Actualité artistique

Lectures de l’été : Polars et sagas – « Un tableau neigeux » de Manuel Benguigui

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On s’attache à Edwin, le protagoniste d’Un tableau neigeux, personnage un peu foutraque, rêveur et légèrement pyromane, qui ne sait finalement si l’art est un talisman (la petite toile qu’il a dérobée « par inadvertance ») à garder au fond d’une poche, ou si, plus important que le tableau est l’idée qu’on s’en fait, son image mentale. Bien documenté sur l’art et son marché (les pages sur la foire de Maastricht sont savoureuses), ce roman rythmé nous fait attendre, après Un Collectionneur allemand, le troisième opus de cet auteur déjanté juste ce qu’il faut, aussi stylé que Boniface, son « majordome enquêteur ». On le referme en songeant que l’on devrait plus souvent faire comme ses personnages, un petit pas de côté, celui qui permet de changer de point de vue.

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Subodh Gupta a posé ses vélos à la Monnaie de Paris

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Comme une Invitation au voyage : le vélo, la voiture, le verre d’eau d’hospitalité, le train, les bagages, les bruits de rue et le roulé de cette langue toute veloutée – sanscrit, tamoul, hindi, malayalam, penjabi ? Avec la chaleur estivale parisienne, nous voici presque en Inde, tous nos sens sollicités, sinon en réalité, par notre imaginaire…Le choix de cet artiste en ce haut- lieu historique de l’or et du métal tient sans nul doute au medium privilégié par le sculpteur indien dont c’est la première rétrospective muséale en France. Aluminium, inox, cuivre et bronze ont en effet, entre films et videos, la part belle en cette impressionnante présentation des œuvres majeures de Gupta. Monumental et spectaculaire, l’Arbre des gens de 2018, le banian, arbre national indien, figé en sa robe métallique, accueille majestueusement le visiteur en la cour d’honneur, et d’emblée, pose le répertoire de l’artiste accumulateur. Celui-ci, écrit Nicolas Bourriaud, « opère une synthèse audacieuse entre l’art occidental contemporain et des pratiques traditionnelles, à travers des œuvres dont les formes renvoient à la culture populaire, visuelle et spirituelle de l’Inde ». Constitutif de l’œuvre depuis 1996, l’ustensile de cuisine, dont la symbolique évidente nourriture/vie occupe une large part du corpus, affirme toujours aujourd’hui sa prééminence. Avec « L’insatiable dieu », gigantesque vanité de 4 mètres de hauteur, le paradoxal syncrétisme vie/mort renvoie à la spiritualité hindoue pour laquelle, en un cycle éternel, toute vie meurt pour redevenir, ailleurs, une autre vie. La sculpture est saisissante au sein des ors d’une salle d’apparat XVIIIe et ne manque pas de nous confondre… Frappante également cette installation mobile où évolue cette immense et chatoyante composition de gamelles si particulières qui circulent en effet dans toute l’Inde au moment du déjeuner, aussi bien dans les campagnes que dans les mégalopoles où un système de livraison collectif les achemine du foyer familial au lieu de travail, selon des calculs si  époustouflants que rarement une erreur de destinataire n’est à déplorer ! Ces innombrables gamelles à étages, d’alu, d’inox ou de laiton évoquent ainsi non seulement la nourriture/vie, le grouillement démographique du peuple indien, son intelligence scientifique, mais aussi en leur lent, continu et chatoyant mouvement, tels des gratte-ciel qui changent avec la lumière, son ancrage dans la modernité. Cette œuvre fascinante semble porter en elle toute l’indianité d’aujourd’hui. Tandis qu’ailleurs Gupta nous transporte au cœur d’un cosmos fantasmagorique avec sa série, de pure poésie, Dans ce vase reposent les sept océans et neuf cent mille étoiles – titre épique venu droit du Mahabharata-, le clin d’œil à Bollywood est plus attendu… Découvrir les nombreux aspects de cette œuvre si puissante et délicate à la fois est une chance que nous devons à la Monnaie de Paris qui s’intéresse avec bonheur à cet artiste international de premier plan. L’institution poursuit ainsi une politique culturelle ambitieuse, et nous l’en remercions.

