Actualité artistique

Culture soir : La rétrospective de Jean-François Millet au Palais des beaux-arts de Lille

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Cette semaine, Guy Boyer vous invite à découvrir la grande rétrospective internationale de Jean-François Millet au Palais des beaux-arts de Lille, jusqu’au 22 janvier 2018.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission « La Grande Galerie », le vendredi à la fin du flash-info de 13h et le samedi à la fin des flash-info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Nouveau talent avec NA ! : Marta Minujín, rock’n roll attitude

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Cheveux blond platine, rouge à lèvres vif, lunettes noires, tenues flashy : l’excentrique Marta Minujín cultive toujours, à 74 ans, son improbable look de rock star. « Pour moi, le temps n’existe pas, hier est pareil à demain », prévient celle qui a conservé intacts cet enthousiasme et cette énergie qui lui permettent d’entreprendre les projets les plus fous. Le dernier en date ? El Partenón de Libros, l’installation architecturale qui a créé l’événement cet été à la Documenta de Cassel. Sur la célèbre Friedrichsplatz, où les nazis brûlèrent des milliers de livres en 1933, l’artiste argentine a réinventé une œuvre monumentale qu’elle avait créée pour la première fois à Buenos Aires en 1983. Il s’agit d’un Parthénon grandeur nature composé de cent mille livres collectés par le public, des ouvrages qui, à un moment ou à un autre de l’histoire, ont  été maudits, interdits ou censurés.
Comme la plupart de ses œuvres, transgressives sans jamais sombrer dans la provocation facile, celle-ci est, aux yeux de son auteur, une célébration de la paix et un hymne à la liberté. « Je suis une artiste totalement engagée et je reste persuadée que l’art peut changer le monde », explique aujourd’hui celle qui fut, dans les années 1960, la chef de file du Pop Art argentin. Pour Marta Minujín, « tout est de l’art » et son insatiable curiosité l’a toujours encouragée à multiplier les expériences, en prenant soin de ne jamais se laisser enfermer dans une case. Grave ou légère, mais forcément colorée, son œuvre relève de la peinture, de la sculpture, de l’installation, de l’art conceptuel et, bien sûr, de la performance. Depuis son premier happening à Paris en 1963 où elle brûlait ses œuvres devant le public, jusqu’à la destruction spectaculaire de son Partenón de Libros, le 17 septembre dernier à Cassel.

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Joana Hadjithomas et Khalil Joreige lauréats du prix Marcel Duchamp 2017

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Maja Bajevic, Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, Charlotte Moth, Vittorio Santoro étaient en lice pour le prix Marcel Duchamp 2017. Le jury, composé notamment de Gilles Fuchs, président de l’Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français (ADIAF) et Bernard Blistène, directeur du musée national d’art moderne, a annoncé les noms des lauréats. Il s’agit du duo d’artistes libanais  Joana Hadjithomas et Khalil Joreige.  L’ADIAF remettra aux vainqueurs une dotation financière de 35 000 euros et participera à la réalisation de leur œuvre à hauteur de 30 000 euros.

 

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Daniel Templon ouvre une nouvelle galerie à Paris

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Après avoir célébré ses 50 ans en 2016, la galerie Daniel Templon développe ses activités en ouvrant un nouvel espace au 28, rue du Grenier-Saint-Lazarre, non loin de l’adresse historique de sa première galerie, au 30 rue Beaubourg. Ce second espace de 700 m2, dont l’aménagement est confié à l’architecte et urbaniste Jean-Michel Wilmotte, sera réparti sur trois niveaux d’élévation qui distribueront des salles d’une hauteur de 4 mètres. La galerie ouvrira ses portes à la fin du mois d’avril 2018 pour sa première exposition dont la programmation sera connue en début d’année.

