Actualité artistique

Dans le labyrinthe de Kérylos avec Adrien Goetz

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L’objet principal autour duquel tourne tout le roman est la Villa Kérylos, une demeure de style grec, située à Beaulieu-sur-Mer et réinterprétée en 1900 par l’architecte Emmanuel Pontremoli pour Théodore Reinach. Du thyrôreion, le vestibule du rez-de-chaussée, jusqu’aux chambres Icare et Dédale du deuxième étage, on se perd dans le labyrinthe de la villa aux trois périodes du récit qui s’entremêlent : lors de la construction de Kérylos, dans la jeunesse du héros aimé d’Ariane (un prénom cousu de fil blanc) et après la Seconde Guerre mondiale et les dégâts perpétrés par les Allemands. On retrouve avec plaisir les décors à l’antique, le mobilier aux bois précieux (dont le célèbre Pleyel inventé pour Fanny Reinach, l’épouse de Théodore, qui n’en pouvait plus de cette réinvention peu confortable) et les plongeons dans la baie des Fourmis. Hormis quelques beaux passages très écrits (le héros explique doctement, à propos de son apprentissage du grec ancien : « Les déclinaisons furent l’instrument de mon ascension ») et l’évocation de l’affaire de la tiare de Saïtapharnès (la honte des trois frères Reinach puisqu’ils firent entrer dans les collections du Louvre ce faux avéré), l’intérêt principal de l’ouvrage est de replacer cette Grèce rêvée au centre de notre culture européenne, la Villa Kérylos n’étant que l’un des plus beaux et visibles exemples de ce riche héritage grec.

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Yves Klein, le génie casse-cou

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Refusés au Salon des Réalités nouvelles, ses monochromes sont remarqués par le critique Pierre Restany et lancent véritablement l’artiste. « Imprimées » par un modèle nu dont les seins, les cuisses et le ventre étaient enduits de peinture bleue, ses Anthropométries marquent le retour à un art charnel. Cette logique du « pinceau vivant » est poussée dans ses ultimes retranchements avec les Peintures de feu réalisées au lance-flamme sous la protection des pompiers. Peintures éponges et reliefs planétaires, mais aussi films et photographies donnent la (dé)mesure de cet intrépide à la conquête de « l’immatérialisation de l’art ». Lui qui signait symboliquement le ciel bleu comme sa première œuvre d’art, pour finalement se jeter dans le vide. Heureusement, une équipe de robustes judokas tenant une bâche veillaient à son salut, ce que le photomontage bien sûr ne montre pas… Un programme de performances d’artistes tels que Miet Warlop, Pieter Van den Bosch, Andres Zins-Browne, Nick Steur ou Marvin Gaye Chetwynd rendent un hommage en action au précurseur du happening et du body art que fut aussi Klein.

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Culture soir : Le Baroque des Lumières au Petit Palais

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Cette semaine, Guy Boyer vous parle de l’exposition « Le Baroque des Lumières » au Petit Palais.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash info de 13h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Décès de l’artiste polonaise Magdalena Abakanowicz

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Née en 1930, Magdalena Abakanowicz commence son parcours d’artiste en 1950 par la peinture. Elle s’intéresse, ensuite, au médium textile avec lequel elle construit des sculptures monumentales qu’elle appelle « Abakanz ». Ces étranges figures humaines lui vaudront une médaille d’or à la Biennale de Sao Paolo en 1967. Dès les années 1980 et 1990, l’artiste fait intervenir d’autres matériaux dans ses sculptures, tels que le bronze, le bois ou l’argile avec lesquels elle sculpte des fragments de l’anatomie humaine ou de la nature. L’artiste s’est éteinte le 20 avril dans son pays natal à l’âge de 86 ans.

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Peinture et musique à Giverny

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La seconde moitié du siècle correspond au développement des loisirs et voit fleurir de nouvelles salles de spectacles, cafés-concerts, bals, opéras, où se précipite le Tout-Paris chic, bohème, et même populaire. De La Musique aux Tuileries ou du Bal de l’Opéra de Manet, aux danseuses de Degas et aux inoubliables scènes de cabaret de Toulouse-Lautrec, le thème donne lieu à un foisonnement de chefs-d’œuvre. Mais la musique entre plus intimement encore dans la vie quotidienne, dans les salons. Elle s’inscrit dans le mode de vie d’une bourgeoisie éclairée et curieuse de nouveautés artistiques. Le « wagnérisme » triomphe non seulement sur les scènes, mais aussi dans les salons bourgeois où se réunissent peintres, écrivains et musiciens. Les différents arts, engagés dans le même processus de renouvellement, se découvrent des objectifs communs, marqués par l’idée de modernité. La « musique au salon », que peignent Manet, Renoir, Whistler ou Ensor, devient l’image d’une expérience esthétique personnelle, qui vaut également pour la peinture. Aussi bien, les arts communiquent entre eux, à travers ces mystérieuses « correspondances » qu’évoquait Baudelaire.

