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Votre photo du jour : Exposition Game of thrones au Parc des Expositions de la Porte de Versailles par Charlotte Petitjean

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Un portrait d’Artemisia Gentileschi pour la National Gallery !

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Récemment découverte, l’huile sur toile d’Artemisia Gentileschi (1592-1652) vient d’être acquise par la National Gallery, enrichissant ainsi sa collection d’œuvres réalisées par des artistes femmes. Artemisia Gentileschi est considérée comme l’une des peintres les plus accomplies parmi les adeptes du Caravage, qui était un ami de son père, Orazio Gentileschi. À cette époque, comme l’affirme Gabriele Finaldi, directeur de la National Gallery, « les femmes se voyaient souvent refuser des commandes et celles-ci étaient plus volontiers accordées aux hommes ». Première femme à entrer à l’Académie du dessin à Florence, Artemisia Gentileschi avait pourtant un nombre important de commanditaires, dont le Grand Duc de Toscane, Charles Ier d’Angleterre ou encore Philippe IV d’Espagne. Le musée se félicite d’ailleurs d’avoir acquis une œuvre d’« Artemisia qui est sans aucun doute l’une des peintres les plus célébrés de son temps », comme le rappelle Letizia Treves, en charge du département des peintures italiennes, espagnoles et françaises du XVIIe siècle de la National Gallery. À ce jour, seules deux autres peintures de chevalet d’Artemisia Gentileschi sont conservées et exposées en Angleterre : « Suzanne et les vieillards », à la Burghley House Collection de Stamford et « Autoportrait en allégorie de la peinture » à la Royal Collection de Londres. L’œuvre acquise cette année par la National Gallery, cet « autoportrait en sainte Catherine d’Alexandrie » est une composition serrée montrant une figure féminine tournée vers le visiteur. Juste au-dessus de sa tête un halo rappelle la sainteté du personnage, dont la main gauche posée sur une roue rappelle que Sainte Catherine d’Alexandrie fut condamnée par l’Empereur Maximien au suplice de la roue. La peinture est envoyée en restauration et ne sera exposée que courant 2019.

 

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Cabinet de curiosités au musée des Beaux-Arts de Carcassonne

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Une exposition présente des objets rares et singuliers issus des réserves du musée des Beaux-Arts de Carcassonne et d’autres lieux : des noix de coco aux décors finement sculptés par des bagnards au XIXe siècle, un casque et des armes ottomanes (hache, coutelas..) en acier et or du XIXe siècle, des objets de culte (bénitiers d’applique, ciboire, encensoir en émail sur bronze du XIIIe siècle…), des clés et serrures, des heurtoirs et des poids en bronze, des pots à pharmacie et même des Chiens de Fo du Japon en céramique du  XVIIIe siècle. Une invitation au voyage et à l’imaginaire…

 

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Joan Jonas, la Sorcière électronique à la Tate Modern de Londres

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« I have always thought of myself as an electronic sorceress » Joan Jonas.