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La collection de Marie-Aline et Jean-François Prat mise aux enchères chez Christie’s

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Quelle histoire que celle de la collection Jean-François et Marie-Aline Prat, commencée par le couple il y a plusieurs dizaines d’années et portée au feu des enchères chez Christie’s à Paris les 20 et 21 octobre ! Voici deux étudiants qui se rencontrent à la Faculté de droit d’Aix-en-Provence à seize ans et demi, et qui tous deux sont intéressés par l’art. Jean-François adore constituer des petites collections, de jouets en tôle, d’art naïf, d’objets insolites. Le jeune couple voyage, chine, fait des rencontres. C’est ainsi qu’au milieu des années 1960, Jacques Kerchache, grand marchand d’art primitif, devient leur ami. Ils se voient tous les week-ends et grâce à lui font la connaissance de chercheurs, de théoriciens de l’art, de collectionneurs. « Je me rappelle avoir rencontré Ben Heller, qui venait de vendre la fameuse peinture de Pollock, Blue Poles, au musée de Canberra », se souvient Marie-Aline Prat.

Grâce à Jan Meijer, artiste original rencontré chez Jacques Kerchache, qui fréquente le Tout Saint-Germain-des-Prés, les Prat découvrent à la fin des années 1960 les galeries d’art et nombre d’artistes. Sans tarder, avec peu de moyens, ils commencent à acheter à la galerie Rive Droite chez Jean Larcade, qui soutient et expose les Nouveaux Réalistes et les peintres américains de l’Action Painting. L’une des premières acquisitions du couple est une œuvre de Jacques Villeglé. Tous les samedis, les Prat visitent galeries d’art et expositions, font quelques achats. Ceux-ci s’accélèrent à mesure que le cabinet d’avocat d’affaires fondé par Jean-François se développe, pour devenir l’un des plus importants de la place parisienne. Marie-Aline qui, après la faculté de droit, avait entrepris des études d’histoire de l’art, obtient un doctorat avec une thèse sur le mouvement Cercle et Carré et devient chargée de mission au ministère de la Culture puis, dans les années 1980, expert en art moderne et contemporain auprès du commissaire-priseur Jacques Tajan.

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De l’art sacré au sacre des rois, au fil des ornements à Reims

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Une éblouissante visite s’impose au palais du Tau, ancien palais de l’archevêque de Reims, pour admirer l’exceptionnel ensemble de tapisseries, broderies et parures liturgiques provenant du trésor de la cathédrale rémoise. D’or et d’apparat, ces œuvres précieuses donnaient toute leur splendeur aux offices de la cathédrale, et lors des cérémonies de sacre des rois de France. Au sein de l’exposition, cette riche collection sera enrichie de plusieurs œuvres prêtées par d’autres institutions patrimoniales. Parallèlement, un parcours pédagogique numérique est proposé afin de comprendre ces chefs-d’œuvre méconnus et d’explorer les techniques de tissage de la tapisserie et de la broderie ainsi que de la peinture à l’aiguille.

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Suzanne Cotter à la tête du Mudam Luxembourg

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L’Australienne Suzanne Cotter a d’abord étudié l’histoire de l’art à l’université de Melbourne puis à l’École du Louvre à Paris et à l’Institut Courtauld à Londres. Après avoir été conservatrice en chef et directrice-adjointe au sein du Modern Art Oxford de 2002 à 2009, elle intègre la Fondation Salomon R. Guggenheim jusqu’en 2012. Elle y dirigeait l’équipe des commissaires du « Abu Dhabi Project » en plus de développer le programme artistique des musées Guggenheim. Depuis 2013, Suzanne Cotter est à la tête du Musée d’Art contemporain de la Fondation Serralves à Porto dans lequel elle a présenté plusieurs expositions ambitieuses, en collaboration avec de nombreux artistes dont Philippe Parreno, Wolfgang Tillmans ou encore Helena Almeida.
Sa nomination au Mudam Luxembourg prenant effet le 1er janvier 2018, le Mudam et la Fondation Serralves se sont accordés sur une période de coopération temporaire. Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Héritière de Luxembourg s’est réjouie de cette nouvelle direction : « Nous sommes ravis de l’accueillir au Mudam Luxembourg. La clarté de sa vision, sa formidable expérience acquise tant en Europe qu’aux États-Unis de même que sa reconnaissance au niveau international sont autant d’éléments qui, j’en suis convaincue, feront d’elle une excellente directrice. »