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Salvador Dali vu par Richard Texier

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« Une masse centrale, molle et osseuse, forme un corps gélatineux. Elle évoque un visage de profil. On distingue un grand nez posé sur le sol. La paupière est fermée. De longs cils noirs, fins et bien dessinés, caressent la chair lisse et claire de ce rostre assoupi ». Il faut attendre la page 79 pour lire enfin la description de ce motif agressif, qui va devenir angoissant et perturber la vie de François de Clercq, un professeur de littérature comparée, et de Laure, sa compagne. Il s’agit du Grand Masturbateur, un tableau peint par Dali en 1929 et conservé au Reina Sofia de Madrid. Une toile qui va érotiser leur imaginaire jusqu’à l’explosion du couple et la lente reconquête de leur amour après un étrange désenvoutement muséal. L’intérêt principal de l’ouvrage réside dans l’écriture fleurie de Richard Texier et ses commentaires sur la couleur ou sur l’influence du réel et de l’expérience sur l’inspiration du créateur. Les chapitres sont dédiés au noir de fumée (« Au terme de l’ignition, la flamme a privé la branche de sa sève, la braise a ravi au charbon sa chaleur, le feu a vidé le bois, l’os et la corne de leur substance »), au blanc (« Un éblouissement, cristal des origines, est au début de l’histoire. Il règne alors une forte luminosité sans aucune teinte dominante »), en passant par l’indigo, le vert, l’ocre ou le rouge. Chaque fin de chapitre introduit le chapitre à venir, annonçant la couleur dominante que l’on sent poindre dans les derniers mots superbement choisis. La fantaisie domine dans cette évocation surréaliste, qui se lit d’une seule traite. On ignorait que Richard Texier, transformé récemment en photographe, était également écrivain. Ce premier roman est un coup de maître.

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Faites un road trip à la Fondation Cartier

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Après son exposition « Hommage à Ferrari » en 1987, la Fondation Cartier pour l’art contemporain organise une exposition célébrant les relations entre l’automobile et la photographie, du début du XXe siècle à nos jours. L’invention de l’automobile a offert aux artistes un nouveau moyen d’expression et de réflexion. C’est dans ce contexte que Xavier Barral et Philippe Séclier, commissaires de l’exposition, ont choisi de mettre en scène l’automobile dans tous ses aspects à travers plus de 450 œuvres et près de 100 photographies. Sur deux niveaux d’exposition et à travers cinq thématiques, la scénographie de l’exposition, orchestrée par la designer française Constance Guisset (« Connaissance des Arts », mai 2017, n°759, p. 28), est pensée comme un « road trip ».

Le parcours débute en évoquant les rues des villes nord-américaines par des circulations rectilignes et propose d’aborder la « portraitisation » de l’automobile entre le milieu du XXe siècle et aujourd’hui. Sont présentées la série « Cars » (1974-1976) de Langdon Clay ou Tribute to Giorgio de Chirico (2017) de Luciano Rigolini mettant en scène des automobiles aux couleurs vives garées le long des rues désertes de nuit comme de jour. Notre regard est saisi par des détails d’automobiles, rétroviseurs ou portières, chez William Eggleston, des clichés de Formule 1 de Bernard Asset et Antoine Schneck en passant par la célèbre Rolls-Royce captée par Raymond Depardon. Posséder une automobile rime avec réussite sociale. C’est ainsi que l’on découvre des portraits d’hommes et de femmes posant devant leur voiture par des photographes africains comme Seydou Keïta ou américains comme Edward Quinn. (Luciano Rigolini, Tribute to Giorgio de Chirico, 2017, duratrans dans une boîte lumineuse, 124 x 154 cm, collection de l’artiste ©Luciano Rigolini.)