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[Flash Expo] Ai Weiwei dialogue avec les collections du Mucem

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En 1929, Ai Quing, célèbre poète chinois et père de l’artiste, débarque à Marseille et découvre l’Occident. Pour comprendre ce voyage et explorer sa propre œuvre, l’artiste met en regard 50 de ses créations avec autant d’objets provenant des collections du Mucem. Il présente également deux œuvres inédites, conçues dans l’esprit du « ready-made » : deux savons de Marseille monumentaux, fabriqués dans les règles de l’art marseillais, sur lesquels sont gravées la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (1789) et la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791).
Découvrez l’interview de Judith Benhamou-Huet, commissaire de l’exposition « Ai Weiwei. Fan-Tan », à découvrir jusqu’au 12 novembre.

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Les animaux au musée des Beaux-Arts à Angers

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La thématique des animaux et de leur représentation est au cœur d’une exposition qui convoque les collections de tous les musées d’Angers (histoire, beaux-arts, sciences naturelles…). Spécimens naturalisés, peintures, sculptures, photographies, textiles… Le musée des Beaux-Arts se transforme en zoo !

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Duchamp de A à Z au musée des Beaux-Arts de Rouen

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En annonçant la fin de la peinture dès les années 1910 et en s’appliquant à désacraliser l’œuvre d’art, Marcel Duchamp (1887-1968) a marqué une rupture radicale dans l’histoire de l’art au début du XXe siècle. Si nombre d’artistes contemporains continuent de le citer régulièrement en référence, il n’en reste pas moins méconnu du grand public, qui résume bien souvent son œuvre à une Roue de bicyclette (1913) ou à un simple urinoir devenu Fontaine (1917). À l’occasion du cinquantième anniversaire de la disparition de l’artiste, et en partenariat avec le Centre Pompidou, le musée des Beaux-Arts de Rouen a pris le parti d’organiser une rétrospective didactique, conçue sous la forme originale d’un abécédaire pour permettre à tous, et de façon ludique, d’approcher l’univers de Marcel Duchamp. La vie et la carrière de celui qui a grandi et étudié dans la capitale normande sont décryptées en vingt-six étapes, avec, pour chaque lettre de l’alphabet, une sélection d’œuvres (ready-made, sculptures, peintures, dessins, photographies…) autour de mots-clés. Même les plus hermétiques devraient prendre ici un certain plaisir à redécouvrir les mille et une ramifications de cet œuvre polymorphe, cocktail savamment dosé d’inventivité, de provocation et d’humour.

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L’été de Picasso : Modèles, muses, égéries…

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Cette exposition rend hommage à celles qui ont en quelque sorte collaboré à l’œuvre de certains grands artistes, en posant pour eux, en les accompagnant dans l’existence et dans la création, en les aimant… Il en fut ainsi de Marthe pour Bonnard, de Blanche pour Monet, de Gala pour Dalí ou de Misia pour Vuillard. Picasso, quant à lui, en eut plusieurs au cours de sa longue vie créatrice et amoureuse : Fernande Olivier, Olga Khokhlova, Dora Maar, Marie-Thérèse Walter, Françoise Gilot, Jaqueline Roque… Autant d’inspiratrices qui continuent de rayonner dans ses œuvres.

