Actualité artistique

Vos idées de sortie : « De nature en sculpture » à la Villa Datris

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène à la Villa Datris qui présente des artistes contemporains rassemblés autour du thème de la nature.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Renoir est mis à l’honneur dans l’Aube cet été

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En 1896, Pierre-Auguste Renoir acquiert une demeure à Essoyes, village natal de sa femme Aline dans la commune de l’Aube. C’est dans cette demeure que l’artiste passera désormais ses vacances. À l’écart des circuits de circulation des grandes villes, le peintre trouve une quiétude et une sérénité qui contribuent à nourrir son travail. Une tranquillité et une convivialité que la municipalité tente de faire revivre à travers une rigoureuse restauration de sa demeure dans le but de montrer au grand public le lieu qui permettait à l’artiste, dans ses propres mots, d’ « échapper aux fourmillements parisiens. »

Les réformes se fondent sur un rigoureux travail d’archive qui prend également compte les aspects biographiques qui ont pu façonner l’habitat, comme le style de vie ou les habitudes de la famille. En se rapprochant au plus près des personnages, le travail de restauration cherche moins à effectuer une reconstitution historique qu’à pénétrer dans le véritable cœur de l’environnement créatif qui a pu favoriser l’œuvre de l’artiste.  Cinq pièces dévoilent la vie du peintre dans toute son intimité : une cuisine, trois chambres à coucher et le salon-atelier, lieu de création mais aussi de rencontres amicales régulières. L’initiative, mise en place par la municipalité d’Essoyes, qui a racheté la maison à la famille Renoir, cherche à prolonger la vague d’intérêt qu’ont manifesté les visiteurs envers le lieu. Car si la demeure est révélatrice du quotidien du peintre, elle permet aussi de mieux comprendre son œuvre, le coloris vibrant et la touche vaporeuse de sa période « nacrée » étant les témoignages de cette vie heureuse à Essoyes.

Cet hommage à la figure de Pierre-Auguste Renoir se fait sur deux fronts, notamment grâce au partenariat entre Essoyes, le conseil régional du Grand Est et la ville de Troyes qui lui consacre une exposition au Musée d’Art moderne. « Un autre Renoir », titre de l’exposition, évoque déjà le parti-pris thématique qui la structure. Il s’agit de donner à voir l’autre facette de l’artiste : celle qui, comme sa maison d’été, est méconnue du public tout en s’avérant déterminante pour son œuvre. Une cinquantaine d’œuvres, issues majoritairement de collections publiques françaises, offrent une relecture de la carrière de l’artiste autour de cinq lignes thématiques. La première section invite à contempler la mythologie de l’artiste par le biais du regard qu’ont pu porter sur lui les personnes importantes à sa vie. Les salles suivantes s’attardent donc sur ses natures mortes, sa période à Essoyes, ses baigneuses et son influence sur Picasso. L’« autre Renoir » est donc, en somme, celui qui n’est pas vraiment connu par le grand public, celui dont la portée de l’oeuvre s’étend au-delà  des canotiers qui lui sont presque systématiquement associés.

Ce voyage dans l’univers de Renoir a lieu cet été, permettant ainsi d’apprécier dans toute leur luminosité les paysages qui ont pu inspirer l’artiste. C’est la maison d’Essoyes qui a inauguré la période en ouvrant ses portes le 3 juin dernier. Cet évènement a été suivi par l’exposition « Un autre Renoir », qui a commencé le 17 juin dans la ville voisine de Troyes. Un vaste programme d’animation est aussi déployé sur l’ensemble du territoire aubois, permettant, entre autres, de découvrir des spécialités locales comme le champagne.

Cette double initiative s’inscrit dans une volonté de revalorisation culturelle de la région, qui s’est aussi affirmée avec l’ouverture du Musée Camille Claudel à Nogent-sur-Seine, cette même année.