Joan Jonas, pionnière du performance art, née en 1936 à New York, représentante des États-Unis à la Biennale de Venise de 2015, fait enfin l’objet d’une rétrospective majeure au Royaume-Uni. Dans la pénombre des Tanks, qui servaient de réservoirs à combustible lorsque l’édifice de la Tate Modern était, jusqu’en 1981, la Bankside Power Station, une série de masques et objets -accessoires témoins et acteurs de performances anciennes- introduisent l’exposition. Puis, des photographies et films noir et blanc, au gros grain vintage, témoignent des premières actions de l’artiste et de ses amis, déambulant dans les paysages urbains du New York de la fin des années 60. C’est tout une époque qui refait surface, celle des Merce Cunningham, Yvonne Rainer, Trisha Brown, John Cage des Gordon Matta Clark, des happenings dans des ateliers d’artistes ou lieux désaffectés, annoncés sur des posters et des affichettes dont on retrouve quelques exemples. Théâtre, danse, musique, poésie, récitals, mascarades, sculptures et gestes picturaux sont alors combinés avec le besoin impérieux de faire éclater les frontières entre les disciplines. L’art se veut expérimental et éphémère, inabouti et viscéral. Jonas puise son inspiration dans les comptes et légendes populaires d’Asie, d’Afrique, d’Amérique et d’Europe, comme par exemple The Juniper Tree. Inspirée par les frères Grimm, performée pour la première fois par Jonas pour des enfants en 1976, puis déclinée en 1994 sous la forme d’une installation -des visages et signes rouge sang sur une vingtaine de toiles, des accessoires- cette fable dérangeante parle d’un garçon décapité par sa vicieuse belle-mère. Mais l’histoire se termine bien, puisque le garçon, transformé temporairement en oiseau, réussira à assassiner sa belle-mère, et que la vie de famille reprendra son cours normal ensuite… D’autres mythes et légendes suivent, en provenance du Japon, d’Islande, de Bretagne, du Mexique ou des indiens d’Amérique. Dans ces univers aux résonnances souvent psychanalytiques, des formes et objets font des apparitions récurrentes: miroirs brisés qui fragmentent et démultiplient la réalité; lignes tracées dans le sable à la manière des jardins zen, boucles infinies tracées à la craie sur l’ardoise, cercles et cerceaux qui rappellent le mouvement de planètes en orbite. Les visiteurs déambulent entre des murs-écrans courbes aux images qui ne se livrent jamais complètement. Dans le théâtre d’ombres et de lumières de Joan Jonas, les chemins se croisent et se recroisent comme dans les labyrinthes de Jorge Luis Borges. Masques, poupées et figurines, bâtons, cônes et autres objets dotés de forces mystérieuses, passent sur le visage, entre les mains de l’artiste chaman. Au fond de petits tunnels de bois, portés par de simples tréteaux, qui forment des dispositifs de visionnage pour spectateurs uniques, sont projetés des films tantôt intimes, sensuels, poétiques ou drôles. Jonas salue gentiment, souhaite le bonjour puis la bonne nuit, et ainsi de suite, dans une boucle sans fin. L’exposition fait fondre les barrières du temps, concentrant et mêlant dans un même lieu cinquante années de pratique artistique, engloutissant le visiteur dans un maelström d’images, de musiques et d’histoires, d’objets et de gestes aux innombrables ramifications, omniprésentes mais souvent discrètes. On sort des Tanks abasourdi mais aussi ensorcelé par ce patchwork immersif de matières et de disciplines, de narrations et d’époques, qui forment ensemble une œuvre globale, unique en son genre. Une expérience mais aussi une tranche de l’histoire du Performance Art. À ne pas manquer.

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Lectures de l’été : Histoires et fictions – « Le peintre aux outrages » de Claire Daudin

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Le peintre aux outrages raconte l’histoire de Charles Filiger, peintre méconnu qui a côtoyé Gauguin à Pont-Aven. Dans ce roman plutôt sombre, la puissance des mots de l’auteur, Claire Daudin, est à la hauteur de la puissance des maux de l’artiste. Filiger est en quête spirituelle d’un art pur, pour lequel il vit et se détruit à petit feu. Le paradis et l’enfer, ainsi que Dieu et ses démons, sont le leitmotiv de ce récit qui décrit avec justesse et poésie la détresse morale et physique de l’artiste.

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L’été de Picasso : La vie à Vallauris

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Après la Seconde Guerre mondiale, Picasso choisit de vivre dans le sud de la France, à Antibes, Vallauris, Cannes, Mougins. Les années qu’il passe à Vallauris, de 1948 à 1955, avec sa famille, sont très fécondes. Dans cette petite ville connue pour son industrie potière, il s’adonne à un art nouveau, la céramique, dont il adapte les règles à sa propre créativité. En collaboration avec l’Atelier Madoura, il crée des milliers d’objets marqués d’une fantaisie débridée. Dans le même temps, il poursuit son œuvre peint et sculpté. Divers lieux dans la ville célèbrent « Les Années Vallauris » de Picasso.

 

 

« Picasso, Les Années Vallauris », Musée national Pablo Picasso-La Guerre et la Paix, musée Magnelli, 04 93 64 71 83 et L’Eden Madoura, 06220 Vallauris, du 23 juin au 22 octobre.