Toujours dans la première section de l’exposition, une petite pièce évoque l’automobile comme nouveau paradigme iconographique au début du XXe siècle et sert de point d’ancrage de l’exposition. On découvre des clichés des expéditions organisées par André Citroën et Michelin, en passant par les photographies d’automobiles en pleine vitesse de Robert Doisneau et de Brassaï. Ces deux artistes sont les premiers à mettre en scène le tumulte du trafic parisien et les jeux de lumières des phares dans la nuit, fruits d’une société en pleine mutation. Les distorsions générées par la vitesse des automobiles forment le sujet central des clichés de Man Ray ou d’Un Delage au Grand Prix de l’Automobile Club de France (1912) de Jacques Henri Lartigue (« Connaissance des Arts », mai 2017, n° 759, pp. 78-81). À ce titre, il aurait été pertinent d’évoquer en image la passion effrénée de Francis Picabia pour l’automobile et la vitesse notamment à travers les clichés de Man Ray dans les années 1920, ou encore le futurisme, mouvement d’avant-garde, né en 1909, qui a exalté le monde de la vitesse et des machines en partie grâce à la photographie et l’automobile, double emblème de la modernité. (Jacques Henri Lartigue, Une Delage au Grand Prix de l’Automobile Club de France, circuit de Dieppe, 26 juin 1912, tirage gélatino-argentique, 30 x 40 cm. ©Ministère de la Culture – France/AAJHL.)

Ces deux premières salles proposent une certaine mise en scène de l’automobile alors que la suivante évoque sa « mise en route » à travers une circulation sinueuse rappelant les circuits automobiles ou les routes en lacets. De nombreuses photographies explorent les diverses options esthétiques qu’offre l’automobile. Pour le collectif d’artistes Tendance Floue ou chez Joel Meyerowitz, elle apparaît notamment comme un prolongement de l’appareil photographique où les images sont prises à bord d’une voiture en mouvement. On retrouve également les prises de vues de Pierre de Fenoÿl mettant en évidence la beauté d’une région ou d’un pays. D’autres artistes tels que Sue Barr ou Hans-Christian Schink s’intéressent aux transformations que l’automobile a entraînées sur le paysage où l’idée d’une nature vierge a laissé place aux constructions humaines. Plusieurs artistes comme Ed Rusha et Seiji Kurata s’attachent, à l’inverse, à révéler la beauté formelle de ces infrastructures. (Tendance Floue, Nationale Zéro, Bornes, Europe, 2003, création vidéo, 2017, collection des artistes, ©Caroline Dubois.)

Pour la suite de l’exposition, il faut se rendre au niveau -1 du bâtiment où est évoqué le rôle de l’automobile dans l’histoire et la société. Robert Doisneau, Robert Frank ou encore Stéphane Couturier mettent en évidence les conditions difficiles des ouvriers dans les usines de productions. La série d’Arwed Messmer évoque, quant à elle, la façon dont les Allemands de l’Est se cachaient dans des voitures pour tenter de fuir leur pays, tandis que celle de Fernando Gutiérrez est consacrée à la Ford Falcon, l’un des symboles de terreur de la dictature argentine. Enfin, des artistes portent leur regard et leur objectif sur le culte voué à l’automobile et à son côté « humain » et sensible. La série de voiture aux « pansements » insolites de Ronni Campana en est un parfait exemple. (Fernando Gutiérrez, Série Secuelas, 2000-2003, tirages jet d’encre, collection de l’artiste, ©Caroline Dubois.)

Mais pour certains artistes, l’automobile n’est pas synonyme de luxe et de « tape à l’œil ». L’exposition se clôt notamment par des photographies de Hiroshi Sugimoto évoquant les problèmes liés à l’automobile – accidents de la route, pollution, désindustrialisation – et celles de Peter Lippmann qui dévoilent des vieilles voitures ensevelies sous la végétation. Par ailleurs, tout un pan d’un mur est investi d’un projet « Turtle 1 – Building a Car in Africa » présentant une alternative à l’accumulation des déchets automobiles et révélant la créativité des mécaniciens et artisans ghanéens. (Peter Lippmann, Citroën Traction 7, 2012, série Paradise Parking, tirage chromogène, 75 x 100, collection de l’artiste ©Peter Lippmann.)