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Une musique venue du fond des temps au Louvre-Lens

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Omniprésente dans les sociétés anciennes, la musique est un motif récurrent dans les arts, où l’on peut voir par exemple un faune invitant à la danse dans la statuaire antique, ou Orphée jouant de sa lyre reçue des dieux sur un vase grec à figures rouges… Des sceaux-cylindres mésopotamiens aux reliefs monumentaux romains, en passant par les papyrus égyptiens et les vases grecs, l’exposition rassemble près de quatre cents œuvres d’une grande diversité. Elles proviennent des collections du Louvre et d’une vingtaine d’institutions françaises et étrangères, dont le Musée national archéologique d’Athènes et le Metropolitan Museum de New York. Héritiers en ligne directe de ces instruments de musique antiques, nos hochets, harpes, flûtes et autres cymbales remontent à plusieurs milliers d’années. Un dispositif sonore inédit permet d’écouter des reconstitutions de sons d’instruments antiques ainsi que le plus ancien chant connu à ce jour. 

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Audrey Azoulay devient la nouvelle directrice de l’UNESCO

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Au terme de cinq sessions de votes, les 58 membres du Conseil exécutif de l’agence des Nations Unies (ONU) ont proposé Audrey Azoulay, ancienne ministre de la Culture française, au poste de directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO). Face à elle, le Qatari Hamad bin Abdoulaziz Al-Kawari et l’Égyptienne Mouchira Khattab étaient également en bonne position, se maintenant à quasi-égalité avec la Française jusqu’au vote décisif de jeudi dernier. Le président de la République, Emmanuel Macron, ainsi que l’actuelle ministre de la Culture, Françoise Nyssen, ont chaleureusement félicité Audrey Azoulay pour cette élection, qui ne sera cependant validée que le 10 novembre prochain, lors de la Conférence générale des États membres de l’Organisation.
Diplômée de l’ENA en 2002, Audrey Azoulay poursuit une carrière dédiée à la culture en intégrant le Centre national du cinéma et de l’image animée en 2006, avant de devenir conseillère culturelle de l’ancien président François Hollande en 2014. C’est sous le Gouvernement d’Emmanuel Valls qu’elle assura la fonction de ministre de la Culture et de la Communication entre 2016 et 2017. La nouvelle directrice de l’UNESCO prendra ses fonctions pour quatre années à la fin du mois de novembre, succédant ainsi à la Bulgare Irina Bokova. Cette dernière avait récemment dû faire face aux départs successifs des États-Unis et d’Israël ainsi qu’à d’importantes difficultés financières et à de vives critiques de la part du monde arabe quant à sa politique au Proche-Orient. C’est donc au sein d’une Organisation affaiblie et divisée qu’Audrey Azoulay aura pour tâche de porter les valeurs universelles et humanistes de la culture et de l’éducation pour favoriser le recul des obscurantismes et des inégalités.

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Damien Leclere, mécène de cœur et du Sud

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Fondateur en 2006 de Leclere-Maison de ventes (Marseille et Paris), l’une des quinze plus grandes maisons de ventes aux enchères françaises), le nouveau président poursuit les actions entreprises par ce collectif enthousiaste créé en 2003 pour tisser des liens entre l’art contemporain et l’entreprise. Et se traduit par un véritable engagement qui se décline en différentes actions (l’association est aujourd’hui répartie dans deux lieux, Aix-Marseille et Montpellier-Sète) dont l’une des plus importantes est la co-production d’expositions d’envergure en partenariat avec les acteurs économiques, institutionnels et culturels.
Sortir des sentiers battus, tel est le credo de Mécènes du sud, rappelle Damien Leclere, convaincu que la création artistique « témoigne du dynamisme du territoire », et que « les entrepreneurs sont des acteurs légitimes pour soutenir les artistes ». Grâce au mécénat artistique, « la culture d’entreprise se trouve enrichie », poursuit le président, passionnement investi dans les projets transversaux de Mécènes du sud Aix-Marseille, depuis les résidences d’artistes en entreprises jusqu’à l’accompagnement des salons Art-O-Rama et Paréidolie ou encore le programme Nouveaux Regards avec l’École supérieure d’art d’Aix-en-Provence, l’Atelier Cézanne et le Pavillon de Vendôme.