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Le nouveau visage des timbres « Marianne » enfin dévoilé par Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron a dévoilé aujourd’hui, le visuel du nouveau timbre « Marianne » devant l’immense fresque de 16 x 11 mètres, peinte en deux nuits par l’artiste YZ sur un pan de mur d’immeuble, dans le quartier du Bas-Toulon de Périgueux. Le visage de « la femme représentée semble mue par une impulsion, un désir d’agir pour faire bouger les lignes. Elle tire sa beauté de son courage, de son indépendance et de son énergie », indique YZ. Pour la première fois dans l’histoire, ce sont deux femmes, YZ et Elsa Catelin, qui ont peint et gravé la figure de Marianne, qui ornera désormais les quasi 950 millions de timbres édités chaque année ! Le dessin avait déjà été réalisé par une femme, Ève Luquet, en 1997, mais le graveur n’avait pour sa part jamais été… une graveuse.
Le vendredi 20 juillet, une vente en avant-première, en présence d’Elsa Catelin, aura lieu à la boutique du Groupe La Poste au 13 bis rue des mathurins. Les collectionneurs pourront ainsi acquérir des exemplaires et échanger avec l’une des artistes. À partir du 23 juillet, les nouveaux timbres d’usage courant seront mis en vente pour affranchir les lettres dans tous les bureaux de poste, buralistes, agences postales communales, relais poste.

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Les photographies des lauréats du concours #MyFLV, affichées dans le métro parisien !

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Afin de célébrer ses 4 ans d’existence, la Fondation Louis Vuitton a organisé un concours de photographies, ouvert à tous, sur le thème de l’architecture du bâtiment de Franck Gehry. Photographes amateurs ou professionnels pouvaient poster une ou plusieurs œuvres originales sur leur compte Instagram personnel. Le jury, parrainé par Franck Gehry lui-même et accompagné par Yann Arthus-Bertrand a ainsi pu sélectionner sept gagnants : Pierre Châtel Innocenti (@chatelp), Mathieu Collart (@thiouse), Roseline Diemer (@roxdmr), Yi-Hsien Lee (@nevermind1107), Boshiang Lin (@boshianglin), Jean-Guy Perlès (@selrep), Jérémy Thomas (@pho__thomas).
À l’issue du concours, la Fondation Louis Vuitton a offert aux lauréats un chèque de 2 000 euros et un « Pass Collector » d’une durée d’un an, « leur conférant un accueil personnel avec l’invité de leur choix à chacun de leurs passages à la Fondation ». Leurs photographies ont aussi été publiées sur le compte Instagram et sur tous les autres réseaux sociaux de la Fondation Louis Vuitton, et leurs photographies sont affichées pour tout l’été dans le métro parisien et sur les kiosques de la ville !

 

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Patrimoine mondial en péril à l’Hôtel-Dieu du Puy-en-Velay

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À Bamiyan, Mossoul, Palmyre, Tombouctou et ailleurs, des vies, des œuvres, des monuments et des paysages ont été détruits. Une exposition met l’accent sur les sites inscrits sur la « Liste du patrimoine mondial en péril » de l’Unesco, à partir de photographies de Michael Poliza, Daniël Nelson, Jean-Jacques Gelbart et François Cristofoli ainsi que des œuvres des artistes Basma Alsharif et Ali Cherri. Des modèles numériques 3D de sites archéologiques menacés conçus par la société Iconem complètent l’ensemble : Crac des Chevaliers et Qal’at Salah El-Din, Palmyre (Syrie) ou ville archéologique de Samarra (Irak).

 

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L’institut Giacometti vient d’ouvrir ses portes à Paris !

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La Fondation Giacometti est en charge du plus riche fonds d’œuvres d’Alberto Giacometti (1901-1966) au monde : 350 sculptures, 90 peintures, plus de 2000 dessins, autant d’estampes et des objets d’art décoratif. Sans parler des archives, écrits et photographies. Il était temps, cinquante ans après la mort de l’artiste, qu’elle trouve un lieu où les montrer. Elle a investi l’ancien hôtel Art Déco de Paul Follot, réaménagé par l’architecte Pascal Grasso. Outre la reconstitution de l’atelier (mobilier et murs peints) et un cabinet d’art graphique, l’Institut accueille une « École des modernités » (colloques, conférences, bibliothèque et bourse de recherche) et des expositions temporaires.