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Julian Schnabel, son atelier entre Hudson et Arno

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Fidèle à sa réputation, Julian Schnabel nous reçoit un peu en retard et en peignoir, avant de repartir se changer. Gentiment séducteur, mais d’abord assez réservé, il préfère présenter son atelier, dont la pièce principale ne dévoile qu’une unique grande toile. Ce dépouillement aux tonalités minérales invite au recueillement, tandis que dans un coin, de nombreuses bombes de peinture, des pots de couleurs et des pinceaux sont consciencieusement alignés sur un meuble en bois. Né en 1951 à Brooklyn, Julian Schnabel est une figure à part dans l’art contemporain. Il exposant ses œuvres dès la fin des années 1970 et signe son premier long-métrage, Basquiat, en 1996. L’expérience lui fait côtoyer le glamour de Hollywood, en même temps que les plasticiens. Son style pictural lui-même, flirtant avec les extrémités les plus kitsch mais comptant des séries de toiles abstraites, en a dérouté plus d’un, mais sait en fasciner d’autres, à l’exemple de Peter Brant, magnat de la presse et collectionneur inconditionnel.

Julian Schnabel rappelle que son travail a très tôt suscité des conflits, confrontant de francs enthousiastes à ceux qui ne comprenaient pas pourquoi il recevait autant d’attention. Dès 1982, le grand critique Harald Szeemann l’invite en effet à participer à la Biennale de Venise, en compagnie de Francesco Clemente. Puis Jean-Christophe Ammann le convie à Bâle avec Enzo Cucchi et Sandro Chia. Après des études à l’Université de Houston, complétées d’un programme du Whitney Museum, il se retrouve par hasard dans une affinité de style avec ces artistes italiens, regroupés sous le nom de Trans-avant-garde. Lui s’était lancé spontanément dans la peinture à New York, durant une ère dévouée à la performance et à l’art conceptuel. « J’étais différent de ce que l’on pouvait voir ailleurs[, déclare-t-il dans une pièce adjacente, où sont posées quelques œuvres récentes ou anciennes]. Donc certains ont pu m’assimiler à un goût du passé, même si je ne le faisais pas dans une forme de réaction, notamment à l’art minimal. Ensuite, des critiques ont posé des termes, à savoir si nous étions néoexpressionnistes ou post-expressionnistes… et cela a permis de nous regrouper, notamment avec Georg Baselitz. » Julian Schnabel a d’ailleurs relaté les débuts de sa carrière dans le livre C.V.J., Nicknames of Maitre D’s & Other Excerpts from Life, rédigé en 1987. Il souligne, un brin bravache que, jeune trentenaire, il avait déjà été montré en solo show à la Tate Gallery de Londres, au MoCA de Los Angeles et au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Ambiguïté du personnage, qui semble ne pas vouloir s’appesantir sur son œuvre, alors qu’il est très proche de certains artistes et s’avère être un collectionneur compulsif. « J’ai été l’un des premiers amis de Francesco Clemente à New York, puis j’ai rencontré Blinky Palermo, dont je possède la toute dernière peinture. Sigmar Polke venait également me rendre visite à l’atelier, à la fin des années 1970, et m’a présenté Imi Knoebel. Pour moi, l’art n’est pas nécessairement autoréférencé et ne vient pas de l’art lui-même, mais des moments que nous vivons. »

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Le Golem, un mythe contemporain

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En modelant Adam à partir de glaise et en lui insufflant la vie, Dieu a créé le premier Golem, terme qui apparaît dans la Bible, au Psaume 139, dans la bouche d’Adam lui-même, se désignant comme une « masse informe ». Par la suite, le Golem occupe les kabbalistes, avant d’alimenter au Moyen Âge un ensemble de récits légendaires. Dans un contexte d’insécurité liée aux persécutions, cette créature artificielle est érigée en défenseur des Juifs, mais la légende possède son revers : le Golem devient incontrôlable et doit être détruit par son créateur. À travers ce mythe, c’est bien le désir de puissance de l’homme et la transgression de l’ordre naturel qui se trouvent mis en cause. Un thème auquel le XXe siècle ne pouvait qu’être sensible, comme le montre l’exposition du musée d’Art et d’histoire du Judaïsme. La vigueur du mythe se mesure à ses nombreuses appropriations par les artistes, notamment les auteurs de bandes dessinées, mais aussi par sa convergence avec l’univers de la cybernétique, de la robotique et de la génétique. Venu de temps immémoriaux, le Golem se dresse comme un avertissement pour le futur.