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Louis Grandchamp des Raux rejoint Artcurial

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Collectionneur depuis 30 ans, Louis Grandchamp des Raux est passé du côté des marchands d’art. Devenu consultant international chez Artcurial, il aide désormais des collectionneurs à élargir leur collection ou à vendre leurs peintures. Un élément déterminant pour son embauche a été le succès de la vente de sa collection, organisée par Artcurial et Sotheby’s en mars 2015. Cette vente de peintures du XVIIe et XVIIIe siècle français, considérée l’une des plus importantes des vingt dernières années, a permis à Louis Granchamp des Raux de mieux connaître l’équipe d’Artcurial et leurs compétences. Un rapprochement que Matthieu Fournier, directeur associé d’Artcurial et chargé du département Maîtres anciens et du XIXe siècle, raconte ainsi : « Nous avons connu Louis Granchamp des Raux en tant que collectionneur, quand il assistait à nos expositions et à nos ventes. Nous avons ensuite pu le connaître plus personnellement pendant la vente de sa propre collection en 2015. Il est devenu notre ami. Quoi de mieux comme ambassadeur de notre maison d’enchères qu’un collectionneur internationalement reconnu, passionné et capable de partager son expérience dans l’achat et la vente avec d’autres collectionneurs ».
Ce n’est pas la première fois qu’Artcurial invite un collectionneur à faire partie de son équipe. La maison d’enchères a déjà recruté plusieurs collectionneurs comme Fabien Naudan, devenu vice-président du département du XXe siècle, Aldric Speer, consultant de design scandinave, et Philippe Cohen, représentant d’Artcurial à Tel Aviv.

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Le musée des Tissus de Lyon repris par la région ?

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Coup de théâtre le 6 juin dernier : dans un communiqué, la CCI annonce le départ de Maximilien Durand, le directeur du musée des Tissus de Lyon, « en accord » avec la Chambre de commerce et d’industrie de la ville, propriétaire du musée. Il est remplacé par Xavier Pelletier « qui assurera l’intérim » du musée « jusqu’à l’identification d’une solution d’avenir redéfinissant la gouvernance » de l’établissement, « prévue avant l’été » lit-on encore dans le communiqué. En effet, l’avenir du musée des Tissus est toujours en discussion, empêtré dans une bataille opposant l’État, la région et la mairie. En octobre 2016, l’État avait promis une subvention de 300 000 euros par an pour les trois années à venir, à condition que la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la municipalité lyonnaise investissent également dans le musée. En octobre 2016, Laurent Wauquiez, président de la Région, se déclarait prêt à allouer 5 millions pour sauver le musée des Tissus de Lyon. Depuis, dans une interview donnée au quotidien régional Le Progrès le 29 mai dernier, Laurent Wauquiez s’est dit prêt à doubler la mise et à offrir dix millions pour le budget d’investissement (la moitié de la somme nécessaire pour sauver le musée) à condition « que les autres collectivités (Ville, Métropole, État) prennent leurs responsabilités ». La Région « deviendrait propriétaire des locaux en assurant leur rénovation et leur gestion », a-t-il conclu. La mairie de Lyon n’a pas proposé de solution financière mais a avancé une piste d’un « pôle muséal » qui consisterait à rapprocher le musée des Tissus du musée des Confluences et du musée Gallo-romain. La mairie souhaite également donner plus de visibilité aux collections qui pourraient circuler de capitale en capitale. Le 1er juin dernier, le cabinet d’expertise In Extenso TCH, choisi par le comité de pilotage du Musée des Tissus et Arts décoratifs, a rendu ses conclusions sur l’avenir du musée et propose deux solutions. La première serait de maintenir les collections du musée dans les deux hôtels particuliers du centre-ville qu’il occupe actuellement, et de le transformer en véritable musée du XXIe siècle. Cette solution est soutenue par les défenseurs du musée. La seconde solution serait d’intégrer les collections au musée des Confluences et celui des Arts décoratifs de la Ville, reprenant une partie de la solution proposée par la mairie de Lyon. C’est désormais à la CCI de trancher. Réponse le 5 juillet.