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11 nouvelles œuvres s’ajoutent au parcours « 100 % Vent des Forêts » en Lorraine

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« Vent des Forêts » est une association à l’initiative de six villages de la Meuse : Fresnes-au-Mont, Ville-devant-Belrain, Lahaymeix, Dompcevrin, Pierrefitte-sur-Aire et Nicey-sur-Aire, qui ont tous souhaité créer un projet culturel privilégiant les rencontres et faisant coïncider le travail des artistes contemporains avec les habitants et les artisans locaux. « Vent des Forêts se définit comme « un centre d’art contemporain à ciel ouvert ». Sept circuits ont effectivement été aménagés sur 5 000 hectares de campagne et 65 km de sentiers balisés et regroupent plus de 100 œuvres d’art, accessibles à pied ou à vélo de mars à fin septembre.
Le 15 juillet, onze nouvelles œuvres ont été inaugurées à Lahaymeix par « 100 % Vent des Forêts », dont la série de personnages colorés en bas-reliefs d’Antoine Marquis, qui selon l’association, évoque « les Ballets Russes de Serge Diaghilev ou la Parade de Picasso » ou encore la sculpture composite en cuivre, acier, laiton, grès, porcelaine, résine polyester et en bronze d’Amandine Guruceaga. Le parcours a aussi été repensé avec une chasse aux trésors, au cours de laquelle les visiteurs doivent retrouver des boîtes cachées dans la nature par l’un des 450 bénévoles de l’association, à l’aide d’un GPS. Cette année, « Vent des Forêts » a repensé 13 boîtes en y ajoutant des énigmes, qui, une fois entièrement résolues, permettront aux gagnants d’acquérir des œuvres de petites tailles, conçues par l’artiste Patrick Neu.

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L’invisible selon Kapwani Kiwanga à la galerie Jérôme Poggi à Paris

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Cette deuxième exposition personnelle de Kapwani Kiwanga à la galerie Jérôme Poggi s’inscrit dans une dense actualité pour cette jeune artiste franco-canadienne née en 1978, qui vit et travaille à Paris, lauréate du Frieze Artist Award 2018. Bénéficiant du soutien du Centre culturel canadien, l’exposition Surface Tensions présente un ensemble d’œuvres inédites en France jouant sur l’ambivalence entre le visible et l’imperceptible, ce qui est dévoilé ou occulté (à partir de 7000 €). Ces nouvelles productions de Kapwani Kiwanga prolongent ses recherches menées lors de sa récente résidence au centre d’art ArtPace à San Antonio (Texas), abordant la notion de contrôle et les mutations technologiques avec un regard de sociologue, en entrelaçant les perceptions sur différents registres.

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Wautier et Tuymans, tous baroques au Musée d’art contemporain d’Anvers

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Femmes, il ne faut désespérer de rien ! Plus de trois cents ans après sa mort, la peintre Michaelina Wautier (1614-1689) a droit à sa première rétrospective ! Même si sa vie est mal documentée, on a pu répertorier une trentaine d’œuvres de sa main, tombées pour la plupart dans l’oubli, sans aucune raison, au vu de leur thématique et de leur technique, remarquables. Notamment ce très beau et très joyeux Triomphe de Bacchus (vers 1655) où l’artiste s’est représentée en ménade fort légèrement vêtue. Du baroque, nous pouvons encore apprendre grâce à la lecture audacieuse et si féconde de l’artiste Luc Tuymans (« Connaissance des Arts » n°754, pp. 54-59), qui explore la tension entre les chefs-d’œuvre de cette époque et des œuvres contemporaines. Deux sublimes Caravage au contact d’une sculpturale et sauvage installation de Edward Kienholz, Five Car Stud (1969-72), le corps supplicié du Saint Sébastien de Zurbáran face aux lames de l’inquiétante sculpture de Lili Dujourie, The Kiss (1986), un Masque humain (2014) de Pierre Huyghe confronté aux Études de têtes (1620) de Jacob Jordaens : ces associations construisent un espace mental, celui de Tuymans, mais surtout, sèment un trouble profond dans le nôtre. Vie et mort, moments baroques.