« Inspirantes inspiratrices, Marthe, Gala, Dora et les autres »
Du 6 juillet au 4 novembre
Musée Bonnard
16, boulevard Sadi-Carnot, 06110 Le Cannet

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Le Prix HYam inauguré sur l’île d’Hydra

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Au cœur du village d’Hydra, sur la jolie place Makariou bordée de bigaradiers, ce n’est ni une fontaine ni une mule qui attend les promeneurs et les amateurs d’art contemporain. C’est une montagne à la fois monumentale et minuscule, en plâtre, qui évoque le point culminant de l’Atlas, le djebel Toukbal. Conçue et réalisée par l’artiste marocain Abdelaziz Zerrou, l’œuvre Atlasouna (notre Atlas) est accompagnée d’une bande-son enregistrée dans l’Atlas, qui projette les visiteurs dans un autre paysage où les oiseaux, le bruit du vent et des rivières couvrent le chant des cigales… Pont entre deux rives de la Méditerranée, l’installation illustre parfaitement l’idée du Prix HYam, dédié à la jeune scène artistique du bassin méditerranéen. Lancé en 2014 par la journaliste Pauline Simons, le prix avait permis en 2016 à la première lauréate, l’artiste grecque Maria Tsagkari, de consteller de fleurs bleues la côte rocheuse prolongeant le port. Le Prix comprend en effet une dotation de 10 000 € consacrée à la réalisation d’une œuvre et son exposition pendant tout l’été à Hydra, ainsi qu’un mois de résidence sur l’île afin d’approfondir une recherche, et une plus grande visibilité pour l’artiste. Pendant sa résidence, en septembre, Abdelaziz Zerrou va « réfléchir à des œuvres sur le même thème mais adaptées à la présentation en galerie, comme de grands dessins ou des maquettes ». Il présentera le fruit de ses réflexions à la fin de l’année, en novembre ou décembre, chez Artcurial à Paris, lors d’une table ronde consacrée à la scène artistique marocaine.
Interrogée sur l’avenir d’HYam, Pauline Simons espère que « le prix et l’exposition de l’œuvre du lauréat vont s’installer à Hydra et devenir un véritable rendez-vous ». L’absence de mécènes extérieurs, publics ou privés, oblige à une gestion serrée des budgets, mais le contexte général est plutôt favorable, car l’art contemporain est déjà une des composantes du paysage estival de l’île. À l’une des extrémités du port s’élève l’ancien abattoir du village, investi par la Deste foundation du collectionneur grec Dakis Joannou, qui propose chaque été une exposition. Cette année il s’agit d’une carte blanche à David Shrigley qui projette, avec humour ou cynisme, une vidéo tournée dans un élevage de moutons. Alors que plus haut dans le village escarpé, dans un ancien lycée rebaptisé Hydra School Project, le commissaire Diomitrios Antonitsis organise un group show de jeunes artistes. L’édition 2018 réunit notamment, autour d’une installation de Kiki Smith, les saisissantes photos de crânes d’animaux d’Antonio Girbés et les silhouettes aux allures antiques de Daniel Silver. Un programme ambitieux qui ne demande qu’à se développer.

 

 

 

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Trésors de Dior au musée Christian Dior à Granville

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Installé depuis vingt ans dans la splendide villa Les Rhumbs où Christian Dior passa son enfance rêveuse, le musée dédié au créateur fête trente ans d’acquisitions et consacre la totalité des espaces à la présentation de ses plus grands chefs-d’œuvre, soigneusement sélectionnés parmi les quelque quatre cents modèles conservés. Une soixantaine de robes de Haute Couture sont mises en scène, accompagnées d’accessoires, de dessins préparatoires, de photographies, de documents d’archives et d’objets personnels ayant appartenu à Christian Dior. Au-delà du plaisir des yeux, ce sont les histoires croisées d’un homme et d’une maison qui sont ici racontées.