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Ce que l’on sait sur la Nuit Blanche 2017 de Charlotte Laubard

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« Dans cette époque de repli sur soi, j’ai trouvé qu’il était intéressant d’en revenir à l’espace public, celui des interactions sociales », a déclaré Charlotte Laubard, directrice artistique de l’événement. Les artistes seront donc amenés à interroger la notion de « faire ensemble » dans des lieux de rassemblement emblématiques de Paris. Le premier parcours prendra son point de départ dans les environs de l’Hôtel de Ville. Le collectif d’artistes, d’urbanistes et de photographes berlinois « Invisible Playground » investira les quais de Seine avec une installation qui interrogera la fonction de la culture en tant que jeu. Une application mobile viendra compléter ce projet afin de susciter une réflexion sur les barrières de plus en plus floues qui séparent le réel et le virtuel. La Canopée des Halles accueillera également des interventions artistiques, dont celles du centre culturel de hip hop La Place, la Maison des pratiques artistiques amateur et le conservatoire Mozart. Le parcours s’achèvera place de la République. Un deuxième itinéraire se concentrera sur le Nord de Paris, plus précisément sur le quartier de la Chapelle jusqu’à la gare Rosa Parks en passant par la Halle Pajol et le CENTQUATRE. Une installation sonore et visuelle de l’artiste MU abordera la question du rail en retravaillant des extraits sonores de trains et de moteurs prélevés dans les gares des environs.

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Sauvons la maison de Bizet à Bougival !

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La maison dans laquelle Bizet écrivit son œuvre la plus connue, « Carmen » en 1874, est située à Bougival, à proximité des maisons de Pauline Viardot, chanteuse lyrique, de l’écrivain Ivan Tourgueniev et de l’artiste impressionniste Berthe Morisot. Dans les années 2000, les héritiers de monsieur Lemoine avaient décidé d’entreprendre, avec leurs propres moyens financiers, des travaux de rénovation de la maison afin de l’ouvrir ponctuellement au public. La ville de Bougival, l’association des amis de Georges Bizet, l’association Europa Nostra et le Centre européen de musique (CEM) à Bougival ont décidé de lancer une campagne de financement participatif pour récolter 3 millions d’euros. Cette somme servira à racheter la maison, la restaurer à l’intérieur et à l’extérieur pour lui permettre d’accueillir davantage de visiteurs, créer un espace muséologique dédié à Bizet et une résidence d’artistes pour écrivains et musiciens. Un autre projet est de créer un « Espace Carmen » face à la maison de Bizet, qui comprendra un espace d’exposition, un studio d’enregistrement et une salle où le CEM organisera concerts, masterclasses et conférences. Si les fonds sont réunis, l’ouverture de ces deux lieux est prévue pour 2022.

Pour participer à la campagne de financement participatif, il faut se rendre sur le site dartagnans.fr/Carmen

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Prix Swiss Life à quatre mains : immersion dans la création #3

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Cette année,  SMITH, photographe et Antonin Tri Hoang, compositeur, sont les deux lauréats de la deuxième édition du Prix Swiss Life à quatre mains.  « Connaissance des Arts » a assisté à l’accrochage de l’installation des deux artistes au Palais de Tokyo, dans le cadre de l’exposition « Le rêve des formes ».

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Le château de Maisons se refait une beauté et enrichit ses collections

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Commencée en septembre 2016, la restauration de la façade sur la cour d’honneur du château de Maisons-Laffitte se terminera en novembre prochain. Initiée par le Centre des monuments nationaux à l’occasion des 350 ans de la mort de François Mansart, la restauration consiste en un nettoyage complet de la façade et la restauration du décor sculpté de la frise sculptée située entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Ces décors, d’une grande finesse, ont été exécutés probablement à l’époque de la construction du château. Leur état de conservation était préoccupant car il menaçait la sécurité du public, notamment les pots à feu et le trophée situé sur l’avant-garde central. L’architecte des monuments historiques Stefan Manciuslescu s’est basé sur des photos anciennes pour pouvoir reconstituer les éléments qui étaient très abîmés. Les prochains travaux extérieurs concerneront le portail d’honneur. Exposé aux intempéries, le portail est aujourd’hui fortement corrodé et nécessite d’être entièrement restauré. Les éléments disparus seront restitués. Le Centre des monuments nationaux lance un appel aux dons pour financer l’opération est lancé sur www.mapierrealedifice.fr.