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Récit d’une vie : Charles et Ray Eames, un couple de designers

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L’histoire commence en 1940, lorsque Charles Eames (1907-1978) et son ami Eero Saarinen remportent le premier prix  au concours Organic Design in Home Furnishing, organisé à New York par le Museum of Modern Art (MoMA). L’année même où Charles rencontre mademoiselle Kaiser, surnommée Ray (1912-1988), encore étudiante à la Cranbrook Academy of Art près de Detroit. Dirigée par le Finlandais Eliel Saarinen, père d’Eero, cette école enseigne les formes libres d’Alvar Aalto, une fluidité éloignée des géométries rigides du Bauhaus. 1941: coup de foudre, Charles divorce, ils se marient à Chicago et partent immédiatement s’installer en Californie, où ils se construisent déjà une maison « préfabriquée » à Pacific Palisades. Ils y élaborent sans hésiter leur mythique numéro de duettistes. Et poussent l’osmose et la porosité entre eux jusqu’à forger une seule marque : le style Eames. Intimité et professionnalité ne feront plus qu’un. Charles est ingénieur architecte, il apporte sa précision, son perfectionnisme maniaque, son intelligence visionnaire. Il décide de tout avec autorité : aucune musique, ni bavardages, ni chewing-gums ne seront tolérés dans son agence. L’inventeur du bonheur décontracté à l’américaine est le roi de la discipline. Ray est son contraire. Tous deux ont de l’énergie à revendre. Elle est artiste, membre du mouvement American Abstract Artists, s’éloigne de l’Art Students League à New York, école d’où sont sortis Hans Hoffmann, Lee Krasner, Clement Greenberg, Mark Rothko, entre autres. Ray ajoute à son trousseau l’insolence de la couleur, la composition graphique et une bonne dose de fantaisie. Ajoutons-y encore la passion mutuelle pour les lignes organiques et le tour est joué, ils seront les promoteurs dès 1947 des chaises moulées en bois stratifié qui épousent la courbe du corps, et du plastique. Pendant une quarantaine d’années, leur coopération est l’œuvre d’une complémentarité exemplaire, née de leurs incessants dialogues et échanges d’idées. Au point qu’il est impossible de démêler l’apport personnel de chacun. Ils font bloc, offrant l’image parfaite de l’esthétique qu’ils veulent promouvoir. […]

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Richard Deacon sur papier aux Beaux-Arts de Paris

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Décidément, Emmanuelle Brugerolles, la conservatrice du cabinet Jean Bonna, n’en rate pas une. Pas une bonne exposition des artistes contemporains n’aura échappé à son œil de lynx. Cet été, c’est au tour du sculpteur britannique Richard Deacon, professeur aux Beaux-Arts de 1999 à 2009, de présenter son travail sur papier. Une révélation !

 

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Réouverture du musée Crozatier après huit ans de travaux !

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Un immense bâtiment fait de verre et de béton, signé Beaudouin Architectes, vient désormais compléter le musée Crozatier. Il vient se glisser contre le mur de l’édifice historique réalisé par l’architecte Antoine Martin et inauguré en 1868. Agrandi, le musée a été repensé avec ce volume translucide, composé d’éléments en verre texturé, qui permettent non seulement différentes entrées de lumière, mais qui agissent aussi « comme un filtre thermique et solaire ». C’est ce que souhaitaient les architectes en orientant ces nouvelles vitres au Sud. Désormais, « le parcours muséographique oscille entre neuf et ancien, trouvant son centre de gravité avec l’escalier monumental, situé au cœur du bâtiment » affirme l’agence.
Le musée, qui conserve plus de 160 000 objets, peut désormais les répartir en quatre grands ensembles : la Galerie historique, présentant les grands moments l’histoire régionale, la galerie du Velay, regroupant différents types d’artisanats, la galerie des Beaux-arts, présentant des peintures et des sculptures du XVe siècle au XXe siècle, et enfin la galerie des sciences, regroupant des œuvres de la paléontologie départementale, du volcanisme, de la minéralogie, de la zoologie et des sciences mécaniques.

Le musée Crozatier © Luc Boegly

En tout, 18 millions d’euros ont été dépensés par l’État, la région Auvergne Rhône-Alpes, le département de la Haute-Loire, la ville et la communauté d’agglomération pour réaliser cet agrandissement nécessaire au musée, qui a été inauguré hier et qui ouvre aujourd’hui sa première exposition depuis la fin des travaux, « Naissance & renaissance du musée », qui se tient jusqu’au 4 novembre.

 

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