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Le Louvre acquiert deux nouvelles œuvres

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Le musée du Louvre enrichit sa collection de deux nouvelles œuvres. La première, un buste de Pompée datant du Ier siècle avant J.-C., a été acquise par les mécènes du musée pour une somme de 1,2 millions d’euros. C’est l’une des rares figurations du général romain, dont on ne possède que deux portraits, l’un conservé au musée d’archéologie nationale de Venise et l’autre à la glyptothèque Ny Carlsberg de Copenhague. La deuxième acquisition, Joas sauvé de la persécution d’Athalie, est un tableau du peintre génois Gioacchino Assereto, datant du XVIIe siècle. L’œuvre, dont le sujet est tiré de la bible, a été vendue vendue pour un montant de 570 000 euros.

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La poésie désenchantée de Richard Baquié

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Dans son cas, il est d’ailleurs plutôt question d’installations, d’assemblages d’objets industriels récupérés dans les décharges de Marseille et de véritables machines où le texte, l’écriture, les mots, occupent une place importante. Richard Baquié a souvent été qualifié de « bricoleur ». Ce qu’il est, assurément. Mais l’étiquette paraît bien réductrice au regard de la puissance expressive de ses œuvres, empreintes d’une profonde mélancolie. En témoignent les titres, à la fois poétiques et désenchantés, de pièces emblématiques comme Nuit blanche, matin gris, jour noir, Nulle part est un endroit, Le temps de rien ou Autrefois, il prenait souvent le train pour travestir son inquiétude en lassitude. Organisée par Jean-François Chougnet, président du MuCEM, et Ricardo Vasquez, directeur de l’Hôtel des Arts de Toulon, cette belle exposition rend un hommage mérité au travail et à la personnalité touchante de Richard Baquié, à travers une quarantaine d’œuvres réunies autour d’un thème qui lui était cher, celui du déplacement, physique et mental.

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Dormir dans la chambre de Van Gogh, une réalité ?

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Plus une trace de la chambre qui a inspiré le tableau mondialement connu de Vincent Van Gogh, Une chambre à Arles. Pourtant, une récente découverte suggère que le lit existerait encore et se trouverait dans le village de Boxmeer, au Brabant, où l’artiste est né et a passé une grande partie de sa vie. Si le lit n’a pas encore été retrouvé à ce jour, l’Hôtel Riche en propose une version fidèle, dont les couleurs et l’instabilité de la perspective reprennent au détail près la figuration qu’en a faite l’artiste. La chambre entière est donc identique à celle que montre le tableau, y compris la cuvette, les chaises et le broc de table.

Ce n’est pas la première fois que cette chambre est reproduite à échelle réelle. L’Art Institute de Chicago en avait déjà proposé une version en 2016, et l’artiste néerlandais en avait construit une version itinérante, en 1989. Cependant, celle-ci est la première interprétation permanente de la chambre où il est possible de passer la nuit.

Outre la possibilité de faire l’expérience de ce tableau emblématique, l’hôtel envisage aussi de proposer des forfaits combinant des visites au Village Van Gogh de Nuenen, au musée de Brabant et au Musée de Kröller-Müller.

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Le Herning Museum of Contemporary Art rend hommage à Manzoni

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C’est là, au fin fond du Danemark, qu’il accoucha de ses fameuses Merdes d’artiste (quatre-vingt-dix boîtes de conserve contenant ses excréments) et qu’il réalisa Le Socle du monde, cube d’acier retourné à l’envers sur le sol comme s’il supportait le globe terrestre. C’est pourquoi la Biennale montée par le Heart (Herning Museum of Contemporary Art) et la Zero Foundation de Düsseldorf s’intitule « Socle du monde » et fête cette année sa septième édition au nom de « tous les grands artistes qui, avant Manzoni et après lui, ont relevé le défi de mettre le monde sens dessus dessous ». D’où la présence ce printemps de Wim Delvoye (l’inventeur de Cloaca Maxima) et de Spencer Tunick (le photographe qui dénude les foules). D’où, entre autres, les expositions signées par Jean-Hubert Martin (réunissant des œuvres de Carl-Henning Pedersen du mouvement CoBrA aux photographies de Charles Fréger ou aux toiles de l’Africain Ernest Mancaba) et Oliver Varenne (investissant une ancienne école des années 1960 d’installations surprenantes comme l’élevage de superpoulets de Koen Vanmechelen ou le labyrinthe de fils noirs de Chiharu Shiota).

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La Grande Galerie de Radio Classique : Venise au Musée Cognacq-Jay 1/2

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène en musique à Venise à l’occasion de l’exposition au Musée Cognacq-Jay.