Par ailleurs, le parcours de visite du château de Maisons est enrichi de deux nouvelles œuvres d’époque Louis XIV. La Société des amis du château de Maisons a offert un portrait probablement de Jean René de Longueil, marquis de Longueil et arrière-petit-fils de René de Longueil, commanditaire du château de Maisons-Laffitte. Après restauration, il sera présenté dans la salle de billard. Guillaume et Delphine Féau ont, quant à eux, fait don d’une console en bois doré, commandée par les Longueil pour le château de Maisons, réalisée vers 1710 et vendue à la Révolution. Elle sera présentée dans le cabinet à l’italienne. De plus, le château de Maisons accueille depuis le mois de mars un ensemble de mobilier issu de la commande du roi Louis XVIII pour le château de Saint-Ouen, et acquis par le ministère de la Culture. L’ensemble sera en partie restauré sous les yeux du public à partir de l’automne prochain.

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Daniel H. Weiss est nommé président et directeur général du Metropolitan Museum of Art

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Président du Met depuis 2015 et détenteur d’un doctorat en histoire de l’art, Daniel H. Weiss a été désigné président et directeur général du Met unanimement par le conseil d’administration de l’institution. « Le conseil a pleinement confiance en la capacité de [Daniel Weiss] à élever le musée à des niveaux d’excellence encore plus hauts. […] Sa contribution au Met en tant que président pendant les deux dernières années a été exemplaire, que ce soit au niveau de son soutien de la vision du musée ou dans la manière dont il a déterminé la direction de nos opérations managerielles et financières », a déclaré Daniel Brodsky, président du conseil d’administration. Désormais à la tête de la direction générale du musée, Daniel Weiss aura un directeur pour le seconder qui prendra les décisions relatives à la direction artistique du Met, comme, par exemple, la programmation du musée. La recherche de ce nouveau directeur a été lancée par l’institution.

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Sylvie Patry devient la directrice de la conservation et des collections du musée d’Orsay

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Sylvie Patry connaît bien le musée d’Orsay puisqu’elle y a été conservateur pendant dix ans, après avoir été conservatrice au Palais des Beaux-Arts de Lille. Elle avait ensuite rejoint la Fondation Barnes à Philadelphie en 2016 en tant que directrice adjointe pour les collections et les expositions. Sa mission y était de transformer l’institution en véritable musée du XXIe siècle. Malgré son départ, elle assurera le commissariat des expositions « Renoir : Père et fils. Peinture et cinéma » et « Berthe Morisot, une femme impressionniste » organisées à la Fondation. Sylvie Patry est reconnue dans le monde entier comme spécialiste de la peinture impressionniste et post-impressionniste.

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Le musée Guimet rouvre l’hôtel d’Heidelbach

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Situé sur l’avenue Iéna, à moins de 200 mètres du Mnaag, l’hôtel particulier Heidelbach avait été construit pour un couple de banquiers américains entre 1912 et 1915. L’édifice, d’inspiration néoclassique, avait été conçu par un architecte très apprécié par la bourgeoisie, René Sergent, et abritait la collection d’art décoratif du XVIIIe siècle que possédait la famille Heidelbach. Suite à la mort d’Alfred-Samuel Heidelbach, une partie des céramiques de la collection a rejoint le musée des Arts décoratifs. Acheté par le Ministère de l’Éducation Nationale en 1955, le musée Guimet devient le dépositaire du bâtiment en 1991. Cette même année-là, le Mnaag inaugure les Galeries du Panthéon bouddhique, une collection de 250 œuvres essentiellement japonaises. C’est à partir de 2015 que les Galeries du Panthéon bouddhique commencent à être déplacées vers le bâtiment principal et un an plus tard que le processus de restauration de l’hôtel Heidelbach est lancé. Aujourd’hui, l’hôtel d’Heidelbach rouvre ses portes avec une exposition de 75 céramiques chinoises du Ve au XIXe siècle prêtées par le collectionneur japonais Hikonobu Ise et, en parallèle, une exposition sur le mobilier chinois. Ces expositions inaugurales sont ouvertes au public jusqu’au 4 septembre. L’espace sera ensuite dédié aux textiles de la donation Riboud.