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Le Centre Pompidou offre l’asile au « Domestikator »

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À quelques jours de l’ouverture de la grande Foire internationale d’Art contemporain, le Domestikator réactive la querelle des Anciens et des Modernes. D’un côté, le Musée du Louvre qui annonçait, le 2 octobre dernier, son refus de voir exposée l’installation dans le Jardin des Tuileries pour le parcours hors-les-murs de la FIAC, au motif qu’elle évoquait trop explicitement un acte sexuel et risquait d’être mal perçue par le public traditionnel du site. Face à lui, le Centre Pompidou qui vient de justesse permettre à l’artiste Joep Van Lieshout, et à la Carpenters Workshop Gallery qui le représente, de participer à la 44e édition de la FIAC en proposant d’accueillir l’œuvre sur son parvis. Dans son communiqué du 13 octobre, Jennifer Flay, directrice de la FIAC, se réjouissait de pouvoir présenter le Domestikator de l’Atelier Van Lieshout, « sur un site prestigieux sous l’égide du Centre Pompidou dont la mission est la conservation, l’exposition et le soutien à la création contemporaine. » Cet épisode vient donc « renforcer une collaboration déjà très fertile » entre les deux institutions » et fait du Centre Pompidou un sorte de pourfendeur de la censure.
Certes l’emplacement paraît plus adapté puisque l’œuvre de 30 tonnes aux allures de gigantesque ferme en Lego sera ainsi mise en résonance avec les collections du Musée national d’Art moderne et, plus encore, avec l’un des bâtiments les plus polémiques de France : la « machine culturelle » de Piano et Rogers. Mais un dialogue avec les chefs-d’œuvre plurimillénaires du Louvre n’aurait pas été moins pertinent, d’autant plus que le Domestikator entend s’inscrire dans l’Histoire en dénonçant la domestication du monde par l’être humain. Nul doute que l’objectif du Louvre était bien ici d’échapper à une immanquable polémique née, comme pour les affaires Paul McCarthy de la Place Vendôme ou Anish Kapoor à Versailles, d’une réticence quasi épidermique d’une partie du grand public aux confrontations brutales de l’ancien et du moderne.

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L’œuvre du mois : Le Mur II de Raoul Ubac

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Corps nus, longilignes, ces femmes vont combattre Achille, menées par la reine des Amazones, Penthésilée. Étrange combat dicté par la loi des femmes sans hommes. Penthésilée s’y soumet, alors qu’elle aime Achille en secret. Achille mourra, suivi par Penthésilée. De quel texte s’est inspiré Raoul Ubac (1910-1985) ? De la mythologie ou du drame écrit en 1805-1807 par l’Allemand Heinrich von Kleist ? André Breton penchait pour le texte germanique. D’autres y ont vu une allusion à la guerre qui se profilait. Depuis 1932, Raoul Ubac s’est éloigné de la peinture pour créer des photographies très techniques, qu’il a présentées en 1933. Dans sa démarche, l’artiste était proche des surréalistes. La série Les Murs a été publiée dans le dernier numéro de la revue « Minotaure » en mai 1939. Breton y rendait ainsi hommage au photographe : « Il est à observer que la photographie en ce qu’elle a de plus audacieux, de plus vivant, a suivi la même route que la peinture et la sculpture. Par le blond trait d’union de l’œil d’Ubac, les ruines passées rejoignent les ruines à venir, sans cesse renaissantes ».
Mais la Seconde Guerre mondiale a stoppé l’activité de photographe de Raoul Ubac. Pendant l’Occupation, il a réalisé de grands dessins à la plume. Et, en 1946, au cours d’un voyage en Haute-Savoie, il a ramassé un éclat d’ardoise, qui marquera le début de son travail de sculpteur. « Il commandait aux ardoiseries d’Angers des blocs très épais, parfois de dix-huit centimètres d’épaisseur, qu’il pouvait coller et graver recto verso », se souvient sa fille, Anne Delfieu. Parallèlement, il a abordé la peinture, préférant tout de même les techniques a tempera, plus proches de la gouache. Ubac était en recherche permanente, comme le montre l’exposition de la galerie Laurentin, qui présente une trentaine d’œuvres également réparties entre photographies, gouaches et toiles, de l’époque CoBrA aux années 1970.