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Vente aux enchères : vente de joaillerie glamour à l’hôtel Hermitage à Monaco

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So chic ! Pour donner un éclat d’avant-garde à sa vente de joaillerie de Monaco, Artcurial a fait appel à Sarah Andelman, co-créatrice du fameux magasin Colette à Paris, un concept store de luxe qui a fermé ses portes en décembre dernier. Et Sarah Andelman a choisi le photographe Koto Bolofo pour mettre en scène son choix de bijoux dans le catalogue. Le clin d’œil à cette dénicheuse de tendances devrait attirer un public stylé contemporain. À Monaco, ce sont surtout des particuliers qui enchérissent, des Italiens bien sûr, des Anglo-Saxons, des Russes et, de plus en plus, des Chinois à la recherche des marques. Un marché toujours en hausse pour les belles pièces. Parmi celles-ci, un diamant blanc taille émeraude de 7,04 carats (autour de 220 000 €), un bleu de 3,07 carats (autour de 150 000 €) ou un jaune de 6,12 carats (autour de 100 000 €). Les joailliers de la place Vendôme se taillent la part du lion. Tel Van Cleef, représenté par une parure en corail des années 1970 composée d’un sautoir et des boucles d’oreilles.

 

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Propagande et Grande Guerre au musée franco-américain de Blérancourt

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Les affiches de propagande ont fortement encouragé les États-Unis à s’engager auprès de l’Europe lors de la Grande Guerre. La bibliothèque de San Antonio met quarante affiches à disposition du musée pour revenir sur cette période historique.

 

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Destins kanak au musée Anne-de-Beaujeu à Moulins

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Le musée Anne-de-Beaujeu possédait dans son fonds extra-européen un lot de trente-six armes originaires de Nouvelle-Calédonie, collectées durant la seconde moitié du XIXe siècle, dont on savait peu de chose. L’équipe du musée a enquêté sur place et fouillé dans ses archives, tombant sur la piste de Léon Moncelon, colon français parti s’installer en Nouvelle-Calédonie en 1873 (auteur de ce don avec ses archives) et revenu en France avec Pierre Pyti, un jeune métis kanak qui sera élevé dans l’Allier. À travers les destins extraordinaires de ces personnages – auxquels s’ajoute le chef kanak Poindi-Patchili – le musée a bâti une exposition dont le commissariat scientifique a été confié à Emmanuel Kasarhérou, responsable de la coordination scientifique des collections du musée du Quai Branly-Jacques Chirac. Le parcours enrichi de prêts d’autres musées présente des sagaies, massues et casse-têtes utilisés comme armes de guerre ou de parade, et évoque le monde rituel kanak à travers des objets issus de la Grande Case du chef de clan, des statuettes anthropomorphes, des bambous gravés, des monnaies, des haches ostensoirs et des objets liés au deuil. Des parures (bracelets, colliers, coiffe…) viennent compléter l’ensemble.

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[Entretien] « 100 Portraits » : la Collection Antoine de Galbert au Magasin Électrique à Arles

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Au fil d’une trentaine d’années, Antoine de Galbert a construit sa collection dans la diversité des médiums, des périodes et des courants (art contemporain, brut, moderne, primitif, populaire…). Si l’exposition présente de nombreuses photographies (environ 80), c’est dans la diversité de sa collection composée de dessins, de peintures, de sculptures, de vidéos qu’Antoine de Galbert a pensé « 100 Portraits », à voir jusqu’au 23 septembre 2018 au Magasin Électrique. Pour le collectionneur, qui ne privilégie aucun médium, historiquement, la photographie est pour lui essentiellement basée sur le portrait. C’est donc de cette réflexion et en se concentrant sur les visages et les regards qui la composent qu’Antoine de Galbert a revisité sa collection. Lire la suite ici.

Cet article a été rédigé par Anne-Frédérique Fer,
rédactrice en chef de la revue culturelle franco-chinoise FranceFineArt.
Réalisée par des artistes français et chinois, la revue a été créée lors des années croisées France-Chine (2004-2005).
FranceFineArt est constituée de différentes rubriques qui à l’aide de photographies, d’interviews sonores, de textes et de liens interactifs rendent compte de la vie artistique, en France et en Chine.

