois, qui ont la sobre et sévère distinction des maisons de Perpignan ville forte », pour citer celui qui fut son dernier occupant, Jacques de Lazerme. L’hôtel ainsi décrit, construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, a pris le nom de ses nouveaux propriétaires, les comtes de Lazerme, en 1827. En 1973, le dernier de leurs descendants l’a vendu à la ville, sous réserve d’usufruit d’une partie du bâtiment, disposition qui ne disparaîtra qu’au décès de son épouse, Paule, en 2012.

Loin d’être anecdotique, le lieu possède une âme. Cercle de la vie intellectuelle perpignanaise dans les années 1920, dans le sillage de Carlos de Lazerme, poète et écrivain, il devient rendez-vous de la résistance du Roussillon pendant la guerre, autour de son fils Jacques. Après-guerre, les artistes y trouvent un refuge permanent. « Tous les écrivains, artistes, musiciens, poètes et personnalités diverses de la région, ou séjournant en Catalogne, connaissaient ce relais de l’amitié dont l’accueil était seigneurial », relate Pierre Cabanne dans Le Siècle de Picasso.

Côté musée municipal

En 1820, Perpignan s’est doté d’un musée, inauguré en 1833 dans l’ancienne université, où s’accumulaient les legs et les dépôts dans des conditions quelque peu chaotiques et confuses. Un nouvel élan lui est donné dans les années 1950, allègement du parcours et « vrai » nom à l’appui, celui de Hyacinthe Rigaud (1659-1743), l’enfant du pays. En 1979, enfin, on l’a installé dans la partie de l’hôtel de Lazerme récemment acquise. La scénographie intimiste et chaleureuse, bénéficie de parquets cirés, murs vert anglais ou rouge pompéien, meubles et boiseries anciennes. Des expositions prestigieuses, de « Maillol » (1979) à « Paris-Perpignan-Barcelone » (2013), retiennent l’attention d’un public conquis et placent définitivement la ville sur la carte des musées de France. L’espace, cependant, est bien étroit et malgré son charme indéniable, ne peut occulter l’évident paradoxe : la rue de l’Ange offre une façade et un écrin bien modestes à un établissement qui porte le nom du plus glorieux des portraitistes de cour du Grand Siècle. Qui peut oublier que Hyacinthe Rigaud fit une carrière fabuleuse à Versailles et qu’on lui doit, entre autres, le formidable portrait de Louis XIV (1701-1702) en apparat, gravé dans le souvenir de tous les écoliers français ? D’autant que dès l’ouverture, le bel Autoportrait dit au cordon noir et le fastueux Portrait du cardinal de Bouillon (vers 1727) ont fait l’objet d’acquisitions. En 1953, l’État a déposé l’Autoportrait dit au turban (1698) en attente de restitution par les MNR (Musées nationaux récupération). Sept autres toiles de Rigaud se sont ajoutées. Et puis les collections se sont considérablement étoffées : Nicolas de Largillière (1656-1746), Gabriel de Saint-Aubin (1724-1780), Jean-François de Troy (1679-1752) ont rejoint les cimaises tout près des salles de la peinture gothique et des céramiques hispano-mauresques trouvées à Collioure en 1963. Sur le versant moderne, l’attention privilégiée portée à Maillol ne peut permettre qu’on délaisse les œuvres de Dufy, Lurçat ou des artistes locaux que sont Georges-Daniel de Monfreid, Gustave Fayet ou Pierre Daura. Or, même sur trois niveaux, la surface d’exposition permanente n’est que de trois cents mètres carrés.

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La sacrée collection des abbés Desjardins au Musée national des beaux-arts du Québec

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Signés de maîtres de l’École française des  XVIIe et XVIIIe siècles – Simon Vouet, Claude Vignon, Philippe de Champaigne, Nicolas Loir ou Jean-Jacques Lagrenée – ces chefs-d’œuvre grand format arrivent à Québec en deux lots, en 1817 et 1820, avant d’être vendus et dispersés dans les chapelles et églises de la « belle province ». Derrière cette folle entreprise, un abbé, Philippe-Jean-Louis Desjardins (1753-1833). Témoin de la carence d’images pieuses au Québec lors de son exil, il acquiert à son retour en France quelque cent quatre-vingts toiles dans le but de les revendre aux paroisses locales, alors en pleine expansion. Une opération largement facilitée par son frère, Louis-Joseph (1766-1848), aumônier des Augustines de l’Hôtel-Dieu de Québec. À fonds inédit, destin épique : restauré et copié par Jean-Baptiste Roy-Audy, Antoine Plamondon, Joseph Légaré ou Théophile Hamel, cet ensemble encourage l’émergence d’une peinture canadienne, des premières collections d’œuvres d’art, et même d’un premier musée privé. Organisée en partenariat avec le musée des Beaux-Arts de Rennes, l’exposition revient sur l’onde de choc créée par ce trésor de l’art sacré.

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Le musée des Confluences de Lyon raconte la naissance du cinéma

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Situé au confluent du Rhône et de la Saône, le musée des Confluences aborde la naissance du septième art à l’image de sa position géographique, à savoir, comme étant le produit d’une convergence de facteurs. Découverte, tout d’abord, scientifique, le cinéma devient très vite un médium de prédilection pour la création artistique. Les plus hollywoodiens, comme Georges Méliès, incarnent des univers imaginés où s’enchaînent événements insensés, bizarreries et sursauts. Les frères Lumière, en revanche, y voient un lieu de partage et de contemplation commune. Vision qui les mènera, après avoir développé plus d’un millier de films, à s’adonner à l’image fixe qu’ils déclineront en couleur grâce à l’autochrome.