Retrouvez toutes l’actualité du mois du marché de l’art dans notre numéro d’octobre.

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L’Indonésie, archipel de cultures avec « Europalia Indonesia »

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Avec ses deux cent cinquante millions d’habitants, un archipel de plus de treize mille îles, ses centaines de langues, l’Indonésie est un géant. Et pourtant, que connaît-on réellement de sa culture ? Les plus curieux apprécient la musique des gamelans ou bien ont vu à Paris les quelques œuvres noyées au musée du Quai-Branly. À part ça, l’Indonésie reste pour les Européens une vaste zone blanche sur la carte culturelle du monde. Aussi faut-il saluer l’initiative du festival Europalia, qui met ce pays au cœur de son édition 2017. Concerts, spectacles et expositions offrent une vision plurielle de la création contemporaine, mais le festival explore également l’histoire du monde indonésien. Ainsi, l’exposition « Ancêtres et rituels » au palais des Beaux-Arts de Bruxelles s’intéresse aux formes particulières de culte des ancêtres en Indonésie. Les Torajas par exemple, une population catholique de l’île de Sulawesi, exhument leurs morts pour les parer et les célébrer, tandis que, sur l’île de Flores, les ancêtres sont représentés sous forme de sculptures stylisées, dites Ana Deo, auxquelles on prête des vertus protectrices. Parallèlement, dans le même lieu, l’exposition « Pouvoir et autres choses. L’Indonésie et l’art (de 1895 à aujourd’hui) » revisite plus d’un siècle de création artistique à la lumière de l’histoire tourmentée du pays. Enfin, « Archipel », à Liège, rappelle le rôle de pionnier joué par l’Indonésie comme nation maritime et les échanges culturels qui en ont résulté. 

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L’Histoire au prisme du romantisme au musée Thomas-Henry

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Célèbre pour son fonds de peintures, le musée Thomas-Henry possède également un cabinet graphique qui bénéficie, depuis la réouverture en fanfare (mars 2016) après travaux du musée, d’une salle d’exposition permettant des accrochages temporaires. En cette fin d’année, le XIXe siècle est à l’honneur à travers un choix de gravures et de dessins illustrant le goût romantique pour l’histoire événementielle ainsi que pour le pittoresque et la couleur locale, aptes à nourrir, sans prétention dogmatique, l’imagination et la sensibilité du spectateur. 

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Visions d’Afrique à Bourg-en-Bresse

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Il ne faut pas se laisser impressionner par le titre de l’exposition, qui nous promet l’Afrique d’aujourd’hui, avec ce que cela suppose de généralité. Plus modestement, l’Espace d’art contemporain H2M donne à voir quelques démarches singulières, extraites arbitrairement du creuset africain. C’est ainsi qu’entre les peintures du Malien Amadou Sanogo, les tressages du Sénégalais Ismaila Fatty et les portraits photographiques de la Sud-Africaine Zanele Muholi, se dessinent les voies multiples d’une identité flottante.

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