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La Galerie Capazza de Nancay et le Palais Jacques Cœur de Bourges rendent hommage au sculpteur Georges Jeanclos

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Revenir sur l’œuvre et la vie de Georges Jeanclos, telle est la volonté du Centre des monuments nationaux et de la Galerie Capazza, qui ont réuni plus de 70 de ses œuvres, dont certaines inédites, pour cette rétrospective consacrée au sculpteur. Elle prend place dans le Palais Jacques Cœur à Bourges, géré par le Centre des monuments nationaux (CMN) et se poursuit dans la Galerie Capazza, installée dans l’ancienne grange monumentale du XVIIe siècle du château de Nancay.
Né en 1933 sous le nom Georges Jeankelowitsch, Georges Jeanclos endure les horreurs de la Deuxième Guerre mondiale et en subit les séquelles jusqu’à sa mort. Cette souffrance s’imbrique aux figures qu’il sculpte. Au-delà de leur apparente sérénité, elles évoquent aussi la fragilité de la condition humaine. Cette dualité, dont le philosophe Tzvetan Todorov dira qu’elle « révèle à la fois l’insigne faiblesse de notre personne et la force irréductible de notre amour », est présente dans toute l’oeuvre de l’artiste.
Organisée dans deux cadres d’exception, cette rétrospective permet de retracer les différentes figures que Georges Jeanclos a représenté le long de sa vie, à savoir, des Piétas, des pleureuses, des dormeurs, et suite à son voyage au Japon, des kamakuras, sculptures de moines bouddhistes en méditation. Pourtant, malgré cette apparente variété de personnages, les figures de Georges Jeanclos ont toutes le même visage. Il s’agit là d’une décision volontaire de l’artiste, qui, en sculptant tous les visages à partir d’un même moule, cherchait à révéler ce qui rassemble les hommes plutôt que ce qui les sépare.
Ouverte au public jusqu’au 17 septembre prochain, l’exposition « Georges Jeanclos : Murmures » propose un parcours inédit d’une œuvre qui a quelques fois été délaissée par le public malgré la portée universelle de son thème : l’existence humaine.

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La maison Louis Carré accueille Laëtitia Badaut Haussmann cet été

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Cet été, le Laboratoire artistique du Groupe Bel (Lab’Bel) invite l’artiste Laëtitia Badaut Haussmann à créer son propre récit à la Maison Louis Carré, ancienne demeure du galeriste et collectionneur Louis Carré (1897-1977) commanditée pour sa femme Olga. Les espaces de la maison seront envahis par les différentes installations modernes de Laëtitia Badaut Haussmann, qui transporteront les visiteurs dans un voyage inspiré de la mémoire des femmes architectes comme Olga Carré et Elissa Aalto. Le titre de l’exposition « La politesse de Wassermann » est une citation du roman de J.G Ballard, publié en 1969 The Atrocity Exhibition (La Foire aux atrocités), le récit d’un voyage dans l’inconscient américain. Laëtitia Badaut Haussmann s’inspire de l’architecture moderne et d’influences littéraires pour réaliser ses installations.

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Récit d’une vie : David Hockney

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« Le vrai sujet, c’est l’amour », dit-il. Depuis 65 ans, David Hockney développe une œuvre intimement liée à sa vie personnelle. Sa famille, ses amis, ses amours, les terres de son Angleterre natale comme les eaux bleues de Californie composent l’essentiel d’une iconographie aux allures de journal intime. « Hockney est un peintre du plaisir. Mais, dès les années 1960, ses sujets sont abordés en regard d’une réflexion constante sur la redéfinition possible des lois de l’optique et du réalisme. Il ne cesse de réfléchir à la nature des principes représentatifs qu’il met en œuvre dans ses tableaux », explique Didier Ottinger, commissaire de l’exposition qui va ouvrir le 21 juin au Centre Pompidou.