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La Maison de la Reine retrouve sa noblesse

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Édifice principal du hameau voulu par Marie-Antoinette, épouse de Louis XVI, la maison de la Reine, tel le palais de La Belle au bois dormant, attendait son heure pour sortir de sa léthargie. Élevé entre 1783 et 1786, le hameau répondait à la mode de ces ensembles de maisonnettes d’agrément répandus, après l’exemple donné en 1769 par le prince de Ligne à Belœil (Belgique), dans les parcs des plus grands seigneurs et membres de la famille royale. Comprenant à l’origine douze pittoresques maisons à colombages et toitures de chaume majoritaire, le hameau accueillait à son extrémité nord-ouest une véritable ferme. Au-delà du caprice, ne rendait-il pas hommage au monde paysan, l’un des piliers de l’ordre monarchique ? Nulle fabrique à l’antique ne venait rompre son unité, dynamisée, en revanche, par la tour de style prétroubadour accolée, en bordure de l’étang, à la laiterie de propreté. Partagée en deux corps de logis reliés par une galerie à pergola, la maison de la Reine dominait de ses deux niveaux les annexes dispersées autour d’elle.
Pour satisfaire ses choix, la reine avait pu s’appuyer sur le peintre Hubert Robert, dessinateur des jardins du Roi depuis 1774, ainsi que sur son architecte particulier, le Lorrain Richard Mique, fort de l’expérience acquise en 1781 au hameau de Bellevue (Meudon) créé pour Mesdames, filles de Louis XV. C’est au hameau de Trianon, symbole si décrié en son temps de son art de vivre dispendieux, que Marie-Antoinette poussa à son paroxysme sa quête d’intimité. Malgré la Révolution qui le saccagerait peu après, le hameau eut ainsi le temps d’entrer dans la légende. […]

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Gargallo le Solaire au musée Goya à Castres

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Encore un artiste à redécouvrir. Pablo Gargallo (1881-1934), ami de Picasso et de Juan Gris à Paris avant la Guerre de 14, est un excellent sculpteur trop souvent éclipsé par ses contemporains cubistes, eux aussi aficionados de l’art de plier et déplier le métal, tels Lipchitz ou Gonzalez, autres pionniers du métal qu’ils forgent et soudent. Il meurt jeune à Barcelone mais laisse une œuvre presque ludique tant elle est légère et solaire. À défaut de visiter le Palacio de Argillo, musée Gargallo de Saragosse, allez admirer ses pleins et ses galbes évidés et enroulés dans du cuivre d’or… à Castres.

 

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Entre vice et vertu au musée Jean-Honoré Fragonard à Grasse

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À l’époque où Pierre Choderlos de Laclos publie Les Liaisons dangereuses, les peintres de genre Marguerite Gérard, Louis-Léopold Boilly, Michel Garnier, Louis-Rolland Trinquesse, Jean-Frédéric Schall et Henri-Nicolas Van Gorp peignent des scènes qui suggèrent des échanges charnels sans jamais les montrer. Une exposition didactique invite le visiteur à « décoder » ces tableaux du XVIIIe siècle et à y déceler les subtilités du non-dit derrière l’échange d’une missive, un geste suggestif de la main ou une cape laissée négligemment sur un pliant. En s’appuyant sur un corpus d’archives inédit, cette exposition conçue par l’historienne de l’art Carole Blumenfeld évoque l’attente amoureuse, notamment à travers Jeune Femme tenant sa correspondance dans son boudoir de Louis-Rolland Trinquesse (collection particulière), présenté pour la première fois au public. Vient ensuite un ensemble de toiles cocasses où les jeunes hommes passionnés usent de mille stratagèmes pour retrouver leurs belles, dont L’Amour frivole de Jean-Frédéric Schall du musée Cognacq-Jay. Le parcours s’achève avec l’un des thèmes les plus audacieux de la période : la figure de l’initiatrice pervertissant une femme plus jeune…

 

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