C’est d’ailleurs cette vision du cinéma qui rendra très vite prospère l’invention des frères Lumière et qui les mènera à le développer tel qu’on le connaît aujourd’hui. Car partager une salle de cinéma avec d’autres spectateurs n’a pas toujours relevé de l’évidence. Ça ne l’était d’ailleurs pas pour Thomas Edison, inventeur du kinétoscope. Prétextant que les salles de cinéma étaient moins rentables qu’un système de visionnage individuel, ce dernier mise sur de minuscules écrans sur lesquels, en payant cinq centimes, le spectateur pouvait découvrir des images animées. Mais comme en a témoigné le cours de l’histoire et le succès de la première projection des frères Lumière en 1895 au Grand Café, boulevard des Capucines, (aujourd’hui l’hôtel Scribe), le cinéma devait être une pratique collective plutôt que solitaire.

En retraçant le parcours que cette discipline a pu faire depuis sa création, « Lumière ! Le cinéma inventé » confirme que, bien plus qu’une simple découverte technique, le cinéma découle d’un besoin humain de création et de rassemblement. Besoin dont le visiteur est invité à faire l’expérience dans l’exposition, que ce soit en visionnant le film des frères Lumière dans une reconstitution du Grand Café ou en découvrant plus d’un millier de films des frères lyonnais. Une belle suite à l’exposition qui avait eu lieu en 2015 au Grand Palais, qui, tout en portant le même nom, la montrait sous une autre lumière…

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Disparition du critique d’art Michael Francis Gibson

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Correspondant à Paris de l’« International Herald Tribune » de 1969 à 2004, Michael Francis Gibson a suivi avec intensité toute l’actualité européenne de l’art avec ses commentaires très argumentés. Il a également collaboré régulièrement à des journaux français comme « Connaissance des Arts » ou étrangers comme « Artnews ». Né en 1929 à l’Ambassade américaine de Bruxelles, il se partage entre deux passions : la musique et les arts. Pour la première, il fonde le collège musical de Trie-la-Ville au nord-ouest de Paris autour de l’interprétation de la musique ancienne du XVIe au XVIIIe siècle. Pour les arts, il écrit articles spécialisés et ouvrages sur Paul Gauguin, Odilon Redon, Marcel Duchamp et le mouvement Dada. À partir de son livre d’étude sur Le Portement de Croix de Pierre Brueghel l’Ainé (1996), un film de Lech Wajewski, The Mill and the Cross, est sorti en 2011 avec Charlotte Rampling et Michael York. Michael Francis Gibson a également réalisé de nombreux entretiens pour Radio Canada ou France Culture avec des artistes comme Zao Wou-ki ou des personnalités de la culture comme Jean Clair.

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Karole Vail prend les rênes de la Collection Peggy Guggenheim à Venise

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Petite fille de Peggy Guggenheim et conservatrice au musée Guggenheim de New-York depuis 1997, Karole Vail a été nommée directrice de la Solomon R. Guggenheim Foundation Italie et de la Collection du Guggenheim à Venise le 8 juin dernier. Richard Armstrong, directeur du Guggenheim et de la Peggy Guggenheim Foundation, a accueilli cette décision avec joie. « J’ai travaillé avec Karole Vail pendant presque une décennie […] et je fais pleinement confiance à son habilité à diriger la Peggy Guggenheim Collection dans le futur. Je sais que ses attaches personnelles à l’institution et ses origines italiennes apporteront de la profondeur et des nuances à son travail », a-t-il dit. Karole Vail prendra ses fonctions à Venise dans le courant du mois de juin de cette année. Elle remplacera à ce poste Philip Rylands, directeur de la collection du musée pendant 37 ans.

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Voyage au cœur du dessin contemporain avec la Fondation d’art contemporain Daniel et Florence Guerlain

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Les deux collectionneurs passionnés renforçaient encore leur engagement pour une discipline qui a gagné, au XXIe siècle, un statut d’art à part entière. « Le dessin a longtemps a été considéré comme une production secondaire par rapport à la peinture. Ces quinze dernières années, après la vogue de la photo et de la vidéo dans la création contemporaine, les artistes ont ressenti le besoin de revenir à une forme d’art où leur intervention est directe, physique », explique Jonas Storsve, conservateur du cabinet d’art graphique du Musée national d’art moderne au Centre Pompidou. L’homme est aussi commissaire de l’exposition qui célèbre les 10 ans du Prix (« Connaissance des Arts » n°755, p. 125). Elle présente chronologiquement les trente artistes nommés et couronnés par des jurys de collectionneurs internationaux. Le Français Jean-Luc Verna, l’Allemande Jorinde Voigt, le Suisse Marc Bauer ou le Russe Pavel Pepperstein se révèlent ainsi par deux œuvres chacun : une récente, et une plus ancienne. « Au fil du parcours, un constat s’impose : il n’y a pas une “ esthétique prix Guerlain ”. Parfois les œuvres se heurtent entre elles. Cela révèle la vitalité du prix », se réjouit le commissaire.

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