C’est à l’école d’art de Bradford, ville industrielle de l’ouest du Yorkshire, que David Hockney apprend le dessin, dès 1953. Ses débuts sont marqués par la peinture de Walter Sickert et de Stanley Spencer, mais surtout par le réalisme de son professeur le plus charismatique, Derek Stafford. Ce dernier est proche du Kitchen Sink, un mouvement d’après-guerre que le critique d’art David Sylvester considérera comme une réponse anglaise au réalisme socialiste. À partir de 1959, Hockney poursuit son apprentissage au Royal College of Art de Londres. Il découvre l’art de Jean Dubuffet, de Francis Bacon ou de Richard Smith, et s’intéresse à la peinture abstraite d’Alan Davie, fervent défenseur de l’Expressionnisme abstrait américain. Le jeune Hockney est alors à la croisée d’influences multiples. Il pressent les limites de l’abstraction et n’entend pas non plus suivre la voie d’un réalisme trop direct.

Le vrai choc aura lieu en 1960. Durant l’été, il visite la rétrospective Picasso organisée à la Tate Gallery de Londres. Il y retournera sept fois. Il est fasciné par le fait que l’artiste maîtrise tous les styles, cubiste, surréaliste, néoclassique. « À partir du moment où vous comprenez Picasso, […] plus que jamais vous prenez conscience qu’il existe plusieurs formes de réalisme, et que certaines sont plus proches que d’autres de la réalité », écrira David Hockney dans l’ouvrage Ma façon de voir (1999).

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Raphaël, fou de dessin au Ashmolean Museum d’Oxford

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L’exposition retrace la carrière de l’artiste, ses débuts auprès du Pérugin (1504), puis ses années florentines (de 1504-1505 à 1508) suivies de l’intense période romaine qui s’acheva par une mort prématurée, en pleine gloire. Elle permet d’apprécier son immense talent de dessinateur et d’appréhender l’évolution de son art à travers ce médium. Car, pour Raphaël, le dessin revêt une importance capitale, à l’égal de la peinture. La plus belle illustration est sans aucun doute la sublime Étude de têtes et de mains de deux apôtres (c. 1519-1520) réalisée pour son ultime œuvre inachevée, le retable de La Transfiguration. Parmi d’autres chefs-d’œuvre, citons la Tête de muse exécutée à la craie noire, qui fut acquise par un collectionneur privé pour un montant de £29,2 millions lors d’une vente chez Christie’s en 2009.

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Yooma, un nouveau concept hôtelier à Paris signé Daniel Buren et Ora Ïto

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Initiateur du projet et admirateur de Le Corbusier, Pierre Beckerich a proposé à Daniel Burem et Ora Ïto de reconvertir un bâtiment de bureau en complexe hôtelier, baptisé Yooma et installé sur le Front de Seine, près de la Tour Eiffel, à Paris. Le bâtiment est essentiellement construit à partir d’aluminium et de béton cinégénique. À l’instar de La Cité Radieuse à Marseille, cet hôtel est pensé comme un village vertical, familial où il fait bon vivre. Cette démarche se reflète dans l’appellation même du concept, Yooma, un néologisme prenant pour racine « huma-nity ». Alors que Ora Ïto a ajouté un étage supplémentaire à la structure existante, galbant l’édifice d’une carapace au style intemporel, Daniel Buren a magnifié l’extérieur. Il projette un bleu profond à travers le bâtiment selon une trame précise permettant de structurer le bâtiment. Des éclats graphiques traversent les couloirs avant de perforer la façade. Déjà visible au Palais Royal, le jeu de pleins et de vides est ici mis en exergue par l’artiste. En ce qui concerne les espaces intérieurs, les chambres sont signées Ora Ïto. Le style est placé sous le signe de la sensualité, de la convivialité et de l’intimité à travers des couleurs rouge, vert, bleu et jaune et des matériaux comme le bois et le béton brut.

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