Retrouvez Guy Boyer sur Radio Classique : les vendredis à 19h dans l’émission La Grande Galerie, les lundis à 19h45 dans l’émission de Patrick Poivre d’Arvor, le vendredi à la fin du flash info de 13h et le samedi à la fin des flash-infos de 10h et 19h pour ses « Idées de Sortie ».

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Vos idées de sortie : Alice Neel à la Fondation Van Gogh à Arles

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Cette semaine, Guy Boyer vous emmène à la Fondation Van Gogh à Arles pour vous parler de la rétrospective de l’artiste américaine Alice Neel.

Retrouvez les « Idées de Sortie » de Guy Boyer tous les vendredi à la fin du flash info de 13h et tous les samedi à la fin des flash-infos de 13h et 19h sur Radio Classique

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Le train, l’étoile des expositions à Rennes

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Équipement culturel réunissant plusieurs musées, Les Champs Libres est un projet inédit permettant le dialogue et les synergies entre plusieurs disciplines. Le musée de Bretagne, une bibliothèque et un espace des sciences sont donc logés à la même enseigne, facilitant ainsi le parcours du visiteur à travers différentes disciplines. Pourtant, un même thème relie ces espaces tout au long de l’année 2017, celui du train, qui est abordé sous divers angles à l’occasion du lancement du TGV Paris-Bretagne. Ce projet commun, baptisé LGV1H25 (la durée du trajet), permet de porter un regard sur l’évolution du chemin de fer depuis le XIXe siècle ainsi que sur l’étendue de son impact social.

« Tous les trains sont des horloges », l’exposition dans la Salle Anita Conti, traite cette question par le biais de la création contemporaine. Une collection d’œuvres inédites, créées spécifiquement pour l’exposition, propose des différentes lectures du voyage en train et des expériences du temps que celui-ci peut procurer. Misant sur l’art numérique et la vidéo, l’espace offre une expérience artistique immersive en plongeant le spectateur dans l’obscurité totale dès son arrivée. Une première œuvre de Pierrick Sorin, filmée en 3D relief, prend ensuite le spectateur au dépourvu en faisant jaillir un train hors de l’écran. Tel un dragon, le train se lance sur les visiteurs et souffle puissamment sur eux. En jouant sur le principe de la réalité augmentée, Pierrick Sorin fait un clin d’œil à la panique qu’avait pu susciter le premier film des frères Lumière, L’arrivée du train en gare de La Ciotat, en 1895. Pourtant, la transposition de ces images à l’ère numérique suscite plutôt le rire que la crainte, le spectateur contemporain étant déjà habitué à faire l’expérience de plusieurs mondes et temporalités simultanément.

Après cette bienvenue abrupte, le visiteur est invité à poursuivre son voyage dans les imaginaires poétiques de six artistes contemporains, dont celui de l’artiste scénographe Cécile Léna, qui construit quatre théâtres en miniature mettant en scène le récit d’un boxeur, errant entre l’Amérique et l’Asie. Joanie Lemercier, quant à lui, choisit de manipuler le réel en projetant des univers intergalactiques de lumière et de couleur sur un triptyque d’écrans. Dans la salle voisine, une installation de l’artiste français Flop crée des jeux d’ombres grâce au mouvement d’une lanterne qu’il déplace sur un rail. Se définissant lui-même comme un « bricoluminologue », le plasticien construit des véritables radiographies du réel à travers un subtil jeu d’ombres, prouvant ainsi qu’un remaniement du mouvement par rapport au temps est capable de dévoiler des mondes parallèles.

Ce potentiel du train à évoquer d’autres mondes est contextualisé par la suite, dans l’exposition « Bretagne Express » au Musée de Bretagne, qui raconte l’épopée du chemin de fer dans la région. Ce parcours historique du train en Bretagne commence en 1851, année de son arrivée en gare de Nantes. L’exposition parcourt ensuite son évolution jusqu’en 1989, date à laquelle le  TGV arrive en gare de Rennes. Une dernière salle rend la parole aux visiteurs, en leur suggérant de partager leurs expériences de voyage par le biais d’un enregistrement audio, d’un dessin ou d’un bref texte.

L’exposition « Bretagne Express » est ouverte au public jusqu’au 27 août 2017 tandis que  « Tous les trains sont des horloges » finit le 3 septembre. Une troisième exposition à l’espace des sciences, « Grande vitesse »,  clôt ce cycle d’expositions sur le train le 7 janvier 2018.

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